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Après un mois de beug où je n'arrivais pas à poster, j'y parviens enfin! Je suis donc désolée pour l'attente...


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Chapitre 2 : … Craint l'eau froide.

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« Si les murs pouvaient parler, hein ? »

Elle ne reçut de lui qu'un petit reniflement d'amusement.

Ils étaient assis sur la tour de guet avec leurs jambes ballantes sur le côté, donnant des coups de pieds dans l'air comme un couple d'enfants. La lune était presque pleine au-dessus de leurs têtes, éclairant la cour à peu près aussi clairement que s'il faisait jour. Avec la prison dans son dos, elle pouvait voir quelques rodeurs errant qui s'agrippaient à la clôture mais leurs gémissements étaient à peine audibles à cette distance.

Il l'avait évité elle aussi bien que tous les autres depuis les quelques derniers jours. À sa connaissance, Rick n'en avait pas dit un mot aux autres, mais ça n'avait pas empêché Daryl de se fondre dans un profond mutisme et d'afficher une mine renfrognée. Ses visites nocturnes lui avaient manqué puis elle avait finalement réalisé qu'elle allait devoir prendre les choses en main si elle voulait en revenir là où ils s'étaient arrêtés.

La tour de guet était la meilleure place pour le coincer. C'était plus difficile de s'enfuir.

« Je crois que je comprends pourquoi Glenn et Maggie aiment se réfugier ici si souvent, » dit elle avec un sourire, jetant un regard du coin de l'œil en direction de Daryl.

Il haussa les épaules, « le seul endroit aux alentours avec un minimum d'intimité. »

« Mmhmm, » murmura-t-elle en guise de réponse, en s'humidifiant les lèvres, « et nous en avons tous besoin ces derniers temps. »

Ses yeux pivotèrent dans sa direction, et il rougit légèrement lorsqu'il constata qu'elle lui souriait.

« Tu ne penses pas ? » Demanda-t-elle avec espièglerie, en se penchant vers lui, jusqu'à ce que ses bras nus frôlent ceux de Daryl.

Il déglutit difficilement, puis après un moment, acquiesça, « j'imagine que oui. »

Elle s'avança à nouveau contre lui, attirée cette fois par la chaleur de sa peau et les petites étincelles qu'elle sentait chaque fois qu'ils se touchaient. A sa grande surprise, il se pressa également contre elle. La pression de son poids contre son corps la fit encore davantage sourire.

Elle pouvait sentir ses muscles tendus, crispés sous sa peau. Sans vraiment réfléchir, elle posa sa tête sur ses larges et rigoureuses épaules. Elle le sentit se raidir à ce contact, le souffle coupé, avant qu'il ne se détende en expirant rapidement par le nez, provoquant un son qui ressemblait presque à la répression d'un rire.

« C'est une agréable nuit, n'est-ce pas ? » Demanda-t-elle tranquillement.

Elle l'entendit prendre une profonde inspiration avant de murmurer à l'affirmative. Son corps s'ébranla un tant soit peu alors qu'il secouait ses pieds devant lui, regardant fixement le bout de ses bottes abîmées sous le clair de lune.

« J'espère que nous pourrons rester ici pour toujours, » ajouta-t-elle, en frottant son visage contre le tissu rugueux de son tee-shirt.

Ça avait un peu l'odeur de sa sueur mais ce n'était pas déplaisant. C'était masculin, fondamental.

« Ah oui ? » Demanda-t-il d'une voix enrouée, en tapant ses pieds l'un contre l'autre.

Elle fit oui de la tête contre lui, puis tira sur les pans de son haut effiloché pour dégager ses épaules et enfoui son nez dans le creux de son cou. Puis elle pressa ses lèvres sur son épaule pour y déposer un baiser.

Sa tête se figea soudainement tandis qu'il la regardait du coin de l'œil. Ses pieds avaient subitement cessé toute agitation et étaient retombés droits.

Elle croisa son regard puis redéposa ses lèvres dans sur ses épaules. Sa peau était salée sous sa langue, mais elle avait également un gout de sucré terriblement alléchant.

Elle ne pu s'empêcher de glousser en voyant tout son visage s'adoucir et un authentique sourire amusé s'étirer, « Tu as un penchant pour les épaules ou quelque chose du genre, femme ? »

« Eh bien, les tiennes sont vraiment plaisantes. »

Un autre baiser et puis il enroula ses bras autour d'elle, l'attirant encore plus près de lui. Elle se laissa guider jusqu'à ce que ses lèvres se pressent contre les siennes. Puis il releva prestement son menton, s'éloignant de ses lèvres.

Ça avait été tellement rapide et léger comme une plume qu'elle n'était même pas sûre que cela fût vraiment arrivé. Cependant l'expression sur le visage de Daryl indiquait clairement que c'était le cas. Il se tenait droit et son regard fixait attentivement un point devant lui, mais elle pouvait voir ses yeux briller sous le clair de lune, ses lèvres étaient serrées ensemble comme s'il essayait de réprimer un sourire.

