Me revoilà! Je vous remercie du fond du coeur pour vos reviews et pour les alertes et favoris. Merci aussi à ceux qui lisent sans laisser de trace! J'ai cru que je n'arriverais jamais au bout de ce chapitre! Je dois aussi vous avertir que je n'ai pas de Bêta. Il ne devrait pas y avoir trop de fautes qui sautent aux yeux mais on ne sait jamais! Mais trêve de bavardage. Bonne lecture!


Des Retenues Providentielles Suite

La semaine qui suivit apporta avec elle le jour tant attendu – ou redouté, selon les points de vue - de la Saint Valentin. Hermione et Draco ne s'était plus accordés la parole sauf en cas de nécessité, ce qui ne les empêchait pas de se lancer de furtifs regards lorsque l'autre avait le dos tourné. Leurs amis respectifs ne supportant plus ce manège ridicule, décidèrent qu'il était grand temps qu'ils interviennent. C'est ainsi que Ron, Harry et Ginny ainsi que Blaise, Pansy et Théo (Crabbe et Goyle ne voulant pas se mêler des histoires de Draco) se retrouvèrent dans la salle de classe vide du 4ème étage.

- Bon, si on est là c'est pour aider Hermione et Malfoy. Commença Harry.

- Ce serait bien si tu l'appelais Draco. Exigea Pansy.

- Ouais parce que si ça marche comme on voudrait, on risque fort d'être en présence les un des autres plus souvent que d'habitude. Termina Blaise.

- Ca ne me pose pas de problèmes. Offrit Ron, un sourire au coin des lèvres, le regard fixé sur Théo.

- A moi non plus. Renchérit celui-ci, la même expression que Ron sur le visage.

Harry grommela quelque chose qui s'approchait suspicieusement du «j'en suis sûr» que les deux garçons concernés préférèrent ignorer. Cela attira les regards curieux des trois autres adolescents dans la pièce mais tous jugèrent que ce n'était pas là le moment de s'attarder sur ces commentaires étranges. Ils devaient avant tout trouver une solution pour que les deux préfets finissent enfin par parler.

- Ce que je ne comprends pas c'est comment on est arrivé là. Reprit Ginny. Il y a un mois ils auraient été heureux de s'arracher la gorge à main nu et maintenant les voilà amoureux mais trop têtue pour faire quoi que ce soit à ce sujet. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer ?

- Ce qu'il faut savoir c'est que ça n'est pas arrivé du jour au lendemain. Débuta Théo. Leur mépris de l'autre s'est lentement transformé en une attirance physique, du moins c'est ce que je crois. Les retenus qu'ils ont eu en commun pendant 3 semaines leur a permit de faire grandir cette attraction en quelque chose de plus. Pas tout à fait de l'amour, mais plus qu'une simple attirance. Quel a été le déclic alors, pour que tout se transforme en un amour enflammé comme ça, je pense que même eux deux l'ignore.

- Alors on est tous d'accord sur le fait qu'ils sont amoureux l'un de l'autre ? S'enquerra Harry. Après que tout le monde ai signifiés leur accord il continua. Bien, parce que je n'ai pas très envie de me tromper et de rendre ma meilleure amie malheureuse.

- Si on les enfermait dans une pièce ensemble ? Suggéra Ron.

- Oui, si on était dans un film ! Ca ne marche jamais et avec notre chance, ils passeront tout leur temps à s'ignorer. Objecta Harry.

- C'est quoi un film ? Se renseigna Pansy.

- Une invention moldu. Je t'expliquerais une autre fois si tu veux. Proposa Harry.

- Et si nous leur organisions un rendez-vous surprise pour la Saint-Valentin ? Proposa Ginny. On leur fait croire qu'on organise une petite fête et une fois qu'ils nous ont rejoints au Trois Balais, on les confronte.

- C'est une idée. Comme quoi, les Weasley peuvent se montrer intelligent quand ils le veulent ! Se moqua Pansy.

- Tais-toi Pansy ! Intervint Théo. Ne parle pas comme ça des Weasley.

- Ouh, je surveillerais ma copine à ta place Potter !

- La ferme Parkinson ! Injecta Ron. Laisse ma sœur et mon meilleur ami tranquille.

Sentant qu'une dispute était sur le point d'éclater, Harry et Blaise détournèrent la conversation. Une fois que le plan fut mit au point, ils retournèrent chacun dans leur salle commune à l'exception de Ron et Théo.

- Théo, j'ai besoin de te parler. Commença Ron.

- Qu'il y a t-il ? Se soucia le serpentard.

- J'ai beaucoup réfléchi ces derniers jours et je crois qu'il est temps que j'avoue la vérité à ma famille.

- Tu es sûr de toi, amour ?

- Autant que je peux l'être. Je voulais juste te prévenir et tu sais que je ne te demande pas de le faire aussi.

- Je sais. Je sais aussi ce que tu attends de moi. Il ouvrit ses bras en grand. Allez viens là.

Ron se blottit contre son amoureux et ils restèrent dans les bras l'un de l'autre encore un moment.

