Chapitre 2

Naruto ne parvenait pas à croire qu'il était chez lui, dans sa demeure. Il traversa le vestibule et pénétra dans l'atrium. Cela faisait près de trois ans qu'il avait quitté Konoha et il se sentait comme un étranger entre ces murs. Pourtant, il reconnaissait la plupart des meubles, même si certains ne se trouvaient pas à cet emplacement lorsqu'il avait quitté ces lieux. Ce banc, par exemple, il était certain qu'il se trouvait dans une des chambres. Ses pas s'arrêtèrent aux abords de l'impluvium et il leva un instant le regard vers le ciel. Le soleil y brillait, promettant une belle journée. Le genre qui faisait cuire sous les cuirasses sur le terrain, le genre que les centurions apprenaient à ne pas aimer mais c'était toujours mieux que celles où la pluie s'abattait sur vous, vous recouvrait et trempait jusqu'aux parties les plus intimes de votre corps.

Il poussa un petit soupir. La guerre était loin de lui maintenant ou en tout cas, pour quelque temps. Une partie de lui en était heureuse, l'autre savait qu'elle aurait du mal à se réadapter à la vie citadine. Mais le confort qu'offrait sa demeure, et les bons repas, il saurait s'y réhabituer très rapidement, pensa-t-il alors que ses yeux se perdaient un instant sur la cuisine qu'il apercevait depuis sa position. Là encore, la marque de Sakura était visible, les murs avaient été repeints dans des couleurs rouges et or. Il ne pouvait nier qu'il y avait beaucoup de goût dans l'agencement de tout cela. Sakura en avait toujours eu beaucoup et pas uniquement parce qu'elle l'avait choisi !

Il avait, par ailleurs, bien fallu que la jeune femme s'occupe pendant ces trois années. Après tout, ils étaient fraîchement mariés quand il l'avait laissée dans cette maison qu'elle devait faire sienne pour suivre le général Kakashi sur les terres ennemies.

« Seigneur Uzumaki, vous êtes déjà là ? remarqua une des esclaves qui portait une amphore dans la cuisine. Nous vous attendions beaucoup plus tard, je vais prévenir notre maîtresse.

— Je suis là, Maïla. »

Naruto se retourna et ses yeux se posèrent sur son épouse. La jeune femme se tenait à l'autre bout de l'atrium et s'approchait d'eux, un sourire rayonnant sur le visage.

« Sakura », l'accueillit-il.

Il la détailla des pieds à la tête. Elle portait une stola crème très simple, ceinte par un ruban rose qui s'assortissait à merveille à sa chevelure et elle était encore plus belle que lorsqu'il l'avait quittée.

« Naruto, le salua-t-elle alors qu'elle parvenait à sa hauteur, je croyais que tes obligations te retiendraient plus longtemps loin de nos murs.

— J'étais pressé de rentrer », expliqua-t-il.

Et même si Kakashi en personne l'avait chassé hors de la caserne, ce n'était pas faux. Et maintenant que le parfum de sa jeune épouse l'entourait, il ne pouvait que remercier son mentor. Il se pencha pour déposer sa bouche sur ses lèvres.

Deux jours s'étaient écoulés depuis son retour chez lui et il reprenait difficilement l'habitude de dormir dans un lit confortable avec un corps de femme serré contre le sien, à la douceur de la nourriture et des vins que leurs esclaves servaient sur la table. Il en dégustait justement un des plus délicieux avec Kiba, un de ses plus proches amis. Les deux compères avaient fait toute la campagne ensemble et ne pouvaient que s'estimer heureux d'être revenus entiers au pays. Le second, encore célibataire, se faisait ouvertement courtiser par de nombreuses familles, maintenant qu'il était un héros de l'empire. Cela les amusait incroyablement mais ils n'étaient pas dupes. Ils devaient en profiter tant que cela durerait, tant qu'on chercherait les bénéfices qu'ils pouvaient apporter. S'ils devaient participer à une autre campagne à l'issue moins favorable, toutes les faveurs dont on les couvrait actuellement auraient tôt fait d'être déployées auprès d'autres.

« Alors mon ami, ai-je bien entendu, l'empereur veut te nommer général ? lui demanda Kiba alors qu'il savourait une lampée du liquoreux breuvage.

— J'ai entendu dire cela, mais franchement, ce ne sont peut-être bien que des rumeurs. »

Kiba haussa les épaules.

« Tu le mériterais pourtant, tous les hommes savent que nous ne nous en serions pas sorti de cette façon sans toi.

