Disclaimer : cf chapitre précédent
Version corrigée par dominos et relue par Finrod. Merci à eux !
Chapitre 2 : L'attaque du Terrier
- Et tes parents ne sont pas trop déçus que tu sois revenue à Poudlard si tôt ?
Harry était assis dans l'herbe au bord du lac. Cara, moulée dans une robe bleu nuit, était serré contre lui, le bras du jeune homme reposant sur ces épaules. Dans un arbre tout proche, Hedwige posait sur le couple un regard attendri, vraisemblablement prête à repousser toute personne qui aurait eu l'intention de les déranger.
- Ils ont un peu râler bien sûr. Je crois que ma mère m'en veut d'être partie avant d'avoir fêté mon anniversaire. Mais pour ce qui est de la randonnée, ils commençaient à se lasser. Au final, ils sont plutôt contents d'avoir un prétexte pour se réfugier dans notre château écossais. Ce n'est pas très loin d'ici, tu sais ?
- C'est bien. Tu pourras y retourner pour tes dix-sept ans, dit-il.
Cara parut un instant décontenancée puis elle sourit largement.
- D'accord, mais seulement si tu viens avec moi !
Ce fut au tour de Harry d'être surpris.
- Hum... Et bien, on fera comme ça alors, répondit-il.
Le sourire redoublé de son amie lui fit chaud au cœur. Restait à convaincre Dumbledore de le lâcher l'espace d'une journée. Ou, au pire, à s'enfuir discrètement. Ce ne serait pas la première fois. Même si d'habitude agir dans le dos du directeur de Poudlard ne lui avait pas porté chance, le bonheur de Cara méritait bien qu'il prenne quelques risques.
Dumbledore, de toute façon, il ne l'avait pas revu depuis plusieurs jours. Cara était arrivée la veille au soir, accompagnée par Rogue qui était reparti immédiatement sans dire quoique ce soit. Personne n'avait eu l'idée de l'interroger d'ailleurs. Harry, comme Théodore, avait l'impression d'être tenu à l'écart et cela l'agaçait plus qu'il ne l'aurait pensé. Mais bon sang ! Après tout, c'était lui qui se trouvait en tête de liste des cibles des Mangemorts. Et Dumbledore lui-même pensait qu'il était le seul à pouvoir vaincre Voldemort.
Un baiser de Cara le ramena très agréablement à la réalité.
- A quoi rêves-tu ? demanda-t-elle.
- Je me dis que ce sera génial quand Voldemort sera vaincu et qu'on pourra enfin être tranquilles.
- J'aurais préféré que tu penses à moi plutôt qu'à lui.
Elle était si près de lui qu'il sentait son souffle léger sur son visage. Son corps était là, à portée de main, l'attirant comme un puissant aimant. Il dut se faire violence pour garder le contrôle de ses sens. Gentiment, il la repoussa. Elle grimaça, déçue semblait-il qu'il ne profite pas plus de la situation.
- Je ne peux pas penser à autre chose, Cara, expliqua-t-il. C'est ma vie que je joue dans cet histoire et la tienne aussi. Je n'aurai pas l'arrogance de te sortir le couplet sur l'avenir du monde sorcier – et pourtant, c'est presque une vision réaliste – mais je n'ai pas le loisir de m'accorder une distraction.
- Tu crois vraiment que tu pourras tuer Voldemort si tu oublies de vivre ?
- Ah non ! Pas toi. Dumbledore me dit ça suffisamment souvent pour que je n'ai pas besoin de l'entendre encore !
Il inspira profondément tentant de réprimer son agacement croissant, avec plutôt peu de succès.
- Ça me dévore, Cara... Est-ce que tu peux le comprendre ? Je ne pense qu'à ça, je ne rêve que de ça.
Je n'arrive plus à voir un avenir au delà d'un affrontement qui arrivera forcément trop vite pour moi.
- Raison de plus pour t'intéresser un peu à moi quand je suis disponible ! Je vais finir par devenir jalouse de Voldemort. Lui au moins, il a toute ton attention quand vous êtes face à face.
Harry se leva, lui tourna le dos et s'éloigna de quelques pas. Il tentait de cacher les larmes qu'il retenait depuis trop longtemps. Il s'en voulu de cette faiblesse, mais il ne pouvait rien y faire. Il venait de réaliser tout ce qu'il allait perdre en cas d'échec. Et pour l'heure, il envisageait difficilement de ne pas échouer.
