Bonjour bonsoir à toutes et à tous ! Le premier chapitre concernant cette nouvelle fic est ici pour vous !

Un grand merci à Altair Ibn-La'Ahad - AC qui m'a corrigé ! Donc ... Un grand merci !

Je vous souhaite une bonne lecture !


Quelque peu surpris, John prit place en face d'un jeune garçon brun. Après plusieurs minutes de silence, il tenta d'entamer la discussion.

- Tu lis un livre de troisième année ?

- C'est écrit dessus, non ?

- C'est impressionnant !

Un peu étonné, le brun quitta des yeux un instant les paragraphes de son livre pour les poser sur son présumé futur camarade. Ce dernier reprit :

- J'ai déjà du mal rien qu'en pensant aux livres de première année, alors m'attaquer à ceux de troisième année… Je n'y pense même pas ! Mais toi, tu sembles les comprendre… C'est… impressionnant ! conclut-il.

Pour la première fois de sa vie, Sherlock eut les joues qui se mirent à chauffer tandis que le blond lui tendait sa main pour le saluer.

- Au fait, je m'appelle John. John Watson. Et toi ?

- Sherlock. Sherlock Holmes, murmura-t-il en attrapant la main tendue.

Tandis que le train continuait sa route vers Poudlard, une vieille dame passait dans le long couloir, proposant délices et sucreries aux élèves. Entendant le chariot approcher, John offrit un sourire gourmand à Sherlock avant de sauter de son siège pour aller voir la dame aux bonbons.

- Vous voulez une petite sucrerie, les garçons ?

John acheta une dizaine de chocogrenouilles avant de revenir en face de Sherlock.

- Tu en veux ?

- Pour quoi faire ?

- Bah, pour manger, rit le blond en lui donnant cinq paquets.

Regardant les friandises, Sherlock le remercia d'un signe de tête sans pour autant en goûter une.

- Tu ne manges pas ? lui demanda John.

- Je n'ai pas faim.

Penchant la tête sur le côté, et la bouche pleine de chocolat, le blond avala sa friandise d'une traite avant de découvrir la carte contenue dans le paquet.

- J'ai encore Harry Potter.… soupira-t-il.

- Et cela te pose un souci ? questionna le sang-pur remarquant le peu d'enthousiasme de John devant la figure emblématique du monde des sorciers.

- Je l'ai déjà.

- Ah ?

- Enfin, je l'ai au moins une vingtaine de fois.

Hochant la tête en reprenant son livre, Sherlock commença à lire de nouveau quand son camarade en face de lui s'agita.

- Un souci ?

- Je pensais qu'on aurait pu... parler.

- Je ne parle pas aux poissons rouges.

- Pardon ?

Levant les yeux au ciel, Sherlock posa son livre avant de se concentrer sur son camarade de compartiment.

- Que peux-tu lire sur moi ?

- Comment ça ?

- Sur moi, que peux-tu dire ?

Haussant les sourcils, le blond le regarda rapidement avant de rire nerveusement.

- Tu es brun et intelligent, non ?

- ... C'est tout ?

- Je n'ai que onze ans ! s'indigna John.

Levant les yeux au ciel, Sherlock soupira avant de prendre la parole.

- Tu es le second de ta famille. Tu es un sang-mêlé. Ton père est la personne de ta famille qui t'a transmis tes pouvoirs. Qui plus est, tu as découvert tes pouvoirs durant ton enfance, sûrement en voulant une peluche située loin de toi que tu as fait réapparaître dans tes bras. Ta mère est très protectrice, autant que ton père. Tu as une sœur qui est en pleine crise, par conséquent tu as du mal à lui parler, et cela depuis plusieurs années. Je continue ? questionna- t-il en voyant le blond la bouche ouverte.

- C'est ... surprenant ! déclara-t-il en guise de réponse, les yeux admiratifs.

- C'est juste de la déduction, murmura Sherlock, en déviant le regard.

Il avait l'habitude que ses propos soient toujours rejetés. Et aussi, il était souvent surnommé à cause de cela, « Le Taré », « Le Bizarre ». Pour une fois que quelqu'un le jugeait autrement, cela lui mis le feu aux joues.

- Je suis persuadé que tu iras à Serdaigle ! lui dit Watson.

- Pourquoi donc ?

- Ils sont intelligents, rit doucement le blond.

