Blabla de l'auteur : ça prend du temps une journée shopping, autant à écrire qu'à supporter pour ce pauvre Severus

Harry calamité ambulante Potter

Chapitre 2 : Des courses mouvementées

- Bon, allons-y Potter.

Severus s'avança dans l'allée. Il jeta un coup d'œil derrière lui pour vérifier que le gamin le suivait. Sauf que le gamin s'était avancé à 90 degrés sur la gauche pour admirer un papillon. Ça commençait bien.

- Harry Potter !

Le garçon ne sembla pas l'entendre, tout entier à sa contemplation. Retenant l'irritation qui lui montait au nez, Severus le rejoignit. Ce n'était pas le moment de se donner en spectacle dans un jardin moldu.

- Harry, tu pourrais faire attention quand je t'appelle !

- Hein ? Oh désolé, je vous ai pas entendu. Mais pourquoi vous m'appelez Harry ? On m'appelle toujours Garçon.

Severus eut envie de rentrer étrangler Pétunia et son mari. Il prit une grande inspiration. Il laisserait le grand Albus Dumbledore se débrouiller avec ce foutoir, il allait se contenter de faire les courses et c'est tout ! Saisissant la main du gamin - le conseil de Pétunia était peut-être bien une nécessité - il l'entraîna avec lui. Par soucis de discrétion, ils utiliseraient les moyens de transports moldus pour gagner l'entrée du Chaudron Baveur. Au moins cela permit d'acheter un bonnet sur le chemin. Puisqu'il allait de toute façon l'appeler "Garçon", autant en profiter pour faire disparaître tout signe risquant de trahir l'identité réelle de l'enfant. Ça serait beaucoup plus facile ainsi de passer de boutiques en échoppes, sans se faire interpeller par des passants avides de serrer la main à une célébrité, et de terminer les courses au plus vite.

Harry se montra assez sage. Même si Severus devait lui rappeler toutes les 5 minutes de ne pas le noyer sous des questions auxquelles il ne répondrait de toute façon pas, et que la main serrée dans la sienne était la seule chose qui l'empêchait de s'arrêter ou s'éloigner toutes les 2 minutes. Cet enfant doit être hyperactif, songea le professeur de potions, ça va être un cauchemar de le garder assis en cours. Arrivant devant le Chaudron Baveur, il caressa l'idée de lui lancer un sort de silence. Mais ça ne serait pas très pratique pour certains achats - en-dehors d'être éthiquement douteux.

- Écoute-moi bien Garçon. Tu vas sûrement voir des choses étonnantes aujourd'hui. Mais j'aimerais que tu ne te fasses pas remarquer. Contente-toi de tout admirer sans un mot, autrement tu dérangeras les gens et tu risques de nous attirer des emmer... des ennuis. Compris ?

- Oui.

Severus n'était pas sûr qu'il n'oublierait pas ses instructions d'ici 10 minutes mais il ne pouvait rien faire de plus. Soupirant, il poussa la porte en entraînant son boulet personnel. Il adressa un vague signe de tête au barman par politesse et se dépêcha de traverser le bar, sans laisser à personne le temps de l'arrêter ou à Potter de faire une remarque. L'ouverture du passage vers le chemin de traverse laissa le gamin bouche bée et yeux grands ouverts. Tant mieux, s'il pouvait se contenter de jouer la carpe ou le hibou tout du long, ça serait l'idéal. D'abord ils devaient aller à Gringotts. Et ensuite... hmm il allait garder la baguette pour la fin. Ça pouvait durer un moment et devenir une vraie scène de théâtre.

Quand ils arrivèrent au niveau de la banque, la tête d'Harry arrêta de faire la girouette dans tous les sens pour se fixer sur le gobelin en poste à côté des portes.

- Un Gremlin...

Severus s'empressa de le bâillonner et le reprit à part.

- Har...Garçon. Ceci est un gobelin. Et ils sont très susceptibles.

La grimace d'incompréhension d'Harry lui signala qu'il faudrait peut-être aussi contrôler son niveau de langage.

