Un sourire aperç u derriè re une cagoule noire...Un mangemort. Hermione sentit un souffle glacial la parcourir en un instant. Il était tout prè s, elle en était sûre, délicatement elle tenta d'attraper sa baguette dans sa poche arriè re mais une main la retint. Levant les yeux, elle vit deux billes d'argent la regarder avec tendresse puis un éclair vert. Trop tard...

Tombant de son lit, Hermione se réveilla en sursaut ; les yeux en larmes, quelques gouttes dans son dos brûlant et la respiration saccadée. Ce n'était qu'un rê ve pensa-t-elle tout en tentant de se rassurer, calme toi...
Elle vérifia que sa meilleure amie dormait encore puis voyant que c'était le cas, elle chercha sa montre à tâtons qu'elle ne trouva qu'au bout de dix minutes faute d'avoir défait tout son lit à s'agiter. 5h20. C'était tôt mais au moins elle aurait la salle de bain pour elle toute seule. Apr ès une douche bien méritée, elle se maquilla trè s lég èrement et enfila un jean et un T-shirt. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Hermione se demanda alors combien de temps passaient des filles telles que Pansy à se préparer. Au moins trois bonnes heures pensa-t-elle en rigolant discrê tement.
Descendant les escaliers en faisant le plus attention possible pour ne pas réveiller les autres, elle prépara ensuite du thé et les tartines pour le petit-déjeuner. Il était convenu qu'il devrait partir à 10h pour ê tre à 11h à la gare mais s'ils ne se dép êchaient pas ils seraient bientôt en retard. Rê vassant en mangeant sa tartine elle ne vit Harry que lorsqu'il s'assit à côté d'elle ce qui l'a fit sursauter et lâcher par la mê me occasion ce qu'elle avait dans la main dans sa tasse. Elle soupira puis voyant la moue désolée de son ami elle sourit et l'embrassa sur la joue.
- As tu bien dormi ? lui demanda-t-il en baillant.
- Mieux que toi j'ai l'impression.
- C'est encore ces maudits ronflements, je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit...
- Je ne savais pas que tu ronfler s'esclaffa-t-elle, j'ai pourtant dormi avec toi la semaine derniè re et je n'ai rien entendu.
- Nan Hermy ce n'est pas moi mais Ron, c'est carrément insupportable dit-il en rigolant.
- Je n'ai pas ce problê me avec Ginny.
- Et toi alors ? J'ai entendu l'eau coulée, pourquoi t'es tu levée si tôt ma marmotte ?

Mais Hermione n'eut pas le temps de répondre qu'une Mme Weasley hurlait déjà dans la cuisine pour que tout le monde arrive à l'heure.
Malgré tous les efforts de Molly, ils durent courir pour arriver à leur train qui se préparait déjà à partir. Aprè s des promesses de lettres et des derni res embrassades, le trio accompagné des frè res et de la soeur de Ron s'installè rent confortablement dans le train. La premi re heure se passa plutôt bien: Ron et Harry parlait de quidditch pour ne pas changer, Ginny lisait un article dans le Chicaneur sur les réformes de Gringotts, les jumeaux parlaient de leurs affaires et Hermione re pensait à ses vacances.

Mais la bonne ambiance paisible fut bientôt troublée par une arrivée surprenante. En effet Blaise Zabini, un ami de Malefoy, arriva et tout se gâta :
- Les préfets en chef sont attendus dans le dernier wagon annon ça-t-il devant la porte.
- Ok, dégage maintenant répliqua Harry.
- Je n'aime pas comment tu me parles Potter, n'oublie pas que les couloirs ne sont pas toujours sûrs répondit-il un sourire aux lè vres.
- Ah oui ? Et bien vas-y je t'en pris commence tout de suite le boulot.
- Ne me tente pas Potty...
- Bon vous n'allez pas commencer ! On est à peine parti que vous vous cherchez déjà ! s'exclama une Ginny furieuse.
- D'accord mon ange rigola-t-il mais si ton frère se bouge pas Drago va me faire ma fê te et...
- Ne l'appelle pas comme ç a ! la défendit alors Fred où c'est moi qui vais te faire ta fête.
- Oh c'est bon, allez Weasley bouge !
Une fois Ron parti, tous les regards se tournè rent vers une Ginny écarlate.
- Qu'est ce qu'il a à t'appeler comme ça lui ? la questionna George.
- Je ne sais, tu n'as qu'à lui demander toi mê me répliqua-t-elle d'une mani ère assez froide.
- Bon je vois que tout le monde est de bonne humeur aujourd'hui... Harry ? Fred ? ça vous ne direz pas d'aller voir Lee et Seamus dans les wagons d'à côté.
- Oh que si !répondirent-ils en choeur.

