Chapitre 2
La force n'est pas celle que l'on croit
2 semaines que nous étions là ! 2 putains de semaines où James venait tous les jours nous chercher pour faire des tâches ménagères avec d'autres filles, enlevées comme nous. Le silence était obligatoire et si l'une de nous ouvrait la bouche, elle se retrouvait enfermée en plein soleil pendant 4 jours au milieu du jardin. Elle se faisait aussi prendre une raclée par James, alors mieux valait la couler douce. C'est tout ce que je ne fis pas, bien évidement. C'était la 2ème fois que je me retrouvais dans cette cage en l'espace de quelques jours de répit. Cette fois, James m'avait carrément battue jusqu'à ce qu'il n'eut plus la force de lever le bras pour me frapper. Cela faisait un peu plus d'une journée que je me tordais de douleur dans la cage des « punies ». Je n'avais le droit qu'à un unique verre d'eau le matin et le soir aussi, de temps en temps. Malgré la chaleur de cette après-midi de Juin, je tremblais de froid et de peur quand je vis James approcher de ma prison.
-Alors ma belle tu vas bien ? Me demanda-t-il en passant le verre d'eau à travers le grillage.
-Vas te faire foutre connard ! L'insultais-je mauvaise.
-Tu as de la chance qu'il y ait des acheteurs potentiels en train de voir les autres filles juste à côté !
-Qu'est-ce que tu veux que ça me foute ?
-Cette fois tu vas apprendre à me respecter ! S'écria-t-il en ouvrant la porte de ma cage avec colère. De là où ils sont, ils ne nous verrons pas ! Aller espèce de salope, tu vas comprendre que c'est moi qui commande !
Il déboutonna son jean et sortit son sexe en érection devant moi. Je savais ce qu'il voulait parce qu'à chaque fois que je finissais par faire une connerie, il me punissait en me forçant à lui faire une fellation. Mais cette fois je ne bougeais pas et continuais de le fixer avec défit. Il s'avança et me frappa au visage, puis saisit mes cheveux et força ma bouche de sa queue. Il gémit quand dans un coup de rein, il butta au fond de ma gorge. Il commença à donner un rythme soutenu de ma bouche sur lui quand en ayant marre de cette situation, je le mordis tellement fort, qu'il hurla à pleins poumons.
-Sale pute ! Cria-t-il en frappant encore et encore.
Il me donnait des claques de toutes ses forces au visage, des coups de pieds dans les côtes. J'en sentis quelques une se briser et hurlais quand il prit quelque chose de dur et continua de me frapper avec. Des voix se firent entendre un peu plus loin et je criais à l'aide.
-AU SECOURS AIDEZ-MOI ! Hurlais-je de toutes mes forces.
-Ta gueule ! M'ordonna James en me donnant un coup de pied dans la mâchoire.
-James arrête ! Cria Laurent en entrant pour le tirer loin de moi. Tu vas finir par la tuer !
-Elle a besoin de savoir qui commande ici, alors laisse-moi !
Il échappa à la poigne de Laurent et revînt vers moi mais un grand homme brun se mit entre nous. J'étais allongée au sol à moitié dans les vapes et mal dans chaque partie de mon corps déjà meurtrit par James.
-Hôtes-toi de mon chemin toi ! Lui dit James mauvais. Elle n'est pas à toi !
-C'est comme ça que tu traites tes filles toi ! S'exclama l'homme devant moi.
-Oui et si vous n'êtes pas content, toi et ta famille, aller acheter ailleurs.