— Oh là, comme tu y vas, Kakashi…

— Oui, je sais, je sais, mais quand même. »

Les deux soldats s'observèrent un instant. Même si Naruto était ravi d'entendre ce genre de compliments, même s'il avait recherché pendant de nombreuses années la reconnaissance de ses pairs et les honneurs qui lui étaient aujourd'hui faits, il ne voulait surtout pas perdre la tête. Il avait travaillé trop dur pour cela. Il avait enduré des années de privation, de souffrance et d'entraînement, il avait été trainé dans la boue et il savait qu'il méritait plus que quiconque d'être nommé général mais une part de lui avait tout simplement du mal à y croire.

« En tout cas, il est certain que sans lui, nous aurions eu bien moins de femmes dans nos lits », conclut-il.

Le sourire sur ses lèvres s'agrandit comme Kiba éclatait de rire et il ne fallut que quelques secondes pour qu'il ne le rejoigne.

« Ah grand Dieu, c'est bien vrai ! Quel homme à femmes !

— Et quelles femmes !

— Je me demande toujours ce qu'elles lui trouvent, franchement.

— Tu dis ça parce qu'il t'a soufflé cette plantureuse Ismahilienne* », s'amusa Naruto en mimant une très généreuse poitrine.

La mine de Kiba s'assombrit.

« Un peu, oui. Ces seins, ah, ces seins… », rêveur, il écarta les doigts comme s'il tenait ces imposantes mamelles entre eux, « j'aurais donné n'importe quoi pour pouvoir enfoncer mon visage entre eux.

— Je te parie qu'il n'y a pas enfoncé que ça. »

Et une fois de plus, le rire tonitruant de Kiba résonna dans le petit salon où ils avaient élu domicile.

« Dieu, Naruto, j'espère qu'il l'a fait, sans quoi, il ne mérite plus le respect que je lui porte. Ces seins criaient qu'on les écrase autour d'une verge ! »

Son ami sourit à cette remarque. Il leur resservit une coupe de vin, reposant l'amphore dans son pied métallique.

« Je crois que nous pouvons lui faire confiance à ce sujet.

— Oh que oui. Alors à Kakashi et à cette belle paire de seins, puisse le destin mettre sur notre chemin d'aussi belles miches ! Et qu'il ne soit pas là pour en profiter sans nous, ajouta-t-il.

— Au général et aux seins », renchérit Naruto en levant son verre.

Ils se turent le temps de porter le toast, prirent une gorgée qu'ils faillirent bien recracher quand un nouvel éclat de rire les saisit au même moment.

Naruto se renversa un peu plus sur le sofa qui l'accueillait et ils poursuivirent leur discussion avec légèreté, commentant les diverses conquêtes qu'ils avaient faites pendant cette campagne, s'amusant à compter le nombre de personnes qui étaient passées sous leurs corps et Kiba fut celui des deux qui énonça tout haut ce que chacun d'eux pensait tout bas.

« Un miracle que nous ayons gagné la guerre au milieu de toutes ces parties de jambes en l'air.

— Je pourrais te citer un grand nombre de fois où les jambes étaient fermement ancrées dans le matelas, comme les coudes ! »

Kiba ne résista pas à la plaisanterie et s'affala davantage sur son sofa.

« Tu as raison, rien de tel que de prendre une belle créature par derrière.

— C'est comme les Cités, il faut toujours penser à les prendre à revers. »

Kiba leva de nouveau son verre et Naruto l'imita. On pouvait entendre le bruit de leurs rires depuis l'autre bout de la villa.

Un peu plus tard, Sakura les rejoignit, apportant avec elle une missive. Souriante comme à son habitude, elle fut accueillie par une approbation enthousiaste de son mari et un compliment de Kiba. Elle n'avait pas besoin de voir que l'amphore était presque vide pour comprendre que les deux hommes en avaient bu une bonne partie. Mais, peu lui importait et quand Naruto la saisit par la taille pour l'attirer à lui, elle se laissa faire de bonne grâce, heureuse de sentir ce corps d'homme qui lui avait tant manqué contre le sien.

« Tu as reçu une invitation », dit-elle en lui tendant un pli cacheté.

Naruto s'en saisit, ne pouvant s'empêcher de glousser bêtement, ce en quoi son ami n'était guère mieux et Sakura ne retint pas un sourire très amusé. Son époux déchira le cachet de cire et déplia le parchemin.

« Eh bien, je suis invité à une soirée en l'honneur de Kakashi qui se tient chez… », il ne retint pas un sifflement approbateur « nul autre que Uchiha Itachi.

— Vraiment mon ami ? » lui demanda Kiba en tendant la main.

Naruto lui passa le papier et laissa son camarade en lire le contenu.

« Rien que ça !

— Je reconnais que je me sens particulièrement flatté !

