Bonjour, bonjour !

Me revoilà avec la partie 2 ! Je n'ai pas encore mis cette fic en complete car je vous ai prévu un bonus :) qui arrivera très prochainement ! et après je me consacrerais a mes deux autres fics en cours et surtout a Ils vécurent heureux.

voilà, voilà ! J'espère donc vous retrouver très bientôt et que vous aimerez ce chapitre !

a Top : Merci beaucoup pour ta review :) tu ne sais pas comment c'est gratifiant pour un auteur de voir qu'on lui demande de continuer d'écrire ! Alors merci beaucoup, vraiment. Et si tu as aimer cette fic, je peux te conseiller ma fic principale qui reprend les même héros que celle ci mais 8 ans plus tard. J'ai aussi commencé une fic a quatre mains avec ma meilleure amie sur Avengers, si tu veux me retrouver sur un autre terrain... a bientôt j'espère :)

a Eaonya : Merci beaucoup a toi aussi pour ta review ! Je suis très contente que tu l'ai aimée et j'espère que tu aimera cette partie aussi :) Je te fait le même conseil qu'a Top: si tu a aimer cet OS, tu peut aller jeter un coup d'oeil a Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants qui se déroule 8 ans après. Et si tu est aussi fan que de celle ci alors n'hésite pas a me laisser une review ;)

Sur ce je vous laisse !


- Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, veuillez accueillir comme il se doit leurs Majestés le Roi Maxon et la Reine America ! Un tonnerre d'applaudissement pour les jeunes mariés ! Hurlait dans le micro Gavril Fadaye, l'animateur de la soirée, sur un fond de musique grandiose.

Je tournai la tête vers Maxon qui me rendit mon sourire éclatant et nous entrâmes dans la salle des Banquets (la décoration était féerique : des guirlandes lumineuses au plafond donnant l'impression de se tenir sous un ciel étoilé, tamisées par des rubans de tissus, des bougies partout, des bouquets de fleurs aux centres de toutes les tables, des couverts d'or et de la porcelaine fine) sous une salve d'applaudissement qui ne tarissait pas, même longtemps après que nous nous soyons assis à la table d'honneur. Une fois les invités tous installés, Maxon se leva, une flute de champagne à la main. Il s'éclairci la gorge.

- Tout d'abord, je tiens à tous vous remercier pour votre présence en ce jour, pour le moins chargé. (Rires dans la salle) Vous n'avez pas idée du bonheur que vous nous avez fait en étant à nos côtés pour cette journée. Alors merci à tous ! Les convives applaudirent et je me joignis à eux. Je tiens aussi à remercier tous ceux en coulisse qu'on ne voit pas mais qui se sont dévoué pour contribuer de façon non négligeable à faire de ce moment un moment unique. Un grand merci à eux aussi ! Re-applaudissement de la salle entière, Maxon se tourne ensuite vers moi, les yeux brillants. Et enfin je voudrais porter un toast à la femme la plus merveilleuse au monde et la plus belle des souveraines qui m'a aujourd'hui fait l'immense honneur de devenir mon épouse et ma reine. A America ! Et la salle au complet reprit ces mots en levant sa flute. Touchée, je ne pus que lever mon verre en silence, les joues rouges.

Mon époux se rassit, un sourire aux lèvres et le ballet de serveurs commença.

A la fin du plat principal, Gavril reprit le micro.

- Je vous demande un petit moment d'attention. Il y a certaines personnes qui souhaiteraient adresser quelques mots aux mariés.

Il tendit la main vers Marlee, qui se leva rougissante, dans sa robe de demoiselle d'honneur et le rejoignit sur la petite estrade.

- Mlle Marlee, ou devrait-je dire Mme Marlee maintenant, quel plaisir de vous revoir.

- Moi de même Gavril.

- Je dois vous avouer que je ne pensais plus jamais vous revoir, ni même vous ré-interviewer si je puis dire cela.

- Moi non plus, Gavril, moi non plus. Mais Sa Majesté, le roi Maxon, m'a permis de rester au palais, il m'a aidé à m'adapter à ma nouvelle vie. Il a été d'une incroyable bonté envers moi et mon mari. Nous lui en seront éternellement reconnaissants.

- Je reconnais bien là notre jeune Roi. Déjà petit, il présentait cette bienveillance, cette bonté et cette générosité envers les autres.

