Euh… Désolée ? Bonne lecture ^^ (s'enfuit en courant)


Chapitre 1 : Les étoiles naissent du Chaos

Au-delà du dôme d'observation en cristal transparent qui couvraient les canyons sans air de Poli Massa, la galaxie tournoyait dans un saupoudrage de tête d'épingles dures, glacées, piquées sur le dais de la nuit infinie.

Sous ce dôme, Yoda était assis. Il ne regardait pas les étoiles.
Il resta très longtemps assis.
Même au bout de ces neuf cents ans, la route qui menait à la connaissance de soi était assez accidentée pour le laisser sanglant et meurtri.
Il parlait doucement, mais pas à lui-même.
Il n'y avait personne avec lui, et pourtant il n'était pas seul.
Il parlait à la Force. Et la Force lui répondait.

Il ne faut pas t'en vouloir mon vieil ami.

Et comme la Force l'avait fait au cours de ces deux dernières années, quand elle lui parlait elle avait la voix de Qui-Gon Jinn.

- Trop vieux, j'étais, dit Yoda. Trop rigide. Trop arrogant pour voir que l'ancienne voie la seule n'étais pas. Ces Jedi, à devenir les Jedi qui m'ont entraîné, j'avais les avais, pendant des siècles et des siècles, mais ces anciens Jedi à une différente époque appartenaient. Changé, la galaxie a. Changé, l'Ordre Jedi n'a pas, parce que le laisser changer, je n'ai pas.

C'était plus facile à dire qu'à faire, mon ami.

- Un mystère infini la Force est.

Yoda souleva la tête et regarda la roue des étoiles.

- Beaucoup à apprendre, il reste.

Et tu auras le temps de l'apprendre.

- Une connaissance infinie…, dit Yoda en secouant la tête. Un temps infini, cela exige.

Avec mon aide, tu apprendras à t'unir à la Force tout en conservant ta conscience. Tu pourras y adjoindre ta lumière pour l'éternité. Et peut-être même avec le temps, ton être physique.

Yoda ne bougea pas.

- La vie éternelle…

Le but ultime des Sith, bien qu'il soit à jamais hors de leur portée on ne l'atteint pas par l'exaltation de soi, mais en faisant don de soi. On ne l'atteint pas par l'avidité mais par la compassion. L'amour est la réponse aux ténèbres.

- Ne faire qu'un avec la Force et pourtant une influence conserver…, fit rêveusement Yoda. Une puissance plus grande que tout, c'est.

Elle ne peut être accordée, elle ne peut être qu'enseignée. C'est à toi de l'acquérir, si tu le souhaites.

Lentement, Yoda acquiesça.

- Un très grand maître Jedi, tu es devenu, Qui-Gon Jinn. Un très grand maître Jedi, tu as toujours été, mais trop aveugle pour le voir j'ai été.

Il se leva, croisa les mains devant lui et inclina respectueusement la tête, esquissant le salut Jedi.

Le salut de l'étudiant devant son Maître.

A peine ce geste de respect exécuté, le sas derrière lui s'ouvrit. Il se retourna.
Dans l'ouverture se tenait Bail Organa. Il avait l'air bouleversé.

- Maître Yoda, l'interpella le Sénateur. Obi-wan vous demande dans l'amphithéâtre chirurgical. C'est Padmé. Elle est mourante.

oo0oo

Allongée sur la table d'opération, Padmé luttait tant bien que mal de ses maigres forces contre la souffrance qui la rongeait. Ce n'était pas une souffrance physique, c'était une souffrance ancrée au plus profond de son âme. Une souffrance née de son cœur brisée, déchiquetée en lambeaux. Son corps n'était presque plus qu'une coquille vide et son visage une terre ravagée par ses larmes.

