Ligne 2.
Regina x Robin.
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Regina était face à une vaste villa, impressionnée devant l'immense jardin à la terrasse fleurie qui lui faisait face.
- Tu es sûre qu'on a le droit d'être ici ? demanda-t-elle.
Deux bras forts l'encerclèrent, gonflant son cœur d'une agréable chaleur. L'odeur boisée de Robin l'enveloppa, alors que ce dernier lui répondait :
- J'en suis certain. J'ai réservé cette maison pour toute la semaine.
Il la retourna doucement vers lui, collant leur corps l'un à l'autre. Il s'empara tendrement de ses lèvres puis susurra :
- Rien que toi et moi, ici, dans cette maison de rêve, pour une semaine entière.
Son souffle chaud fit frémir ses entrailles d'un désir naissant et Regina esquissa un sourire. Robin l'embrassa une seconde fois avant de longer sa mâchoire et de glisser le long de son cou.
- Et j'ai déjà très envie de tester cette terrasse.
Regina se mordilla la lèvre inférieure, un éclair de plaisir vrillant ses reins tandis que Robin parcourait sa peau du bout de sa langue.
- On pourrait nous voir, souffla-t-elle difficilement.
Aucune réponse ne lui parvint et sa brève hésitation fut balayée en une seconde, alors qu'elle sentait contre elle la naissance d'une érection, et les mains vagabondes de Robin se faufiler sous son chemisier.
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Elle se faisait dévorer le cou avec gourmandise, pendant que des mains, douces et calleuses, se faufilaient sous son chemisier. Regina esquissa un sourire, se cambrant contre le corps de Robin. Elle soupira, se mordant la lèvre inférieure quand le souffle de ce dernier effleura le creux de son oreille.
Une vague de plaisir traversa son échine et elle écarta doucement les cuisses, incitant son compagnon à y trouver sa place. Celui-ci pressa une érection naissante contre son intimité, les laissant tous les deux pantelant d'anticipation.
Robin parcouru tendrement le cou de baisers, mordillant sa clavicule, alors que ses doigts frôlaient ses cotes, s'aventurant jusqu'à sa poitrine. Curieux, ils passèrent la barrière de tissus, enflammant les reins de la brune qui, instinctivement, ondula du bassin contre celui de son amant.
- Nous devrions peut-être nous calmer, suggéra langoureusement ce dernier. Nous ne ferons jamais honneur à notre pique-nique sinon.
- Hum… Quelle importance, souffla Regina, attrapant entre ses lèvres le lobe d'une oreille.
Elle sentit tout le corps de Robin trembler sur elle, leurs bassins ondoyant l'un contre l'autre dans une délicieuse friction.
- Je suis certaine qu'il peut attendre un peu ce pique-nique, ajouta-t-elle, faisant adroitement sauter la boucle de la ceinture qui retenait encore le pantalon de Robin.
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Réveillé depuis un moment, Robin couvait Regina d'un regard doux et protecteur, se rendant compte de la chance qu'il avait de l'avoir à ses côtés. Lui entre tous, en dehors d'Henry et d'Emma, avait réussi l'exploit d'adoucir le cœur de cette femme qui avait appris bien tôt, à se cacher derrière un masque.
Il quitta discrètement le lit et la chambre, s'aventurant jusqu'à la cuisine. De façon méthodique et rapide il s'attela au petit déjeuner qu'il déposa sur la table, avant de s'emparer de la tasse qu'il avait préparé pour Regina. Le café dans une main, une somptueuse rose blanche dans l'autre, il rebroussa chemin et investit de nouveau la chambre.
Il posa le tout sur la table de chevet avant de s'asseoir sur le rebord du lit. Taquin, Robin repoussa le drap des épaules, glissant ses doigts sur la peau dénudée. Un léger frisson agita le corps de Regina, alors que les prémices du réveil se faisaient déjà voir. Continuant délicatement ses attentions, il faufila ses doigts dans les mèches brunes, dégageant le visage pour venir embrasser la tempe découverte. Un grognement se fit entendre le faisant rire.
- Bonjour mon amour, lui chuchota-t-il à l'oreille, se noyant aussitôt dans les deux obsidiennes qui s'ouvrirent devant lui.
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Allongée sur la plage, Regina sentait peser elle un regard insistant. Un chapeau vissé sur son crâne, elle releva une branche de ses lunettes de soleil pour ancrer ses yeux dans ceux de Robin qui la fixaient.
A plat ventre dans le sable, un sourire idiot collé sur son visage charmeur, il la regardait comme si elle était une merveilleuse gourmandise. A une époque, cela aurait pu la gêner. Aujourd'hui, elle s'en réjouir. Souriante, elle remit correctement ses lunettes et se rallongea, bien décidée à ne pas rentrer dans le jeu de son compagnon.
Cependant, elle frissonna légèrement, amusée, quand ce dernier frôla son mollet du bout des doigts. Toutefois, l'amusement se mua très vite, alors qu'elle sentait la main caressait son genou puis remonter lentement le long de sa cuisse.
La main poursuivit son chemin, s'attardant quelques instants sur la chair tendre de son entre-cuisse. Regina avait l'impression de ressentir plus intensément chaque touché.
Les doigts montèrent encore, exerçant une pression contre sa hanche, faisant bondir son cœur. Ils survolèrent ensuite ses côtes, le chatouillant, avant de lui couper de nouveau le souffle quand ils glissèrent entre ses seins. Bon sang, cet homme la rendait dingue ! Pour son plus grand plaisir.
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- Je n'arrive pas à y croire !
- Regina, calme toi, tenta doucement Robin.
- Que je me calme !? répondit-elle, sa voix montant étrangement dans les aigues. On est coincés à quoi… ? Plus de trente mille mètres d'altitude… et tu veux que je me calme !?
- Ça va aller, tempéra-t-il. Les personnes qui s'occupent de la maintenance vont nous sortir de là.
- Je n'aurais jamais dû t'écouter, râla-t-elle, les paroles réconfortantes de Robin étant complètement ignorées. Pourquoi est-ce que j'ai accepté de monter dans cet engin de malheur.
- Parce que tu m'aimes, suggéra-t-il.
Un regard noir le cloua sur place, l'amusant plus qu'autre chose.
- Et parce qu'il était « hors de question que tu grimpes cette montagne à pied. » ajouta-t-il, reprenant les mots exacts qu'elle avait prononcé.
Un long silence les enveloppa pendant ils se fixèrent.
- Tu comptes rester tranquillement maintenant ?
Regina pinça les lèvres et détourna la tête. Il était hors de question qu'elle rentre dans une dispute aussi stérile.
- Et dire que nous aurions pu la monter à pied cette fichue montagne, soupira-t-il. Ce n'est pas comme si tu n'avais jamais arpenté la forêt enchanté montée sur tes talons de dix centimètres.
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Et voilà la deuxième ligne… A plus tard pour la troisième.
