Bou !... Cari. (Oui, c'était une petite blague en guise de salutations. Amusant, non ?). Mes updates vous avaient manqué j'espère ? Neuf jours, neuf jours depuis la dernière quoi ! (Tout ça parce que j'écrivais mais ne mettais pas en ligne. Pauvres vous !). Quoi qu'il en soit, c'est bien amusant de rendre Heloïse totalement chèvre. Vous n'imaginez même pas à quel point ça peut être jouissif de la voir essayer de me convaincre d'upadter ! (Elle va encore m'en vouloir de me moquer d'elle... Pardon, mais c'est trop bon !). Quoi qu'il en soit, me revoilàààààààà !
Lorsque j'ai écrit la première partie de cet OS, je ne pensais pas spécialement à lui ajouter une suite directe. Et finalement, après y avoir réfléchi, je me suis dit que cela pouvait être assez intéressé vu le contexte. Du coup, je m'y suis mise, et la voilà ! Mais cette fois, c'est la dernière concernant cet OS devenu Two-shot, okay ?
Sinon, qu'est-ce que je pourrais rajouter ... Oh, y a pas l'un de vous qui connaîtrait un traducteur professionnel, qui se trouverait sur Dijon et ses environs ? C'est sérieux en plus, j'en ai besoin pour mon PPE, je dois réaliser deux interviews de pro' (Je peux me pendre aussi, non ?). Allez, dîtes moi que ouiiiiiii ! (Pas sûr que ça donne des résultats, mais au moins, ça vous retarde dans votre lecture, c'est pas génial ?).
Avant de vous laisser lire, juste un petit détail : il s'agit de la suite directe du premier chapitre, alors dîtes vous simplement qu'entre le précédent et celui-ci, Lisa a nettoyé le vomi de Wilson sur le parquet, et tous sont dans le salon. Voilà voilà !
Allez, je vous souhaite enfin une bonne lecture, et je vous dis à la prochaine !
See ya people :D
New Year's Eve (2)
Tous agglutinés dans le salon, les rires fusaient. Les langues se déliaient, l'alcool faisant toujours effet dans leurs veines. Assis en cercle au sol, ils tenaient à peine, titubant au moindre mouvement. House se délectait grandement du spectacle qui se profilait devant ses yeux, ne se dérangeant d'ailleurs pas pour caresser de temps à autre le fessier de sa compagne, en toute discrétion.
Remarquant que Kutner commençait à piquer du nez sur l'épaule de Taub, Lisa décida de prendre les devants et de préparer les lits d'appoints pour ses invités. Chase et Cameron héritèrent de deux sacs de couchage, Foreman et Thirteen du canapé, tandis que Taub, Kutner et Wilson eurent droit à d'anciens matelas posés à même le sol. Mais, contrairement à ce qu'aurait souhaité le Diagnosticien, ses employés – ou ex-employés- n'étaient pas assez saouls pour ne pas s'étonner concernant l'endroit où dormirait leur Boss.
- Je suis infirme, alors accès VIP à un vrai lit ! S'exclama-t-il en brandissant sa canne comme un trophée. Et Cuddy a besoin d'une peluche pour dormir, elle m'a menacé de m'émasculer si je ne le faisais pas !
La principale concernée roula des yeux, et rejeta ses cheveux en arrière.
- Ne rêvez pas trop House, je porterai des vêtements pour dormir, je ne serai pas nue, le taquina-t-elle. D'autant plus que je resterai dans un sac de couchage, par terre.
Il adopta une moue adorable et digne d'un enfant triste, pour ensuite se diriger vers le couloir menant à la chambre de la Doyenne.
- Pas grave, j'attendrais que vous soyez profondément endormie pour vous les retirer ! Hurla-t-il avant d'entrer dans la pièce et de se laisser retomber sur le lit.
- Cuddy, faîtes pas atten-tion à... Qu'est-ce qu'il dit... Bafouilla Wilson. Si il vous fait... Bobo... Z'aurez qu'à hurler.
Elle plaça sa main devant sa bouche, retenant un fou rire devant le niveau enfantin des propos de son Oncologue. Elle les salua ensuite rapidement, et regagna sa chambre, qu'elle ferma à clé avant de venir se réfugiée dans les bras grands ouverts de son amant, déjà débarrassé de ses vêtements. Aussitôt, leurs lèvres se cherchèrent, s'unirent. Il enroula ses bras autour de sa taille, alors qu'elle se retenait à son cou.
- On a intérêt à surveiller ton niveau vocal si on ne veut pas les retrouver tous devant la porte, souffla House en mordillant l'oreille de la jeune femme.
- C'est pour ça que ce soir, pas de sexe, fit-elle en penchant la tête sur le côté. Ils pourraient nous entendre, et ils ignorent encore tous que nous sortons ensemble.
- Mais ils sont tous bourrés Cuddy ! Se défendit-il. C'est à peine s'ils se souviennent de leurs noms et prénoms, alors même s'ils nous entendent, une fois leur gueule de bois passée, ils ne s'en souviendront plus !