- Il tient cela de sa mère… Fit ma demoiselle d'honneur d'un air triste. Maxon baissa le regard sur ses genoux, je lui pris une main dans la mienne même si j'avais les larmes aux yeux en pensant à la défunte reine. Elle aurait été la plus heureuse ce soir.

- Oui, en effet… La reine Amberly était une personne d'une extraordinaire gentillesse. Essaya de rebondir Gavril mais l'ambiance était un peu retombée à l'évocation de la bien-aimée mère de Maxon. Mais ce n'est pas le soir pour parler de cela ! s'exclama Gavril

- Vous avez entièrement raison ! Aujourd'hui est un jour de fête, de réjouissance ! Ce n'est pas le moment pour songer au passé ! S'exclama Marlee

- Je n'aurais pas mieux dit, Mlle Marlee.

- Maxon, America. Ce soir est votre soir.

La salle rugit d'approbation.

- Je sais que le chemin jusqu'à aujourd'hui n'a pas été facile pour vous deux et je sais que l'avenir ne sera pas facile non plus. Continua ma meilleure amie. Mais je serais là. Je serais derrière vous, pour vous épaulez dans la dure tâche qu'est la gestion de notre pays. C'est après tout le rôle d'une amie. Je sais, America, que tu n'hésiteras pas à appliquer mes paroles, tu les applique déjà de toute façons, (Je ris doucement en entendant ces dernières paroles) mais je m'adresse aussi à ton mari. Maxon, j'ai beau être la meilleure amie de votre femme, je suis aussi votre amie. Alors n'hésitez surtout pas. Elle fit une pause pour reprendre sa respiration. America, te souviens-tu de notre première rencontre à l'aéroport ? J'ai tout de suite su que tu étais une personne hors du commun. Cela s'est de plus en plus confirmer à mesure que j'apprenais à te connaitre, que je te voyais évoluer et que la compétition avançait. Tu es la fille la plus généreuse que j'ai jamais connue. Vous savez il n'est pas facile de montrer aux autres qui l'on est réellement pendant la Sélection. Mais moi je l'ai tout de suite vu. Tout était dans le regard. On est donc devenu amie et maintenant je suis heureuse de pouvoir t'appeler ma meilleure amie. On ne se connait que depuis à peine un an mais on a traversé des épreuves difficiles aux cours de ces mois. Et au lieu de nous éloigner, notre amitié n'en est sortie que plus renforcée, plus forte. Forte de ce constat, je sais que l'amour que tu ressens pour Maxon ne fera que se renforcer d'années en années. Jusqu'à la fin de vos jour. Et je me dis que j'ai de la chance de pouvoir y assister. Je misais sur toi depuis le début et je continue à le faire ma belle.

Le cœur gros, la gorge serrée et les larmes qui menaçaient de couler, j'adressai un sourire à Marlee. Dans ses yeux brillait la même émotion que la mienne. Nous nous comprenions sans échanger un mot, tout passait par le regard comme elle l'avait dit. Marlee redonna le micro au présentateur vedette. Elle se rassit à côté de moi et je lui serrai la main, tentant de lui dire les mots et émotions qui n'arrivaient pas à passer par mes lèvres.

- Bien, bien. Je vous remercie Mlle Marlee. C'était un discours juste et beau, tout comme vous. Dit Gavril en adressant un clin d'œil à ma meilleure amie qui ria du compliment. Elle avait complètement changé depuis son mariage. Elle s'assumait. Elle était elle-même tout simplement. Je découvrais la véritable Marlee, que je n'avais qu'entraperçue lors de la Sélection. Mais il n'est pas le seul à avoir son mot à dire ce soir… Je crois que l'officier Leger a aussi quelque chose à ajouter ?

Aspen se leva et prit la parole à son tour.

