Chapitre 2
Ancrage - première partie
-Pourquoi tu fais la gueule ?
-Je fais pas la gueule.
Je me détournai de la route et fis les gros yeux à Isaac.
-Tu n'as pas dit un mot depuis ce matin. Ton coeur fait du 300 à l'heure et tu empestes le mécontentement. Alors si, tu fais la gueule.
Il leva les yeux au ciel mais ne répondit pas.
-Isaac, grondai-je en faisant briller mes yeux.
Je reportai mon attention sur la route.
-Dis-moi ce qui va pas. On vient de passer deux semaines de dingue à Chicago, alors je voudrais bien savoir ce qui t'emmerde.
Il garda le silence un moment avant de soupirer. J'en profitai pour doubler une voiture qui roulait beaucoup trop lentement à mon goût. Nous savions tous les deux que s'il n'avait pas répondu je l'aurais fait avouer par la force.
-Toi. Je ne te reconnais plus. Tu as essayé de tuer Derek. Et après ta seule préoccupation a été d'aller faire la fête pendant deux semaines. Et maintenant tu rentres comme si de rien était. Je comprends plus rien moi.
J'éclatai de rire. Je secouai la tête en souriant. Quand mon regard se posa sur Isaac, je constatai qu'il était tendu.
-Au moins ça a le mérite d'être claire.
Il me dévisagea, médusé.
-Tu me frappes pas ?
J'haussai un sourcil en tournant la tête vers lui.
-Pourquoi je te frapperais ? Tu es honnête, c'est tout. Même si j'aurais préféré que tu me dises que tu râlais parce que la fête était finie et qu'on retournait en cours.
Il grogna et laissa tomber sa tête contre le tableau de bord.
J'allais pousser les portes du lycée quand une odeur familière m'arrêta. Je fronçai les sourcils et me retournai. J'étais passée en coup de vent chez moi, le temps de prendre mon sac et de saluer ma mère. J'avais laissé Isaac avec Scott, en précisant à ce dernier qu'il avait le droit d'être heureux de me voir mais que je ne voulais pas de câlin. Moins de cinq minutes plus tard, je remontais dans ma voiture et partais pour le lycée.
Je souris à Allison en la voyant arriver. Elle avait l'air ailleurs.
-Allison ?
Elle ne répondit pas et j'entendis son rythme cardiaque accélérer. Je voulais bien que je pouvais faire peur, mais il ne fallait pas exagérer. Je l'attrapai par le bras et la tirai vers moi.
-Allison !
Je levai les yeux au ciel avant de la gifler pour qu'elle revienne parmi nous. Elle cligna des yeux, hébétée.
-Alice ?
-Elle-même. Tu vas bien ? T'étais dans la lune. Vachement dans la lune.
Elle secoua la tête. Elle avait l'air sous le choc. Vraiment sous le choc.
-Ouais, désolée. J'ai juste eu une sorte de... je sais pas. Une hallucination.
"Juste". Ah oui, c'était très courant et bénin d'avoir des hallucinations.
Lydia marcha vers nous. Quand elle m'aperçut, j'entendis son coeur rater un battement et son pas ralentit légèrement. J'esquissai un sourire en coin, amusée. J'adorais provoquer ce genre de réaction. Son visage ne trahit cependant aucune réaction particulière et elle nous rejoignit. Elle fronça les sourcils en regardant la chasseuse.
-Allison ? Ca va ?
Elle hocha vivement la tête. Une trace rouge commençait à apparaître sur sa joue. J'y étais peut-être allé un peu fort. Lydia, peu convaincue, me lança un regard.
-Alors Alice, c'était comment Chicago ?
Je souris.
-Fantastique. Je vous laisse, faut que je récupère mon horaire, ajoutai-je en leur faisant un clin d'oeil.
Lorna
-Scott ? Ca a pas l'air d'aller ?
Au vu du regard qu'il lui lança, Lorna comprit que Stiles venait de lui poser la même question. Il les regarda tous les deux.
