Le lendemain de la visite du beau blond, Jim déduit qu'il avait fait son travail plus que correctement et s'accorda une journée de repos.
Le brun s'enferma dans sa chambre à double tour et se mis à son bureau. Il saisit sa plume et son encrier et commença à écrire sur son papier vieillis, trop souvent abandonné au fond d'un tiroir.

Cher Sebastian Moran,

Je ne puis attendre plus longtemps de vos nouvelles.
C'est ainsi que je vous écris de ma chambre encore imbibée de votre délicieuse fragrance.
Hier encore vous n'étiez rien, un homme de passage, un client parmi tant d'autres et voilà qu'aujourd'hui, ô bourreau majestueux, vous êtes le fantôme qui hante mes nuits. Pourquoi tourmenter un être de ma prestance et de ma grâce ? Je suis persuadé que de votre côté, tant d'opportunités de jouissance vous sont offertes.

Cependant, à qui penserez-vous lorsque vous serrerez le corps de cette belle ingénue qui se glissera entre vos cuisses, l'endroit où j'étais il y a de ça un coucher de soleil ?

Tous les mots que vous m'avez dit et qui m'ont tant touchés, allez-vous les lui murmurer ?

Moi, jamais je ne pourrais oublier la passion que j'ai pu lire dans vos yeux.

Ne croyez pas ici que ce soit un jeu d'égocentrisme, bien loin de là. L'homme que j'étais avant, avant votre rencontre, aurait surement fait de cette faiblesse un atout pour vous faire chuter et vous humilier. Mais il n'en est plus rien, Ô Soldat du cœur. Mes yeux que vous aimez tant apparemment, se sont détournés de ma page quelques secondes et se sont posés sur un reflet si familier mais pourtant bien différent. Ce visage qu'ils ont eu l'habitude d'estimer pendant 20 longues années n'est plus qu'une esquisse de souvenir. Tout à changer et ce grâce à vous.

Ce matin, j'ai, comme à mon habitude, revêtu ma tenue de scène, la même avec laquelle je vous ai accueillis. Figurez-vous que mêmes mes doigts n'ont reconnut le grain de ma peau. Certes, ce sont les autres qui ont pour habitude de l'effleurer mais pendant une certaine période de notre vie, nous avons tous eu l'occasion de l'explorer par nous-même, un premier voyage d'initiation. Et bien aujourd'hui, j'ai rebrousser chemin et je dois apprendre à l'apprivoiser encore une fois.

Depuis votre visite j'ai décidé qu'avec les autres je « baiserai » et avec vous je « ferai l'amour ».

C'est sans doute idiot de penser qu'en croisant simplement un regard on peut tomber sous le charme immédiat d'une personne sans même connaître son identité, mais moi j'y crois. J'y crois depuis vous.

C'est pour cette raison qu'il me tarde de retrouver vos bras et de pouvoir retrouver ses sensations que vous m'avez offertes.

Revenez-moi vite.

Tendrement et pour toujours à vous,

Votre Jim.

PS : veuillez donc excuser la niaiserie de cette missive mais je ne pus m'en empêcher. Mais après tout, c'est ce que les amants font, non ?

Le libertin plia la lettre et ne put se retenir d'y déposer un baiser dessus. Il trouva cet acte pathétique et se dit qu'il devra surveiller ses façon avant de la glisser dans une enveloppe .Il y apposa son cachet personnel.

Le brun inscrivit à la plume l'adresse de sa maison close et sur le devant celle que lui avait donné le soldat avant de se précipiter vers la porte, cachant la missive dans un pan de sa tenue.

Lorsqu'il sortit de son antre, il tomba nez à nez avec Adler, son regard d'une noirceur inquiétante

« Que puis-je faire pour vous Miss Adler ?» lui demanda de façon rhétorique le jeune éphèbe

« Sans doute pourrais-tu, Ô roi de l'impertinence, retourner à tes fonctions d'homme de joie ? tenta de se contenir la brune qui avait dû calmer la rage de certain client devant l'absence et le refus de leur Diva préférée.

« C'est si agréablement demander que je me dois de réfléchir à cette proposition !