- Tu ne nous trouve pas hypocrite de vouloir les forcer à être honnête quand nous ne le sommes pas ? S'enquerra le rouquin.

- Si, mais je ne vois pas ce que l'on peut faire. Tu comptes déjà en parler à tes parents c'est déjà bien.

- Hermione, Harry et Malfoy savent pour nous. Alors pourquoi ne pas le dire également à ma sœur et Parkinson et Zabini ?

- Tu veux vraiment faire ça, amour ? Parce qu'une fois que ce sera fait, il faut que tu sache que toute l'école le saura dans la semaine qui suit. L'avertit-il.

- Pourquoi tu essayes de me dissuader, Théo ? Tu n'as pas envie qu'on sache que tu es avec un Weasley parce que ma famille est pauvre et qu'on est des « traîtres » à notre sang ? S'énerva le gryffondor.

- Ca n'a rien à voir Ron. Ne parle pas comme ça, tu sais très bien que je me moque de tout ça. Aussi étrange que ça puisse te paraître, j'aime et respecte mes parents. Je ne suis peut-être pas d'accord avec tout ce qu'ils disent et penses, ce sont toujours mes parents.

- Désolé. C'est juste que maintenant que mes meilleurs amis savent la vérité, c'est comme si j'étais plus léger. Je n'ai plus envie de cacher qui je suis et mes sentiments pour toi.

- Alors voilà ce qu'on va faire. La semaine prochaine que nous serons en vacance, nous en profitons chacun pour parler à nos parents. Ensuite, quand on revient, on ne se cache plus.

- Tu ferais vraiment ça pour moi ?

- Et bien plus encore, amour.

Hermione se trouvait à la bibliothèque. Elle terminait un devoir de Métamorphose dû pour la semaine d'après. Maintenant qu'elle n'avait plus de retenues, elle se consacrait entièrement à ses études. Il lui arrivait pourtant, parfois, d'avoir la tête complètement ailleurs et de lire un paragraphe plusieurs fois sans s'en rendre compte. Lorsque cela arrivait, ses pensées se tournaient toujours vers Draco. Elle n'arrivait pas à se sortir de la tête les dernières paroles qu'ils avaient échangées devant la salle de potion. Elle se sentait si stupide d'avoir espérée un instant que les choses pourraient peut-être changer entre eux. Après sa conversation avec Ron au Trois Balais, elle devait bien se rendre à l'évidence qu'elle était en train de tomber amoureuse du blond. Il était évident que ça n'avait plus la moindre importance désormais et que ça ne mènerait jamais nulle part. Elle l'avait toujours sût et elle s'en voulait de ne pas avoir écouté sa tête. Bien, elle ne referait plus la même erreur et jusqu'à la fin des examens, elle ne se consacrerait à rien d'autre que ses études. Elle espérait sortir majeur de sa promotion et elle allait tout faire pour. Elle se replongea dans ses livres et son parchemin.

Draco se promenait pour sa part dans les couloirs, profitant de la seule journée ensoleillée de la semaine. Ses amis avaient disparut en début d'après-midi sans lui dire où ils allaient et il n'avait pas cherché à les retenir une seconde. Depuis qu'il avait réalisé qu'il était tombé amoureux de la gryffondor, il n'avait cessé de l'observer à distance. Il avait ainsi put constater qu'elle ne quittait jamais ses livres et semblait toujours le nez collé dans l'un d'eux. Ca lui avait laissé le loisir de l'admirer sans qu'elle ne s'en aperçoive et il devait lui reconnaître une beauté naturelle. Cependant, ils venaient également de deux mondes opposés et leurs différences étaient bien plus nombreuses que leurs ressemblances. Concrètement ils n'avaient rien à faire ensemble. Pourtant il en avait envie au fond de lui. Il avait envie d'envoyer balader les convenances et les croyances de sa famille pour être avec elle. Alors que devait-il faire ? Il se posait cette question depuis plusieurs jours à présent et n'en avait toujours aucune idée. Il finit par décider de ne rien faire tant qu'ils seraient encore à l'école. Il aurait tout le temps du monde de savoir quoi faire après avoir été diplômé. Lorsqu'il tourna dans le couloir de gauche, il tomba nez à nez avec Pansy et Blaise.

- Draco ! Justement la personne qu'on cherchait. S'exclama Pansy

- Pourquoi, qu'est ce que vous voulez ?

- On va faire une sortie de groupe pour la Saint-Valentin et on veut que tu te joignes à nous. Expliqua t-elle.

- Où ça ?

- Au Trois Balais. C'est l'idéal pour une sortie entre amis.

- Je sais pas, on verra.

- Allez, ça te changera les idées ! Rétorqua Blaise.

- Oui, on va bien s'amuser. Et puis tu me dois bien ça puisque tu ne t'es pas excusé de la dernière fois.

- Sérieusement ? Fit-il, incrédule.