-Je vais bien.
Elle échangea un regard avec Stiles.
-Je te crois pas, fit ce dernier. Ca t'arrive à toi aussi ? Tu vois des choses, pas vrai ?
Il lui lança un regard surpris.
-Comment tu les sais ?
Lydia et Allison les rejoignirent. La rousse croisa les bras.
-Parce que ça vous arrive à tout les trois.
-A tout les quatre, corrigea Lorna. On sait tous qu'Alice ne l'admettra pas, mais elle va mal aussi.
Ils se mirent en route vers le couloir principal. Allison fronça les sourcils.
-On l'a croisée ce matin, elle avait l'air d'aller bien.
-Elle t'a giflée, c'est pas rien, rétorqua Lydia en lui faisant les gros yeux.
-On parle d'Alice, c'est pas si surprenant que ça, marmonna Stiles.
Lorna regarda Scott, perplexe.
-Elle est revenue ? Quand ?
-Ce matin.
Lydia passa devant eux et poussa les portes du lycée. Cette situation l'amusait un peu trop aux yeux de Lorna.
-Voilà, voilà. Regardez qui n'est plus la seule cinglée.
-On est pas cinglés, objecta Allison, agacée.
Lydia s'arrêta et fit volte-face. Elle joignit les mains avant de faire une drôle de grimace.
-Hallucinations, paralysie du sommeil... Oui, c'est clair, tout va bien, ironisa-t-elle.
Scott regarda tout le monde.
-On est morts et on est revenus à la vie. Il doit forcément y avoir des effets secondaires.
Lorna hocha la tête alors que la sonnerie retentissait. Il y avait des effets secondaires, elle le savait. Mais elle n'était pas assez familière de la nécromancie pour savoir lesquels.
-On veille les uns sur les autres, d'accord ? fit Stiles avant de s'éloigner. Et Lydia, cache ta joie !
Alice
Je rejoignis la classe d'Histoire et parcourus la pièce des yeux. A peu près toutes les places étaient prises. Je repérai une place dans le fond, à l'avant-dernière rangée, juste devant une fille que je n'avais jamais vue. Scott et Stiles me décochèrent un sourire quand je passais à coté d'eux, mais je les ignorais. Je posai mes affaires sur le bureau et me laissai tomber sur ma chaise. Le professeur, un nouveau visiblement fit le tour des élèves du regard avant de sourire. Il avait l'air gentil et un peu idiot. Le genre de type dont on se foutait constamment de la gueule quand il avait notre âge.
-Bonjour tout le monde. Je m'appelle , je remplace votre ancien professeur d'Histoire.
...qui s'est fait égorgé par Blake, ajoutai-je mentalement.
-Je suis ici avec ma famille depuis trois semaines. Je suis sûr que vous connaissez tous ma fille, Kira.
Je fronçai les sourcils en entendant un rythme cardiaque accélérer brusquement. Je me retournai au moment où la fille derrière moi soupirait. Probablement ladite Kira.
-Ou peut-être pas. En fait elle ne m'a jamais parlé de quelqu'un de ce lycée, ni même amené un copain à la maison.
La fille derrière soupira à nouveau et laissa tomber bruyamment sa tête sur le bureau. J'avais vu juste. Tout le monde se retourna vers elle, tandis que le professeur ajoutait qu'il s'agissait bien de Kira. Elle releva la tête, gênée, et fit un vague geste de la main. Je me remis correctement et rencontrai le regard de mon frère qui fixait Kira. J'haussai un sourcil. Je connaissais ce regard. Il avait regardé Allison de la même manière la première fois qu'il l'avait vue. Je me souvenais parfaitement de ce jour-là. Forcément, c'était à ce moment-là que nos vies avaient commencé à dégénérer. Et puis l'odeur que Scott dégageait ne laissait aucune place au doute. Je plissai le nez. Cette fille n'était pas une Argent, alors je n'avais rien contre cette fois.