Mais Cara n'était pas du genre à abandonner si facilement. Elle l'attrapa par le bras et l'obligea à se tourner vers elle. Pendant un instant, il se retrouva plongé dans les yeux gris de la jeune fille, emplis d'une farouche détermination. Et elle l'embrassa avec toute la fougue dont elle était capable.
- C'est bon Cara, je pense à toi maintenant, déclara-t-il quand elle le relâcha. Rien qu'à toi.
Leurs deux visages étaient encore tout proche. Elle lui sourit et se blottit contre lui et il la serra contre son cœur. Ils restèrent un moment ainsi puis ils reprirent place près du lac. Hedwige s'envola et lança un hululement joyeux en passant au dessus de leurs têtes.
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En quelques secondes, ce fut la folie dans le hall. McGonagall, entrée en tête, se rua vers l'infirmerie et revint bientôt en compagnie de Mme Pomfresh. Entre temps, un grand sorcier noir que Harry reconnu pour être Kingsley Shakelbolt était entré soutenant une Nymphadora Tonks qui semblait ne plus trop savoir où elle était et Hagrid s'était écroulé dans un coin, très pâle. Une armée de rouquin entra alors, hagards, mais indemnes, suivis par un Rogue visiblement ébranlé.
Ce fut ensuite au tour de Lupin d'arriver faisant léviter Mondingus Fletcher, inconscient et le front en sang, puis Sirius, la baguette magique à la main, une expression extatique sur le visage et les sourcils légèrement brulés se présenta et se retourna comme pour attendre quelqu'un.
Harry, Cara et Théodore observaient la scène depuis le milieu de l'escalier de marbre. Ils revenaient de la bibliothèque quand les grandes portes s'étaient ouvertes à la volée pour laisser passer Hagrid, le professeur McGonagall et une bonne moitié des membres de l'Ordre du phénix dans un désordre quasi complet. Au tableau, il ne manquait que Dumbledore. Les trois jeunes gens n'avaient pas grand peine à imaginer ce qui avait pu se passer. Ils en eurent la confirmation lorsqu'ils interpellèrent la tribu Weasley.
- Les Mangemorts ont attaqué le Terrier, expliqua George (ou Fred, Harry n'aurait su le dire précisément).
- On y avait installé le QG de l'Ordre, renchérit son jumeau.
- C'est ma faute...
La voix de Sirius était encore plus amer que d'habitude.
- Si on avait pu continuer à utiliser ma maison, rien de tout ça ne serait arrivé.
- Voldemort nous aurait trouvé au Square Grimmaurd également.
C'était Dumbledore qui venait de faire son entrée, avec sa manière bien à lui de se faire désirer. Il se tenait entre les portes massives du hall, blême et tremblant.
- Professeur, que c'est-il passé ? demanda Harry.
- Ce n'est ni le lieu, ni le moment d'en parler, Harry. Nous sommes tous épuisés. Ah ! Professeur McGonnagal, Poppy. Pourriez-vous trouver où loger nos invités pour quelques jours ? Et prévenez les elfes qu'il y aura du monde pour le dîner.
Le vieux sorcier qui parvenait encore à sourire derrière ses lunettes en demi-lune se tourna vers Harry, l'examina un instant et, se heurtant à la détermination du jeune homme, parut soudain très lasse.
- Bien, dit-il. Je pense que nous devons discuter un moment Harry. Peux-tu aller m'attendre dans mon bureau ?
Harry acquiesça.
- Je vous retrouve dans notre salle commune, indiqua-t-il à Nott et Cara avant de s'élancer dans l'escalier.
Il était heureux de ne pas être tenu à l'écart cette fois.
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Harry, Cara et Théodore s'installèrent à leur table dans la grande salle. Les membres de l'Ordre et la famille Weasley s'étaient regroupés à celle des Gryffondor. Les jeunes gens notèrent qu'il n'y avait effectivement que des Gryffondor parmi eux, si on omettait le Poufsouffle Mondigus qui était toujours à l'infirmerie.
- Il faudra chercher le maximum d'informations sur Gungnir, déclara Harry. Dumbledore m'en a dit le minimum. Je ne pense pas qu'il en sache beaucoup lui-même d'ailleurs.
L'entretien avec Dumbledore avait été long et éprouvant, mais riche en informations. Sitôt de retour en Angleterre, Voldemort avait lancé ses partisans sur les traces de plusieurs membres de l'Ordre du phénix qu'il jugeait important. Hestia Jones était morte en emportant deux adversaires avec elle alors qu'elle quittait le ministère tard dans la nuit. Les réunions s'étaient alors tenues avec un maximum de précautions au Terrier, qui avait l'avantage (mais aussi l'inconvénient) d'être plutôt isolé. Mais Voldemort avait fini par identifier ce lieu de rendez-vous et l'avait attaqué alors qu'une grande partie des membres étaient présents, espérant probablement faire un maximum de victimes.