Je ne pus suivre le reste de la conversation car je me sentis partir. Mon esprit se coupa du reste du monde pendant que mon corps réparait les dégâts causés par James. Tout était noir, tout était paisible et plus rien n'avait d'importance pour moi. Je n'avais plus mal, je ne souffrais plus de mon enlèvement et de mes blessures. J'étais juste bien, dans mon monde et dans le calme de ma torpeur. Je ne voulais quitter cette paix pour rien au monde mais ma malchance continuait de me poursuivre. Un bruit régulier et assourdissant m'agaçait de plus en plus et quelque chose me faisait mal au niveau de mes côtes. Je revenais peu à moi, retrouvant toutes les sensations de mes souffrances entendant plus nettement un bip d'une machine. J'ouvris péniblement les yeux et observa la pièce dans laquelle je me trouvais. C'était une grande chambre rouge et noire, équipée comme dans celle d'un hôpital. Je regardais mon corps et remarquais un tuyau sous mon nez, une perfusion à mon bras et divers fils reliés à ma poitrine, menant tous vers un gros moniteur d'où provenait ce bip incessant et casse-pieds. J'arrachais tout de ce qui se trouvait sur moi en prenant garde à ne pas me blesser avec la perfusion. Je me levais avec précaution du lit, créant une douleur atroce au niveau de mes côtes que je tenais avec mon bras gauche. Je me dirigeais vers la porte et tourna doucement la poignée sans faire de bruit. Je me retrouve dans un grand couloir en bois avec un plafond blanc, classique quoi. Je continus d'avancer et atteints un escalier que je descends lentement. Je me retrouve dans un grand hall richement décoré et plusieurs portes closes m'entourent, 6 au total. J'en prends une au hasard et tombe sur un salon luxueux, 3 canapés en cuir noir s'y trouvent et entre chaque, un fauteuil qui entourent un gros écran plat. La pièce est encadrée par des baies vitrées faisant presque tout le tour sauf sur 2 murs. A l'extérieur je distingue la forêt et rien qu'à la voir à proximité, je maudis déjà cet endroit. Je passe devant la cheminé et voit quelque chose bouger à ma gauche. Je me tourne surprise et souffle en voyant que ce n'est qu'un miroir qui renvoi mon reflet. Je m'en approche et cri de stupeur en découvrant mon visage meurtri de blessures dues aux coups répétés de James. Je détourne rapidement les yeux de cet hideux reflet et me dirige vers l'une des baies vitrées grande ouverte. Une douce chaleur pénétrait par cette dernière et quand je passais enfin sur la terrasse, le soleil vînt caresser ma peau soudainement très froide. Un frisson me parcours tout le dos quand je sens une présence pas loin de moi. Je fais voler mon regard sur tout le jardin et m'arrête sur une silhouette masculine à quelques mètres de moi. Je sursaute et tente de m'enfuir à travers le jardin bordant la forêt mais je me retrouve vite coincée entre la maison et un haut grillage impossible à franchir dans mon état. Je voulus repartir en arrière mais l'homme réapparut juste devant moi, les bras croisés sur son torse bien dessiné et moulé par son teeshirt noir.
-Ça ne sert à rien, dit-il de son doux ténor familier. Tu ne peux pas t'enfuir d'ici, seul un passe peut te laisser sortir de la propriété.
-EDWARD ON A UN BIG PROBLEME! Cria une voix de jeune femme. CARLISLE VA NOUS TUER.
Il soupira et avança pour se saisir de mon bras pour ramener à l'intérieur de la maison. Je fixais mes pieds dans le sol, refusant catégoriquement de le suivre.
-Ne fais pas l'enfant et suis-moi, me dit-il autoritaire. Tu ne devrais pas être debout dans ton état.
-EDWARD CULLEN ! Criait de nouveau cette voix. RAMENE TON CUL TOUT DE SUITE !
-QU'EST-CE QUE TU VEUX ALICE ! S'énerva-t-il en criant à son tour.
-ON A PERDU LA FILLE !
-MAIS NON ELLE EST LA !
Quelques secondes plus tard, une petite femme brune débarqua du coin de la maison. Elle sautillait plus qu'elle ne marchait et s'approcha de nous, fixant en même temps la main d'Edward encerclant mon bras.
-Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-elle toute souriante.
-J'essaye de la faire rentrer mais sans succès, répondit-il en me lançant un regard noir.
-C'est parce que tu t'y prends mal chère ami ! Laisse-moi faire, ajouta-t-elle en lui tapant sur la main. Bonjour je m'appelle Alice et toi ?