- Sérieusement. Ecoute Draco, je ne vais pas prétendre comprendre ce que tu ressens, okay. Mais il y a une chose de sûre: tu as besoin de t'amuser ! Allez, il ne nous reste plus que quelques mois à Poudlard et après on va devoir trouver un job et devenir des adultes. Plaida la serpentard.

- Okay Pansy, j'ai compris.

- Ca veut dire que tu viendras ?

- Oui, je viendrais au Trois Balais avec vous. Mais il est hors de question que je me retrouve à être la 3ème roue.

- Génial ! Et je te rassure, tu ne seras pas là pour faire tapisserie.

- Ca veux dire quoi ça ? S'enquit le blond

- Que tu ne seras pas le seul célibataire de la petite fête. Nargua-t-elle.

Après avoir finit ses devoirs pour la semaine à venir, Hermione remonta dans la tour des gryffondors. Des élèves étaient éparpillés en groupe dans la salle commune mais elle n'y trouva pas ses amis. Elle alla donc déposer ses affaires dans son dortoir puis se dirigea vers celui des garçons. Alors qu'elle descendait les escaliers des filles, le portrait de la grosse dame s'ouvrit pour laisser passer Harry et Ginny. Elle les salua d'un signe de main et ils se dirigèrent devant la cheminée.

- Où est Ron ? demanda t-elle

- Il est certainement en train de se balader. Répondit vaguement le brun.

Comprenant qu'il était avec Théo, elle n'insista pas plus. Ils s'installèrent dans les fauteuils et Ginny en profita pour parler de la sortie au Trois Balais.

- Au fait Hermione, on va faire une sortie au Trois Balais pour la Saint-Valentin.

- Hum, okay.

- Ca veut dire que tu dois venir.

- Je ne peux pas Gin'. J'ai déjà prévue une sortie avec Ron.

- Ca tombe bien alors qu'il vienne avec nous ! L'informa Harry.

- Quoi ? S'exclama t-elle, incrédule

- On en a parlé plus tôt dans la journée et il viendra avec nous au Trois Balais. On sera plusieurs gryffondor à y être. Expliqua le brun.

- Et puis tu peux bien sortir une après-midi avec nous quand même ! Ca va faire une semaine qu'on ne t'a quasiment pas vue. S'indigna la rouquine.

- Okay, j'ai compris. Je viendrais. Ca me feras pas de mal de faire une pause dans mes révisions.

Ils continuèrent à parler jusqu'à ce que Ron les rejoigne. Il confirma qu'il irait passer l'après-midi au Pub mais ils pourraient passer la soirée ensemble. La fin de journée se termina dans les rires.

Le lendemain après-midi, les gryffondors et serpentards se retrouvèrent tous au Trois Balais. Il y avait beaucoup de couples dans les rues de Pré-au-Lard et au salon de thé de Madame Pieddodu. Lorsqu'Hermione vit le groupe de serpentard se diriger vers elle et ses amis, elle eu le pressentiment que ça aller certainement mal finir. Son regard se trouva immédiatement accroché à Draco et elle put constater qu'il avait fait l'effort de quitter son uniforme. A sa grande surprise – et de Draco également – ils vinrent s'asseoir à leur table et furent accueillit assez chaleureusement. Les conversations se turent un instant, les regards tous braqués sur eux.

Draco ne put s'empêcher de regarder la gryffondor et fût surpris de croiser son regard. Lorsque ses amis s'étaient assis avec les lions, il avait comprit ce que ses amis avaient en tête. Il eut à peine le temps de se demander si Hermione avait la moindre idée de ce qui allait arriver.

- On sait que vous êtes amoureux l'un de l'autre. Attaqua Pansy.

- Quoi !? S'exclama Hermione

- C'est rien Hermione. Débuta Ron. Tu sais bien que ça n'a pas la moindre importance pour nous. On veut seulement ton bonheur.

- J'y crois pas… fit Hermione, stupéfiée.

- Vous n'avez pas à vous en mêler ! S'énerva Draco. Toute cette histoire ne vous regarde en rien okay ! C'est entre elle et moi et si nous ne voulons rien faire alors on ne fera rien !

- Ce que tu peux être têtu quand tu t'y mets ! S'agaça Blaise.

- Hermione est la même ! S'amusa Harry.

- Hey ! s'indigna cette dernière.

- Ecoute Hermione, tu es la première à dire qu'il faut être honnête. Tenta Ron.

- C'est toi qui me dis ça ? fit-elle, incrédule

- Oui parce que crois le où non, j'ai décidé que j'allais l'être. La semaine prochaine quand on sera au Terrier, j'avouerais tout à mes parents. Maintenant c'est à toi de suivre tes propres conseils. Personne ne t'en voudra et ceux que ça emmerdera ne comptent pas. Tu l'aimes Hermione. Je le vois et si Théo dit vrai, Malfoy t'aime aussi.

Le silence suivit cette déclaration. Hermione et Draco échangèrent un regard et sans un mot, sortirent du pub.

- Tu es un sale petit con arrogant et égocentrique. Débuta t-elle.

- Et toi une miss je-sais-tout insupportable et moralisatrice !