Les Mangemorts avaient surgi par surprise et s'étaient heurtés à une résistance farouche menée par Dumbledore, Sirius et Kingsley. Puis le Seigneur des Ténèbres en personne était arrivé, brandissant une lance médiévale qui avait laissé les membres de l'Ordre dubitatifs jusqu'à ce qu'il s'en serve pour fracasser la maison toute entière dans un éclair aveuglant.
- C'était Gungnir, avait dit Dumbledore, je ne vois pas d'autre explication. Je la croyais perdue.
Aucun doute, c'était la raison de la longue absence de l'ennemi : retrouver la lance perdue d'Odin. Le vieux professeur n'avait rien voulu ajouter à ce sujet. Il avait en revanche recommandé à Harry la plus grande prudence. Cette nouvelle arme était plus puissante qu'on ne pouvait l'imaginer.
- Alors les jeunes ? Comment ça va ?
Sirius Black s'installa sans cérémonie sur le banc à coté de son filleul.
- Bonsoir Harry. Miss Bant... Monsieur Nott.
Remus Lupin s'installa en face de son ami maraudeur.
- Désolé de pas être venu te voir plus tôt, continua-t-il. L'après-midi a été quelque peu agitée.
- Ça c'est le moins qu'on puisse dire !
Sirius semblait particulièrement enthousiaste à cette idée.
- Un peu d'action de temps en temps ça ne peut pas nous faire de mal..
- En fait si, répondit Remus avec un soupir de lassitude, ce genre d'action pourrait justement très mal finir.
- Allons Lupin, personne n'est mort !
- Pense un peu aux Weasley Sirius, veux-tu ? Ils ont quand même perdu leur maison.
- Je sais. C'est triste. Mais ce n'est qu'une maison après tout.
- Tu ne semblais pas aussi affirmatif tout à l'heure.
Harry avait parlé avant que Lupin n'ait pu répliquer.
- Tu disais, si je me souviens bien, que c'était ta faute.
Sirius se renfrogna immédiatement. Il jeta sur Harry un regard blessé, se leva et regagna la table des Gryffondor où il reprit place à coté de Kingsley.
- Pourquoi faut-il toujours que tu agresses les gens de ton entourage ?
Remus ne criait jamais. Mais quand il se mettait en colère, sa voix tranchait comme une lame de rasoir. C'était le cas à présent. Tournant le dos à Harry, il se leva à son tour et alla rejoindre Sirius.
- C'est vrai ça Potter, pourquoi tu agresses toujours tout le monde ?
Nott tentait de dissimuler son envie de rire.
- Sirius pense que c'est une victoire. Qu'ils ont repoussé Voldemort avec brio.
Harry était aussi lasse que Dumbledore avait semblé l'être pendant leur entretien.
- Mais c'est une défaite qu'il leur a infligé. Cette attaque n'avait pas pour but de faire des le comprends maintenant. Il voulait leur monter qu'ils ne pouvaient pas se cacher. Dumbledore le sait. Et il sait bien d'autres choses qu'il ne me dit pas. Oui, cette journée n'est peut-être pas celle du triomphe des ténèbres, mais c'est une grande défaite pour Dumbledore.
- A nous de comprendre pourquoi alors, déclara Cara le regard brillant. Et nous aurons toutes les cartes en main.
Lentement, Théodore Nott acquiesça les lèvres étirées dans un demi sourire.
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- Joyeux anniversaire !
Une explosion de serpentins multicolores accueillit le trio à son entrée. Siruis et Remus avaient eu l'idée géniale de transformer la grande salle pour l'occasion.
"Après tout, on a pas tous les jours dix-sept ans", se dit Harry en aparté en plaquant un sourire de circonstances sur ses lèvres.
Au fil des jours, ses relations avec les deux maraudeurs avaient retrouvé leur chaleur habituelle. Le jeune homme était finalement content que le château se soit un peu rempli. Il avait sembler reprendre vie. Même si Kingsley, Mondigus et les professeurs ne s'étaient pas attardés, Remus, Sirius et les Weasley étaient restés. Et les deux derniers maraudeurs avaient décidé de prendre en main l'organisation de la fête d'anniversaire de Harry.