Mais elle le savait, peut-être l'a-t-elle toujours su, elle le sentait même, elle n'y arrivait plus…

Comment lutter contre une telle puissance dévastatrice quand tout ceux pour quoi on s'est battu, tout ceux en quoi on a cru avait disparu ? Balayé, emporté par les Ténèbres. Quand le sens même de notre vie a disparu…

Anakin…

Un nouveau spasme de douleur secoua le pauvre corps de la jeune femme. Oh, Anakin… Elle lui avait promis… Elle lui avait promis qu'elle ne mourrait pas…
Mais déjà Padmé le sentait dans tout son corps. Elle allait mourir.

Mais pourquoi ? Pourquoi ?

Ils étaient censés aller sur Naboo. Ils étaient censés aller dans la Contrée des Lacs, à Varykino. Ils étaient censés préparer la chambre de leur petite fille. Attendre sa venue au monde. L'élever ensemble, comme elle le lui avait demandé quelques heures plus tôt.

Anakin... Mon Anakin…

Mais à Mustafar, elle avait vu… Elle avait vu qu'Obi-Wan ne lui avait pas menti. Qu'Anakin avait changé. Dès l'instant où elle avait vu les magnifiques yeux bleus orageux de l'homme qu'elle aimait devenir un jaune de lave maladif, elle avait compris. Son monde s'était alors écroulé… Non… Ce n'était pas son Anakin. Et pourtant…

Et pourtant, même alors qu'il levait sa main vers elle, serrant avec l'étau de la Force sa pauvre gorge empoisonnée par les fumées noires de la planète volcan, avant que l'éclair blanc ne la propulse dans la nuit noire, elle avait vu, non, elle avait senti dans ce lien qu'elle avait toujours partagé avec Anakin, qu'il était là… Sa lumière, cette chaleur qu'elle lui connaissait était là. Ecrasée, emprisonnée dans ces nuages de Ténèbres, mais bien là ! Elle avait alors puisé dans ce lien, pour lui crier la vérité que sa gorge emprisonnait dans sa tête.

Anakin ! Pardonne-moi ! Je regrette ! Mon amour ! Je t'aime ! Reviens ! Je t'aime !

Et alors elle avait entendu un cri en retour.

Pas un cri de haine qui la traitait de menteuse, ni un cri plein de venin et de colère.

Un cri de désespoir …

D'une immensité que jamais de sa vie Padmé n'en avait ressenti…

Et avant qu'elle n'ait le temps de comprendre, il y eût une explosion et le monde était devenu noir.

Padmé ne saura peut-être jamais ce qu'il n'est passé dès cet instant mais quand qu'elle avait faiblement repris conscience en voyant Obi-Wan revenir, elle avait de nouveau dans son lien la présence d'Anakin. Pour constater qu'il avait disparu.

Anakin. Son mari. L'homme de sa vie. Avait. Disparu.

C'était trop. C'était beaucoup trop.

La douleur était telle qu'elle précipitait la pauvre femme, autrefois si forte, dans la folie.

A quoi bon vivre maintenant ?

oo0oo

Derrière la baie vitrée médicale, Yoda, Obi-Wan et Bail regardèrent impuissants leur amie dont la force vitale déclinait à vue d'œil. Un droïde médecin sortit et s'avança vers eux.

- Vous ne pouvez absolument rien faire ? tenta Bail, cherchant désespérément de l'espoir.

- Nous avons pu guérir ses blessures, elle est en parfaite santé mais pour une raison qui nous échappe, nous sommes en train de la perdre. Je ne m'explique pas. Je crains qu'elle n'en ait plus que pour quelques heures. A peine.

Obi-Wan se détourna, passant une main sur ses yeux. C'était un cauchemar. Il était au milieu d'un cauchemar.

- Il nous faut intervenir vite si nous voulons sauver la petite, continua le droïde aussi compatissant que ses court-circuits le permettaient.

- La petite ? demanda Bail.

- Elle est enceinte d'une petite fille.

Obi-Wan se redressa, regardant le droïde avant de regarder à nouveau Padmé. De regarder son ventre bien gonflé. Une petite fille. La fille d'Anakin.

- La sauver nous devons, intervint alors Yoda.

L'ancien Grand Maître Jedi se tourna vers son ami et ancien élève.

- Allez près d'elle, tu dois, lui imposa-t-il.