- Tu m'aimes !

- Tu m'aimes aussi !

Ils éclatèrent de rire devant le ridicule de la situation. Aucun des deux ne voulait avouer ses sentiments en premier. Avec une hésitation qui ne leur correspondait pas, ils s'avancèrent l'un vers l'autre.

- Ron a raison. Concéda Hermione. Je ne sais pas comment vue que tu as passé la majeure partie de notre scolarité à m'insulter mais j'ai appréciée le garçon que j'ai aperçut ce dernier mois. Peut-être que je suis en train de me ridiculiser et que tu me hais réellement...

- Non ! La coupa t-il. Je ne te hais pas. Je... J'ai... Ecoute, je m'excuse pour la dernière fois. Je n'en pensais pas un mot. J'étais de mauvaise humeur et je m'en suis prit à la première personne venu. Ce n'est pas une excuse et je n'aurais pas dû. Je sais que j'ai mauvais caractère mais toi aussi alors je suppose qu'on est égaux sur ce point.

- Alors qu'est ce que tu penses réellement dans ce cas ? Tenta t-elle

- Je dois vraiment le dire ?

- Non, je suppose que non. Seulement je ne sais pas lire dans les pensés et je n'ai aucun moyen de savoir si je suis en train de me tourner en ridicule.

- La belette... débuta t-il

- A un nom et un prénom. L'interrompit-elle

- Weasley, reprit-il, a raison. Théo n'aurait jamais dû en parler et encore moins à lui mais c'est vrai. Je suis amoureux de toi.

- Wow !

- C'est tout ce que tu as à dire ? «Wow» ?

- C'est juste que je n'aurai jamais cru t'entendre me dire ces paroles. Ca ne te paraît pas un peu irréel ?

- Les gens changent Hermione. Je sais que j'ai été un sale gosse arrogant et pourri-gâter. J'ai compris que l'argent n'achète ni le bonheur ni l'amour. Crois le où non mais je n'ai jamais adhéré aux idéaux de tu-sais-qui. La simple pensée d'ôter la vie à quelqu'un me répugne...

- Alors pourquoi m'insulter de sang de bourbe ?

- Parce que je suis un idiot qui n'a comprit que très récemment que c'était peut-être une façon stupide et malsaine d'avoir ton attention.

- Hum. Es-tu amoureux de moi depuis tout ce temps ?

- Non.

- Oh !

- Je suis honnête. Je ne suis pas amoureux de toi depuis notre rencontre où une mièvrerie du genre. Ca a été tellement graduel que je ne m'en suis même pas rendu compte. Par contre ça a vraiment prit de l'ampleur ces derniers temps. Passer autant de temps seul avec toi, ça m'a ouvert les yeux. Et j'ai aussi remarqué que tu n'a rien dit en retour.

- Je sais. Je voulais être sûre d'abord.

- Alors, tu m'aimes aussi ?

- Oui. Je t'aime aussi.

Sans attendre d'avantage, Draco embrassa Hermione. Malgré qu'ils se soient mit à l'écart de la foule dans une ruelle, ils attirèrent quand même l'attention. Ils se séparèrent lorsque des acclamations se firent entendre, se tournant vers le groupe d'élèves qui les applaudissait. Le rouge monta aux joues d'Hermione, embarrassée de s'être fait surprendre mais la main de Draco dans la sienne l'empêcha de s'enfuir.

- Le spectacle est finit ! S'exclama t-il. Vous pouvez passer votre chemin maintenant et même allez dire à vos amis ce que vous venez de voir.

Sans plus de préoccupation pour les élèves de plus en plus nombreux, il entraîna Hermione à sa suite et filèrent en direction du château. C'était des plus étrange de marcher main dans la main et ils durent faire un effort pour ne céder à leur instinct de se lâcher. Un silence inconfortable c'était installé et aucun des deux ne savaient comment le briser. Arrivé aux portes de l'enceinte, Draco finit par ne plus tenir et demanda à la brunette la première chose qui lui passa par la tête.

- Tu crois que Dumbledore savait ?

Surprise par cette étrange question, elle y réfléchit un instant avant de finalement répondre.

- Sûrement. En tout cas ça ne m'étonnerait pas.

- Tu n'as pas l'impression d'avoir été légèrement manipulé dans cette histoire ? C'est comme si tout le monde s'était ligué contre nous pour nous forcer à comprendre.

- C'est probablement le cas. Tu es aussi têtue qu'un hippogriffe ! S'amusa t-elle.

- Tu n'es pas mieux que moi ! S'indigna t-il

- On a finalement quelque chose en commun.

Les élèves qui étaient dans le parc furent choqués de voir les deux ennemis marcher main dans la main en plaisantant. Etait-ce une farce ? Ils n'étaient pas censé s'ignorer ou s'insulter ces deux là ? L'incompréhension laissa cependant place à la stupéfaction quand le serpentard se pencha pour embrasser la gryffondor. Alors les rumeurs étaient fondées ? Les deux ennemis étaient réellement un couple ? Les élèves s'empressèrent d'aller annoncer à leurs amis ce à quoi ils venaient d'assister.