- Les gobelins deviennent méchants quand on leur dit des mots qui ne leur plaisent pas. Alors tu restes muet et tu me laisses parler. Si on te pose une question, tu réponds simplement : oui, non, je ne sais pas. Compris ?

- Oui.

Severus croisa les doigts et entraîna sa charge en surveillant attentivement ses lèvres, pour anticiper toute remarque impromptue. Heureusement, les lustres opulents qui ornaient le plafond du hall de la banque captèrent son attention et il resta le nez en l'air alors qu'ils passaient devant plusieurs gobelins. Même quand ils s'arrêtèrent devant un bureau vide, Harry resta à risquer le torticolis pour voir les jolis lumières dans les cristaux.

- Bonjour, je viens pour retirer de l'argent pour les courses de rentrée de Monsieur Potter.

Severus avait prononcé le nom un ton plus bas, espérant que personne d'autre que le guichetier ne l'entende. Autrement son plan de courses anonymes risquait de tomber à l'eau. Il tendit la clé du coffre au gobelin qui les enjoignit bientôt à suivre un préposé aux coffres. Les lustres disparurent à leur vue et Severus se crispa quand l'attention d'Harry se reporta sur leur guide. Heureusement elle passa vite au wagonnet de transport. Les montagnes russes du voyage n'étaient pas trop au goût de Severus mais il fut soulagé qu'Harry les trouve géniales et se répande uniquement en onomatopées d'excitation.

Une fois le coffre ouvert, Severus lâcha la main du gamin pour ramasser le montant qu'il avait estimé nécessaire, avec une marge d'erreur qu'il pourrait toujours lui laisser en argent de poche pour s'acheter des bonbons dans le Poudlard Express ou faire des achats de noël par hibou. À peine une seconde plus tard, Potter s'était jeté au milieu du tas d'or pour faire un remake de l'oncle Picsou, transformant les piles de pièces bien ordonnées en une mer agitée.

- Potter !

Évidement le gamin l'ignora.

- Garçon, tiens-toi tranquille.

Harry s'immobilisa et le regarda. Avant que son regard ne saute de pièce en pierre précieuse avec envie. Se rappelant les astuces de Pétunia, Severus lui fit une proposition :

- Est-ce que tu pourrais rester assis tranquillement et compter les pièces d'or ?

Le gamin hocha la tête avec enthousiasme et se mit à compter à voix haute. Severus s'efforça de l'ignorer pour faire son propre compte. Une fois la bourse d'étude remplie, il reprit la main du gamin.

- Il est temps d'y aller.

- Mais j'ai pas fini de compter !

- Il faudrait plusieurs jours pour tout compter, tu reviendras une autre fois.

- Mais...

Les protestations du gamin s'arrêtèrent comme il aperçut le wagonnet et il passa de se faire traîner en regardant en arrière à tirer le Maître des Potions pour arriver plus vite au manège. Ayant manqué de se tordre la cheville au soudain basculement de force, Severus se jura de redoubler d'attention au cours de la journée. C'est avec autant de soulagement que de craintes par rapport à ce qui l'attendait, qu'il émergea de la banque sous les suppliques de refaire un tour de manège. Ses oreilles ne chauffèrent pas longtemps comme l'attention d'Harry fut vite attirée par autre chose alors qu'il le traînait vers le premier magasin. La malle fut vite achetée. Le set de plumes et parchemins disparut aussi vite dans les poches du professeur - encore que la pile électrique ait manqué renverser plusieurs flacons d'encre ! Quand ils achetèrent le télescope, Severus eut du mal à arracher Harry aux étoiles qui brillaient au plafond de la boutique d'astronomie.

Arrivé chez Fleury et Bott, il dut malheureusement aller chercher un à un les manuels. On pourrait penser que faire des piles toutes prêtes de l'ensemble des manuels par année pourrait faire gagner du temps à tout le monde ! Évidemment, ayant les deux mains occupées par la collecte des livres, il lui suffit de tourner la tête en en saisissant un pour que Potter disparaisse. Severus se dépêcha de sortir du rayonnage pour retrouver le fugueur - son meilleur chaudron pour une laisse ! Heureusement Harry n'était pas allé loin et une vendeuse l'avait déjà repéré. Soulagé, Severus les rejoignit sans trop de hâte, contenant son envie de maudire le cornichon pour maintenir sa dignité. À tord.