— Tu peux, tu es convié par le gratin de l'empire. »

De nouveau, ils pouffèrent. Pour autant, Naruto se sentait étrangement honoré par cette invitation. Ils connaissaient bien les Uchiha et notamment le cadet avec lequel il avait fait ses classes. Il avait toujours ressenti une admiration sans borne pour ce dernier et son indéniable talent dans tout ce qu'il entreprenait. Il s'était toujours senti comme le vilain petit canard en comparaison du génie Uchiha. A l'époque, il avait essayé de s'approcher de lui, fasciné par sa beauté, sa grâce et sa force, mais l'autre l'avait toujours royalement ignoré. C'était peut-être mieux que ceux qui lui lançaient bon nombre de quolibets.

« Je ne suis pas invitée, commenta Sakura alors qu'elle lisait à son tour le pli.

— Vraiment ? » demanda Naruto comme il le lui reprenait.

Les lèvres de la jeune femme affichaient une moue réprobatrice.

« Peut-être que seuls les hommes le sont. »

Elle laissa échapper un petit soupir méprisant.

« Non, dit-elle. Cela ne peut vouloir dire qu'une chose.

— Quoi donc ?

— Les deux frères veulent te mettre dans leur lit et je serais une gêne pour eux. »

A cela, les deux soldats éclatèrent de rire.

« Je suis très sérieuse. Je sais de source sûre que c'est leur façon de procéder. On a déjà dû vous rapporter des histoires sur eux.

— Quelques-unes, en effet, reconnut Naruto alors que pensif, il contemplait la missive.

— Vas-tu décliner ? » l'interrogea Kiba.

Naruto ne donna pas tout de suite une réponse. Découvrir qu'il pouvait intéresser les deux frères sous cet angle-là était plaisant, il aurait même dû avoir honte de la vile flatterie qu'il ressentait à savoir cela.

« Je ne pense pas, répondit-il finalement.

— Depuis quand couches-tu avec des hommes ? demanda Sakura.

— D'une, ce n'est pas parce que j'y vais que j'envisage de partager leur couche.

— Ils savent se montrer très persuasifs. Peu leur résistent, le coupa-t-elle.

— Le ferais-tu ? »

La jeune femme rougit légèrement et cela fit sourire son époux. Cela ne le choquait pas que Sakura puisse être attirée par d'autres hommes, ils vivaient dans un monde où la fidélité ne voulait rien dire.

« Ça ne répond pas à ma question », fit-elle.

Naruto laissa échapper un théâtral soupir avant de regarder Kiba.

« Eh bien, disons que les hommes ne m'avaient jamais intéressé de ce point de vue là, mais…

— Faire le siège d'une ville plusieurs mois durant, sans femme à se mettre sous la main, ouvre des horizons », conclut pour lui Kiba.

Et un instant, Sakura se demanda si les deux jeunes hommes avaient eu des rapports sexuels, et la façon dont ils se souriaient pouvait tout à fait en être la preuve, pour autant, elle n'osa pas poser la question.

« C'est tout à fait cela, renchérit Naruto, mais ne t'inquiète pas, j'aime toujours autant les femmes. »

Et pour appuyer ses dires, il attrapa son épouse et la bascula sur ses genoux avant de plonger son visage dans son cou. Cette dernière ne retint pas un petit rire.

« Humm, tu sens bon, murmura-t-il alors qu'il se faisait plus entreprenant.

— Naruto, Naruto, essaya de le raisonner son épouse tandis qu'elle chassait ses mains qui caressaient un peu trop ouvertement ses formes, nous ne sommes pas seuls, nous… »

Kiba se leva, absolument pas choqué mais respectant la pudeur de Sakura dont Naruto léchait sans aucune gêne la gorge.

« Je m'en allais ! Nous nous verrons plus tard, mon ami », dit-il.

Son camarade releva le visage et lui adressa un sourire. Sitôt qu'il fut hors de vue, Naruto allongea Sakura sur le canapé.

« Et maintenant, nous sommes seuls », commenta-t-il avec un sourire carnassier.

Elle leva les yeux au ciel mais ne se débattit pas quand il la déshabilla, entreprise dans laquelle il avait fait de grands progrès depuis leur nuit de noces et son départ. Elle ne put s'empêcher de se demander combien de femmes il avait mises à nu comme cela. Elle en ressentait une légère pointe de jalousie, bien sûr. Mais, elle savait aussi qu'un homme avait des besoins et qu'il fallait bien qu'il les assouvisse quelque part, et puisque ce n'était pas sa place d'épouse que de l'accompagner en campagne, il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'il prenne son plaisir dans d'autres corps. Elle-même n'était pas restée sage pendant ces longs mois, même s'il n'y avait pas eu d'autre homme. Elle n'aurait pas voulu risquer de tomber enceinte d'un autre que de son mari et les méthodes qui permettaient de l'éviter, elle ne leur faisait pas confiance. Il y avait bien d'autres façons de prendre du plaisir.