« Jim Moriarty. Au lit, PRESTEMENT.»

« Oui oui, tout de suite ! » répondit Moriarty sur un ton agacé, avant de claquer des doigts.

Une jeune femme approcha et Jim profita de la disparition de sa patronne pour lui glisser la lettre dans les mains

« Tu sais ce qu'il te reste à faire Molly. Maintenant cours et n'en parle à personne où je te fais écarteler.»

« B-Bien, maitre Jim »

Le brun regarda la jeune femme s'éloigna avec un léger petit sourire aux lèvres. Il se retourna alors vers l'amas d'aristocrate qui bavaient devant ses lignes parfaites, légèrement dissimulé par la tulle, et leur adressa :

« Bien messieurs, par qui vais-je commencer ? »

La servante de la Diva fila à toute allure par la porte de dernière quand tout à coup, elle fut stoppée par un bras recouvert d'un drap blanc et tout aussi riche que celui de son maitre :

« Ma chère Molly, où courez-vous donc comme ça ?» la questionna le grand aux boucles brunes

« U-Une course pour Maitre Jim, balbutia-t-elle d'une voix fluette»

Holmes la scanna des yeux et saisit son bras qu'il mit à sa hauteur.

Il scruta l'enveloppe un instant avec rictus fendillant ses lèvres. Il relâcha le bras de la petite et s'excusa du dérangement avant de retourner dans ses quartiers, non sans un claquement de drapé, donna une allure des plus dramatique à sa sortie. La châtain le regarda s'en aller, les joue légèrement rosées par le contact qu'elle avait eu avec l'homme quelques secondes auparavant avant de se remettre en route.

Pendant ce temps-là, son maitre était affairé à satisfaire deux de ses clients qui avaient jugé leur attente trop longue pour gouter au service du « majestueux » chacun leur tour.

Il avait connu ce genre de chose, le sexe à plusieurs, mais il devait se l'avouer que cette fois ci, c'était bien trop ennuyeux. Il se laissa écarter les jambes sans broncher, lâchant de temps à autre des soupirs flattant l'égo de ses messieurs. Heureusement qu'ils étaient de grand aristocrates.

Une fois le plaisir prit et les pièces accompagnées des offrandes récupérées, Jim eu à peine le temps de se refaire un semblant de beauté avant que trois autres hommes ne viennent taper à sa porte, recueillant ses services contés comme les plus satisfaisants de tout le pays.

Ce défilé d'assoiffés de chair continua jusqu'à tard dans l'après-midi. C'est ainsi que vers 17h , il se laissa retomber sur ses draps encore froissés de sa dernière commission et ferma un instant les yeux, une main dans ses mèches ébène.

Jim se rendit compte que cette journée fût l'une des plus chargées de toute la semaine et il vînt à se questionner sur le dopant qui avait réussi à le faire tenir.

La réponse était très simple.

L'espoir. L'espoir de revoir son Colonel, l'espoir qui le reprenne encore une fois, qu'il revienne l'aimer. Il était perdu dans ses souvenirs quand tout à coup la jeune femme envoyée pour une course quelques heures plutôt apparu dans l'encadrement de la porte de la Diva.

« Molly, mon enfant ! Je ne t'attendais plus ! » Se leva-t-il, un sourire radieux aux lèvres.

La dite Molly se cacher les yeux devant la nudité de celui qui l'employait et lui expliqua que sa lettre avait bien était envoyé. Jim, oubliant sa simplicité de tenue, la serra dans ses bras et posa deux baisers sur ses joues rouges pivoine.

Puis, il fila à la salle de bain pendant que quelques une de ses servantes s'affairaient à remettre ses quartiers en ordres.

Après sa toilette, il descendit rapidement au rez-de-chaussée pour récolter l'humeur du soir. Adler était aux anges. La journée avait été parfaite. Il n'avait jamais fait un aussi bon chiffre d'affaire que ce jour-là. Si bien qu'elle donna à sa starlette un complément de ce qu'il avait pu recevoir. S'enorgueillissant une fois de plus d'un tel geste, Moriarty adressa à Sherlock un sourire mesquin avant de remonter dans sa chambre.