-Commençons par l'histoire des Etats-Unis au XXème siècle, fit .
En sortant du cours, je rejoignis mon casier, cette année à coté de celui de Stiles. Scott se tenait à coté de son meilleur ami et, quand je les rejoignis, Stiles considérait le verrou de son casier en fronçant les sourcils. Je claquai des doigts devant ses yeux.
-Stilinski ?
Il cligna des yeux comme s'il venait de se réveiller. Il tourna la tête vers moi et j'haussai un sourcil.
-Ca va, marmonna-t-il.
Je levai les yeux au ciel. C'est ça... Mais s'il ne voulait pas en parler, c'était son problème. Et maintenant c'était Scott qui bugait. Mais sérieusement qu'est-ce que j'avais fait pour mériter des potes pareils ?! Je me retournai pour suivre le regard de mon frère et constatai qu'il fixait -encore !- Kira qui le fixait en retour. Ca n'allait sérieusement pas recommencer comme avec Allison ?!
-Scott ! Tes yeux !
Je me tournai vers eux au ton pressé de Stiles.
-Quoi, mes yeux ?
-Ils brillent ! Arrête ça !
Je ricanai et croisai les bras.
-Ca se veut alpha et ça n'est même pas capable de contrôler la couleur de ses yeux.
Stiles me fit les gros yeux l'air de dire : "Tu crois vraiment que c'est le moment ?". Je lui répondis pas un large sourire. Scott baissa la tête et porta une main à son front.
-Je... je peux pas. Je peux pas le contrôler.
Comme je ne bougeai pas, Stiles soupira et obligea mon jumeau à baisser la tête avant de l'entraîner dans une salle de classe vide. Je remarquai que Kira fronçait les sourcils. Elle esquissa un pas dans leur direction. D'accord, c'était encore moi qui allais devoir m'occuper d'elle et la faire disparaître si elle apprenait des choses qu'elle ne devait pas savoir. Je grognai, m'attirant quelques regards surpris avant de la rejoindre. Je m'obligeai à lui sourire.
-Kira ! C'est bien ça, hein ? Tu t'appelles Kira ?
Elle acquiesça vaguement tout en essayant de suivre Scott des yeux. Je me plaçai en plein dans son champ de vision pour le soustraire à sa vue. Elle secoua la tête.
-Oui, c'est ça. Comment tu... ?
-Alice McCall. Je suis assise juste devant toi en Histoire.
Je jetai un regard par-dessus mon épaule pour vérifier qu'ils n'étaient plus dans le couloir. Qu'est-ce que je pouvais bien lui raconter pour la faire attendre un peu ? Oh, évidemment !
-Je vais pas passer par quatre chemins. Le gars que tu fixais et sur qui tu as très probablement craqué -ce que je ne comprends pas trop, mais soit-, c'est mon frère. Tu lui plais. Alors, donne-moi ton numéro comme ça je lui transmettrai. Parce qu'il est trop couillon pour même songer à oser te le demander lui-même.
Elle rit, l'air tout de même un peu gênée. Elle ouvrit la bouche, mais elle n'eut pas l'occasion de répondre. La voix de Stiles retentit dans mon dos.
-Alice ! J'ai besoin de toi. Vite fait !
Je soupirai et levai les yeux au ciel.
-Désolée. Ces deux crétins ne sont visiblement pas doués pour coller des antisèches tout seuls.
Je la plantai là sans qu'elle ne m'ait passé son numéro et rejoignis rapidement la classe où ils étaient entrés. J'y trouvais Scott, à moitié écroulé par terre, presque totalement transformé. Il essayait de convaincre Stiles et ne pas l'approcher.
-Reculez ! Je sais pas ce qu'il va se passer.
Nouveau soupir. Sérieusement ? Il avait dépassé le stade de la première année de loup-garou, il devrait savoir se contrôler. Je le rejoignis, attrapai son bras et le brisai sans aucun ménagement. Il grogna de douleur et tomba à genoux.
