CHAPITRE 2 : LE PREMIER SAUVETAGE

« Au secours! Aidez-moi! »

La voix provenait des bois. Le Petit Bois, comme Mudkip appelait l'endroit. Je sentais que la voix pouvait provenir d'assez loin, car il ne semblait y avoir personne dans cette forêt, autre que ce Pokémon (j'osais imaginer que c'était un Pokémon). Cette voix féminine pouvait ainsi traverser à travers les arbres et les bosquets, sans rencontrer aucun obstacle sur sa route.

Difficile par contre d'apercevoir de qui il s'agissait. Les rayons du soleil passaient faiblement à travers le feuillage des arbres, créant ainsi certaines zones d'ombre dont la taille était nettement considérable et réduisant grandement la visibilité dans certains recoins de la végétation.

Finalement, au milieu de tout cet ombrage, une silhouette se forma, émergeant de l'obscurité, et s'approchait de Mudkip et moi. Je crus alors reconnaître cette forme. C'était un petit corps rond duquel émergeaient une paire fine d'ailes arrondies, ainsi que deux antennes au sommet. Le Pokémon volait très rapidement, comme pour fuir un poursuivant.

« Aidez-moi! »

C'était la même voix qui se fit entendre, seulement encore plus forte. Il n'y avait plus aucun doute, c'était bien ce Pokémon qui appelait à l'aide. Mais je ne voyais que ce Pokémon et aucun autre. Aucune trace d'ennemis ou de poursuivants ou de personne d'autre.

Elle n'était plus qu'à quelques mètres de nous et se pointait alors dans la zone plus éclairée de l'orée des arbres. Mudkip et moi la vîmes enfin de façon claire : c'était un Butterfree.

Elle émergea de la lisière du bois et en nous apercevant, s'arrêta brusquement dans son vol à haute vitesse. Elle était visiblement paniquée et elle haletait, sans doute essoufflée.

« Aidez-moi, je vous en supplie! »

« Madame? Que se passe-t-il? », demanda Mudkip.

« Mon bébé… Mon pauvre petit Caterpie… » Le Butterfree respirait tellement rapidement qu'elle devait pratiquement faire une pause entre chaque phrase, aussi courte pouvait-elle être.

« Qu'y a-t-il donc? », demandai-je.

« Il y a eu… une attaque… »

« Une attaque? », dis-je.

« Une attaque… de Pokémon? », demanda Mudkip.

« Oui… », répondit-elle, « Des Pidgey… Des Pidgey nous ont attaqués, moi et mon petit. Ils étaient toute une volée... Je ne sais vraiment pas ce qui leur a pris, mais… Ils volaient tranquillement au-dessus de nous, dans la forêt… Et puis soudainement… Ils ont piqué et ont foncé sur nous… »

« Quoi?! Ils ont fait ça? », s'exclama Mudkip avec étonnement.

« Oui… Et pourtant, nous ne leur avons rien fait… Nous passions tranquillement, sans faire un bruit, sans parler… Mais… Ils l'ont quand même fait…»

Je sentais les larmes monter dans les yeux du Butterfree et sa voix devenir tremblante et saccadée.

« Les Pidgey nous ont attaqués... Et… Et… Je ne voyais plus rien. Seulement les Pidgey qui m'entouraient, en battant furieusement des ailes… Et puis ils sont partis… Envolés… Mais… Mais… Mon bébé n'était plus là. Mon… Mon Caterpie… Disparu!... Oh non, non, non… »

Elle était en sanglots maintenant. Je restai là, sans bouger. J'en étais incapable. J'imaginais que ce récit m'avait bouleversé, moi aussi. Mudkip avait l'air triste également.

« Vous… Vous n'avez pas cherché Caterpie vous-même? », demandai-je.

« J'ai tenté de le faire… », répondit-elle, « Mais j'avais peur… Trop peur… J'ai regardé aux alentours, mais je ne pouvais pas le voir. Et peu après que les Pidgey soient partis, j'ai entendu un autre battement d'ailes… Je croyais qu'ils revenaient pour moi, alors j'ai dû m'enfuir. »

Mudkip et moi restions là, sans rien dire.

