- Jacob!

Je n'y croyais pas, il me surplombait facilement de trois tête, et la dernière fois que je l'avais vu, il avait les cheveux longs, était chétif, et il lui manquait deux dents. On faisait des gâteaux de boue ensemble lorsque nos père décidaient d'aller pêcher et de nous emmener avec eux.

- Bella! Loca! Je croyais que jamais tu ne reviendrais. Tu n'as pas changé , un peu grossi peut être?
- Hé ! Je t interdis de dire a! Toi par contre, qu'est-ce que tu as changé ! Je ne crois pas pouvoir te mettre encore au tapis maintenant!
- Comme si tu y étais déjà parvenu!

Il me reposa, et c'est seulement ce moment-là que je vis à quel point il était beau, son t-shirt moulait parfaitement son torse musclé , ses bras à moitié découverts étaient fermes et son visage carré avaient des traits fins, ses lèvres charnues et rose ne cessaient de sourire. Mes autres amis, n'ayant rien raté de la scène me charrièrent, je me retrouvais dans les bras de chacun, du coin de l'œil je voyais mon père s'essuyer les yeux, il monta discrètement à l'étage avec ma valise. On frappait la porte et avant que je n'aie le temps d'aller ouvrir, un grand jeune homme blond entrait en fracas.

- Elle est où ? Où est cette petite peste de Bella Swan?
- Par ici Mike!

Il fendit la foule et m'enlaça tendrement, j' étais ravie de le revoir, après tout, nos disputes et bagarres étaient une marque d'affection. Il n'avait pas changé , toujours ce même visage poupon. Je passais un agréable moment, je retrouvais mes marques, mes amies me parlaient de leur vie, je leur racontais la mienne, leur montrais des photos de mon mari, elles restèrent bouche bée; je n'en étais pas peu fière. L'après-midi passait et la nuit tait tombée. Mes amis partirent les uns après les autres, seul restait Jacob, il s'était fait discret de toute l après-midi. Il me fixait intensivement et dè s que je levais les yeux vers lui, il les détournait aussitôt.
A l'heure du repas, Billy, le père Jacob, se joignait nous. Il ramena du poisson frit et de la bière. Jacob et moi décidions de les laisser et allions nous asseoir sous le porche. La lune brillait, elle était presque pleine. On ne parlait pas, on profitait juste du moment, de l'air ambiant.

- Tu m'as manqué tu sais.
- Toi aussi...
- Je pensais que tu m'avais oubli , je n'ai pas cessé de penser toi.
- Comment j'aurais pu t'oublier. C'est juste que...
- Que tu n'as pas eu le temps, je sais. Alors comme ça tu es mariée? Ben ça! Si j'avais su...

Nous discutions longtemps, ce n'est que lorsque la voiture de Billy disparue que je sentis la fatigue m'envahir. J'embrassais mon père et le remerciais. Je montais enfin dans ma chambre, elle n'avait pas changé , j'appelais Edward et lui racontais ma première journée, il était ravi pour moi. Il m'annonçait qu'il devait partir en Italie afin de régler une affaire qui opposait trois frères, un bien immobilier me semblait-il. Nous ne pourrions pas nous parler, décalage horaire oblige. Il promit de m'écrire et je fis de même.
Je m'endormais sur cette promesse, les bribes de souvenir refaisaient surface, la cour de l'école, La Push, le visage poupin de Jacob, qui se changea en un visage d'homme, l'homme qu'il était aujourd'hui. Un frisson me parcouru l'échine et je m'endormais un sourire aux lèvres.

Les jours passèrent, mon père me baladait un peu partout, nous avions même fait de la randonnée ; cachant à mon père ma répulsion de marcher à travers toutes ces racines. Ce n'était pas tous les jours que je venais le voir, et je voulais profiter de lui autant que lui de moi. Malgré cela, passé une semaine, j'avais besoin de repos. Alors je décidais d'aller me promener sur la plage de La Push avec Jacob

- Alors cette première semaine ? on t'as pas beaucoup vu !
- Je sais, mon père m'a trainé un peu partout, t'imagines que j'ai même fais de la rando, et que je l'ai accompagné la pêche ! - Non ! Et maintenant tu vas rester un peu avec moi ? me demanda-t-il timidement.
- Bien sûr, de toute façon mon père va bosser les deux semaines à venir, donc je vais pouvoir profiter de vous.
-Nous ? me dit-il ahuri.
-Ben oui, toi et les autres, Mike, Angela and Co -Ah non ! je t'ai, je te garde !
-Égoïste !

Il m'attrapait par le cou, son parfum emplissait mes narines, elle n avait pas changé , il sentait le sable chaud avec un soupçon de musc. Mon ventre se crispa, et je sentais de légers papillonnements descendre en mon centre. Je le regardais en coin, un sourire s affichait sur son visage, il s arrêtait brusquement et failli provoquer ma chute. A ce moment précis, il me une pichenette sur le nez.

-C'est toi le chat !

Le temps que je réalise, il filait déjà , je me lançais aussitôt sa poursuite. Je savais que jamais je ne le rattraperai s'il ne ralentissait pas.

-Tu triches ! Tes jambes sont plus grandes que les miennes ! lançais-je bout de souffle.

Il se retournait et riait, il ralentissait la cadence, c'est à ce moment que j'en profitais pour mettre mes derniers efforts dans un sprint afin de le surprendre. Ce que je ne fis pas puisqu'il m'avait vu venir ; lorsque je me ruais sur lui, il m'empoigna pas les hanches et me souleva dans les airs comme si j'étais une brindille. Une douleur vive dans le bas du dos m'arracha un juron.

- Bella, ça va ?
- Aïe ! je crois que tu m'as cassé quelque chose Musclor.
- Par le pouvoir du crâne ancestral... Ne dis pas de bêtises, il n'y a pas eu de craquement, ce que tu peux être fragile.

Il me reposa par terre et la douleur me lança de nouveau en remontant le long de ma colonne. Il me regardait inquiet, je grimaçais.

- ça va ? -Ben, je sais pas, ça me fait mal ici. Dis-je en indiquant mon flanc droit. -Bon, on va aller chez moi et mettre de la glace dessus, je voudrais pas que ça s'aggrave. En attendant, hors de question que tu marches Il me souleva délicatement, je retins un petit cri et me colla contre son torse. Il me conduisit sa voiture, me plç a doucement côté passager, me rejoignit dans l'habitacle et nous partîmes...