Elle s'étendit, offrant sa nudité au regard gourmand de son époux qui la détaillait, comme s'il n'avait pas encore pris la pleine mesure de son physique depuis qu'il était revenu. Et ce qu'il voyait lui plaisait particulièrement. Sakura était sans conteste une très belle femme et si elle manquait bien un peu de poitrine, elle le compensait par l'harmonie de ses courbes. Il passa sa paume sur son ventre, remontant jusqu'à un de ses seins qu'il prit fermement en main. La jeune femme frissonna et il sentit son téton se tendre entre ses doigts. N'y résistant pas, il plongea bouche la première sur ce dernier, le prenant entre ses lèvres, le suçotant avidement.

Sakura poussa un long gémissement de plaisir, tendant son buste pour s'offrir plus encore aux attentions de son mari. Elle aimait la sensation de ces mains dures, de cette peau rendue rêche par le maniement des armes sur la sienne plus tendre, elle en savourait la légère griffure, tellement différente de tout ce à quoi elle était habituée. Naruto perdait la tête, l'alcool ne faisant que renforcer son excitation. Sakura n'avait rien à voir avec les femmes qu'il avait pu posséder pendant cette campagne, plus douce, plus pure en quelque sorte. Les filles de joie, celles de ferme n'avaient pas cette allure-là. Quant aux hommes, ce n'était pas comparable et s'il avait pris bien du plaisir avec ses congénères, pour l'heure, les courbes arrondies de son épouse étaient tout ce qu'il désirait.

Cette dernière écarta légèrement les jambes, encadrant le buste de son mari alors qu'il s'attaquait à son deuxième sein, ses mains caressant le corps de la jeune femme, savourant la douceur de sa peau, le parfum subtil qui s'en dégageait. Sa bouche quitta sa victime pour aller prendre celle de sa compagne. Leurs langues se rencontrèrent aussitôt pour un ballet dont la jeune femme n'avait nulle velléité de prendre le contrôle. Ses mains vinrent simplement s'emmêler dans les mèches blondes de Naruto, ne les quittant pas, lorsque la tête du légat descendit le long de son buste pour se glisser entre ses jambes. Elle gémit par avance. Naruto n'était pas le genre d'amant à ne se préoccuper que de son plaisir, bien au contraire. Il avait toujours été généreux dans ce domaine comme dans bien d'autres.

Sa réaction fit ricaner ce dernier. Il en était heureux et espérait bien plus. Il souffla très légèrement sur la partie de la plus intime de sa compagne, et elle se tendit à ce contact. Il embrassa l'intérieur de sa cuisse droite, puis la gauche, remontant sans jamais aller là où il était ardemment attendu, comme en témoignait l'humidité qui s'y formait.

« Naruto », grogna Sakura comme elle s'impatientait.

Un petit rire lui échappa de nouveau, avant qu'il ne plonge, langue la première vers les lèvres humides de la jeune femme, remontant jusqu'à son clitoris sur lequel il s'attarda un moment, la faisant se tortiller.

« Naruto », souffla-t-elle et cette fois-ci son ton n'était plus que douce supplique.

Ce dernier leva légèrement le regard et tourna la tête à droite, apercevant une silhouette qu'il n'était guère surpris de voir là. Un sourire éclaira ses traits et l'idée qu'il venait d'avoir renforça un peu plus son excitation.

Il se releva et commença à se dévêtir, dévoilant un corps musclé au milieu duquel sa virilité se dressait fièrement. Il tendit la main à Sakura, et celle-ci, confiante, se laissa entrainer dans un des angles de la pièce recouverts de coussins, au milieu desquels elle se coucha. Il la surprit lorsqu'au lieu de reprendre sa place, il s'accroupit à côté d'elle. Il se pencha à son oreille.

« Que dirais-tu de l'appeler ? » demanda-t-il, alors qu'il donnait un très léger coup de tête en direction de la porte.

Sakura se redressa, ses yeux captant une chevelure noire.

« Non, répondit-elle aussitôt avant de sursauter, espérant que Naruto ne tirerait pas de conclusions.

— Tu ne veux pas la partager avec moi ?

— Comment... Comment ?

— Suis-je au courant qu'elle est ta maîtresse ? Disons que j'ai le sens de l'observation. Ses regards sont plutôt parlants. »

Sakura soupira.

« Je lui ai dit plusieurs fois d'être plus discrète.

— Je ne crois pas qu'elle le fasse exprès, elle semble bien timide, mais je suppose qu'entre tes mains, elle est plus… »

Il laissa sa phrase en suspens.

« Elle ne voudra pas venir, elle…

— Elle n'aime pas les hommes ?

— Disons qu'elle en a un peu peur.