« Il faut que je retrouve mon bébé… Il est sûrement encore dans le bois… Mais je ne peux pas y aller seule. Je… Je ne suis pas assez forte. Si les Pidgey revenaient, je n'ose pas imaginer ce qu'ils pourraient me faire… »

Je jettai un regard vers Mudkip. Il fit de même. Nos regards se croisèrent. Son visage prit un air déterminé et il me fit un signe de tête. Je lui répondis par le même geste. C'était clair, nous avions la même idée en tête.

« Madame, nous allons retrouver votre garçon. », dit Mudkip.

Butterfree tourna la tête vers lui.

« Vraiment? »

« Vraiment. », répliquai-je, « Ces bois ont l'air dangereux, mais nous ne pouvons pas laisser votre bébé sans défense dans cet endroit, avec tous ces Pidgey qui rôdent. Nous allons le retrouver! »

Les yeux de Butterfree devinrent brillants. Il y avait un mélange de joie et de soulagement dans son visage.

« Oh, merci! Merci mille fois! Je souhaite de tout mon cœur que vous réussissiez. »

Mudkip s'avança vers Butterfree avec un air résolu imprimé sur sa figure.

« Nous allons réussir, je vous le promets. » Puis, il se tourna vers moi. « Allons-y, Charmander! »

J'acquiesçai de la tête et le rejoignis sur le bord des arbres.


Nous nous enfonçâmes dans le Petit Bois en marchant en ligne droite, suivant le tracé qu'avait emprunté Butterfree pour sortir de la forêt. En empruntant le même chemin, nous pourrions arriver au même endroit où les Pidgey auraient supposément attaqué. Peut-être que Caterpie se trouvait encore aux alentours. Mais c'était incertain. Il pouvait être n'importe où dans cette forêt.

La lumière du soleil filtrait de façon plus ou moins forte à travers la végétation. Les zones ombragées s'étendaient sur une large superficie. Ce manque de lumière n'était pas rassurant. J'avais le désagréable sentiment que quelqu'un pouvait surgir de derrière un arbre à tout moment.

Cela faisait déjà un certain moment que nous marchions à travers le bois sans voir personne. Aucun bruit non plus. Aucun signe de vie nulle part. Je ne trouvais pas cela naturel. Rien ne laissait présager qu'une volée de Pidgey se cachait dans les environs.

« Mudkip? » Mon nouvel ami tourna la tête vers moi. « Est-ce que la forêt s'étend pendant encore longtemps? »

« Nous sommes presque arrivés au centre. »

Eh bien, me dis-je. C'est pas mal pour un petit bois.

« Il y a une chose que je ne comprends pas. », dis-je à Mudkip. « Pourquoi des Pidgey attaqueraient-ils un Butterfree et son Caterpie sans raison? Il me semble que les Pidgey ne sont pas agressifs de nature… »

« Non, bien sûr que non. Mais il se passe des choses étranges depuis quelque temps dans la région. Plusieurs Pokémon ont commencé à se comporter de façon bizarre et à attaquer d'autres Pokémon sans raison. »

« Pourquoi? »

« Personne ne sait exactement. Mais plusieurs se demandent si ça ne serait pas lié à la croissance du nombre de désastres naturels qui nous ont frappés récemment… »

« Des… Des désastres naturels? », dis-je, intrigué, « Quels genres de désastres naturels? »

« Il y en a de toutes sortes. », répondit Mudkip, « Des avalanches, des glissements de terrain, des éboulements… Des tempêtes de pluie ou des tempêtes de grêle… Des journées anormalement chaudes ou anormalement froides… Mais ce qui se produit le plus souvent, ce sont des tremblements de terre… »

Génial, pensai-je. J'arrive dans ce monde juste au moment où des Pokémon commencent à agir en psychopathes et la nature est en train de devenir folle…

« Pourquoi ces deux phénomènes seraient-ils liés? », demandai-je à Mudkip.