- America, quand je t'ai dit que je t'aimais, c'est encore vrai maintenant et ça le restera. En éternel rêveur que je suis, je crois en l'amour éternel et au coup de foudre. C'est ce que je vois en toi, en vous deux. Je crois aussi que l'amour est plus fort que tout. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura jamais de tristesse ou de souffrance. Il y en a toujours dans la vie, c'est comme ça. Et vous, ensemble, vous êtes capable de soulever des montagnes. Mais je sais que quand on trouve la personne qui nous fait tourner la tête et qu'en plus cette personne nous aime en retour alors la vie devient plus simple tout d'un coup. Quand Maxon t'offrait son trésor le plus précieux, qu'il déposait son royaume à tes pieds, tu n'en as pas voulu car toi seule, connaissait le présent que ton cœur accepterait en retour. Ce présent ? C'était son cœur. Mais aussi indépendante et farouche comme tu es, tu ne t'es pas laissé conquérir aussi facilement. Tu n'étais pas éblouie par les fastes et les dorures que la vie royale t'offrait. Tu cherchais quelque chose d'autre, quelque de plus. Et quand tu l'as trouvé, même si cela ne te plaisait pas tu as continué. Mais ce que tu ne voyais pas c'est que tu te battais contre toi-même. Tu te battais contre te propre cœur. Pourquoi ? Je vais te dire une chose que j'ai remarquée au cours de ces années à te côtoyer. Tu réfléchi trop, tu doutes trop. Tu as un instinct très juste et des qualités exceptionnelles, on a déjà du te le dire mais je veux te le dire aussi. Tes doutes viennent surement du manque de confiance que tu as en toi mais sache que tu n'as à rougir devant personne. Alors ne doute pas. Bat toi. Et fonce.

Ma mère attrapa ensuite le micro.

- Ma petite América, ma chérie. Ton père aurait été tellement fier et heureux, s'il avait pu être ici ce soir. Il n'a jamais douté de toi une seule seconde. J'ai donc choisi d'emprunter un phrase a un poète, William Shakespeare, que j'ai trouvé dans ce vieux livre d'histoire chez nous : « l'amour n'est pas l'amour s'il fane lorsque se trouve que son objet s'éloigne. Quand la vie devient dure, quand les choses changent, le vrai amour reste inchangé. » Quand je vous regarde Maxon et America, cela se confirme. Je me sens en confiance. Ce n'est pas facile à expliquer mais ils me donnent de l'espoir. J'ose à peine parler de leur bonheur à voix haute parce que si la vie se rend compte de ce qu'elle leur a donné j'ai peur qu'elle essaie de le leur reprendre. Et ce serait dommage. Parce qu'on a tous besoin d'un peu d'espoir pour tenir. On a tous besoin de sentir que quelques fois la vie est merveilleuse. Et qu'avec la bonne personne elle peut l'être encore plus, pour toujours. Après tout l'amour n'est-il pas le plus grand des commandements, peu importe quels dieux nous servons ?

Je me levais ensuite.

- Votre Majesté, quel honneur ! Je ne vous ai jamais vu aussi belle.

- Merci, Gavril.

- N'ai-je pas raison ? N'est-elle pas envoutante ce soir ? N'est-elle pas à tomber ? demanda-t-il aux invités qui approuvèrent comme un seul homme.

- Attention, Gavril. Vous pourriez en rendre un très jaloux. Répondis-je sur le ton de la confidence. La salle éclata de rire, y compris Maxon.

- Mais non, voyons. Ce ne sont que des balivernes. Il chassa ma remarque d'une main. L'hilarité parmi les convives redoubla.

- Je vous assure.

- Je vous crois, je vous crois, Votre Majesté. Mais comme vous semblez en savoir long sur la question, je vous en prie. Eclairez nous.

Il me tendit le micro et je pris une profonde inspiration avant de me lancer.

- Maxon Schreave, on a vraiment traversé beaucoup d'épreuves tous les deux et j'ai beau avoir souffert et fait des erreurs. J'ai beau avoir cru que j'étais perdue quelques fois. En fait, tu étais toujours là, près de moi, même si je ne te voyais pas ou que j'étais trop aveugle pour le voir. C'est toi qui m'as sauvé, qui t'est occupé de moi… Mais aujourd'hui tout cela n'avait plus d'importance car la seule chose qui comptait pour moi, c'était la personne qui m'attendait en haut de l'allée. Et qui me regardais de la façon dont j'avais toujours rêver. Un poète a dit un jour qu'il suffisait d'un mot pour surmonter toute les peines et épreuves de la vie. C'est le mot « amour». Et je pense qu'il avait raison. Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura jamais de moment difficile, seulement que grâce à toi je suis devenue plus sereine et plus courageuse à la fois. Tu m'as rendue meilleure. Tu mérites d'être aimé toute ta vie et c'est exactement ce que je compte faire. Je vais t'aimer et t'offrir des années de bonheur. Je t'aime plus que les mots ne peuvent le dire, Maxon. Et je t'aimerais toute ma vie. Je m'arrêtais une seconde pour reprendre mon souffle et calmer ma voix qui chevrotais sous le coup de l'émotion. Je t'aimerais toujours, jusqu'à la fin des temps. Je te le promets, Maxon.