- Dis donc, mon petit, tu es venu tout seul ?

- Non, avec Snapy.

La femme voulut demander plus de détails sur Snapy et où il était, quand elle aperçut le Maître des Potions horrifié.

- Ah. Euh... Je crois qu'il est là...

Et elle se dépêcha de filer ailleurs, pour fuir le terrifiant Professeur SnapE en colère - ou pour laisser échapper un fou rire hors de sa vue. Severus essaya de relativiser les choses. Au moins elle ne s'était pas aperçu qu'il s'agissait d'Harry Potter. Il devait absolument arriver à corriger le gosse avant qu'il ne répande ce surnom infamant à Poudlard.

- Mon nom est SnaPE !

- SnapyE.

Snape eut envie d'exploser mais se retint. Il avait encore plusieurs magasins à faire. Enchantant les livres pour qu'ils le suivent en lévitant, il garda la main d'Harry le temps de compléter la pile. Et il tenta d'hypnotiser le gosse pour qu'il reste immobile pendant qu'il payait et rangeait leurs achats. Sortant de la boutique, ils longèrent le magasin de quidditch.

- Pourquoi ils vendent des balais avec des ballons ?

Snape eut le malheur de répondre par automatisme.

- Pour que des inconscients volent avec pour un sport stupide et dangereux.

Harry pila et regarda avec émerveillement le balai en vitrine. Qui se mit à flotter au-dessus de son portant. Snape jura et attrapa le fauteur de trouble à bras-le-corps pour l'arracher à sa fascination, ignorant le bruit du balai qui dégringolait au sol. Au moins il n'était pas passé à travers la vitrine. Dire qu'il avait finit par croire que Pétunia exagérait au sujet de la magie accidentelle, ou que celle-ci ne se produisait que quand les Dursley le malmenaient. Visiblement, il avait juste eu de la chance jusque là. En entrant dans le magasin de chaudron, il pria pour qu'aucun ne se mette à voler. Merlin l'entendit et il put se diriger sans problèmes vers l'achat qui promettait le plus d'interactions - et donc de risques - de la journée : la boutique de Mme Guipure.

Non seulement Harry avait besoin de robes d'école, mais à voir les vêtements trop grands et abîmés qu'il avait, la conscience de Severus le poussait à lui acheter au moins un pyjama, des caleçons, des chemises et des pantalons corrects. Il ne pouvait pas laisser le fils de Lily se faire moquer sur ses habits misérables comme lui-même l'avait été. Sans compter qu'avec la fortune Potter, si ça remontait à qui de droit, ça pouvait rapporter des ennuis à Dumbledore - et à lui qui avait été chargé des courses. Il aurait été ravi de voir Albus essayer de s'expliquer mais s'il était révoqué de son poste de directeur, pas sûr que son successeur veuille le garder comme professeur de potions. Et Severus avait non seulement un C.V. pourri, mais il n'avait pas pris la peine d'épargner beaucoup, préférant passer le temps libre que lui laissaient les cornichons et ses vacances d'été à faire de passionnantes recherches qui coûtaient parfois bonbon en ingrédients.

On demanda naturellement que l'enfant enlève son manteau et son pull pour prendre ses mesures. Par chance des clients importants semblaient requérir toute l'attention et la vendeuse qui les servit regarda à peine Harry alors qu'elle lançait le sort pour que le mètre prenne seul les mesures, ne faisant aucune remarque sur le bonnet que Severus avait renfoncé sur les épis indomptables.

Évidement, il fut recommandé à Harry de rester immobile pour les mesures et les essayages. Le gamin fit un gros effort pour obéir. Sauf que sa concentration sembla aussi concentrer sa magie qui s'échappait au moindre mouvement de son corps ou de son environnement. Severus agitait nerveusement sa baguette sous le couvert de sa manche pour contrer chaque manifestation en espérant que personne ne s'aperçoive de rien. Empêcher les bobines de rubans de se dérouler, les tiroirs de s'ouvrir, les épingles de léviter - ils n'avaient pas besoin d'avoir un champ de mines aérien ! - et les mannequins de se mettre à danser...