Lorsque les deux se séparèrent, Draco jeta un regard autour d'eux et aux élèves ébahis.

- On a un public ! S'amusa t-il

- Il semblerait. Avoue que tu l'as fait exprès !

- Peut-être. Ils auraient tous finit par le savoir à un moment ou à un autre de toute façon.

- Ca va être l'enfer.

- Nous deux ou les commérages ?

- Les deux.

- Ouais. Mais ça en vaut le coup, pas vrai ?

- J'espère.

Ils échangèrent un sourire maladroit avant qu'il ne l'entraîne dans le hall.

- Où est ce que tu m'emmènes ? demanda Hermione

- Manger un morceau. Un elfe viendra nous servir en haut de la tour d'astronomie. C'est l'endroit romantique du château, non ?

- Quoi ?! Tu n'es pas sérieux ! Elle s'arrêta net et il trébucha.

- Tu ne veux pas un pique-nique romantique ? Lui demanda t-il, confus.

- Non pas ça, je parle des elfes de maison ?

- Qu'est ce qu'ils ont les elfes ?

- Il y a que je suis contre le travail non rémunéré des elfes de maison. Ce ne sont pas des esclaves malgré ce que la plupart des sorciers semblent penser. Si tu veux manger un bout, alors nous irons chercher nous même ce qu'il nous faut dans les cuisines. Exigea t-elle

- Parce que tu sais comment aller dans les cuisines ?

- Oui, bien sûr.

Elle ne lui avoua pas qu'elle ne savait y aller uniquement parce que Ron et Harry y avaient souvent fait un tour. Elle n'approuvait pas ces expéditions mais c'était ses meilleurs amis et elle savait mieux que quiconque qu'elle ne pouvait les stopper quand ils avaient une idée en tête. Elle ne savait pas trop comment agir avec Draco, ils s'étaient ignorés depuis une semaine et avant ça, ils n'avaient jamais vraiment réussi à s'entendre. Elle n'était même pas sûre d'être prête pour une relation amoureuse ni d'en avoir le temps avec les ASPICS qui arrivaient à grand pas. Mais peut-être était-il temps qu'elle arrête de laisser parler sa tête et qu'elle écoute un peu plus son cœur. Aussi illogique que cela était, elle devait s'avouer qu'elle était irrémédiablement amoureuse du blond. Elle lui offrit un sourire sincère et le tira en direction de la bibliothèque.

- J'ai une meilleure idée. Suis-moi !

- Où m'emmènes-tu ?

- Mon endroit préféré.

Draco n'aurais jamais cru pouvoir être celui à qui Hermione adresserait un si beau sourire. Il se doutait où la jeune fille l'emmenait mais préféra rien dire. Lorsque la bibliothèque apparut devant eux, il laissa échapper un léger rire. C'était vraiment prévisible. Une fois qu'ils atteignirent la section étude des moldus, elle lui lâcha la main et passa en revu le rayonnage jusqu'à trouver le livre qu'elle devait chercher.

- C'est mon livre de contes préféré. J'aimerais que tu le lises.

- Les contes des frères Grimm ?

- Ce sont des contes de fée, comme ceux de Beedle le barde.

- C'est important pour toi ?

- Je ne te le demanderais pas si ce n'était pas le cas.

- Dans ce cas, je le lirais. Je peux t'embrasser encore ?

Pour toute réponse, elle s'empressa de passer ses bras autour de son cou et de l'embrasser.

Lorsque la rumeur fut confirmée, les commérages explosèrent. Ils n'eurent pas longtemps à les endurer puisque les vacances eurent lieu la semaine qui suivit. Ils s'échangèrent des lettres tout le long qu'Hermione resta chez ses parents. Lorsqu'elle alla au Terrier la seconde semaine, elle eu plus de mal à trouver du temps pour écrire au blond. Ron avait fait son coming-out à sa famille et Bill et Fleur résidaient également au Terrier pour la semaine ainsi que les jumeaux. Harry était également présent et avec tout ce monde, le Terrier n'était que très rarement silencieux.

- Alors vous n'allez plus vous cacher ? demanda t-elle à Ron, un soir dans la chambre des garçons.

- C'est le plan.

- Toi et Nott, Hermione et Malfoy. Les serpentards sont à la mode ou quoi? S'amusa Harry.

Pour toute réponse il se reçut un oreiller en pleine figure. Les rires éclatèrent dans la chambre tandis qu'une bataille débutait. Lorsqu'ils se calmèrent, ils s'écroulèrent tous les trois sur le sol. Leurs rires se dissipa peu à peu, jusqu'à ce qu'Hermione reprenne la parole.

- C'est étrange avec Draco. C'est n'est pas vraiment de sa faute. Juste, j'ai passé tant d'années à le détester et maintenant je sors avec lui. Je trouve ça complètement dingue et je ne sais même pas si ça va marcher entre nous.

- Mais tu en as envie, pas vrai ? S'enquit Harry.