- Maître… Je ne pense pas que je doive y aller…

Ce n'était pas sa place. C'était celle d'Anakin.
Mais Anakin n'était pas là. Il n'était plus là…

- Maître Kenobi, s'approcha alors doucement Bail. Avec tout mon respect, elle est votre amie autant que la mienne, mais c'est l'enfant de votre frère qu'elle porte. Allez pour elle, pour cette petite, pour Anakin. Pour son souvenir.

Obi-Wan considéra le Sénateur. Il avait mille fois raison. Padmé était une de ses plus chères amies, presque une sœur même et peu importe ce qu'avait fait Anakin, il serait pour toujours son frère. Alors oui, il devait aller. Pour la fille d'Anakin et Padmé. Pour la fille de son frère.

Il se tourna vers le droïde médicale :

- Puis- je entrer ?

- Venez Maître Jedi, nous installons ce qu'il faut.

oo0oo

Doucement Obi-Wan s'approcha de son amie qui semblait déjà partie par son regard perdu dans le vague. Avec douceur, il lui prit la main. Elle était tiède.

- Padmé ? Vous m'entendez ?

Padmé ne réagit pas.

- Padmé, il faut vous cramponner, l'implora Obi-Wan.

Les lèvres de la Sénatrice remuèrent fragilement.

Qui m'appelle ?

- Padmé, c'est Obi-Wan. Est-ce que vous m'entendez ? Padmé, vous devez rester avec nous. Les droïdes médecins sont en train de mettre en place un dispositif pour vous permettre d'accoucher. Padmé, vous devez rester avec nous. Vous devez nous aider. Votre fille, Padmé. Nous devons sauver votre fille.

- Ma fille ? murmura plus clairement Padmé, les yeux mi-clos reprenant une lueur.

- Oui, Padmé, dit gentiment le Jedi, puisant dans la Force pour se dénouer la gorge et envoyer des vagues de courage à travers celle-ci à son amie. Votre fille. Et celle d'Anakin… Vous devez la sauver…

- Ma fille…

Ce fût comme un coup de tonnerre qui la sortit de sa léthargie. Leur fille. Leur petit ange. Non, elle n'avait pas le droit. Elle n'avait pas le droit de partir avec elle. Elle n'avait pas le droit de faire ça à Anakin. Et par-dessus tout, elle n'avait pas le droit de faire ça à sa propre fille. Elle devait encore se battre. Une dernière fois. Pour sa fille. Pour lui donner la vie.

- Je… Je ne veux pas que ma fille meure ! cria-t-elle ses yeux se remplissant à nouveaux de larmes.

- Elle ne mourra pas Padmé. Je vous le promets. Elle ne mourra pas. Accrochez-vous.

- Ma fille… Mon bébé… Mon petit ange…, gémit-elle. Anakin… Il pense que c'est une fille… Non, je ne veux pas ! Notre bébé ! Je veux qu'elle vive ! Obi-Wan ! Dites-moi qu'elle va bien ! Dites-moi qu'elle n'est pas blessée !

- Elle va bien, dit Obi-Wan, resserrant sa main autour de la sienne, rassuré de voir qu'elle l'avait reconnu. Elle va bien, elle est en bonne santé. Vous la verrez bientôt.

Il tourna momentanément vers les droïdes qui mettaient un tissu bacta autour du ventre et des jambes de la future maman. Un coup d'œil sur les écrans au-dessus de Padmé indiquaient que ses signes vitaux étaient toujours aussi bas. Et ne cessaient de descendre.

Regardant par-dessus son épaule, il aperçut Maître Yoda se concentrer pour donner de l'énergie à la jeune femme, mais à sa mine désemparée, il comprit que le Maître avait beau faire, rien ne semblaient contrer cette force mystérieuse qui entraînait Padmé vers sa fin.

- Nous sommes prêts, annonça le droïde médecin en chef.

Le Jedi se tourna vers la femme allongée sur la table d'opération :

- Nous y allons, Padmé. Accrochez-vous.