« Les deux ont commencé à se produire sensiblement en même temps. Alors ils ont peut-être une origine commune… »

Mudkip et moi étions déjà en train de marcher dans la forêt depuis un bon bout de temps lorsque nous aperçûmes une zone qui semblait plus éclairée, pas très loin devant nous. Il semblait également y avoir moins d'arbres qu'aux alentours.

« C'est une clairière. », dit Mudkip, « Allons-y. »

Il nous fallut peu de temps pour nous y rendre. La clairière agissait sensiblement comme une oasis de soleil venant nous extirper du royaume ombragé des bois.

« Et maintenant? », dis-je, « Où allons-nous trouver Caterpie? »

« Il faudrait regarder aux alentours. Il ne devrait pas être loin pourtant. Nous devrions chercher… Oh, attends un peu… »

Je me tournai vers lui. Son regard devint soudainement fixe, presque gelé.

« Je sens quelque chose. » Il ferma les yeux, comme s'il désirait se concentrer sur quelque chose. « Oui, il y a quelque chose qui approche… »

« Se pourrait-il que ça soit Caterpie? »

Mudkip ouvrit les yeux, mais son visage prit un air peu rassurant. « Non… Définitivement pas… Ça se déplace beaucoup trop vite pour être un Caterpie… »

D'accord, ce n'était définitivement pas rassurant. J'ignorais comment Mudkip pouvait déterminer s'il y avait bel et bien quelqu'un qui venait vers nous, mais il semblait bien certain de ce qu'il disait.

Mudkip tourna la tête pour regarder derrière lui. J'eus à peine le temps d'en faire autant que je vis deux formes brunes plonger vers nous en poussant des cris stridents.

Le temps d'un réflexe, je pus plonger à plat ventre avant que la forme ne m'atteigne. Je sentis tout de même un lourd déplacement d'air dans mon dos et je sentis même la flamme de ma queue se faire agiter. La chose m'avait raté de très peu. Je relevai la tête pour voir deux Pidgey freiner dans leur élan pour ensuite remonter légèrement en l'air en décrivant une demi-vrille. Ils descendirent lentement pour se retrouver ainsi face à nous.

Je me remis debout rapidement, tandis que Mudkip se remit sur ses quatre pattes. Les Pidgey l'avaient raté aussi, fort heureusement. Mais nous n'étions pas tirés d'affaire pour l'instant, car les Pidgey s'apprêtaient à charger sur nous de nouveau. Nous n'avions plus le choix. Nous allions devoir les combattre pour les arrêter.

Nous étions face à face avec les Pidgey. Nous nous fixâmes un court moment, puis les deux oiseaux se mirent à foncer vers nous. Je restai immobile jusqu'à ce que les Pidgey ne soient qu'à un mètre ou deux de nous. Très rapidement, Mudkip et moi fîmes alors chacun un bond de côté pour les esquiver. Cela réussit, mais malheureusement, les Pidgey se retournèrent immédiatement et l'un deux m'asséna un coup de bec dans la poitrine.

Je tombai sur le dos en grimaçant de douleur. C'était un coup bien placé et je dus fermer les yeux pendant quelques secondes, tellement le coup me fit mal. Je n'avais jamais rien ressenti de semblable auparavant. Je crus même avoir perdu le souffle pendant un instant. Lorsque je rouvris les yeux, le Pidgey était tout juste au-dessus de moi. Il se mit à battre frénétiquement des ailes tout en poussant des cris aigus. J'ignorais ce qu'il cherchait à faire, mais je pouvais difficilement bouger moi-même, tellement il s'agitait si près de moi. J'étais toujours allongé sur le dos, n'ayant pas la possibilité ni l'espace pour me relever. J'essayai d'agiter mes mains pour faire fuir le Pidgey, mais rien n'y fit. J'étais toujours sous son emprise et il ne voulait vraiment pas me laisser aller. J'essayai d'agiter mes mains encore une fois. Seulement cette fois, je réussis à griffer le Pidgey dans l'abdomen. Il poussa un cri de douleur puis recula.