- Je crois que oui. Quand je suis avec lui, je fais ressortir quelque chose de bien en lui, je le sais et il m'aide à m'affirmer et me rendre plus sûre de moi-même sans même le vouloir. J'ai juste un peu de mal à faire comme si les six dernières années n'existaient pas.

- Ne le fais pas. Personne ne te demande d'agir comme si Malfoy ne t'avais jamais insultée. Ce qui compte c'est de savoir si tu peux passer au dessus de ça et si tu te sens capable de construire un futur avec lui. La réconforta le brun.

- Et puis dit toi que tu lui as souvent rendu la pareille. Rajouta Ron. Il n'y a qu'une seule chose qui compte, qu'une seule question à te poser.

- Laquelle ?

- Est-ce qu'il te rend heureuse ? Si la réponse est oui, alors vous pourrez surmonter le passé et les obstacles qui essaieront de vous barrer la route.

Une fois de retour au château, Hermione avait eu tout le loisir de penser aux paroles de Ron et devait reconnaître qu'il avait raison. Elle se sentait bien avec Draco et heureuse. Il arrivait encore des moments où elle avait envie de l'étrangler mais ce n'était plus pareil. Elle avait hâte de le revoir pour savoir comment ça c'était passé avec ses parents. Il n'avait pas voulu lui en parler par lettre et ça ne l'avait fait que s'inquiéter un peu plus. Et si il écoutait ses parents ? Elle ne faisait pas vraiment le poids contre Lucius et Narcissa. Elle espérait de tout son cœur que ce ne serait pas le cas, pas lorsqu'elle laissait enfin tomber ses défenses. Ses doutes furent néanmoins dissipés lorsque Draco l'embrassa devant toute l'école à peine franchit les portes du Hall.

Draco attendait de revoir la brune avec une impatience qui grandissait avec chaque heure qui passait. Il espérait qu'elle n'ait pas changée d'avis sur leur relation durant les vacances. Il savait qu'elle devait passer une semaine complète chez Weasley et ça ne lui inspirait pas confiance. C'est pourquoi, lorsqu'il la vit franchir les grandes portes en compagnie des deux Weasley et Potter, il n'attendit pas plus longtemps et l'embrassa devant tout le monde. Quand elle répondit au baisé, il se détendit et la serra un peu plus contre lui. Il n'aurait jamais cru qu'il puisse être heureux de voir la gryffondor et pourtant son cœur battait la chamade à l'intérieur de sa poitrine lorsqu'il l'avait vu.

- Salut. Souria t-il chaleureusement

- Salut. Répondit-elle, le souffle court du baisé échangé mais surtout de la voir sourire.

- Je vais dire un truc qui me ressemble pas mais tant pis. Tu m'as manquée !

- Toi aussi. Mais dit moi, qu'on dit tes parents ?

- On en parlera plus tard. Je veux juste profiter de toi pour l'instant. Puis se tournant vers le reste de son groupe. Weasley. Potter.

- Malfoy. Acquiescèrent les deux garçons.

- As-tu passé de bonne vacances Draco ? Demanda Ginny.

- Heu... Oui. Répondit-il, surpris par la rouquine.

- Ne fait pas cette tête ! On va passer beaucoup de temps ensemble maintenant, alors autant s'habituer les un aux autres ! S'enjoua t-elle. Il fallait s'y attendre et autant apprendre à mieux se connaître !

- Tu en fais un peu trop Ginny, mais merci. Calma Hermione.

- Vous n'auriez pas vu Théo dans les environs ? Se renseigna Ron

- Il est allé directement dans la salle commune. L'informa Draco.

- Oh, okay. Je suppose que je le verrais plus tard. Répondit-il, déçu.

Il monta en direction de la tour sans un mot de plus. Hermione demanda à Harry et Ginny de le suivre et elle se retrouva seule avec le blond. Ils allèrent dans la bibliothèque, se doutant qu'ils-y seraient tranquille pour un moment. Une fois installé à l'écart de la zone principale, elle lui redemanda comment ses parents avaient réagis.

- Dit moi Draco. Est-ce que je dois m'inquiéter de ton père ?

- Non. Bon il n'est pas vraiment heureux que je sois tombé amoureux de toi mais il se calmera, éventuellement. Ma mère lui fera comprendre, j'en suis sûr.

- Donc ça va avec ta mère ?

- Étonnement elle n'a eu qu'une question quand je leur ai annoncé. Elle voulait savoir si j'étais heureux avec toi.

- Que lui as-tu répondu ?

- Que je le suis. Est ce que toi, tu l'es ?

- Oui. J'avais peur que tes parents t'ai fait changer d'avis alors que je venais à peine de réaliser que tu me rends heureuse et que je veux vraiment tenter l'aventure.

- J'avais peur que les Weasley et Potter te fasse changer d'avis.

Elle laissa échapper un léger rire avant de l'embrasser doucement. Lorsqu'ils se séparèrent, elle s'installa confortablement contre lui et posa sa tête sur son épaule tandis qu'il l'entourait de ses bras. Ainsi pelotonner l'un contre l'autre ils discutèrent pendant un moment.

