Coucou ! Nouveau chapitre. Petit flash-back. Il y en aura quelques fois dans cette fanfiction, comme il y en a dans la série Forever.

Comment Henry est-il arrivé là ?


Chapitre 2

20 ans plus tôt.

Le médecin légiste Henry Morgan était assis à son bureau, à côté de la morgue. Un beau bureau, tout en boiseries.

Le lieutenant Jo Martinez poussa la porte de verre qui séparait les deux lieux. C'était une belle femme, avec des yeux de biche noirs, et des cheveux blonds cendrés.

" Bonjour Henry ! Comment allez-vous aujourd'hui ? lui demanda-t-elle.

- Bien, j'ai vu.. "

Un tremblement ébranla le bâtiment. Les lumières vacillèrent.

" C'était quoi ça ? " s'inquiéta Jo, tandis qu'ils accourraient dans la morgue où les employés essayaient de ranger les instruments et les corps en prévisions d'une nouvelle secousse.

" Je ne comprends pas, s'interrogea le docteur Morgan. Il n'y a jamais eu de si grosses secousses à New-York et encore moins à Manhattan ! "

Il y eu un nouveau tremblement et les lumières s'éteignirent définitivement.

Un officier de police déboula de la porte qui menait à l'escalier.

" Manhattan est assiégé par les Votans ! Nous sommes bombardés ! "

Ce fut son dernier mot. La dernière chose que quasiment tout le monde de cette pièce entendrait.

Car c'est à ce moment précis qu'une bombe explosa sur le commissariat, détruisant tout.


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Abraham sentit lui aussi les secousses ébranler ses vieux os. Il attrapa le téléphone pour appeler Henry, mais le courant se coupa avant qu'il n'ait fini de composer le numéro. Il sortit dans la rue, devant sa boutique d'objets anciens. Il vit que bien plus loin, une bataille faisait rage. Les trous qu'avaient laissé les bombes fumaient.

" Non de Dieu ! Qu'est-ce qui se passe ? "

Il vit Henry qui accourrait vers lui, vêtu de la tenue d'un joggeur où il y avait du sang.

" Henry ? Est-ce que ça va ? l'interrogea-t-il.

- Abe ! Rentre à l'intérieur ! Vite ! " lui ordonna-t-il.

L'intéressé le suivi au sous-sol, dans le bureau du docteur. Ils refermèrent la porte blindée qu'ils avaient installé depuis qu'il y avait ces risques de guerre, avec l'arrivée des extraterrestres.

" Henry ? le questionna à nouveau Abraham.

- Tout le monde est mort Abe...

- Où ?

- Au commissariat...

- Toi aussi ?

- Moi aussi... Quand je suis sorti de l'East River, j'ai trouvé un joggeur mort sur le trottoir... J'ai un peu honte de moi, mais ses vêtements me serviront plus qu'à lui...

- Quand tu dis tout le monde... C'est vraiment tout le monde ?

- Oui... Tout mes collègues qui travaillaient aujourd'hui... Jo... "

Il s'effondra en larmes dans les bras d'Abraham. Et dire que les dernières choses qu'il lui avait dites n'étaient que des banalités !

Mais il les sécha vite. Vivre dans le présent. Pour l'instant, seul son fils devait compter à ses yeux. Il devait à tout prix le sauver.

" Abe, il faut qu'on sorte de là. Ils ont dit que la ville avait été assiégée...

- Mais comment partir ?

- Je ne vois qu'une solution. Les égouts. Allons préparer nos affaires. "

Il se dirigea vers la porte.

" Attends ! Henry ! Tu es sûr de toi ?

- À cent pourcent, " lui répondit celui-ci en hochant la tête.