Adorable. Ce fut la seule chose à laquelle pensa Sherlock durant tout le reste du trajet.


Une fois le train immobilisé, les élèves sortirent dans un grand brouhaha, mêlant les élèves des différentes maisons entre elles.

- Les premières années ! hurla une voix grave.

Avançant dans la direction d'où venait l'appel, John et Sherlock firent face à un géant barbu et souriant, qui tenait une lanterne dans sa main gauche.

- Suivez-moi, et deux par deux !

Attrapant la main de John, Sherlock le tira en avant, presque étonné par son propre geste. Son camarade tenta de se libérer de cette union.

En vain. Aussi fin soit-il, Sherlock avait une sacrée poigne !


Tous les futurs élèves se retrouvèrent assis dans des petites barques, guidées par le professeur des Soins aux Créatures Magiques. Ils glissaient sur un lac quand, à travers la brume, Poudlard apparut. Dans la nuit noire, l'école brillait tel un diamant brut, toutes ses fenêtres illuminées. John en resta émerveillé. Il se sentait déjà chez lui, juste à ce premier regard.

- C'est beau, tu ne trouves pas ? chuchota-t-il à l'attention de Sherlock qui était dans la même barque que lui.

- Sans plus, répondit le brun, les bras croisés sur sa poitrine, une petite peur s'éveillant en lui à l'idée des événements qui allaient suivre.

Pourtant, Mycroft, son frère, lui avait expliqué : la répartition était, selon ses propos, une épreuve à passer afin de se montrer digne du monde magique. Sans plus de détails.

Quant à John, il n'avait d'yeux que pour le château. La grande école de Poudlard lui semblait presque irréelle, et pourtant elle s'illuminait devant lui.


Les élèves entrèrent dans le grand hall où une femme, portant les traits des années, attendait les mains derrière le dos.

- Du calme, s'il vous plaît. Du calme. Rassemblez-vous.

Prenant sa respiration, elle expliqua longuement le but ainsi que le déroulement de la répartition.

- Suivez-moi, ordonna- t-elle sèchement en ouvrant les deux grandes portes dans son dos.

Tout le monde avança. Les yeux du petit blond brillèrent en voyant le plafond de la grande salle. Toutes ces bougies brûlant au-dessus de lui ! Le ciel noir qui les surplombait lui semblait tout droit sorti d'un rêve.

- C'est magnifique, tu ne trouves pas ? demanda-t-il à Sherlock qui baillait.

- C'est juste un tour de passe-passe. Un enfant de trois ans saurait le faire, grogna-t-il en ignorant le regard appuyé de son frère à la table des Serpents.

Ses paroles ne semblèrent pas toucher John qui continua de regarder tout autour de lui, cherchant déjà à se faire des souvenirs qu'il raconterait à ses enfants quand il serait plus âgé. Son attention se porta vers l'enseignante de métamorphe qui demandait l'attention de tous, en posant un vieux chapeau rapiécé sur un tabouret. Intrigué, il fut surpris de voir une ouverture apparaître pour former une bouche et une voix s'élever dans la grande salle qui s'était tue.

Que le temps passe rapidement

Nous sommes réunis maintenant.

Les années défilent et je suis toujours présent.

J'ai une histoire à vous conter pourtant.

Quatre amis, toujours liés.

Quatre amis, quatre sorciers.

Ils eurent une pensée, un rêve un peu fou

Un désir, celui d'enseigner plus que tout.

Ainsi naquit Poudlard

École aux quatre étendards.

Quatre maisons unies

Mais qui, par les qualités se diversifient.

Courage et bravoure chez le Lion d'Or

Ruse et fourberie pour le Serpent d'Argent

Épée en main pour le beau Griffondor

Serpentard préférait le chant des potions qui attendent patiemment

Justice et honnêteté pour la douce Poufsouffle

Intelligence et culture pour l'Aigle aux ailes déployées.

La gracieuse blaireau veillant sur ses petits jusqu'à son ultime souffle

Tandis que Serdaigle, dans les écrits, se dissimulait.

Ils me donnèrent naissance

Ainsi que toutes leurs pensées.

J'eus ce que l'on nomme alors la chance

De posséder un pouvoir fort envié.

Posez-moi sur votre tête

Et alors vous saurez.

Je ne suis qu'un vieux chapeau certes

Mais j'ai une grande capacité.