— Est-elle toujours vierge ? »

Sakura rougit jusqu'à la pointe de ses oreilles, provoquant un regard brûlant chez son époux.

« Oh, dit-il, avec quoi l'as-tu prise ? Pour la déflorer, il fallait plus que tes doigts.

— Na… Naruto, je préférerais que nous parlions d'autre chose. »

Le légat éclata de rire alors qu'il s'allongeait à côté de sa femme. Le comportement de son épouse l'amusait. Il ne pouvait s'empêcher de la trouver absolument adorable à cet instant, ses joues rouges et son regard qui refusait de croiser le sien.

« Je t'ai révélé que j'avais, moi aussi, eu des aventures homosexuelles, je ne serai pas choqué. Au contraire, je suis content de savoir que tu ne t'es pas ennuyée en mon absence. »

Il lui adressa un clin d'œil, qui lui valut une légère tape de Sakura.

« Ça n'a rien à voir, c'est juste que…

— D'accord, dit-il, désireux de ne pas l'embarrasser davantage. Et si je te promets de ne pas la prendre. Laisse-moi juste te regarder lui donner du plaisir. »

Sakura essaya bien de réprimer un frisson mais trop tard. L'idée était plaisante, bien trop plaisante pour qu'elle parvienne à cacher qu'elle l'excitait. Elle plongea son regard dans celui de Naruto. Ses yeux bleus la dévoraient littéralement et elle ne savait plus leur dire non.

« Hinata », appela-t-elle.

Aussitôt, la jeune esclave sortit de la pénombre dans laquelle elle se trouvait. Elle se tenait tête baissée, les mains croisées devant elle.

« Viens. »

Elle ne releva que son regard, ses yeux pâles où l'incompréhension était clairement lisible, se fixèrent dans ceux émeraude de Sakura. Cette dernière lui sourit gentiment et se redressa pour s'avancer vers elle. Naruto observa sans aucune honte son dos, sa chute de reins et ses fesses alors qu'elle se dirigeait jusqu'à sa maîtresse. L'idée de les voir ensemble l'excitait au plus haut point et sa verge se tendit un peu plus encore tandis que Sakura posait ses mains sur les hanches de son esclave.

Elle inclina légèrement la tête et appuya ses lèvres sur celles de la jeune femme. Aussitôt, cette dernière fondit contre le corps de sa maîtresse. Naruto désirait avoir une meilleure vue mais il n'osait s'approcher. La jeune Hinata était une créature bien craintive et il n'avait pas envie de l'effrayer. Il attendit donc, observant Sakura se pencher à l'oreille de la jeune femme avant de l'entraîner avec elle jusqu'à son époux.

La brunette osa lancer un regard vers ce dernier et il lui adressa un sourire resplendissant. Sakura avait aussi bon goût en matière d'homme que de femme. Hinata était absolument magnifique. Sa beauté fragile avait tout de suite retenu l'attention du légat lorsqu'il l'avait vue pour la première fois, mais il n'avait guère eu l'occasion de pouvoir s'attarder sur son physique. La jeune esclave paraissait se cacher la plupart du temps dans les appartements de sa maîtresse et l'éviter. Mais il pouvait enfin tout à loisir déguster du regard sa peau laiteuse.

Les deux jeunes femmes avaient repris leur baiser et Naruto n'aurait su dire si les rougeurs sur les joues de la belle esclave étaient dues à l'excitation ou à la gêne de ce regard masculin qui n'en perdait pas une miette, certainement un mélange des deux. Sakura se fit plus entreprenante et commença à caresser son amante, passant de son dos à ses fesses. Leurs bouches se lâchèrent avant de se reprendre un court instant. Finalement, son épouse se recula et commença à la dévêtir. Les yeux bleus de son époux fondirent sur les deux seins qui se dévoilèrent à lui alors que Sakura contournait la jeune femme pour finir de détacher son vêtement.

Il eut une pensée pour Kiba et cette Ismahilienne que Kakashi lui avait soufflée. Voilà bien une poitrine qui avait de quoi faire oublier celle de cette jeune étrangère. De plus, il devait reconnaître que ceux-là se tenaient bien mieux, avantage de sa jeunesse. Ses prunelles s'écarquillèrent un instant quand les mains de son épouse vinrent les prendre en coupe, alors que sa bouche se collait au cou de la jeune femme.

Naruto se lécha les lèvres avec envie et ne retint pas un grognement quand, entre son index et son pouce, Sakura malmena le téton de sa maîtresse, arrachant un gémissement de plaisir à cette dernière. Quand la fine main descendit le long du ventre blanc pour venir jusqu'à la toison sombre, il déglutit bruyamment. Il capta le regard de Sakura qui malgré le baiser qu'elle donnait de nouveau à sa compagne observait les réactions de son mari. La lueur d'amusement que Naruto y lut le troubla. Il se souvenait de la timide jeune mariée qui avait partagé sa couche pour la première fois. Elle avait bien changé pendant son absence et il n'allait certainement pas s'en plaindre.