Elle leva les yeux au plafond, et se retrouva coincée sous le corps de son amant, ce dernier parsemant sa peau délicate de baisers.
- House, on ne peut pas prendre un tel risque, ils sont tous mes employés ! Lui rappela-t-elle avant qu'il ne place sa bouche contre la sienne, stoppant net l'éventuelle suite de ses propos.
- Et alors ? Grogna-t-il. J'ai déjà du me retenir de t'embrasser ou de te caresser toute la soirée, alors maintenant, qu'ils aillent se faire voir !
- Tu as déjà oublié notre petite escapade dans la voiture, hum ? Souffla-t-elle en frottant son bassin à celui de son amant. Et Wilson qui a tout de suite compris qu'on avait couché ensemble ?
- Pour une fois, ça prouve qu'il a un cerveau et qu'il sait s'en servir, se moqua-t-il en la pressant plus encore contre lui.
Elle lui donna une tape sur l'avant-bras, s'installant à califourchon sur lui. Quand bien même elle essayait de se convaincre que donner de nouvelles preuves à leurs invités concernant leur relation n'était pas la meilleure chose à faire, son corps demeurait incontrôlable. Elle avait besoin de sentir sa peau contre la sienne, de sentir son souffle la faire frissonner.
- Sois un peu plus gentil avec lui s'il-te-plaît … Murmura-t-elle alors que ses lèvres venaient une fois de plus à la recherche de ses jumelles.
- Tu continues à parler de Wilson alors qu'on est sur le point de s'envoyer en l'air ? La taquina-t-il en retour. Cooooool ! Tu veux peut-être qu'on aile le chercher pour qu'il n'en rate pas une miette ?
Elle roula des yeux, et se détacha de lui pour se laisser retomber à ses côtés. Il en profita pour se placer au dessus d'elle, et lui retira les vêtements qu'elle portait, dévoilant sa lingerie qu'il aimait tant.
- Idiot va, lâcha-t-elle alors qu'il faisait glisser son string le long de ses jambes fuselées, pour ensuite venir déposer une nuée de baisers au niveau de son ventre, descendant petit à petit.
Il sourit conte sa peau, et mit ses mains de part et d'autre des hanches de la Doyenne, plaquant son bassin contre le matelas alors que sa bouche vint atterrir sur l'intimité de celle-ci. En retour, elle se mordit la lèvre inférieure, entrouvrant à peine les lèvres. Le Diagnosticien ne fut que plus encore réjouit en la voyant ainsi, et chatouilla du bout de sa langue le clitoris gonflé de sa belle. Elle remuait sous ses coups experts, laissant échapper de petits gémissements qu'elle tentait de masquer comme elle pouvait en enfonçant sa tête dans l'oreiller. Bon sang ce qu'il pouvait être doué !
Il se délectait des sons qu'elle émettait, de la délicate odeur qu'elle dégageait. Elle glissa l'une de ses mains dans les cheveux de son partenaire, plantant par mégarde ses ongles dans son scalp alors que le plaisir la submergeait. Sa poitrine se soulevait à un rythme irrégulier, elle était tout bonnement magnifique, radieuse.
L'orgasme la frappa de plein fouet, la faisant trembler de toutes parts. Il remonta vers son visage, unissant sa bouche à la sienne. Leurs mains parcourant leurs corps, ne délaissant aucune parcelle de peau. Ils profitaient de chaque instant, de chaque seconde passés ensemble. Elle le fit basculer, s'installant à nouveau au dessus de lui, mêlant sa langue à la sienne tandis qu'elle frottait son pelvis contre celui de son médecin. Il s'agrippa à ses fesses, suçotant ou mordillant ses mamelons dressés par le désir. Leurs regards se croisèrent, délivrant un message qu'ils savaient lourds de sens, avant qu'il n'entre en elle en un savant coup de rein. Elle mordit l'épaule de son amant pour contenir ses gémissements tandis qu'il laissait ses mains glisser sur son échine. Le temps qu'elle s'acclimate à son 'imposante' présence en elle, ils demeurèrent immobiles, échangeant simplement de tendres baisers. Puis, ils entamèrent de lascifs mouvements, leurs corps ne formant plus qu'un. Dans des instants tels que celui-ci, ils aimaient cette sensation d'osmose totale, qu'ils n'avaient jamais ressenti avec personne d'autre.
Leurs va-et-viens s'intensifièrent, ils adoptèrent un rythme plus rapide et soutenu. Leurs bouches ne se séparaient que le temps de leur permettre de reprendre leur souffle, ils avaient trop envie l'un de l'autre. Tellement envie que parfois, cela en devenait douloureux. A chaque déplacement en elle, lorsque qu'il venait buter contre ses parois, elle se laissait subjuguer par le plaisir, oubliant presque totalement que, pour une fois, ils n'étaient pas seuls dans la villa. Elle était dans sa propre bulle, où la seule chose qui avait de l'importance était l'instant présent. Face à ses sons, il ne pouvait qu'y répondre de la même façon, étouffant parfois ceux-ci en mordillant la peau de sa compagne.