Celle de lire dans vos cœurs

Et de pouvoir décider vos maisons.

Je sens que maintenant vous tremblez

Et que vous en perdez la raison.

Mais calmez-vous

Et respirez un bon coup.

Avancez d'un pas

Et venez vers moi.

Asseyez-vous ici là,

Cela ne prend que quelque instant.

Sachez que je ne me trompe pas.

La répartition commence alors maintenant !

La chanson se termina et dans la seconde qui suivit, de grands cris d'impatience résonnèrent dans toute la pièce.

- Quand je vous appellerai, vous viendrez et je placerai le Choipeau sur votre tête, déclara McGonagall, la directrice de Griffondor, faisant alors cesser tout bruit dans la salle.

Soulevant dans une main le vieux chapeau, elle attrapa dans l'autre un long parchemin avant de commencer à lire, d'une voix puissante et calme :

- Adler Irène.

Se détachant de la foule, une fille à la chevelure de nuit s'avança, ses lèvres rouge sang s'étirant dans un fin sourire. Prenant place sur le siège, elle ferma ses yeux de cristal quand on posa le Choipeau sur elle. Quelques secondes plus tard, la déchirure s'ouvrit et le chapeau poussa un cri :

- SERPENTARD !

Redonnant l'objet magique à la professeure, la petite brune alla vers la table collée au mur de gauche sous les applaudissements de ses futurs camarades de maison. Mycroft, quant à lui ne quittait pas des yeux son cadet, créant déjà une place près de lui. Au cas où.

La répartition continua sous les applaudissements. On arriva alors aux prénoms commençant par la lettre H.

- Holmes Sherlock.

Soupirant, le jeune garçon aux cheveux bouclés s'avança vers le tabouret et croisa les bras une fois assis. C'est alors qu'il entendit une petite voix :

- Et bien, et bien. Ma foi, cela est fort intéressant. Holmes, comme Mycroft, j'imagine.

- Mon cher frère, oui, répliqua mentalement Sherlock d'une voix sarcastique.

- Je vois que ce n'est guère le grand amour entre vous, donc oublions Serpentard un instant. Tu es courageux, oui.

- Les Griffondor aiment frapper et se battre, ce sont des brutes que l'on peut comparer au Dieu Thor.

- Et Pouff-

- Loyal et juste. Je ne suis loyal qu'envers moi-même, et encore, parfois j'ai des soucis avec ça. Juste ? Non merci ! Ce monde ne l'est pas, alors pourquoi devrais-je l'être ? Je refuse d'y aller.

- … SER-SERDAIGLE ! cria le Choipeau avec une légère incertitude, tandis que Sherlock rejoignait la table bleue en soupirant d'ennui.

On put entendre également à la table vert et argent, un petit cri en provenance de Mycroft qui sentit son cœur se briser.

Une certaine Molly Hooper partit à Poufsouffle sous les applaudissements d'un certain Lestrade qui s'était mis debout sur son banc pour l'accueillir. Le dénommé Jim Moriarty alla à Serpentard, un sourire malsain aux lèvres.

- Watson John.

Étant le dernier, le blond alla d'un pas peu assuré vers la vieille femme avant d'être recouvert par le grand chapeau magique.

- Watson comme Harry Watson. Deux noms si semblables et pourtant si différents. Voyons voir, je vois beaucoup de qualités, une grande intelligence, mais aussi un grand, un immense courage. Que faire de toi mon garçon ? Tu sembles si timide en plus. Sauf avec le petit parleur de Holmes auquel j'ai eu affaire il y a quelques minutes. Tu le connais à peine, et pourtant, tu sembles déjà accroché à lui, comme si tu voulais le protéger… Je crois avoir trouvé : GRIFFONDOR !

Ouvrant les yeux, John courut jusqu'à la table rouge et or qui l'accueillaient dans les cris et la joie. Prenant place, il perçut le regard de Sherlock assis à sa propre table, qui hocha la tête en guise de félicitations.

Même si celui-ci ne se l'avouait pas, il aurait aimé que John soit avec lui. C'était la première fois qu'il arrivait à parler avec quelqu'un sans être qualifié de « bizarre ».

Mais celui qui eut le plus de mal à endurer la soirée fut Mycroft, qui, par dépit, dévora tous les gâteaux qui se trouvaient à sa portée.