L'amour comme antidote

Chapitre 2 : départ précipité

Harry ne comprenait plus rien. Que venait-il de se passer ? il était encore tranquillement en train de traîner dans les rues il y a à peine une heure. Tout cela s'était-il réellement produit ? Il ne savait plus. Il était plongé dans ses interrogations quand son oncle arriva, de toute évidence il était furieux.

- Mais qu'est ce que tu fabriques ? Qu'est ce qui te prend de faire autant de bruit à une heure pareille ? Tu es ici chez moi et j'exige…

Il ne put finir sa phrase car la jeune femme venait de rentrer en courant dans la maison, rendant l'oncle Vernon encore plus furieux ;

- Mais qu'est ce qui se passe ici ? Qui êtes vous et que faîtes vous chez moi ? On ne pénètre pas chez les gens de cette manière, vous…

- Oh la ferme Dursley, ce n'est pas par plaisir que je suis ici et si ça ce ne tenais qu'à moi je ne serais pas là.

L'oncle Vernon devint violet, il ne tolérait pas l'insolence et l'impolitesse et cette jeune femme semblait avoir un don pour le mettre hors de lui.

- Mais pour qui vous prenez-vous ? Vous pénétrez chez moi en pleine nuit et vous m'insulter et je ne devrai rien dire ? Et bien vous vous êtes tromper de personne ! Je ne vous laisserais pas faire. Sortez de chez moi où j'appelle la police !

- Ne vous inquiétez pas je ne reste pas. Harry va chercher tes affaires et n'oublie pas ta cape !

Harry qui juste là était resté figé, retrouva l'usage de son corps et couru à toute jambe jusqu'à sa chambre préparer ses affaires.

La jeune femme alla à la fenêtre et surveilla la rue, laissant un oncle Vernon quoique.

- Mais que se passe t'il et qui êtes vous ? Vernon, Vernon ! Mais réagit voyons Vernon ! S'écria une voix aiguë depuis l'escalier.

La tante Pétunia était descendue, certainement alertée par les cris de son mari. Dudley se trouvait derrière elle et semblait terrifié. Il essayait de se cacher derrière sa mère mais cela était inutil vu qu'il était au moins quatre fois plus large qu'elle.

L'oncle Vernon sembla d'un coup revenir à lui.

- Mais qu'est-ce que tout cela signifie et où voulez-vous l'emmener ?

- Il n'est plus en sécurité ici je dois l'emmener ailleurs.

- Mais de qui parle-t-elle Vernon et qui est-elle ?

- Harry, il s'est fait attaqué par des mangemorts, ils sont encore là, ils le cherchent.

- Oh mon Dieu ! S'écria la tante Pétunia avec un teint livide.

- Quoi ? Qui y a t'il ? Qui sont ces mort je ne sais quoi ?

- Des mangemorts ! Les partisans de Voldemort, ils sont venus chercher Harry pour le lui amener.

- Voldemort c'est bien celui qui as tué ses parents ? Et ses partisans sont ici à sa recherche. Mais vous êtes folles vous nous avez tous mis en danger !

- Et à votre avis espèce d'idiot pourquoi est-ce que j'emmène Harry loin d'ici ?

- Mais… Mais…

- Mais quoi ?

-Mais ils vont nous retrouver et nous tuer !

- C'est pour ça que nous devons partir au plus vite.

- Mais ils vont s'en prendre à nous même si vous partez.

- Ils ne ferons rien s'ils nous voient partir loin de chez vous, ils nous suivrons et vous oublierons complètement.

- Mais… Mais…

- Vous voulez peut-être qu'on les attende ici. Non alors arrêtez avec vos questions et laissez moi tranquille.

L'oncle Vernon se tut et se rapprocha de sa femme et de son fils. Ils restèrent tous les trois blottis les uns contre les autres recroquevillés dans un coin de la pièce. La jeune femme resta silencieusement à la fenêtre à guetter le moindre mouvement.

Harry revint quelques minutes plus tard avec sa malle.

- Je suis prêt !

- Bien alors écoute-moi bien Harry, tu laisses ta valise dans l'entrée et tu ne prend que ce dont tu as vraiment besoin. On va sortir d'ici, tu vas mettre ta cape et courir jusqu'au parc en faisant bien attention à ne pas être vu. Quand tu seras arrivé tu m'attendras sans enlever ta cape. Je vais détourner l'attention des mangemorts pour que tu puisses y aller. Quand je t'aurais rejoint nous prendrons le magicobus. On viendra chercher ta valise demain. Tu m'as bien comprise ?

Harry acquiesça de la tête.

- Bon très bien alors on y va.

La jeune femme ouvrit la porte et sortit en courant vers là où devait se trouver les mangemorts. Harry prit une profonde respiration, enfila sa cape et couru à perdre haleine dans la direction du parc.

A suivre