Les minutes qui suivirent furent les plus éprouvantes de toute la vie de Padmé Amidala Skywalker. Elle ne cessait de pousser des cris de douleur, des gémissements à en briser n'importe quel cœur. Cette souffrance était au-dessus de tout ce qu'elle avait imaginé. Mais pas une fois elle ne se plaint. Car c'était pour sa fille. Le trésor qu'elle avait conçu avec Anakin. Et pour elle, elle endurerait toutes les souffrances de l'univers. Tel est l'amour d'une mère.

Le droïde sage-femme lui parla doucement lui indiquant quand elle devait respirer, quand elle devait pousser. Les contractions se rapprochèrent de plus en plus et les hurlements de Padmé s'amplifièrent. Et comme si cela ne suffisait pas, la souffrance des contractions ramena à la charge le délire de la pauvre Sénatrice. A travers celui-ci, Padmé ne cessait plus d'appeler l'homme qu'elle aimait, cherchant vainement sa présence de partout. Obi-Wan ne savait plus que faire si ce n'était que de continuer de l'encourager et de lui parler avec sérénité. Un moment même elle était sur le point d'abandonner quand Obi-Wan et Maître Yoda combinèrent leurs efforts dans la Force pour lui redonner du courage.

Puis soudain, avec sa respiration saccadée, la jeune femme souffla :

- Anakin… Anakin pense que c'est une fille…

- C'est une fille, confirma Obi-Wan en essuyant la sueur de son front brûlant. Tenez bon, Padmé, elle arrive.

Et après d'interminables minutes ayant mêlé les cris de faiblesse de Padmé avec les mots de soutien d'Obi-Wan et les paroles rassurantes du droïde sage-femme, le droïde médecin indiqua de pousser et Padmé libéra un ultime cri.

Avant qu'un nouveau remplisse l'air.

Un cri innocent et magnifique.
Un cri de la vie.

- C'est une fille, souffla Obi-Wan. Comme Anakin le pense.

- Angelina…

L'enfant fut nettoyé avant d'être placer dans les bras prévenants du Maître Jedi. Il la contempla avant de la présenter à sa mère. Cette dernière avec de vives respirations, tourna faiblement la tête vers son bébé quand de nouvelles larmes jaillirent de ses yeux fatigués. Mais cette fois, ce furent des larmes de joie.

- Oh Angelina…, souffla-t-elle, souriant faiblement.

Obi-Wan eut alors un faible espoir. Peut-être la naissance de sa fille lui redonnera suffisamment de forces pour reprendre goût à la vie. Levant une main tremblante, Padmé la porta vers le front de sa fille à peine née et le caressa avec amour.

Les cris du bébé s'apaisèrent en un rien de temps et le nourrisson cessa de se tortiller dans tous les sens. Puis avec beaucoup d'efforts, le petit être ouvrit enfin les yeux.

Au moment où ceux-ci rencontrèrent le regard chaud de Padmé, le souffle de la nouvelle maman en fut dérobée :

- Oh Angie… ma toute petite Angie… tu as des yeux magnifiques !

Obi-Wan se pencha légèrement pour constater lui-même et il en resta stupéfait. En effet, Padmé n'exagérait rien. Déjà, la petite fille avait de grands yeux bleus. Bleus comme ceux de son père…

Poussant des petits cris, le bébé gigota encore et dépliant ses minuscules doigts, attrapa une mèche bouclée de sa maman. Le geste arracha un rire béat à la jeune femme.

Doucement et avec prudence, le Jedi installa l'enfant sur la poitrine de sa mère, les larmes coulant toujours sur ses joues. Aidée par son ami Jedi, elle tint sa fille avec un bras et de l'autre caressant sa tête de velours. Le bébé se nicha dans la poitrine de sa maman, cherchant la douce chaleur.

- Ma chérie… Tu as déjà des cheveux, s'émerveilla Padmé.

Redressant un plus la tête pour mieux contempler sa fille, elle n'en revenait toujours pas. Sa fille était vraiment toute petite. Sous ses doigts, Padmé découvrait une sensation, sa peau rosée était décidément la chose la plus douce dans tout l'univers. Les petites joues rondes ne demandaient qu'à être croquées. Et ce petit nez si mignon ! Sa fille était un vrai miracle !

