Je vous apporte le second chapitre ! J'espère que cette nouvelle histoire vous plaît ?! Il y a encore pas mal d'humour dans ce chapitre ...
Donnez votre avis pour savoir si je continue cette traduction ou pas. Bisous et bonne lecture !
Je rappelle que les personnages sont la propriété de Stephenie Meyer.
CHAPITRE 2 : La perfection n'existe pas.
La soif de perfection rend certaines personnes totalement insupportables. Pearl S. Buck
Ce matin, je me suis réveillée plus agitée que de coutume. J'étais impatiente que ma journée se termine. J'avais un examen de philosophie qui ne me serait pas terriblement fatal. C'est juste que les idées ne seraient pas les miennes, et moi j'aimais plus baser mes propres théories.
Je me suis assise sur une chaise de cette énorme salle, épuisée. Cet examen pouvait me ruiner la matinée. J'ai sorti mes stylos et ai commencé à jouer avec mes cheveux. Mon regard restait perdu sur le mur blanc.
Le professeur a laissé les feuilles d'examen retournées et s'est placé devant la classe.
« Vous avez trois heures. » Ce fut la seule chose qu'il dît. J'ai retourné la feuille pour me retrouver devant un énoncé unique. Excellent, les trois heures allaient se réduire à trois minutes. Celles au cours desquelles je prendrais tout mon temps pour écrire mon nom complet.
J'ai tout de même lu l'énoncé tout en sachant qu'il n'y avait rien à faire.
« Je veux une rédaction sur son point de vue sur la perfection. Minimum dix feuilles. »
Je suis restée bouche bée et mon coeur a commencé à s'accélérer. C'est une plaisanterie ? J'ai levé la tête en essayant de détecter un indice de caméra cachée. J'ai dégluti après m'être retrouvée devant toute la classe en train d'écrire.
La perfection.
Pourrais-je la décrire sans la nommer en dix pages ?
J'ai soupiré. Bien, cet homme voulait ma théorie. Il allait l'avoir.
J'ai commencé à écrire d'une manière continue sans lever les yeux. Je crois même que je n'ai pas une seule fois cligné des yeux.
La perfection est relative, elle dépend de qui la regarde.
Si je réussissais l'examen, je ferais un hommage à Doly. Bon, à Doly et à 'monsieur parfait' pour être mes sources d'inspiration.
Notre vision du monde est obstruée, pendant que nos yeux se préparent à ce qui nous attend. Tout dépend de la façon dont tu regardes, de ton état d'esprit : la même chose peut passer de la pure perfection à un véritable enfer.
Quand je terminais, ma main me faisait mal. Dix feuilles entières. Mon écriture allait de mal en pis à mesure que ma dissertation prenait fin. Enfin, je tenais pour raté cet examen, j'espérais seulement que le professeur ne s'endorme pas devant mes monologues.
Le jour où nos sens décident de s'accorder avec la réalité, toute la perfection disparait. Seuls les faits, les mots te restent, les formes...et tu dois essayer de vivre avec ça.
J'ai regardais autour de moi, il ne restait que moi dans la salle. Je rougissais après avoir remarqué le professeur jouant avec son stylo avec impatience. Je me suis levée et j'ai maudit la chaise de faire tant de bruit. J'ai remis mon examen au professeur et suis sortie de là avec une sensation étrange.
Comment mes sens seraient-ils aujourd'hui ?
Je me suis empressée de prendre le métro pour aller au travail. J'arrivais en retard. Quand je suis entrée dans le restaurant, je réfléchissais à la manière de m'excuser. Mais toutes mes explications sont tombées à l'eau quand je l'ai vu.
Il était assis au comptoir avec un sourire parfait sur son visage, vêtu de manière plus occasionelle et accompagné d'un autre jeune homme qui riait de ce qu'il était en train de lui raconter. J'ai soupiré.
« Dieu existe. »
Je me suis engouffrée dans la réserve avec un sourire sur mon visage. Mais mon agacement n'a pas tardé à faire surface.
« Tu arrives tard jeune fille, » me dit Doly en entrant à son tour dans la réserve.
« Désolé j'avais un examen... »
« Ton beau mec revient pour que tu lui rejettes un café dessus ! » Son rire m'a fait sortir de mes gonds. Je lui ai tiré la langue. J'espérais qu'elle avait tord, je ne voulais pas paraître ridicule.
« Très spirituel. »
« Allons ne le fais pas attendre ! » Elle m'a donné une petite impulsion et j'ai abouti au comptoir avec un sourire crispé.
Le garçon a arrêté de parler et m'a regardée, me souriant d'une manière qui devrait être défendu.
« Bonjour ma belle. Où étais-tu ? » Mon coeur a bondi après avoir entendu ces mots. J'ai remarqué que je rougissais.