Les Charmander possèdent de petites mains, mais les griffes de ces dernières peuvent causer des dommages considérables à un adversaire de taille similaire. C'est ce que je venais de m'apercevoir et je réalisai que je pouvais me servir de mes griffes pour attaquer ce Pidgey. La blessure que je venais de lui infliger était suffisamment sérieuse pour qu'il baisse sa garde. Je me devais d'en profiter. Prenant mon élan, je bondis vers lui et le griffa une seconde fois, cette fois au visage. Il poussa un cri encore plus fort et se tordit littéralement de douleur. Il n'allait plus pouvoir tenir très longtemps.

« Charmander! » C'était Mudkip qui m'appelait. Je me retournai pour découvrir que mon ami était en bien fâcheuse position. L'autre Pidgey était en train de l'attaquer à coups de bec et Mudkip n'arrivait pas à s'en défaire. Je n'avais pas le choix. Je devais intervenir.

Profitant du fait qu'il avait le dos tourné, je crus pouvoir surprendre le Pidgey en crachant un peu de feu sur lui. Je me concentrai de toutes mes forces et fis feu. Mais rien ne sortit de ma bouche, sauf un léger rugissement. Quiconque m'aurait aperçu agir ainsi m'aurait sans doute trouvé mignon… Mais ce n'était définitivement pas le moment d'être mignon… Je réessayai encore une fois, mais sans succès. Puis une autre fois. Et une autre. Mais rien d'autre que de faibles rugissements. À force de m'époumoner ainsi, le Pidgey m'entendit, se retourna et fixa son regard sur moi.

Le Pidgey laissa Mudkip et s'envola à ras le sol, en s'éloignant dos à nous. J'ignorais ce qu'il tramait, mais je le vis soudainement faire demi-tour et se retrouver face à moi. Oh non, il allait me foncer dessus! Et ce fut exactement ce qu'il fit… Il se mit à charger à toute vitesse dans ma direction. Instinctivement, je réussis à me projeter vers l'arrière, tout juste avant que le Pidgey ne réussisse à m'atteindre. Je tombai encore une fois sur le dos sur l'herbe chaude et souple. Mais dans ma chute, je crus entendre en même temps non pas un, mais deux cris rapaces. Je relevai la tête rapidement pour m'apercevoir que le Pidgey venait de foncer directement… dans l'autre Pidgey, qui se trouvait encore derrière moi lorsque le premier effectua son attaque de charge dans ma direction.

Le choc fut terrible. Le Pidgey déjà affaibli par mes griffes reçut la charge directement dans le ventre. Il fut immédiatement mis K.-O. Quant à son assaillant involontaire, il se retrouva sérieusement amoché, mais il tenait encore debout.

« Finissons-en! », entendis-je Mudkip dire. Je vis mon copain reculer de quelques pas, puis il fonça à son tour vers le seul ennemi restant. Le Pidgey eût à peine le temps de tourner la tête que Mudkip le plaqua de toutes ses forces. Le choc projeta le Pidgey vers l'arrière à toute vitesse. Son vol forcé se termina abruptement lorsque son corps alla frapper un arbre très durement. Le Pidgey perdit connaissance aussitôt.

« Génial! Nous avons réussi! », m'écriai-je. Les deux Pidgey gisaient sans connaissance, près l'un de l'autre, terrassés par notre puissance supérieure. J'étais extrêmement fébrile. Je venais de remporter mon premier combat en tant que Pokémon, avec l'aide de Mudkip.

Je tournai la tête vers mon ami. Nous arborions tous les deux un large sourire. Nous venions de vivre des émotions intenses et nous avions dû endurer quelques douleurs, mais tous nos maux étaient disparus maintenant. Nous avions gagné. Et nous étions heureux.

Mais une chose demeurait : nous n'avions toujours pas trouvé Caterpie.