Pour l'occasion, les tables des quatre maisons avaient disparues, remplacé par une unique et longue table décorée d'une nappe qui changeait de couleur de manière imprévisible, prenant les teintes les plus improbables, notamment un bleu électrique particulièrement tape-à-l'œil. Harry observa les convives tout en gagnant la place qui lui avait été réservée derrière une pile de cadeaux qui aurait satisfait même Dudley Dursley.
Les parents Weasley lui souriaient aimablement, tout comme leur fils aîné, Bill. Les jumeaux semblaient chercher avidement un moyen de mettre l'ambiance à leur manière. Ronald grimaçait avec l'air d'avoir avalé quelque chose de très long et de très remuant. Il n'avait pas envie d'être là. Sa mère qui l'observait sévèrement du coin de l'œil devait l'y avoir obligé. Ginny enfin souriait elle aussi à Harry, mais dès que Cara s'en aperçut, elle s'empressa de détourner l'attention de son ami en le poussant vers sa place. Il y eut un échange de regards glacials entre les deux jeunes filles qui ne lui échappa cependant pas.
- Allez Harry, ouvre donc tout ça, qu'on puisse déjeuner ! s'écria Sirius.
Le jeune homme s'empressa de s'exécuter, découvrant de nombreux livres dont une édition originale du Quidditch à travers les âges et une autre des Contes de Beedle le Barde. Choix étrange, dans un paquet anonyme, qui intrigua particulièrement Harry. Personne autour de la table de semblait savoir de qui venait ce cadeau. Cela ressemblait tellement à la manière dont il avait reçu sa cape d'invisibilité à son premier Noël à Poudlard que Dumbledore n'aurait pu laisser de signature plus évidente. Mais Harry ne dit rien de cette déduction. Il se contenta de hausser les épaules et de confier le livre à Fred Weasley qui se mit à décrire de manière imagée ce que lui inspirait les runes avec lesquelles il était rédigé, faisant rire toute la tablée.
Il n'y avait aucun paquet venant de Ginny. Les Weasley s'étaient contentés d'une boîte de Chocogrenouille offerte en leur nom à tous ("Mais pas au miens !" avait précisé Ron avant de se faire réprimander par sa mère). Dommage. Harry aurait trouvé la réaction de Cara intéressante. Cependant, il n'était même pas certain des intentions de la rouquine. Peut-être se faisait-il des idées.
La fête ne fut pas désagréable. Elle venait à point pour distraire Harry, Théodore et Cara de leurs recherches. Depuis l'attaque du Terrier, ils s'étaient enfermés à la bibliothèque pour réunir des informations sur Gungnir, le nom que Dumbledore avait lâché comme à regret pendant son entretien avec Harry. Il s'agissait de la lance perdue d'Odin. Mais ils n'avaient rien pu trouver de plus. Soit les références n'existaient pas, soit elles avaient été retirées de la bibliothèque. Et questionner Mrs Pince, l'austère bibliothécaire était exclu.
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- Pour le peu que j'en sache, Odin est un dieu du panthéon viking, déclara Bill Weasley.
Harry et Théodore avaient réussi à mettre la main sur lui et à l'entraîner à l'écart pour l'interroger. La même démarche avec Sirius, puis Remus et enfin les jumeaux n'avait pas donné grand chose. Mais les deux jeunes gens voulaient tout tenter avant d'abandonner le sujet.
- Par contre, je ne sais rien sur sa lance. Et je pense pouvoir affirmer que je le saurais si les gobelins avaient un jour forgée une telle arme.
- Gungnir n'est pas une œuvre des gobelins ? demanda Nott.
- J'en suis à peu près certain, oui. Vous voulez que je me renseigne quand même auprès d'eux ? On ne sait jamais.
- Oui, ce n'est pas une mauvaise idée. Merci Bill.
- Tu me remercieras plus tard Potter.
Le jeune homme s'éloigna en direction des étages. Les Weasley et les autres "invités" du château occupaient les quartiers de Gryffondor en attendant qu'on puisse leur trouver un nouveau logement, ce à quoi Dumbledore occupait une grande partie de son temps. Poudlard ne pouvait faire office de QG pour l'Ordre. Ou, en tout cas, ne le pourrait-il plus dès la rentrée de septembre.
- Ne nous voilà pas beaucoup plus avancé, grommela Nott.
- On ne sait jamais, dit Harry, les gobelins sont particulièrement doués pour la forge et ce genre de chose. S'il s'agit d'une arme antique, ils doivent en avoir entendu parler.
- Reste à savoir s'ils seront d'accord de partager leurs connaissances.