Ce fut moins évident quand l'attention d'Harry se porta sur les vêtements qu'on lui fit essayer. Jeter un sort de confusion à la vendeuse pour éviter qu'elle ne demande pourquoi la chemise qu'elle avait sous le nez était passé de rose à jaune poussin ne serait guère discret et risquerait de compromettre la qualité des ajustements vestimentaires.

- Que...

- Il a horreur du rose.

Le regard noir du professeur suffit à rendre coite la jeune vendeuse - une chance qu'ils n'aient pas affaire avec la patronne - qui ne fit plus aucune remarque pendant le reste de l'essayage, malgré que nombre de vêtements semblent se prendre pour des arc-en-ciel au contact du mystérieux garçon au bonnet vissé sur la tête. Au moins l'homme effrayant leur rendait leur couleur d'origine s'ils n'étaient pas à leur goût.

C'est avec l'impression de s'être glissé entre les gouttes d'une pluie de bombes que Severus ressortit de la boutique avec leurs achats. Et il eut envie de rendre aveugle sa charge quand il s'aperçut que son manteau tout neuf n'arrêtait pas de passer de brun chaud à vieil orange en boucle. Heureusement le gamin ne tarda pas à se fixer sur brun - au bonheur de Severus qui trouvait la couleur plus discrète et moins évocatrice de terreurs rousses jumelles - et reporta son attention autour de lui. Le retour de la girouette rassura le professeur. Les accidents de magie ne semblaient pas avoir le temps de survenir quand l'attention d'Harry passait d'une chose à l'autre sans se fixer.

Alors qu'ils passaient devant la ménagerie magique, Harry pila encore une fois. Severus soupira. En plus de tous ses problèmes, est-ce que Potter était aussi un Hagrid en puissance ? Enfin, il n'avait sans doute guère vu d'animaux en restant dans la maison des Dursley. Il pouvait bien lui accorder cinq minutes à admirer les volailles en devantures. Quoiqu'à la réflexion, les Dursley s'étaient plaint de ne pouvoir joindre le monde magique. Un sourire sardonique apparut sur le visage du Maître des Potions. Il allait leur acheter un de ces fichus volatiles. Comme ça s'ils voulaient noyer Dumbledore sous les plaintes, ils devraient supporter de se servir du hibou postal comme des anormaux ! Ah ah ! Bon, c'était puéril mais Severus avait besoin de se venger de cette journée infernale et il ne pouvait pas le faire sur le gamin. Contrairement à son père, il ne faisait pas exprès d'être insupportable. Et étrangement il avait l'air de l'apprécier, Severus se demandait bien pourquoi. Enfin c'était sûrement juste parce qu'il était celui qui lui avait ouvert l'accès à ce petit tour du monde magique.

Ils entrèrent donc dans la boutique au ravissement d'Harry. Qui flasha immédiatement sur une chouette blanche. Severus aurait bien pris un oiseau moins présentable - et si possible une vraie teigne - mais il n'avait pas envie de voir à quoi ressemblait un Potter dépité alors il lui acheta son coup de cœur. Et fut ravi de ne plus traîner le gamin et de se faire démettre l'épaule à chaque fois qu'il s'arrêtait brusquement pour regarder n'importe quoi, comme il semblait à présent focalisé sur admirer sa chouette. Au moins Severus put le poser dans un coin du magasin de l'apothicaire, à peu près rassuré que le gamin resterait à caresser les plumes blanches pendant que le Maître des Potions s'assurait que le nécessaire de potions de première année comporte des ingrédients de bonne qualité - même s'il doutait fortement que le premier cours de potions de l'hyperactif distrait se passe bien. Au moins il put ressortir du magasin beaucoup plus calme que pour les autres. Ne restait plus que la baguette.