-Ca va mieux ? marmonnai-je.
Il lui fallut quelques secondes pour reprendre son souffle avant qu'il n'hoche la tête. Stiles nous regarda, l'air ébahi.
-La douleur nous rend humains, fit Scott.
Je grimaçai et sentis une vague de colère parcourir mes veines comme il citait Derek. Je secouai la tête. C'était Scott, pas Derek. Je n'avais aucune raison de lui en vouloir. Ou beaucoup moins en tout cas.
Stiles s'accroupit pour se mettre à la hauteur de mon frère.
-Scott... c'est pas juste dans notre tête. C'est réel. Ca commence à m'atteindre aussi. C'est pas seulement des cauchemars. Je fais des rêves où je dois carrément hurler pour me réveiller. Et parfois je sais même pas si je continue à rêver ou si je suis vraiment réveillé.
-Comment ça ?
Je retins un soupir. Cette conversation risquait d'être longue. Et je n'avais aucune envie de l'avoir, ni de les écouter se plaindre. Mais bon.
-Tu sais comment être sûr que tu rêves ? Tu peux pas lire dans tes rêves. Et ces derniers jours, j'ai de plus en plus de mal à lire, comme si je pouvais pas lire les mots, que je pouvais pas mettre les lettres dans l'ordre.
-Même là, maintenant ?
Stiles se releva et parcourut la classe des yeux. J'entendis son rythme cardiaque accélérer au fil des secondes.
-Je peux pas lire un seul mot.
-Elle a failli la tuer ?
Je suivis Scott et Isaac à l'intérieur de la chambre qu'ils partageaient désormais.
-Lydia aurait pris la flèche en pleine tête. Et Allison répète toujours la même chose. Elle dit qu'elle voit sa tante. Si j'avais pas été là, Lydia serait morte. Je sais pas ce qui vous arrive, mais ça devient grave.
En disant ça, Isaac me regarda avec insistance. Mes yeux devaient lancer des éclairs. Je savais ce qu'il voulait sous-entendre. Mais j'allais bien, je me tuais à lui répéter. Malheureusement, Scott saisit notre échange silencieux. Il me lança un regard soucieux.
-Et toi ? Tu vas bien ?
-On ne peut mieux, marmonnai-je. Arrêtez de tous penser qu'il va m'arriver quelque chose et que je vais aussi commencer à perdre la tête ! Je ne me suis pas sacrifiée au néméton, leur rappelai-je en détachant chacun de mes mots.
-Non, mais tu es morte aussi. Et autant de temps que nous, si pas plus. Ca doit jouer.
Je lui fis les gros yeux.
-Je vais parfaitement bien. Et contrairement à Allison je n'ai failli tuer personne.
Les deux loups-garou échangèrent un regard.
-Et Derek ? fit Scott.
Je dus me retenir de lui hurler au visage que je n'avais pas "failli le tuer par inadvertance" comme Allison avec Lydia. Je voulais tuer Derek. Et j'y serais arrivée s'il n'était pas intervenu. Mais ça n'allait servir à rien de débattre là-dessus maintenant.
-C'était il y a deux semaines ! plaidai-je.
Isaac croisa les bras.
-Et le gars de Chicago, on en parle ?
Je serrai les poings pour lutter contre ma première pulsion qui aurait été de lui sauter dessus et de l'égorger. Au lieu de quoi, je me contentai de grogner et de le fusiller du regard.
-Il n'a presque rien. Juste un bras cassé. Et ce n'était même pas une fracture ouverte. Alors de là à dire que j'ai voulu le tuer...
C'était le cas. Je ne l'admettrai pas, mais c'était le cas. Isaac haussa un sourcil, l'air de dire "Veux-tu vraiment avoir cette conversation à nouveau ?" Le regard de Scott se posa alternativement sur nous deux.
-C'est quoi cette histoire ?
-Rien du tout, marmonnai-je en me levant.