Ce soir-là, on lui avait donné le droit au repos, ce qui fit faire grise mine à la plupart des clients mais qui donna plus le sourire au brun. Dieu qu'il aimait être indispensable mais surtout … surtout aimait par quelqu'un sur cette planète. Il n'eut aucun mal à s'endormir ce soir-là, assommé par les efforts qu'il avait dû fournir ce jour-là. Il se pris à imaginer le visage de son aimé, lisant sa missive.

Une semaine passa sans la moindre encombre.

Tous les jours, la catin faisait surveiller le service des postes, guettant sa réponse. C'est alors, qu'au matin du troisième jour, une de ses boniches lui apporta une enveloppe qui lui arracha presque des mains. Une fois de plus le brun à la peau blanchâtre et à la beauté indiscutable s'enferma dans sa chambre. Il s'assit confortablement sur sa couche à baldaquin et pris une grande respiration. Il ouvrit l'enveloppe de manière très solennelle après s'être imprégné une première fois de sa charmante écriture. Jim enleva le cachet de cire et une vague de parfum de cannelle et autres épices envahis sa chambre. Le prostitué déplia doucement le feuille et la colla contre son cœur l'espace d'un instant. Puis il entreprit de rétablir le lien avec son soldat perdu quelque part dans le monde :

Cher Jim, mon joyau personnel

Quelle charmante surprise que de trouver une de vos lettres parmi les insignifiants papiers que je reçois d'ordinaire.

Je dois bien vous avouez que je n'en attendais aucune. Vous devez l'avoir compris, je suis un homme un peu trop spontané et j'eu peur, lorsque je vous ai quitté, de vous avoir chiffonné avec mes manières. Mais telle n'est pas mon agréable étonnement en constatent que ce fut bien le contraire.

Vous ne pouvez-vous figurer la joie que cette réaction qui est la vôtre me prodigue. Mes hommes m'ont littéralement pris pour un alité en voyant ma mine lorsque j'ai découvert votre pli. Un sourire qu'ils n'avaient pas l'habitude de me voir s'est directement calqué sur mes lèvres à qui les vôtres manques terriblement. Sachez donc, Ô grand maitre de mes songes, que jamais je ne puis oublier ce que nous avons pu nous échanger. De nos caresses à nos paroles, tout restera graver en moi pour toujours.

Sachez aussi que depuis le jour où j'ai croisé vos splendides iris (et je vous le confirme, j'en suis fou) je ne puis regarder d'autres hommes ou d'autres femmes. Pourquoi donc regarder dans une autre direction alors que dans mon champ de vision se trouve la perfection ? Je ne puis plus aimer ni partager la couche de quelqu'un d'autre que vous, mon aimé. Peut m'importe votre statut ou votre image, il n'y a que vous qui puissiez compter pour moi désormais.

J'ai beaucoup changé également.

Croyez-le ou non, j'étais une personne tout ce qu'il y avait de plus instable, courant après la première créature à mon goût de passage, profitant des plaisirs de l'alcool et mettant mon existence en danger.

Mais à présent, je ne fais plus rien de tout ça. Je sais que vous m'attendez, je sais que vous m'êtes fidèle à votre manière et je m'abaisse devant un tel élan de grâce et d'amour envers mon si ordinaire personne.

Il n'est jamais stupide de croire en la magie de l'amour, mon aimé, croyez-le. Je vous ai si longtemps cherché pendant toute ma misérable vie que je puis vous certifier que je suis le seul fou ici.

Je languis tellement de pouvoir revoir les couleurs de votre parure qui vous va à ravir comme le plumage d'un de ces oiseaux de paradis.

Je joins à cette lettre un très modeste présent. Pardonnez-moi de la bêtise dont fait preuve mon geste mais sa brillance ma rappelé celle de vos prunelles.

Pour toujours, votre dévoué et aimant

Sebastian Moran.

PS : je confirme qu'il n'y a que des gens qui s'aiment pour avoir un comportement aussi stupide. Mais j'aime vous aimer. Alors soyons le plus stupide possible !

Jim se mordit la lèvre et saisi l'enveloppe de ses doigts fins. Il la retourna et en vi tomber un joyau monté en pendentif.