De nouveau au bord larmes, je descendis de l'estrade et rejoignit min mari qui se leva à mon approche. Il me prit dans ses bras et quand je me détachai, il déposa un doux baiser sur mes lèvres.

Puis Maxon rejoignit Gavril.

- Comment allez-vous Votre Majesté ?

- Mieux que bien, Gavril, je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie.

- Comment en serait-il autrement en ce jour ? Il fit un clin d'œil dans ma direction.

- En effet, Gavril. Me sourit-il lui aussi.

- J'espère que ça ne vous a pas trop embarrassé tout à l'heure ?

- Pas le moins du monde. Vous n'avez fait qu'énoncer un fait. Ma femme est à croquer ce soir. Je virais au rouge pivoine tandis que le monde autour s'esclaffa.

- Ah ah ! Mais nous ne sommes pas là pour disserter sur la beauté évidente de la Reine. Je crois que vous voulez dire quelques mots ?

- Oui. Son visage redevint sérieux. Il me fixa intensément et dans son regard se lisais toute l'étendue de l'amour qu'il ressentait pour moi. America, mon amour, j'ai passé toute ma vie à attendre que la bonne personne se présente et tout à coup tu es apparue, comme une évidence. Il faut que tu sache une chose même si je te l'ai probablement déjà dit des dizaines de fois : je suis fou de toi depuis la première fois que je t'ai vu. Ces vœux et cette alliance ne servent seulement qu'à montrer au reste du monde ce que mon cœur sait déjà depuis toujours. Je t'aime America Schreave. Je t'ai toujours aimée et je t'aimerais toujours. Beaucoup ont pensé que cela ne marcherait pas entre nous, ils nous ont mis des bâtons dans les roues, il y a eu des malentendus. Mais ce qu'aucun d'entre eux ne comprenaient c'est que je t'aime plus que tout. S'ils avaient su ce que tu représentes pour moi, ils n'auraient pas eu l'ombre d'un doute. Quand je te regarde, mon amour ne fait que grandir. Chaque jour un peu plus. Il est de plus en plus fort. Et il ne cessera jamais. Je te le promets, America. Je t'aimerais toujours et à jamais. Et pour te le prouver, j'ai un cadeau de mariage un peu spécial pour toi.

Un majordome s'avança, portant un plateau d'argent sur lequel reposait un écrin de velours rouge pourpre. Maxon avait encore du faire des folies, pensait-je. Le majordome s'inclina devant moi et me tendis le plateau. Je me saisis délicatement de la boite et l'ouvrit. J'en eu le souffle coupé en découvrant son contenu et je ne pus empêcher des larmes de bonheur couler sur mes joues. A l'intérieur de l'écrin reposait le collier d'argent en rossignol de mon père. J'ouvris la bouche pour parler, exprimer ma gratitude et mon bonheur mais aucun son n'en sorti. Maxon comprit mon émotion et repris.

- Je l'ai retrouvé dans le trésor royal. Mon père l'avait mis dans les nouvelles pièces acquises. Je sais que tu y tiens beaucoup encore plus maintenant et je me suis dit qu'il serait plus juste qu'il retourne à sa propriétaire plutôt que de s'empoussiéré dans un coffre-fort, n'est-tu pas d'accord ?

- Merci. Murmurais-je dans sa direction.

Tous les invités applaudirent chaudement. Gavril reprit le micro pendant que Maxon traversait la salle pour se rassoir à mes côtés. Gavril reprit la parole.

- Whouah ! Que d'émotions ce soir ! Je vous remercie à tous pour votre intervention. Et pour nous remettre, que diriez-vous de prendre une part de gâteau ?

Il indiqua un coin de la salle où un buffet garni de pâtisseries en tous genres s'illumina. Au centre de la table, s'élevait une gigantesque et sublime pièce montée. Moderne et très raffinée, on pouvait voir que le maître pâtissier s'était surpassé pour en faire une véritable œuvre d'art, un chef d'œuvre. S'orientant sur le thème floral, chaque niveau était décoré de fleurs différentes. Des exclamations de surprise et d'admiration fusèrent à travers l'assistance. Moi-même j'étais médusée.

- C'est tellement dommage d'abimer cette remarquable et admirable pièce… Mais il le faut bien ! Si le couple de la soirée voulait bien se donner la peine ? Repris Gavril encore plus joyeux qu'avant.