Il s'approcha.

Aussitôt, Hinata se tendit alors il s'arrêta. Sakura sourit et s'éloigna de sa compagne, pour venir se placer devant elle, reprenant sa bouche et ses caresses aussitôt. Elle ne savait pas exactement ce que désirait Naruto mais deviner sur elles son regard la rendait brûlante de désir. Elle voulait sentir ses mains masculines la toucher pendant qu'elle s'occupait de procurer du plaisir à son esclave. Mais pour l'heure, son époux semblait parfaitement heureux dans le rôle du voyeur.

C'était le cas, oh il passerait à l'action, aucun doute là-dessus, mais il aimait attendre, laisser l'excitation monter.

Sakura se recula, tendant la main à Hinata, l'invitant à s'allonger. Celle-ci obtempéra, Sakura allait la suivre, quand elle sentit les bras de Naruto s'enrouler autour de sa taille et son sexe dur se poser contre ses fesses, s'y frotter en de petits mouvements des reins. Il posa délicatement son menton sur son épaule.

« Elle est vraiment magnifique, chuchota-t-il à son oreille.

— Je sais », répondit Sakura.

Ses yeux verts détaillaient les courbes généreuses d'Hinata, passant le long de ses jambes fines, jusqu'à ses hanches arrondies, remontant jusqu'à sa poitrine et à son visage rouge. Elle lui sourit.

« Ça ne doit pas être très agréable pour toi d'être ainsi exposée à nos regards, j'en suis désolée », précisa-t-elle alors qu'elle se défaisait de l'étreinte de Naruto pour la rejoindre.

Elle s'allongea à ses côtés, déposant un léger baiser sur son épaule alors que sa main gauche passait sur son ventre dans un geste tendre qui n'avait rien de sexuel. Hinata se décala légèrement jusqu'à être face à elle.

A la surprise de Naruto, la timide jeune femme prit alors les devants, se penchant pour embrasser Sakura, venant se coller à elle. Leurs deux poitrines s'écrasèrent l'une contre l'autre, tandis que leurs mains entreprenaient de se toucher, les jambes, les fesses, le dos, les cheveux. La langue de l'une se fraya un chemin dans la bouche de l'autre et les gémissements bien qu'étouffés commencèrent à retentir. L'envie de s'agenouiller à côté d'elles était forte mais Naruto voulait laisser croître son désir encore un peu, profiter davantage du spectacle.

Et quel spectacle elles lui offraient, s'emmêlant l'une avec l'autre, jusqu'à ce que Sakura se retrouve sur le dessus, sa bouche et sa langue descendant du cou d'Hinata jusqu'à ses seins dont elle titilla et mordilla les tétons, faisant frémir et geindre sa maîtresse.

Naruto grogna d'envie : celle de goûter lui aussi à cette poitrine tendue et offerte à son regard maintenant que son épouse poursuivait sa route sur le ventre de la jeune brune, écartant ses jambes pour atteindre son objectif ultime.

Un petit cri s'échappa des lèvres d'Hinata alors que la langue de Sakura venait caresser la partie la plus intime de son corps, ses mains venant se perdre dans la chevelure de son amante.

Cette fois, Naruto n'y tint plus et il s'accroupit.

Sakura le sut avant de sentir la main de son époux caresser ses fesses, et cela à la façon dont Hinata se raidit, un sursaut qui n'avait rien à voir avec le plaisir qu'elle lui procurait. Elle se redressa. Naruto en profita pour venir l'embrasser langoureusement. Tandis que sa langue menait la danse, sa main droite, celle qui n'était pas occupée à câliner une fesse rebondie, fondit directement vers le sexe de sa femme. Son majeur y passa, caressant rapidement son clitoris pour venir s'enfoncer dans son intimité déjà humide. Quelques allers-retours arrachèrent un gémissement à la jeune femme qui écarta un peu plus ses jambes.

Une fois de plus, Hinata surprit Naruto lorsqu'elle se redressa et vint prendre en bouche un des seins de Sakura, qui se cambra à ce contact. Son mari sourit, son pouce venant se placer sur le clitoris de cette dernière, tournoyant aussi délicatement qu'il le pouvait malgré les mouvements de son index. Il ne fallut pas longtemps pour que leurs efforts conjoints ne la fassent basculer et son corps se contracta de plaisir.