- Hermione, il y a quelque chose que Weasley doit savoir à propos de Théo.

- Qu'est ce que c'est ?

- Ses parents l'ont déshérité et jeté hors de chez eux. Je sais qu'il ne veux pas en parler à Weasley mais il doit le savoir.

- Par Merlin ! Comment le sais-tu ?

- Parce qu'il est venu vivre au manoir avec nous. Il ne savait pas où aller et est venu me voir. Quand ma mère a apprit ce qui lui était arrivé, elle lui dit de rester avec nous.

- Pourquoi ne pas nous l'avoir dit dans le Hall ?

- Parce que Théo ne voulait pas que j'en parle mais je pense qu'il a tort. Weasley pourra certainement l'aider à se sentir mieux.

- On fait comment s'il est dans ta salle commune ?

- Tu va chercher la belette et je vous fait rentrer.

Elle ne releva pas le surnom et s'empressa de le traîner à sa suite jusqu'à sa tour. Les regards choqués se figèrent sur eux lorsqu'ils entrèrent.

- Attends moi là, je reviens. Lui ordonna t-elle.

Elle monta dans le dortoir des garçons où Ron défaisait sa malle sans grand intérêt.

- Ron ! Il faut que tu viennes avec moi.

- Quoi ? Pourquoi ?

- Draco nous attends en bas, dans la salle commune et il vient de me révéler pourquoi Théo était dans leur salle commune plutôt que dans le Hall à t'attendre.

- Qu'est ce qui se passe ? Est ce qu'il va bien ? Paniqua t-il.

- Non, il ne va pas bien. Ses parents l'ont jeté à la rue. Il faut que t'aille le voir.

- Merlin ! Pourquoi ne m'a t-il rien dit !

- Tu lui demandera quand on y sera.

Ils retrouvèrent Draco, mal à l'aise, qui toisaient les gryffondors du regard. Une fois dans les cachots, le blond les fit entrer dans sa salle commune et l'accueil qu'avait reçut le blond dans celle des gryffondors n'était rien en comparaison de celle des serpentards. L'hostilité était palpable dans l'air et Draco se dépêcha de les conduire dans son dortoir. Hermione soutenait les regards méprisants et garda la tête haute jusqu'à ce que la porte se referme derrière elle.

- Théo ! S'exclama Ron

- Ron ? Qu'est ce que tu fais là ? Interrogea le serpentard

- C'est Malfoy qui m'a fait entrer. Pourquoi tu ne m'as rien dit pour tes parents ?

- Et il aurait mieux fait de fermer sa bouche ! Il jeta un regard noir à Draco qui ne sourcilla même pas.

- Il a bien fait pour une fois ! Je suis désolé que ça ce soit mal passé.

- Mal passé ? C'est un euphémisme ! Ils m'ont reniés ! Déshérités et jeté à la rue comme un vulgaire elfe de maison ! Tout ça parce que j'ai été honnête à ton sujet ! Ah ! Je n'aurais jamais dû leur dire. S'enflamma t-il.

Ron perdit toute couleur et recula d'un pas, comme si Théo venait de le frapper. Hermione voulut intervenir mais Draco l'en empêcha. Ce n'était pas leur histoire et ils devaient laisser ces deux là s'en sortir par eux-même.

- Je suis désolé. Souffla le gryffondor

- Tu peux l'être ! Tout ça c'est de ta faute ! Cria le serpentard

- Je ne voulais pas que ça se passe comme ça ! Je n'ai jamais voulu que tu perdes ta famille Théo !

- Il aurait fallu y penser avant de me faire tomber amoureux de toi !

- Ca veux dire quoi ? Tu regrettes tes sentiments ? Si tes parents, qui ne sont même pas foutu de t'accepter et de t'aimer tel que tu es, sont plus important que moi -que nous!- ne te gêne pas pour moi ! Tu n'auras qu'à leur dire que c'était un malentendu et que t'étais sous l'influence d'un filtre d'amour ou un truc du même genre ! Si notre relation n'est pas plus importante qu'eux, alors nous n'avons plus rien à faire ensemble ! J'ai stupidement cru pendant un moment que mes sentiments pour toi comptaient pour quelque chose.

Voyant que Théo ne disait rien, trop choqué par ses paroles pour y objecter, il enchaîna.

- Okay, ben dans ce cas, je suis sincèrement désolé de t'avoir mit dans le pétrin avec tes parents. C'était la dernière chose que je voulais.

Il tourna les talons et sortit sans attendre Hermione ou Draco. Elle avait des larmes dans les yeux, se sentant terriblement mal pour son meilleur ami. Tant pis pour Draco qui ne voulait pas se mêler de leur histoire, s'ils s'étaient mêlé de la leur, elle pouvait en faire autant. Surtout qu'elle voyait bien dans les yeux de Théo qu'il se sentait mal de la tournure des événements.