Je bousculai Isaac pour pouvoir passer. Mais, même si je la possédais depuis trois semaines, je ne maîtrisais toujours pas ma nouvelle force et envoyai le blond valdinguer contre le mur. Je ne pris pas la peine de m'excuser et continuai mon chemin. Je croisai ma mère qui me jeta un regard scandalisé.
-Alice, c'est pas vrai ! Cette maison n'a pas le pouvoir surnaturel de guérir. Alors, ménage-la un peu.
-Désolée, grommelai-je avant de claquer la porte de ma chambre.
-OK, qu'est-ce qui arrive à quelqu'un qui, après avoir vécu une expérience de mort imminente a des visions ? fit Scott.
Nous étions assis à une table dans la cour du lycée. Officiellement, nous étions là pour aider à comprendre ce qui arrivaient à Allison, Scott et Stiles, et y trouver une solution. Officieusement, je n'avais pas compris pourquoi il était nécessaire que je vienne hormis pour faire de la figuration.
-... et qui est incapable de savoir ce qui est réel ou pas ? ajouta Stiles.
-... et qui est hanté par des visions démoniaques de ses proches décédés ? termina Allison.
-On les enferme tous parce qu'ils sont cinglés.
Je décochai un sourire mielleux à Isaac.
-Et après on te fait les yeux doux pour pouvoir sortir.
J'haussai les sourcils devant leurs regards surpris. Je pensais qu'ils le savaient. Oups. Lorna soupira et leva les yeux au ciel.
-Isaac, tu pourrais au moins essayer de faire semblant de nous aider.
-J'ai été enfermé dans un congélateur la moitié de mon enfance, alors aider les gens c'est nouveau pour moi.
-Tu vas encore nous soûler longtemps avec ça ? marmonna Stiles.
-Oui, oui, il y a des chances.
J'haussai les sourcils lorsque la fille du cours d'Histoire sur qui Scott bavait, Kira machin-truc se planta devant notre table.
-Euh salut, désolée je... J'ai pas pu m'empêcher d'écouter ce que vous étiez en train de dire.
J'étouffai un ricanement lorsque Scott se redressa pour regarder Kira. Celle-ci reprit, l'air gêné. Vu l'odeur, il n'y avait pas que l'air.
-Je crois savoir de quoi vous voulez parler. Il y a un mot tibétain pour ce genre de choses. Ca s'appelle Bardo. Ca signifie littéralement "état intermédiaire". L'état entre la vie et la mort.
Lydia pinça les lèvres et leva la tête vers elle.
-Et toi tu t'appelles comment ?
-Kira, répondit Scott, à la surprise générale.
La concernée rougit légèrement et tout le monde regarda Scott. Je levai les yeux au ciel.
-Détendez-vous, il est pas encore devenu devin. Elle est avec nous en Histoire.
-Tu parles du bardo dans le bouddhisme tibétain ou indien ? demanda Lydia.
-Les deux, je pense. Mais tout ce que vous venez de dire, ça arrive pendant le bardo. Il y a plusieurs états successifs. T'as des hallucinations que tu vois ou que t'entends. Et tu peux être visité par des divinités pacifiques ou en colère.
-Des divinités en colère ? répéta Isaac en me jetant un regard. Et, elles sont comment ?
-Euh... comme des démons.
Stiles eut l'air surpris.
-Des démons ? Pourquoi pas...
Je regardai Isaac et retins un sourire. Nous avions fait à peu près la même tête quand Crowley s'était présenté comme tel.
-Tu dis qu'il y a plusieurs états successifs, fit Allison, alors quel est le dernier ?
Kira haussa les épaules.
-La mort.
Ils se décomposèrent. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.
Voilà encore un semestre qui s'annonçait joyeux.
Alors... Alice ?
Elle qui veut jouer les entremetteuses... c'est du beau !
Normalement la deuxième partie arrive demain, mais au cas où j'oublierai, je vous souhaite déjà un Joyeux Noël !
Bises Psychotiques,
Luna