Naruto déposa un baiser sur l'épaule de sa femme alors qu'Hinata embrassait doucement ses lèvres. Sakura s'effondra sur les coussins et laissa échapper un petit rire, encore un peu sous l'effet de sa jouissance. Elle attira sa maîtresse à elle et cette dernière vint se coller à son corps, à l'image d'une chatte réclamant qu'on s'occupe d'elle. Et Naruto était plus que tenté de le faire, mais il se retint, ne sachant comment elle allait réagir.

Il s'allongea donc de l'autre côté de son épouse et commença à la caresser tendrement, naviguant sur ses douces formes. Il attendit, patient, qu'Hinata soit complètement détendue et quémandeuse sous les mains de Sakura avant de tenter une approche. Sa paume glissa de la cuisse de son épouse à la hanche de son esclave. Cette dernière se raidit.

« Chut, la rassura Sakura, il ne fera rien que tu ne voudrais pas, d'accord ? »

Elle se pencha un peu plus à son oreille.

« Tu verras comme le toucher d'un homme est bon aussi. Ne me dis pas que cela ne t'a jamais effleuré l'esprit. »

Hinata rougit mais hocha timidement la tête, ses yeux clairs se fixant dans ceux de Naruto qui lui offrit un sourire chaleureux et rassurant.

Sa main continua alors sa découverte, remontant le long du ventre jusqu'à cette poitrine qui l'attirait depuis qu'il l'avait aperçue encore recouverte du tissu soyeux avec lequel Sakura aimait à lui confectionner ses tenues. Tenues bien trop précieuses pour une simple esclave. Il lui aurait suffi de cela pour savoir qu'Hinata avait une place à part. Il palpa le sein qu'il avait sous la main, une partie de lui clairement allumée à l'idée qu'il était le premier homme à y accéder, le premier à le caresser, à malaxer ce téton tendu qui réagit en se durcissant un peu plus. La jeune femme poussa un léger gémissement.

« Est-ce que tu aimes ? » murmura Sakura, curieuse mais prête à arrêter son mari au moindre signe de sa maîtresse.

Hinata se mordilla la lèvre mais acquiesça. Cela fit sourire Naruto qui poursuivit sur sa lancée, prenant plus franchement en main cette tendre poitrine. Il ne pouvait qu'en apprécier la grosseur et la fermeté. La peau était douce sous ses doigts calleux d'avoir trop manipulé l'épée et les rênes des chevaux, plus douce encore que celle de Sakura. Cette dernière se cambra contre lui quand elle le sentit s'approcher un peu plus, l'incitant muettement à frotter son bas-ventre contre ses fesses offertes. A cet instant, il avait très envie de la prendre. Il savait qu'elle n'attendait que cela malgré son récent orgasme, il pouvait le lire dans le langage de son corps. Et il était tellement excité qu'il lui était difficile de résister à la tentation mais il voulait faire durer son plaisir et le leur.

Il se redressa, interrompant la douce friction sur son pénis presque à contrecœur et à quatre pattes contourna les deux jeunes femmes qui se caressaient toujours pour venir se coller à la jeune esclave. Celle-ci se retourna vivement quand elle sentit la dureté de son sexe masculin contre ses reins.

« Ne t'inquiète pas, lui susurra Naruto. Je ne te prendrai pas, pas tant que tu n'en auras pas envie et ce ne sera pas pour aujourd'hui. D'accord ? »

Hinata hocha la tête une fois de plus, troublée par cette présence masculine derrière elle, par la chaleur toute différente qui s'échappait de ce corps musclé. Quand il reprit ses caresses sur sa poitrine, elle ne put s'empêcher de se décaler un peu plus pour lui offrir un accès plus aisé à ses seins, faisant sourire Sakura. La jeune femme savait à quel point il était différent d'être touché par une femme ou un homme. Naruto avait beau être un amant doux et attentionné, ses gestes étaient plus fermes, plus demandeurs aussi. Quand il s'autorisa à prendre en bouche le téton d'Hinata, cette dernière poussa un petit cri appréciateur. La succion n'avait rien à voir avec celle à laquelle l'avait habituée Sakura, la barbe naissance qui râpait un peu sa tendre peau procurait à la fois gêne et plaisir et elle sentit des vagues d'excitation coupables et violentes parcourir son corps et réchauffer son entre-jambe humide.

Elle avait un peu honte d'apprécier autant le contact de cet homme, même si elle savait que Sakura était d'accord, une petite partie d'elle aurait souhaité ne pas vouloir s'offrir ainsi. Pourtant quand une des mains de Naruto descendit le long de son ventre pour venir caresser son intimité, elle écarta les cuisses avec empressement. Elle désirait connaître ce toucher un peu dur dans son corps et frémit quand il passa sur ses lèvres, son pouce appuyant sur l'entrée de son vagin sans y pénétrer. Elle sentit Sakura bouger et ouvrit les yeux sur elle, ne parvenant pas à contenir une pointe d'appréhension à l'idée de lire du mécontentement dans le regard de cette dernière. Mais les deux perles émeraude qui l'observaient n'étaient qu'amour teinté d'une pointe d'amusement.