Elle se foutait de moi ou quoi ? Je supposais que je devais me trouver chez eux et qu'ils m'avaient récupéré chez James, Laurent et Steven. Ils connaissaient donc parfaitement mon nom, alors pourquoi tant de manières. Je ne lui répondis pas et continuais de les regarder tour à tour.
-Je vois, se contenta-t-elle de dire. Tu ne veux rien dire hein ?
Toujours rien de ma part. Je vis l'homme à côté d'elle soupirer et commencer à perdre patience.
-Eh on ne va pas te mordre tu sais ! Tenta-t-elle de plaisanter. On est là pour t'aider c'est tout !
-Laisse tomber Al', elle a perdu sa langue en même temps que sa belle petite vie tranquille avec ses parents !
Alors là il m'avait touché là où ça faisait mal. Une larme s'échappa et vînt rouler doucement sur ma joue. Il ne savait pas par quoi j'étais passée et il se permettait de me juger ! Mais pour qui se prenait-il celui-là ?
-Bah c'est malin espèce de naze ! S'exclama la petite Alice. Regarde où ce que tes conneries ont mené, tu l'as fais pleurer !
-Je m'en fou Al', j'ai autre chose à faire que de surveiller une gamine qui n'obéit pas pour un centime. James avait raison, c'est une vraie plaie cette fille !
Il se saisit de nouveau de mon bras, mais avec plus de force cette fois et me tira vers lui pour que je le suive. Mauvaise idée mon coco ! Sans me soucier de mes douleurs je lui filais un coup de poing dans la mâchoire et il me lâcha par surprise. Il m'envoya une claque tellement forte que j'atterris dans le mur en me cognant la tête contre ce dernier.
-Non mais ça va pas Edward ! Cria Alice en s'approchant de moi pour me soutenir tellement j'étais sonnée. Ça ne tourne pas rond chez toi !
-Eh oh elle n'avait pas non plus à me frapper !
-Oui mais toi tu n'as pas 3 côtes brisée, un traumatisme crânien, la mâchoire à moitié fêlée et j'en passe et des meilleurs !
-Oui bon désolé je me suis laissé emporter, excuse-moi, ajouta-t-il à mon attention.
-J'ai l'habitude, murmurais-je plus pour moi-même.
Alice m'observa comme si j'étais un extraterrestre et devînt pâle comme un mort. Elle baissa les yeux et son regard devînt soudain terriblement triste. Son frère le remarqua et posa sa main sur son épaule en signe de réconfort.
-Bon aller tu n'es pas censée quitter ton lit, me dit Edward en s'approchant de moi.
Depuis que j'avais été enlevée, j'avais appris à craindre les hommes et il n'en fit pas exception. Je reculais de peur qu'il ne me frappe encore, je vis un léger sourire en coin de sa part mais il continua d'avancer dans ma direction alors que je reculais encore. Je finis par me retrouver contre le mur de la maison et il se retrouva à quelques centimètres de moi. Mon rythme cardiaque accéléra, me faisant grimacer de douleur à cause de mes côtes brisées.
-Il va bien falloir que tu t'habitue à moi ma belle, me dit-il d'une voix douce. Vu que tu es à moi maintenant.
Quoi ? J'étais à lui ! Qu'est-ce que ça voulait dire ? Que j'étais sa chose, son objet, son jouet !
-Aller vient, tu n'es pas guérie encore.
Je restais sur place, trop perdue pour bouger. Il soupira et me prit par les épaules doucement pour ne pas me faire peur. Il m'entraîna à travers les pièces par lesquelles j'étais passée et me ramena à la chambre où je me suis réveillée. Il me rallongea sur le lit et se mit à me reconnecter à tous mes fils sauf au tuyau sous mon nez. Il me renfonça une aiguille dans le bras et brancha la perfusion dessus. Il fixa une poche au bout et tira un liquide d'une petite bouteille avec une seringue.
-Ça va t'aider à te détendre, dit-il en l'injectant dans l'intraveineuse. Ça va aller mieux tu vas voir, tu seras tranquille quand mon père va venir t'ausculter, ça t'évitera de lui mettre ton poing dans le nez !