Il agrippa fermement Carol à la taille, ses doigts étaient comme du charbon chaud à travers le coton usagé de son tee-shirt.

« C'était bien, » dit-elle, essayant de garder une voix platonique.

Il acquiesça d'un rapide mouvement du menton avant de basculer sa tête en arrière pour regarder la lune au-dessus de leurs têtes. Elle inclina sa tête vers lui, ses lèvres se s'écartèrent de désir. Mais il ne semblait pas soupçonner quoi que ce soit. Il se contentait de scruter le ciel avec une telle intensité qu'elle s'imaginait qu'il était peut être en train de méditer sur le sens de la vie.

Alors elle glissa sa main sur sa joue, caressant la rudesse de sa peau du bout de ses doigts, puis le força à tourner sa tête vers elle.

« Embrasse moi encore. »

Les yeux de Daryl balayèrent son visage pendant un petit moment avant de s'arrêter sur ses lèvres. Là, il inclina sa tête et couvrit la bouche de Carol de la sienne. C'était encore un furtif baiser, mais cette fois, elle glissa sa main à travers ses cheveux, l'agrippant pour le garder en place contre elle.

Ses bras se resserrèrent autour d'elle, ses mains lui agrippant les hanches. Et elle le laissa prendre les rennes pour la première fois, le laissa trouver son chemin jusqu'à ses lèvres et sa langue avides. C'était un peu hésitant, un peu incertain, mais il prit rapidement confiance et bientôt elle se retrouva à soupirer contre sa bouche, ses doigts se crispant dans le cuir chevelu de Daryl. Ce dernier, quant à lui, lui caressait tendrement le visage comme s'il s'agissait de la chose la plus délicate qu'il n'est jamais tenu en main.

Elle remonta complétement ses jambes du rebord, tournant son corps pour lui faire face, quand il y eut un soudain claquement provenant du portail. Le bruit de métal grattant l'acier était si sonore dans cette tranquille nuit qu'ils bondirent tous deux de surprise. Les dents de Daryl mordirent accidentellement la lèvre inférieure de Carol, qui réprima un gémissement de douleur.

Elle rechercha désespérément la source du bruit, craignant le pire, et constata qu'il s'agissait simplement d'un rodeur particulièrement grand, habillé d'une salopette, qui se jetait de lui même contre le grillage à répétition. Les grognements du rodeur leur parvinrent, se joignant au cliquetis du grillage. A force d'appuyer autant son poids, la créature allait finir par faire sauter les gonds de la clôture.

Ils ne purent pourtant s'empêcher de laisser échapper un rire essoufflé. Leur brusque montée d'adrénaline et de désir les avait laissé un peu étourdi.

« Je… Hum… Je ferais mieux de m'occuper de lui, » murmura Daryl, en lui tapotant les genoux avant de se redresser sur ses pieds.

Elle acquiesça, le regardant ramasser son arbalète et lui donna un dernier petit signe de tête avant qu'il ne disparaisse.

Elle passa sa langue sur ses lèvres, sur sa bouche gonflée, et sentit le métallique et fort goût du sang.

La porte s'ouvrit en dessous de la tour de garde et elle le vit avancer à grand pas et avec détermination à travers la cour vers le portail. Le clair de lune scintillait sur la lame qu'il tenait en main alors qu'il avançait sur sa proie. Même du haut de son perchoir, elle pouvait voir son corps se tendre d'anticipation à l'idée de plonger cette lame à travers le crane pâteux de l'énorme rodeur.

Elle pouvait aussi voir à quel point ses fesses étaient plaisantes à contempler, même dans son crasseux et trop ample jean.

Elle soupira, éventant, de ses mains, ses joues encore brulantes. Peut-être que c'était stupide de penser ainsi en de tels instants, surtout après que leur intention ait tourné court. C'était à nouveau une infructueuse tentative. Ils n'arrivaient tout simplement pas à avoir de pauses, de vrais moments pour eux. Si ce n'était pas quelque chose, alors c'en était une autre.

Peut-être était-ce un signe, un quelconque présage ? Peut-être que quelqu'un là haut essayait de le dire que ce n'était pas ainsi que cela devait se passer ? Peut-être devait-elle juste laisser tomber ?

Elle laissa son regard dériver une dernière fois sur l'arrière de Daryl et sur ses courbes musclées tandis qu'il se baissait. Elle pouvait s'imaginer l'agripper de ses deux mains, l'attirer à elle toujours plus proche, le déshabiller et le laisser aller en elle, encore et encore et encore…

Peut-être pouvait-elle lui donner encore une autre chance.

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À suivre...

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J'espère que l'idée vous plait toujours autant et que vous ne mourrez pas trop de frustration ;) À bientôt.

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