Severus entra dans la boutique d'Ollivander en ayant l'impression d'amener un éléphant dans un magasin de porcelaines. Si les éclats de magie accidentelle n'avaient pas été aussi nombreux que Pétunia s'en plaignait, Harry avait la magie à fleur d'intérêt et Severus craignait l'effet que ça pourrait avoir avec des concentrateurs de magie tout autour. Évidement Ollivander reconnut immédiatement Harry Potter mais il fallait s'y attendre et au moins il n'était pas du genre à répandre des commérages. De toute façon c'était le dernier achat donc même s'il le disait au prochain client de la boutique, Severus ne serait plus là pour subir les effets de la célébrité du survivant. Non plus que pour gérer le scandale de son ignorance, il laissait ça à Dumbledore.

Comme il le craignait, la première baguette présentée ne convint pas. Pas plus à Harry, qu'à Ollivander ou à son magasin qui en éjecta toute un rayon de boîtes. Sans se préoccuper de ses précieuses fabrications répandues au sol, le fabriquant de baguettes marmonna dans sa barbe et alla en chercher une autre. Cette fois-ci c'est la lampe en verre qui éclata, heureusement sans personne dessous. La troisième baguette vit le fauteuil tanguer et la quatrième déranger un autre rayon de baguettes.

Severus finit par se planquer dans un coin, érigeant moult boucliers magiques pour le protéger, lui et la pauvre et innocente chouette. Il serait bien sorti jusqu'à ce que l'apocalypse finisse mais il n'était pas un lâche, d'abord, et puis il ne pouvait pas abandonner sa charge et n'était pas confiant dans les capacités d'Ollivander à arrêter Potter s'il provoquait une catastrophe. Surtout qu'il semblait plus intéressé par le fait que les baguettes ne convenaient pas et qu'il fallait trouver la bonne, que par les dégâts infligés à sa boutique.

Finalement - après ce qui avait semblé une éternité à Severus - Harry trouva sa baguette - ou fut choisi par elle selon Ollivander. Le vieil homme était ravi d'avoir trouvé l'article rare, quand bien même son magasin ressemblait à un champ de bataille. Severus paya pour l'aiguille et se hâta de quitter la meule de foin avant que des curieux ne viennent s'enquérir de la tornade qui avait dévasté la boutique. S'ils n'avaient pas encore attiré de paparazi c'était dû à la chance, au peu de monde présent à cette heure et à la résistance des vitres de la devanture. Mais mieux valait quitter la scène au plus vite, et discrètement - aussi discrètement qu'on peut avec un gosse shooté à la magie qui sautillait plus qu'il ne marchait. Sans compter la chouette qui hululait son mécontentement à être brinquebalée à bout de bras.

C'est un Severus lessivé qui arriva enfin sous le porche des Dursley, tirant sa charge toujours aussi excitée d'une main et tenant la cage de la maudite chouette de l'autre. Il fourra la cage dans les bras ravis du gamin et sonna, décidé à les pousser à l'intérieur dès que la porte s'ouvrirait avant de tourner promptement les talons. Ah, il ne fallait pas qu'il oublie de laisser la malle et de lui rendre sa taille normale. Au moins il avait déjà rangé tous les achats à l'intérieur. Comme personne ne venait il rappuya sur la sonnette. Toujours aucun bruit. Il jeta discrètement un sort d'Hominum Revelio. Il n'y avait personne dans la maison. Contrarié, il ouvrit la porte d'un Alohomora. Il n'eut qu'un pas à faire à l'intérieur pour trouver une lettre qui lui était adressée.

Snape.

Nous sommes partis en vacances jusqu'à la fin de l'été.

Bon courage pour t'occuper du gosse.

Severus crut s'étrangler d'indignation. Il lui fallut un moment pour se calmer et décider quoi faire. Il allait juste ramener Harry à Poudlard et le laisser à Albus. À lui de se dépatouiller. De toute façon, c'était probablement mieux que quelqu'un s'occupe de rentrer dans la tête du gosse qu'il s'appelait Harry Potter, et lui apprendre à se tenir correctement. Il alla donc récupérer un Potter trop occupé à gazouiller avec sa chouette pour lui prêter attention. Une fois à l'abri des regards dans la maison, il les fit transplanner sans plus d'explication. Il avait déjà assez fatigué sa voix aujourd'hui.

A SUIVRE

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Iroko