- Mon trésor, chuchota la jeune maman à l'oreille de son bébé. Tu es si belle !

Anakin… Vois-tu ta fille ? Comme elle est parfaite ?

Le chagrin dévora à nouveau le cœur de Padmé. Au loin, elle entendit vaguement une série de bip qui ralentissait, des paroles prononcées par des droïdes et la voix désespérée d'Obi-Wan :

- Padmé, vous avez une fille, Angie. Elle a besoin de vous ! Accrochez-vous, je vous en supplie…

Mais les implorations n'atteignirent pas le cœur de l'ancienne reine de Naboo. Pour Padmé, tout ce qu'il y avait, tout ce qu'elle ressentait n'était juste que de la tristesse, la perte de son mari et l'impuissance. De l'impuissance face au fait qu'elle n'avait pas pu le ramener, de l'impuissance parce qu'elle ne pourrait pas tenir sa promesse et de l'impuissance pour son bébé qui allait devenir orpheline.

Oh Angie… Mon bébé… Mon petit ange…

Les yeux de Padmé se refermèrent sur ses larmes et pendant un instant, avec sa fille entre ses bras aimants, elle s'imagina ailleurs avec elle. Là-bas à Varykino, assise dans un fauteuil sur la terrasse près des jardins, bercé par le parfum des fleurs suaves porté par la brise d'une douce journée d'été. Elle, chantant une douce chanson à sa fille et derrière elle, son mari embrassant avec amour le haut de sa tête avant de caresser tendrement leur petite fille, les enveloppant de sa chaleur et de son amour…

Aux yeux d'Obi-Wan, il voyait son amie, les yeux fermés, se mettre doucement à chanter une berceuse, mais ses bras commencèrent à faiblir, les scanners se mirent à vibrer, lançant des alarmes dissonantes. Le droïde médecin retira le bébé des bras de sa mère. Padmé rouvrit les yeux, les lèvres tremblantes.

Rendez-la-moi !

Crut entendre Obi-Wan. Elle s'était redressée, comme pour tendre les bras vers son bébé, mais elle était beaucoup trop faible et retomba sur son lit.

- Anakin…

- Anakin n'est pas là, Padmé, dit-il, mais il doutait qu'elle puisse encore l'entendre.

- Anakin, je suis désolée… Je suis tellement désolée… je t'en prie, Anakin, je t'aime…

Soudain, elle tendit la main, la même qu'elle avait posé sur le front de sa fille et déposa quelque chose dans la paume d'Obi-Wan.
L'espace d'un instant, son regard s'éclaira et elle le reconnut.

- Obi-Wan… Il y a… encore du bon en lui.

Sa tête dandina. Elle lutta une dernière fois.

- … Je le sais… il y a… toujours du bon…

Sa voix s'estompa, devint un soupir vide et elle s'effondra.

Padmé Amidala Naberrie Skywalker avait rendu l'âme.

Elle était une avec la Force.

oo0oo

Une larme. Deux larmes. Trois larmes roulèrent sur les joues d'Obi-Wan.
Le nourrisson se mit à hurler, ne percevant plus la présence chaleureuse de sa mère. Obi-Wan prit l'enfant dans ses bras, l'enveloppa dans une couverture avant de sortir de la chambre médicale. Tendrement, il berça la petite fille, le regard au loin, espérant la calmer par la Force.

Puis il regarda l'objet que Padmé lui avait mis dans la main.

C'était un pendentif. Une sorte d'amulette. Avec des signes qui lui était inconnu gravés dessus. Un souvenir de son enfance sur Naboo ? Il n'en avait pas la moindre idée. Néanmoins, il percevait que ce bijou était précieux pour Padmé. Peut-être a-t-elle voulu le donner à sa fille ? Il décida que ce fut le meilleur choix. Ainsi la petite Angie aurait un bout de sa maman près d'elle, sur son cœur.