Ses joues se tintèrent de rouge et il s'empressa de courir à son miroir afin de le passer autour de son cou.

Il regarda la pierre scintiller à la lumière du soleil et sourit.

Une envie folle de lui répondre s'empara de lui. C'est ainsi qu'il saisit de son papier à lettre et de sa précieuse plume. Soudain on vînt frappa à sa porte alors qu'il n'avait même pas écris une ligne.

« Qu'est-ce donc ? Qui viens m'importuner de la sorte ? » hurla t'il depuis son pupitre, outré.

« Molly, cher maitre. On m'envoie vous informer que les propriétaires sont arrivés et vous attendes en bas » répondit la servante de sa voix fluette et désolé.

Le brun étouffa un cri lorsqu'il se rendit compte qu'effectivement il avait oublié le rendez-vous mensuel de ses grands patrons. Jim couru vers sa porte et ouvrit à Molly, à qui il adressa un flot d'ordres sans trop de lien.

C'est ainsi que, quelques minutes plus tard, Moriarty descendait les escaliers, paraît d'un magnifique costume aussi noir que ses cheveux, un jabot blanc et des bottes très élégantes.

« Aaah ! Le voilà ! Ma pierre précieuse ! » S'écria l'un des deux hommes, portant un costume trois pièces doté d'un gilet pourpre et d'une montre à gousset, un parapluie posé sur le bras

L'homme s'avança vers Jim qui lui fit une révérence. En réponse à cela, il pris sa main et y apposa ses lèvres :

« Vous êtes très élégant, comme à votre habitude mon cher. … Bien que j'ai tendance à préférer vos tenues un peu plus légères.»

« C'est toujours un enchantement de vous revoir, Sir Holmes et bien évidement que je vois tout à fait où un vieux mais non moins charment bonhomme veut en venir …. Vous connaissez le chemin vers ma chambre, n'est-ce pas ? » Lui répondit le jeune homme d'une voix sulfureuse

L'Homme se faisant appeler Holmes s'approcha de la belle créature en souriant et lui embrassa le cou quand derrière lui se fit entendre un raclement de gorge prononcé :

« J'espère ne point vous importuner, mon cher ami » lança un homme aux cheveux trop grisonnants pour son âge

« Mon cher compagnon ! Terribles idées que voilà ! Ces gestes ne sont que banales formules ! Approchez donc que je vous présente, mon ami ! » le héla le plus vieux en tendant sa main vers lui.

Le second homme approcha, la mine légèrement renfrognée et inclina la tête en signe de politesse :

« Permettez-moi de vous donner mes distinctions les plus courtoise, Gregory Lestrade.»

« Enchanté, Jim Moriarty »

« Voici donc mon associé et quand je dis associé... précisa Mycroft Holmes

« Mycroft, pour l'amour du Ciel ! » s'offusqua Lestrade, rougissant

Mycroft et Jim partirent dans un rire grinçant avant d'être coupé par la voix caverneuse et au débit spectaculaire d'un éphèbe aux cheveux bouclés :

« Je ne pouvais imaginer qu'après avoir fait de ton propre frère un prostitué, tu puisses être un homme encore plus horripilant et répugnant, Mycroft.»

« Et je ne pouvais m'imaginer à quel point tu as gagné en gentillesse et en courtoisie, cher petit frère !» le railla Mycroft

« Oupss … Voilà qui est très fâcheux !» se moqua Jim qui reçut un regard froid et hostile de la part du grand brun à quelques mètres de lui, semblant près à lui sauter à la gorge .

« En parlant de cela, j'ai un cadeau pour toi Sherlock. »

Ce dernier releva un sourcil, curieux. Mycroft lui sourit et c'est alors qu'un petit bonhomme bizarre, le regard coller à ses pointues, sortie de derrière son dos.

« J'ai trouvé ce personnage scotché à tes fenêtres alors que tu étais fort occupé à satisfaire Mr Emfprey. Et d'après certains de mes hommes, ce n'est pas la première fois. »

Le drôle de petit homme rougi intensément lorsqu'on évoqua les activités auxquelles il s'adonnait en secret. Sherlock le toisa un instant et sourit, amusé d'un tel comportement, flatterie sous-jacente.