- Mais qu'est ce qui t'as prit ? S'énerva t-elle. Il est fou amoureux de toi et tu viens de lui briser le cœur pour rien ! Je sais que tu l'aimes aussi ! Je sais que tu te sens mal à cause de ta famille et c'est horrible ce qu'ils t'ont fait mais ce n'était pas une raison pour t'en prendre à lui ! C'est encore plus stupide parce que dans ce cas ça veux dire que tu as fait tout ça pour rien ! Tu sais où le trouver si jamais tu as envie de t'excuser de ta stupidité !

Elle déposa un bisou sur la joue du blond avant de partir à la recherche de son meilleur ami. Elle le retrouva dans son dortoir, il était en train de chercher quelque chose dans sa malle.

- Ron ? Tenta t-elle

- Ca va Hermione. Ne t'en fait pas pour moi.

- Tu es sûr ? Je sais que tu l'aimes...

- Je n'ai pas envie d'en parler. La coupa t-il.

- Ron, s'il te plaît. Ne te referme pas sur toi même. Le supplia t-elle

- Je ne me referme pas. Je n'ai juste pas envie de parler. AH, trouvé !

Il sortit une boite du fond de sa malle et l'ouvrit. Il la referma presque aussitôt et la jeta sous son lit. Malgré sa curiosité, elle sût qu'il ne répondrait à aucune de ses questions.

- Je sais que tu veux me réconforter Hermione mais je te jure que ce n'est pas la peine. J'ai besoin d'être seul pendant un moment, s'il te plaît.

- Okay. Mais n'hésite pas à venir me voir.

En redescendant, elle croisa les regards curieux d'Harry et Ginny. Elle leur expliqua la situation et vit leurs expressions se renfermer à leur tour. Avant qu'ils ne puissent réagir, un remue-ménage venant de l'extérieur du passage atteint leurs oreilles. Curieux, ils allèrent voir ce qui causait tout ce raffut ainsi que les autres élèves présent. Il s'avéra que c'était Théo qui hurlait après la grosse dame. Lorsqu'il vit Hermione, son visage laissa transparaître son espoir de pouvoir enfin entrer dans la salle commune des lions.

- Qu'est ce que tu veux Nott ? Tu n'en a pas fait assez ? Cracha Ginny.

- Je suis désolé okay ! Je veux juste lui parler. Laissez moi une chance, s'il vous plaît ! Les supplia t-il.

- Et pourquoi on devrait t'aider ? S'entêta Harry.

- C'est bon. Suis moi. Ordonna Hermione.

Ses amis lui lancèrent un regard trahis mais elle les ignora, menant Théo à Ron. Elle savait mieux que quiconque ce que l'orgueil et la colère pouvait vous mener à dire et faire. Elle savait également que ces deux idiots étaient fou l'un de l'autre et que si Théo venait s'excuser, elle ne devait pas laisser ses amis l'en empêcher. Elle lui indiqua le chemin à suivre et le regarda disparaître dans les escaliers.

- Qu'est ce qui te prend ? S'agita Harry.

- Il est là pour Ron. Ce qui veux dire qu'il regrette ce qu'il lui a dit. Pourquoi voudriez-vous les empêcher de se réconcilier ?

Ce soir là, lors du banquet de rentrée, les gryffondors et les serpentards s'assirent à la même table. Harry, Ginny, Ron, Hermione, Draco, Théo, Pansy et Blaise mangèrent ensemble et ignorèrent les regards tournés vers eux. C'était encore bien trop nouveau pour que les élèves ne soient pas surpris et curieux de voir ce qui allait se passer. Le fait que Ron et Théo soit arrivés main dans la main à la suite des autres attisa encore plus les conversations et les rumeurs.

Hermione et Draco passèrent une partie du repas à se chamailler mais finissait toujours par sourire. L'ambiance à leur table finit par se détendre et bientôt des éclats de rire se firent entendre dans toute la grande salle.

Au bout de la salle, le professeur Dumbledore échangea un regard amusé avec le professeur McGonagall. La voie pour une fraternisation des maisons venait d'être ouverte grâce à ce petit groupe et le reste des élèves ne tarderaient pas à se mélanger également. Il avait simplement fallu des retenues pour que les choses changent. Il ne devait guère se tromper en déclarant : « Méfait Accomplis ».

FIN


Bon alors pour commencer, j'ai l'impression d'avoir une fin bâclée. Je ne suis pas très satisfaite de ce chapitre. Je pense que je vais le remanier et peut-être l'allonger encore un peu. Mais comme ça faisait déjà 3 semaines que j'y étais dessus et que j'en voyais pas la fin, j'ai décidée de poster tel quel.

Comme ça, pendant que je le remanie, je ne vous ferais pas attendre. Ron et Théo on eut une part plus importante dans ce chapitre, peut-être au détriment D'Hermione et Draco eux même. Je dois avouer que j'ai un peu perdu la main, ça faisait un sacré bail que je n'avais pas écrit.

Quoi qu'il en soit, je vous remercie d'avoir prit de votre temps pour lire. :)