Doucement, il glissa le bijou sous les draps enveloppant le bébé.

- Cela te portera peut-être chance, murmura le Jedi à la petite fille.

Il détailla l'enfant, dont les pleurs s'étaient transformés en gémissements. Il arrivait à peine à le croire...

La fille de Padmé. La fille d'Anakin.

Et maintenant orpheline de ses deux parents.

Obi-Wan repensa aux dernières paroles de sa défunte amie.

Il y a encore du bon en lui…

Ô combien Obi-Wan aurait voulu y croire mais il ne pouvait pas. Son ancien élève et son frère était mort. Anakin ne tuait pas les enfants. Anakin ne trahissait pas ses frères et sœurs. Anakin n'étouffait pas sa femme enceinte. Mais Vador si. Ce monstre avait étouffé son ami dans son propre corps. L'enveloppe de chair était restée vide, sans la moindre trace de son ancien propriétaire. Et Vador portait fièrement sa peau, comme un camouflage et un trophée, mais il ne pouvait duper Kenobi.

Anakin Skywalker était mort.

Le Héro sans Peur. L'Elu était mort. Ne laissant qu'une petite fille. Le seul espoir de la galaxie. Obi-Wan étouffa un rire nerveux. Le sort de la galaxie ? Sur les épaules d'un bébé prématuré qui n'avait que quelques minutes ?

Le rire se transforma un spasme de sanglots. Qui furent suivies par ceux de l'enfant.

Le Jedi meurtri tenta du mieux qu'il put de la bercer pour la consoler, implorant dans son étreinte une forme de pardon, mais son corps tremblait tellement qu'il dû s'appuyer sur le mur du couloir. Il la berça pour la consoler et se consoler aussi, se raccrochant à sa présence innocente et lumineuse, pure comme la lumière d'une étoile née.

Une étoile brillant dans les ténèbres.

Dans la Force, il sentit Yoda et Bail Organa se rapprocher de lui.

Et maintenant, quoi ?


Note Zvezda95: Pas gai, ce chapitre. Je sais -_-… ça va faire plus de deux ans. Mais bon comme on dit mieux vaut tard que jamais. La vie et les responsabilités et le manque de volonté font qu'on a du mal à écrire parfois mais heureusement, récemment j'ai revu les films de Georges Lucas et une série français-coréenne qui m'a beaucoup inspirée, je vous dirais plus à ce sujet plus tard dans les prochains chapitres (espérant très fort que je ne posterai pas le prochain dans trois ans).

Oui, nous assistons à la mort de Padmé Amidala et à la naissance de notre héroïne Angie. J'ai finalement décidé que Luke ne ferait pas parti de cette fiction. Un choix difficile par ce que j'aime beaucoup ce personnage mais après j'ai peur que ça en fasse trop. Et je sais que des fois beaucoup de gens n'aiment pas vraiment le nom d'Angie ou Angelina (oui ^^Angie est son diminutif, je trouvais ça mignon), je voulais un nom qui soit significateur de bonté, de messager et j'imaginais bien Anakin l'appeler son petit ange avec Padmé, le temps de sa venue au monde, car souvent dans les autres fictions anglaises on retrouve Vador se référer à sa femme et son enfant comme des anges. Et son nom colle bien avec son nom de famille et en plus il ressemble un peu à celui d'Anakin. Je voulais que ça fasse penser à un mélange d'Anakin et Padmé étant donné qu'ici, il n'y a pas des jumeaux mais un seul enfant.

Bon j'ai tout resaucé à ma façon en m'inspirant du roman de Matthew Stover. Cette scène dans le film m'a tellement fait pleurer quand j'étais petite… le désespoir complet. Mais l'histoire continue :)

Merci à Guest et à Sasa pour vos soutiens et encouragements. Lorsque j'ai vu vos commentaires, ils m'ont fait très plaisir. C'est vraiment inexcusable de ma part de ne pas vous avoir répondu mais j'espère avancer un peu plus et ne pas abandonner ^^

Merci du fond du cœur et à très bientôt !

Que la Force soit avec vous !