Bien que les gar çons soient partis, Hermione ne savait comment aborder son amie. Elle s'était replongée dans sa lecture depuis bientôt dix minutes et ne cessait de fulminer. Finalement elle se décida de ne pas intervenir dans les affaires de son amie, si elle voulait lui parler, elle le ferait. Cependant plus elle y pensait plus elle s'inquiétait pour Ginny, elle était si douce si gentille et surtout si vulnérable. Mais elle sorti vite de ses pensées lorsque la Miss Weasley lui adressa enfin la parole :
- Hermione, je peux te poser une question ? Mais promets- moi de ne pas te mettre en colè re.
- Oui répondit-elle vaguement faisant semblant de lire son livre de potions qu'elle connaissait par coeur.
- Est ce que mon frère te plaît ?
- Ginny...je...
- Non Hermy ! Réponds- moi franchement s'il te plaît.
- Je suis désolée, mais ton fr ère n'est qu'un ami pour moi et je ne compte pas sortir avec lui...
- Ah Bon ?... Voilà qui vient compliquer lég rement les choses.
- Pourquoi ?
- Et bien je croyais que tu...Enfin que tu l'aimais quoi ! Et je l'ai convaincu de te demander d'aller avec lui au bal de rentrée...grima ça-t-elle.
- Quoi !
- Je suis vraiment désolée Hermy, je pensais que...
- Et bien tu pensais mal !

Sur ce, elle quitta le wagon en claquant la porte derriè re elle. Non mais franchement pensa-t-elle, j'y crois pas qu'est ce qu'ils ont tous à se m êler de ma vie en ce moment ! Elle fulminait tellement qu'elle ne vit qu'au dernier moment qu'une personne sortait d'un wagon et qu'elle la percuta de plein fouet.
- Oups désolée répondit-elle en se relevant.
- Granger ! Quand apprendras-tu à regarder la où tu vas ? répliqua Pansy s èchement.
- Oh ce n'est pas le moment toi !
Pansy resta scotchée, comment une sang de bourbe osait lui parler sur ce ton ? Pff le monde n'est plus ce qu'il était...
- Bon, quand tu auras fini de m'insulter dans toutes les langues que tu connais, surment une seule, tu pourras te pousser ? lui demanda Hermione rouge de colè re.
- Mais pour qui tu te prends toi !
- Pour ce qu'elle n'est pas rigola Théodore Nott qui avait pris place à côté de Parkinson.
Hermione soupira, ce n'était vraiment pas son jour.
- Te serais-tu perdu Granger ? continua-t-il.
- Et toi alors ? répliqua-t-elle.
- Je t'ai posé une question alors réponds !
- Oh et puis...
- Quoi ? demanda-t-il en se rapprochant d'elle dangereusement sous l'oeil amusé de Pansy.
- Dégage Nott ! intervint Fred qui arrivait en courant à côté d'Hermione.
- Fred ? Pourquoi cours-tu ? Tu sais, je sais me défendre et...
- Des détraqueurs s'approchent du train, tout le monde dans les wagons ! hurlè rent les professeurs qui s'approchaient à grands pas.

Vite elle courut avec Fred jusqu'à leur wagon et alla s'asseoir pr ès de la vitre. Malgré l'épais brouillard, elle put voir de grandes ombres noires, puis au loin de nombreux patronus se dirigeant droit vers eux. Ouf, au moins les professeurs avaient la situation en main.
Aprè s une bonne heure d'attente, le train redémarra enfin. Durant ces soixante minutes, personne n'avait parlé ou mê me osait bouger. Redoutant qu'ils arrivent jusqu'ici. Redoutant qu'ils aspirent la vie de quelqu'un. Redoutant qu'ils tuent.