« Veux-tu prendre quelque chose ? »
« Oui, une bière bien fraiche me ferait envie. » J'ai baissé les yeux. Normal, le pauvre ne veut pas courir de risque. Il n'est déjà pas à une table mais au comptoir, il ne pouvait donc pas subir ma maladresse. Il demande une bière 'fraîche' pour que je ne le brûle pas. J'ai secoué la tête avant de m'éloigner pour prendre sa bière.
Quand je me suis retournée, son regard était fixé sur moi, un éclat spécial dans les yeux. Un sourire en coin a éclairé son visage. Ma respiration s'est bloquée. S'il continuait de m'éblouir de cette manière il finirait par me donner une attaque.
Je lui ai servi sa bière alors que je sentais toujours son regard rivé sur moi. Allons Bella soit sympatique. Engage la conversation.
« La tâche de ton pantalon est-elle partie ? » Son ami a toussé et a ri amusé. J'ai recommencé à rougir.
« La tâche du pantalon... Et bien je ne sais pas, mais... » Il s'est penché un peu sur le comptoir. « Si tu veux, on peut aller aux toilettes pour vérifier. »
Mes yeux se sont ouverts sous le choc. J'ai pu voir son ami qui tentait de dissimuler un rire. J'ai serré la mâchoire. Et je me suis tournée pour m'engager dans la réserve. Qu'est-ce que j'avais cru ? La perfection n'existe pas. Je voulais reprendre mes feuilles d'examen et dire :
« La perfection cesse d'exister quand l'homme ouvre la bouche ! »
Où sont les chevaliers avec leurs armures ? Je me suis enfermée dans les toilettes en essayant de me convaincre que je ne voulais pas connaître son nom. Bon peut-être que je voulais le connaître, juste pour ne plus avoir à maudire un inconnu.
Comment pouvait-on être si désagréable ? Bien sûr ! C'était à cause de son ami non ?
« La perfection cesse d'exister quand il y a des témoins ! »
J'ai regardé dans sa direction depuis la réserve. Il buvait son verre en riant encore. Pourvu qu'il avale de travers et que la vieille de la table trois lui fasse du bouche à bouche avec le dentier inclus ! J'ai grogné. Ca y est, il boit sa bière... Attendez une minute... C'est une bière !
« La perfection cesse d'exister en présence d'alcool ! »
J'étais sur le point de prendre mon carnet pour noter toutes mes idées quand une voix m'a interpellé.
« Tu es venue travailler ou te cacher ? »
« Doly.... c'est un...sans gêne. » Je ne savais pas comment l'appeler. Un salaud ? Un imbécile ?
« Et bien, il y a d'autres personnes en dehors de lui. Ou penses-tu qu'aucun homme n'existe après lui ? »
« Bien sûr que non, il ne m'importe absolument pas. Comme si j'avais pensé à lui... » Mentir me fut fatal.
« C'est clair tu n'as pas pensé à lui, c'est pour cela que tu étais en hyper-ventilation en arrivant ?! » N'est-elle pas hilarante ? Une vieille radoteuse oui !
« J'étais essouflée parce que j'ai du courir. »
« Bien sur, personne n'a dit le contraire. Allez va t'occuper de la table deux. »
J'ai soufflé avant d'atteindre la salle à manger. J'ai noté qu'il me dévisageait toujours. Je ne voulais pas le regarder, je ne voulais pas qu'il m'éblouisse. Il ne manquait plus que je finisse par trébucher et que je tombe sur lui. Hier ça ne m'aurait pas dérangé. Mais qu'est-ce que tu racontes Bella ?
Merde à la philosophie et à la perfection !
Je suis passée près de lui et j'ai humé son parfum, il sentait terriblement bon. Mais c'était un crétin, tous les crétins sentent bon. Non ça c'était un mensonge. Seul ce crétin sentait bon, seul ce crétin avait le sourire parfait. Bon il y avait assez d'une perfection ! Maintenant, concentre-toi sur le client.
Arg !
Voilà l'homme 'beau' typique de Doly. Son ventre ressortait tellement que son tee-shirt le boudinait. Une touffe de poil apparaissait sur son cou et il était chauve par endroit.
C'est parce que tu le regardes mal. La perfection dépend de la manière dont tu regardes. Regarde-le bien.
Rien, tu pourras regarder ce type autant de temps que tu le voudras tu ne trouveras pas de trait de perfection. Peut-être qu'avec lui se sera le contraire. Peut-être que si tu lui parles, la perfection va apparaître.
« Bonjour. »
« Tu as traîné ! Je n'ai pas toute la journée ! »
« Désolé. »
Génial. Aucune perfection que ce soit en le regardant ou en lui parlant. Pour trouver la perfection tu dois être aveugle, muet et sourd. Mais en réalité... A quoi est-ce que cela mène ? Qui veut quelqu'un de parfait ? La perfection est ennuyeuse.
J'ai de nouveau regardé mon 'inconnu'. Il est terriblement beau mais crétin et ce dont j'étais sure c'est que je ne voulais pas d'un crétin dans ma vie.
Je devrais continuer à chercher.