« Je t'avais bien dit que c'était agréable aussi », se contenta de commenter la jeune femme.

Sans lui laisser le temps de répondre, elle l'embrassa de nouveau, passionnément et s'il n'y avait eu ce doigt qui la pénétrait au même instant, Hinata aurait pu se perdre dans ce baiser comme à chaque fois que Sakura l'embrassait avec cette ferveur-là. Mais la sensation de pénétration l'empêcha de s'abandonner complètement et la jeune esclave se concentra sur elle autant que sur celle de cette langue qui l'abandonna rapidement. Elle observa sa maîtresse se déplacer jusqu'à être au niveau de ses jambes et de celles de Naruto, regarda ses doigts se saisir de sa verge engorgée. Lorsqu'elle la prit en bouche, son époux poussa un grognement de plaisir, abandonnant pour un temps le sein qu'il léchait de nouveau. Il ne fut pourtant pas long à reprendre ses baisers, sa main s'activant entre les jambes d'Hinata qui se tordait sous la caresse. Quand il la pénétra de deux doigts, son pouce jouant sur son clitoris, elle écarta encore plus les cuisses, ne retenant plus ses gémissements, ni les mouvements de son bassin qui amplifiaient ceux qui se faisaient dans son corps.

Naruto voulait la faire jouir et c'était sans doute cette volonté qui lui permettait de ne pas éjaculer immédiatement dans la bouche accueillante de Sakura qui le suçait comme elle ne l'avait jamais fait, avec une faim, une envie exacerbée par la présence de sa maîtresse, par les bruits que cette dernière ne retenait plus. L'excitation, qui s'était calmée lorsqu'elle avait joui, était de retour plus forte que jamais et la jeune femme ne retint pas sa main et commença à se caresser, avant d'enfoncer ses doigts dans son intimité préalablement ouverte par ses deux amants. Les mouvements de sa main se calèrent avec ceux de sa bouche et le plaisir commença à se répandre violemment dans son corps, tendant ses tétons. A cet instant, elle avait envie d'une bouche, d'une langue voire de dents sur ses seins mais elle savait qu'elle n'aurait ni l'un, ni l'autre. Et cela la surprenait presque mais sa frustration ne servait qu'à amplifier encore son excitation et son envie.

Elle en accéléra ses mouvements, malgré le début de crampe qui se propageait dans sa main, suçant plus goulûment encore la verge de Naruto. Cette dernière se raidissait entre ses lèvres et elle pouvait goûter sur sa langue le liquide séminal qui s'en écoulait de plus en plus abondamment. Bientôt, elle le ferait chuter et l'idée la chavirait presque autant que la réalité des caresses qu'elle se prodiguait.

A côté d'elle, elle sentit un spasme agiter la jambe d'Hinata alors que cette dernière succombait enfin aux attentions de son époux, elle poussa plusieurs petits cris tandis que son corps se tendait dans l'orgasme, s'y offrant complètement. Il n'en fallut guère plus et lorsqu'elle eut fini de chevaucher les doigts de Naruto, ce dernier se concentra entièrement sur la chaleur et l'humidité qui entouraient son sexe et à peine deux succions, un peu plus prononcées encore que les autres, suffirent pour que son sperme se déverse dans la gorge de son épouse.

Sakura fut la dernière à jouir, ne relâchant la verge de Naruto que dans l'orgasme.

« Tu as triché », finit par dire ce dernier après qu'il eut repris son souffle.

Sakura n'eut pas la force de parler, elle porta son regard vers lui, l'invitant d'un léger mouvement de tête à s'expliquer.

« Je comptais bien te prendre, j'avais envie de jouir en toi. »

Au haussement de sourcils que sa phrase provoqua, il laissa échapper un petit rire.

« En toi, mais pas comme ça. Bien que je ne me plaigne pas, mais… » il se redressa et s'approcha d'elle, « crois-tu que tu pourras encore être prise après ces deux orgasmes ? »

Sakura éclata de rire et même Hinata ne retint pas un petit rire.

« Elle pourra », osa-t-elle répondre à la place de sa maîtresse.

Les deux jeunes femmes échangèrent un regard complice et amusé et Naruto se lécha les lèvres. Il n'en avait pas fini avec elles, il voulait à la fois en voir plus et en profiter plus encore.

* L'Ismahilie n'existe pas, ami lecteur !


Et voilà, j'espère que vous avez survécu à cette débauche hétérosexuelle! Personnellement, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire. Sur ce, je vous souhaite une très bonne année 2015 et je vous donne rendez-vous dans 15 jours pour le chapitre 3.