« Toujours rien? »

Ma voix résonnait à travers les arbres. Mudkip et moi étions de retour dans le bois depuis au moins une heure. En fait, j'ignorais combien de temps s'était écoulé depuis notre affrontement avec les Pidgey. J'avais quelque peu perdu la notion du temps. Les heures, les minutes, les secondes… Elles n'avaient plus aucune importance. Je ne pouvais désormais compter que sur les mouvements du soleil pour cerner le temps. Mais lorsque l'on se retrouve en pleine forêt, où le soleil peine à pénétrer à travers les feuillages, le temps cesse d'exister. Du moins, c'est l'impression que j'avais.

« Charmander! Je sens quelque chose! » Mudkip m'appela au loin. Je le rejoignis rapidement en zigzaguant à travers la végétation.

« Est-ce un bon signe cette fois? »

« Je ne sais pas. Mais il y a quelque chose tout près. » Comment faisait-il pour savoir? Selon moi, il avait un sixième sens… « Suis-moi, je crois que c'est par là… »

Personnellement, je n'avais aucune idée de l'endroit où chercher, alors aussi bien faire confiance à Mudkip… Je laissai mon ami me guider, même si au fond, je me doutais que même lui n'était pas trop sûr d'où nous allions. Tout ce que je sentais, c'est qu'il avait une intuition et qu'il était incapable de la laisser filer.

Nous marchâmes pendant quelques minutes, lorsque nous entendîmes une voix au loin. Une voix aigüe et prolongée, et qui semblait devenir de plus en plus forte au fur et à mesure que nous avancions. Il n'y avait plus de doute, il y avait bien quelqu'un là-bas. La voix se tut pendant quelques instants, mais Mudkip demeurait concentré et continua à me diriger dans la même direction. La voix se fit soudainement entendre à nouveau, mais cette fois, nous pouvions discerner des mots distincts. Et le premier mot qui se fit entendre fut le suivant :

« Maman? »

Lorsque nous entendîmes ce mot, nous savions que nous touchions au but. Une énergie nouvelle me revigora complètement. Je marchais plus rapidement, plus fermement. C'est alors que nous le vîmes.

Il errait gentiment, rampant sur le bord d'un arbre. Il semblait confus et perdu. Sa démarche était saccadée. C'était Caterpie.

Je ne marchais plus, je courrais. Il était là, enfin. Le fruit de nos recherches. Le fils disparu, à notre portée finalement.

« Maman, où es-tu? »

Sa voix était triste et ça se comprenait. Personne, à cet âge, ne veut être séparé de sa maman et se perdre dans l'inconnu. Mais son cauchemar était sur le point de prendre fin. Nous étions là pour le ramener vers la lumière.

« Caterpie? »

Le petit ver sursauta lorsqu'il entendit ma voix. En me voyant, il recula. Il semblait vraiment effrayé.

« Caterpie, n'aie pas peur. Nous sommes là pour te ramener à ta maman. »

Le jeunot ne m'avait pas lâché des yeux.

« Maman? »

« Viens avec nous. », dit Mudkip, « Nous allons te sortir d'ici, d'accord? »

Caterpie se rapprocha de nous très tranquillement. Il était craintif, mais je pouvais voir la crainte disparaître lentement et graduellement de ses grands yeux noirs. Il s'approcha de moi doucement. Je lui tendis la main.

« Tu peux nous faire confiance, Caterpie. Nous n'allons pas te faire mal. Nous sommes seulement là pour te ramener à ta mère. Viens avec nous et tu la reverras très vite. D'accord? » Caterpie me fit un signe de tête positif. « D'accord. »

Mudkip et moi repartîmes donc à travers la forêt en compagnie de notre jeune rescapé. Nous nous étions mis côte à côte tous les trois, Caterpie au milieu. Ainsi, Mudkip et moi pourrions le protéger s'il arrivait quelque chose. Mais j'espérais que ça ne se produise pas. Je ne souhaitais qu'une chose : sortir de ce bois et réunir Caterpie avec sa mère. Çela ne saurait tarder…