« Pourquoi donc me regarder de loin sans venir m'examiner de plus près, Monsieur … »

« A-Ander-derson.. Et je ne pouvais me présenter devant pareil beauté en condition d'homme de très peu de foi. Je suis trop humble pour ne serai ce que vous regardez dans vos yeux qui sont plus pures que le plus beau diamant du monde.» balbutia le petit brun, suant à grosse goute

« Charment, très charment je dois dire … » répondit Sherlock en passant un doigt sous le menton du dit Anderson.

En voyant l'expression de l'homme, il décida de le cuisiner encore un peu en se collant contre lui et en lui chuchotant à l'oreille.

Ce petit ménage dura une dizaine de minutes avant que le petit homme tout tremblant ne craque et ne prenne la main du grand courtisant qui l'emmena vers sa chambre. Tout ça sous le regard amusé des autres prostitués, de son frère et de Jim. Ils les suivirent du regard avant que Mycroft ne reprenne la parole :

« Bien ! Nous avons discuté avec votre patronne qui, ma foi, est satisfaite de vous et je vous en félicite personnellement. Si vous n'y voyez aucun inconvénient je m'en vais m'entretenir avec votre bien aimé Diva. Vous pouvez donc reprendre vos activités, jeunes gens »

Sur ces mots, il prit le bras de Moriarty et tous deux montèrent à l'étage vers les nobles quartiers de la Diva, sous les regards suspicieux de Gregory.

Ils s'installèrent sur le divan de Jim et sirotèrent leur tasse de thé.

« Vous êtes toujours aussi splendide … Comme cette fois-là » commença Mycroft

Jim se contenta de sourire, son cerveau se chargeant de lui remémorer cette nuit où son gérant s'était occupé personnellement de son éducation sexuelle.

Dans un élan de fougue, l'ainé Holmes posa sa main sur la jambe du plus jeune et remonta jusqu'entre ses cuisses. Son geste fut arrêté par la Diva qui avait posé sur main sur la sienne en souriant.

« Je pense que nous devons continuer à cultiver les souvenirs de cette nuit-là, cher Mycroft. Ce sera mal vis-à-vis de cet homme qui a l'air de tant vous appréciez. Et je dois vous avouez que depuis quelque temps, mon travail s'avère être un reflet de sa définition : un dur labeur qui n'en finit plus de me ronger.»

« Dois- je comprendre que l'impressionnante Diva aurait trouvé une créature ayant le pouvoir de faire faillir la réputation de la plus grande catin de l'Angleterre ?»

« Sûrement.» sourit Jim en portant sa tasse de thé à ses lèvres rosées

« Il est de mon devoir de te mettre en garde, mon enfant. Prostitué et Fiancé ne peuvent s'associer.»

« Certes mais... Je veux y croire. »

Le silence s'installa entre les deux hommes face à cette cruelle destiné.

L'ainé des Holmes jeta de nouveau son regard vers Moriarty qui semblait rêvasser, le regard perdu dans le paysage. Le brun semblait loin, très loin, dans des contrés étrangères dans les bras de son aimé.

Mycroft souris tristement avant de poser sa tasse sur la table basse et de se lever, arrachant Jim d'entre les bras des images oniriques. Le brun le raccompagna alors jusqu'à la porte et lui adressa de nouveau une révérence. Avant de partir, le propriétaire de la maison close s'adressa une dernière fois à son protéger :

« Qu'importe la tournure que pourrais prendre les chose, Jim. Souviens-toi que je te suis redevable alors n'hésite pas à faire appel à mes services. »

La Diva se contenta de hocher la tête avant de laisser son propriétaire disparaître dans le couloir. Il souffla et dénoua son jabot avant de ressaisir sa plume et d'écrire.

La réponse à la lettre de son amant l'occupa une nuit entière tant il lui manquait horriblement.

Le lendemain, le même schéma qu'il y avait des semaines se reproduisis et ainsi de suite pendant près de deux mois. Deux mois de lettres enflammées, de promesses de retour jusqu'à ce que ce jour vienne.

Un heureux jour de printemps.