Le temps qu'il passa avec moi dura longtemps. Il regardait par la fenêtre la plupart du temps. J'étais étrangement calme et somnolais la moitié du temps, dormant de temps en temps d'un œil au cas où. Mes douleurs s'estompaient peu à peu et je respirais de manière régulière. Il faisait nuit quand je fus sortis de mon état somnolant quand un homme d'une quarantaine d'année suivit d'un homme blond d'environ mon âge entrèrent dans la chambre.
-Alors comment va-t-elle ? Demanda le premier homme en fixant le moniteur.
-Elle a essayé de s'enfuir cette après-midi, répondit Edward en me regardant étrangement. Elle semble être en meilleur état qu'à son arrivée.
-A-t-elle parlé ?
-2 mots à peine.
Il prit mon pouls avec son stéthoscope, ma tension et regarda la réaction de mes pupilles à la lumière vive. Il me souriait pendant toutes ses opérations, me mettant à l'aise mais vu que j'étais complètement shootée que je ne calculais pas grand-chose.
-Que lui as-tu donné comme médicament pour qu'elle soit aussi stone ? Demanda l'homme à Edward.
-Rien de spécial, juste une dose de morphine pour la calmer et la tenir tranquille jusqu'à ton retour.
-Tout est bien en tout cas, conclut-il. Elle va s'en remettre rapidement, juste une côte de cassée et 2 autres fêlées, tu t'en tire bien Isabella.
Lui au moins se foutait pas de ma gueule en me demandant mon prénom ! Il ne faisait pas semblant de ne pas le savoir.
-Bella, murmurais-je finalement.
-Pardon ? Demanda L'homme pour que je répète.
-Je préfère que l'on m'appelle Bella, murmurais-je de nouveau.
-Eh bien enchanté Bella, je m'appelle Carlisle Cullen et je pense que tu connais mon fils Edward.
Je fis oui de la tête et ne pus m'empêcher de fixer son fils. Je devais bien l'avouer, il n'était pas moche du tout, ses cheveux auburn en désordre lui donnaient un certain charme, ses yeux verts émeraude étaient hypnotisant, son corps était tout simplement bien fait et musclé comme il faut. En gros, tout en lui inspirait sa force de caractère et son charisme.
-Veux-tu manger quelque chose ? Me demanda Carlisle en me sortant de mon examen de son fils.
-Non, répondis-je. Je veux partir.
-Ah ça ce n'est pas possible, dit-il en regardant Edward. Tu n'es plus en mesure de décider quoi que se soit.
-Pourquoi ?
-Nous t'avons acheté à James pour te sauver de cet homme et tu es là pour Edward, seul lui peut décider de ton sort.
-Mais je ne suis pas un animal ! Protestais-je mécontente.
-Non mais tout ce que tu as connu avec James et même avant, tout ça tu dois l'oublier. Ta vie est ici maintenant, et un jour si Edward le souhaite, tu pourrais devenir un membre à part entière de la famille.
-Comment-ça ?
-Comme Alice et Rosalie, les compagnes de mes 2 autres fils.
-Aller vous faire foutre ! Hurlais-je.
-Il faut lui refaire une dose Edward, dit Carlisle en se mettant debout. Fais-en une bonne pour qu'elle dorme, il faut qu'elle se repose.
-Bien.
Edward refit une seringue plus grosse que la première et l'injecta dans la perfusion. Il s'assit sur le rebord du lit et attendit quelques secondes que la morphine fasse son effet et que je me détende doucement.
-Ne résiste pas Isabella, tu souffriras moins comme ça je peux te le dire, dit-il alors que mes paupières se faisaient lourdes. Nous allons prendre soin de toi ne t'inquiète pas, tu seras heureuse je te l'assure. Mais il faut être sage et guérir comme une bonne convalescente que tu es.
Il continua de parler mais je sombrais dans le sommeil forcé que je subissais à cause des drogues qu'on me donnait. Pourquoi fallait-il qu'après être enlevée et battue par un sadique maniaque et pervers, que je tombe sur une famille de fous ? Ceux-là ils allaient apprendre à me connaître je vous le garantis !