Maxon se leva et me proposa sa main. Je la pris encore toute chamboulée et nous nous dirigeâmes vers l'imposant buffet. Un serveur nous apporta un couteau, mon nouvel époux s'en saisi et me regarda, une question muette dans les yeux. Je le rassurais et superposais ma main sur la sienne. Ensemble, nous guidâmes la lame à travers les couches de crème et de génoise.

- Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, le buffet est ouvert ! S'exclama Gavril.

Après le dessert, on ouvrit les portes fenêtres. Les yeux pétillants, Maxon me prit par la main et me conduit sur la terrasse donnant sur les jardins. Quelques minutes plus tard une fusée jaillit, éclata et illumina le ciel, très vite suivie d'une autre et d'une autre encore. Ce fut un feu d'artifice de toute beauté, encore plus que celui d'Halloween, tout en blanc, or et rouge. La chorégraphie et la musique était parfaitement synchrone. Au moment du bouquet final, je jetais un œil à Maxon qui me fixait. Les lumières des gerbes colorés se reflétaient sur son visage et dans ses yeux. Subjuguée par la beauté du moment, je ne résistai pas à l'envie de l'embrasser. Et sous les crépitements, alors que tous avaient le regard braqué vers le ciel, nous échangeâmes un langoureux baiser.

Une fois retournés à l'intérieur, l'animateur de la soirée repris son rôle, principal.

- Dites donc ! On peut dire que c'était magique ! Mais avec tout ça, je n'ai pas vu l'heure tourner ! C'est l'heure de l'ouverture du bal ! Mesdames et messieurs, Leurs Majestés le roi Maxon et la Reine America Schreave pour leur première danse en tant que jeunes mariés.

Mon mari m'entraina sur la piste, au centre de la salle sous les applaudissements et l'orchestre entama une douce mélodie. Maxon m'enlaça par la taille et de ses bras puissants m'attira tout contre son torse. Il m'entraina dans une danse lente. Je posais ma tête contre sa poitrine musclée si bien que j'entendais son cœur battre à travers son costume de marié. Je fermais les yeux, presque bercée quand Maxon m'appela. Je levais alors la tête et ses yeux happèrent immédiatement les miens, exerçant un pouvoir d'attraction encore inconnu. Comme s'il était le pôle d'un aimant et moi l'autre. J'en oubliais instantanément le monde autour de nous. La terre s'arrêta de tourner. Ne restait que nous, dans cet instant parfait.

- Alors ? Est-ce aussi magique que tu l'espérais ?

- Non. Ça l'est plus… Ça l'est plus encore. Tout a été parfait.

Je reposais ma tête contre sa poitrine, nous dansions toujours sur la piste, seuls au monde. Je repris après quelques instants.

- Maxon, comment pourrais-je un jour te remercier pour ce magnifique cadeau ?

- Tu n'as pas à le faire, mon amour. Que tu sois là, aujourd'hui me suffit amplement. C'est plus que je n'ai jamais rêvé.

- Mais si ! Je l'avais céder. Il appartenait désormais au roi !

- Mais je suis le roi. Sourit-il, espiègle. Je peux donc en disposer comme je le veux et ma volonté était de l'offrir à ma fiancée le jour de notre mariage. Il est à toi maintenant et bien à toi.

- Tu ne pouvais pas me faire plus beau cadeau de toute ma vie. Il aura une signification toute particulière pour moi à partir de maintenant.

- Vraiment ?

- Ne l'a tu pas déjà deviner ?

Pour toute réponse, il déposa un baiser dans mes cheveux. Insensibles au reste des invités, notre cocon éclata quand la musique s'arrêta sur une dernière note cristalline. Nous nous tournâmes vers l'assistance qui formait un cercle autour de nous. Nous saluâmes sous les bravos de notre public, le sourire aux lèvres et des étoiles pleines les yeux, heureux comme jamais. Maxon m'enlaçait toujours par la taille d'un de ces bras. J'étais à ma place. Je le savais, je le sentais au plus profond de moi. Là dans les bras, fort et puissants de mon mari, entourée des gens que j'aimais. J'étais protégée et aimée comme une princesse des contes de fées. N'en étais-je pas une après tout ? Ne vivais-je pas un conte de fée éveillée ? Et je me pris tout naturellement à souhaiter de ne jamais quitter ces bras, que cela dure éternellement.