- Je ne sais pas. Mais si Bill Weasley n'est pas capable de les faire parler, personne ne le pourra. Ou peut-être Dumbledore. Mais lui ne nous transmettra pas les informations.
Harry s'engagea dans un passage secret qui descendait vers les cachots, Nott le suivit.
- Potter, tu penses toujours que c'est Dumbledore qui a fait disparaître les livres de la bibliothèque ?
- Qui d'autre ? Ce serait étonnant quand même que Poudlard ne contienne aucune information sur un objet magique de cette puissance.
- Ça dépend... Si c'est Bins qui s'occupe de réunir les ouvrages...
Harry ricana. Bins était effectivement quelqu'un de particulièrement sceptique. Un bon historien peut-être. Mais qui avait une conception très tranchée des légendes. Conception qu'on pouvait résumer à deux mots : tissu d'âneries.
- Ah vous êtes là les garçons !
Cara arrivait en sens inverse dans le passage.
- J'ai eu une réponse de ma mère, elle est d'accord. Mon père viendra nous chercher le 7 dans la matinée, que Dumbledore soit d'accord ou pas.
Harry se força à sourire. Cara semblait si contente qu'il puisse être là pour son anniversaire qu'il ne pouvait pas faire autrement. Pourtant, la perspective de rencontrer ses potentiels futurs beaux parents ne l'enthousiasmait vraiment pas. Une grosse pierre semblait lui être tombée au fond de l'estomac.
- Tu devrais aimer notre château Théo, c'est une vieille forteresse typiquement écossaise. Ça te changera du manoir de ton père.
Nott se mit à rire.
- Et c'est certainement mieux fréquenté aussi, dit-il.
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Ce qu'il s'est passé avant
Première année
Harry Potter, né le 31 juillet 1980, mit provisoirement fin le 31 octobre 1981 au règne de terreur de Lord Voldemort. Connu de tout le monde sorcier comme le "Survivant", il passa néanmoins son enfance chez ses derniers parents vivants, les Dursley. Maltraité pour sa différence par sa tante et son oncle, il n'apprit que le jour de son onzième anniversaire qu'il était sorcier de la bouche de Rubeus Hagrid, Gardien des Clés et des Lieux à Poudlard, l'école de sorcellerie où il entra la même année.
A la gare de King's Cross, il fit la connaissance d'une grande partie de la famille Weasley puis dans le train celle de Drago Malefoy avec qui il développa immédiatement une antipathie réciproque et tenace. Cela ne l'empêcha pas d'accepter la proposition du Choixpeau magique et d'être envoyé à Serpentard. Cela lui valut la remarque suivante de la part du vieil artefact : "C'est parce que tu as le courage de prendre cette décision que tu aurais fait un excellent Gryffondor." Cela marqua définitivement la fin de l'amitié naissante qui le liait à Ronald Weasley. Depuis, le plus jeune des frères Weasley lui voue une rancune tenace.
La répartition envoya également Cara Bant, Millicent Bulstrode, Tracey Davis, Vincent Crabbe, Gregory Goyle, Daphné Greengrass, Drago Malefoy, Théodore Nott, Pansy Parckinson et Blaise Zabini à Serpentard. Très vite deux camps se formèrent : l'un favorable à Harry regroupant Cara, Tracey (même si elle reste surtout une amie d'enfance de Cara) et Théodore, l'autre soumis à Drago Malefoy regroupant fondamentalement tous les autres. La "guerre" entre les deux factions ne connue de paix que dans les quartiers des Serpentard où Rogue maintenait une surveillance stricte pour éviter tout débordement.
Au cours de cette année, le professeur de défense contre les forces du mal, Quirrell tenta de s'emparer de la pierre philosophale, caché dans l'enceinte de Poudlard. Il s'avéra qu'il agissait sous les ordres de ce qu'il restait de Voldemort à qui il prêtait même son corps. Ses projets furent contrecarrés par l'intervention de Harry, Théodore et Cara qui descendirent à sa suite dans le souterrain le jour où il passa à l'action.
Cette idée stupide et téméraire conforta dans le professeur Rogue dans ses préjugés concernant Harry. L'année n'en prit pas moins fin avec la victoire des Serpentards à la coupe des quatre maisons en raison des points que le trio rapporta suite à son expédition.
Désolé pour le retard, j'ai pensé à beaucoup trop de trucs hier pour me rappeler de publier. Enfin, voilà, c'est maintenant chose faite. ça vous a plu ?
La suite dans 15 jours (environ).