A mesure que les secondes s'égrainaient, l'orgasme les gagna, les obligeant à redoubler d'intensité. Aucun mot ne filtrait la barrière de leurs lèvres, l'acte parlait de lui-même. D'un coup de bassin fort habile, il cogna contre le point G de son amante, entraînant aussitôt chez elle un gémissement largement plus sonore que les autres, tandis qu'elle tremblait de toutes parts et que ses parois internes se renfermaient comme jamais autour de son membre. Il la maintint contre lui et, heureux de la voir si belle lorsqu'elle atteignait le septième ciel, et se déversa longuement en elle, avant qu'ils ne se laissent retomber bruyamment sur le matelas, en sueur et essoufflés. Elle tourna la tête vers lui, lui adressant un sourire des plus charmants. Il vint la blottir contre lui, déposant de doux et tendres baisers sur le sommet de son crâne.
- C'était... WOW ! Souffla-t-elle alors qu'elle peinait encore à retrouver une respiration normale.
- Je sais, je suis un Dieu du sexe ! Se vanta-t-il aussitôt tandis que ses mains glissaient le long de l'échine de la jeune femme. Mais tu sais, tu n'étais pas si mal que ça Cuddles.
Mais elle n'eut pas même le temps de répondre, qu'ils entendirent un drôle de fracas dans le couloir. Ils échangèrent un regard surpris, et House se dégagea de sous les draps. Il enfila rapidement son boxer, fit mine à Cuddy de regagner son sac de couchage, et déverrouilla la porte, avant d'éclater franchement de rire. Là, juste à ses pieds, se trouvait un Wilson endormi, de la bave dégoulinant sur la joue, et totalement débraillée. Lisa, une fois un simple pyja-short enfilé, rejoignit son compagnon afin de comprendre l'hilarité de la situation, et ne put se retenir de glousser aussitôt.
- Tu crois qu'il est là depuis longtemps ? Demanda-t-elle, imprimant la marque de ses incisives dans sa lèvre inférieure.
Il se pencha au dessus de son ami, essayant de déceler un indice concernant la durée de sa présence. Et, alors qu'il essayait de le retourner un peu, une paire d'yeux marrons le fixa subitement, tandis qu'une série de mots tous plus incompréhensibles les uns de les autres s'échappaient de la bouche de celui-ci.
- Wiwi, c'est pas bien d'écouter aux portes ! Le sermonna faussement le Diagnosticien avant de l'aider à se relever avec l'aide de la Doyenne.
- Je... Voulais... Boire ? Fit l'Oncologue, tenant à peine sur ses jambes.
- La cuisine est juste à côté du salon James, pas dans le couloir, lui rappela sa Patronne en souriant.
La bouche du brun forma un 'O' quasiment circulaire, alors qu'il peinait à mettre un pas devant l'autre. Accompagné et aidé par ses deux amis, il regagna le salon, où ils le placèrent à nouveau sur son matelas et le couvrirent avec un plaid. Thirteen gesticula, tournant la tête vers eux.
- Haaaaaaaan, z'avez couché tous les trois ? Grogna-t-elle en les pointant du doigt.
- Docteur Hadley ! La sermonna Cuddy à demi-mots. Rendormez-vous, ça nous évitera d'entendre des imbécilités du genre.
House ricana intérieurement, frôlant exagérément son amante afin de la taquiner comme il aimait tant le faire.
- Ha-ou-se, Cu-ddy et Wil-soooooon, ils ont fait des cochonneries ensembleeeeeeee ! Renchérit Kutner, qui avait roulé sur le côté et qui avait à présent une vue parfaite sur les jambes délicates de sa Supérieure.
Cela ne passa pas inaperçu aux yeux du Diagnosticien, qui s'empressa de pousser sa compagne en dehors du champ de vision de son larbin. Elle sourit en remarquant son petit air jaloux, et lui adressa un charmant clin d'oeil avant de s'éloigner en roulant un peu plus des hanches qu'à l'ordinaire.
Une trentaine de secondes plus tard, il la rejoignit dans le couloir, et ensemble ils regagnèrent la chambre de la Doyenne, fermant à clé derrière eux avant de reprendre place dans le it qu'ils partageaient. Il vint la blottir contre lui, elle ne se fit pas prier. Rapidement, ils finirent par s'endormir enlacés l'un à l'autre, apaisés.
Aux alentours des sept heures du matin, Lisa fut la première éveillée, enveloppée dans les draps blancs et les bras musclés de son amant. Elle se pencha vers son visage, déposant un léger baiser sur ses lèvres, et se leva sans bruits. Elle rejoignit sa cuisine sur la pointe des pieds, s'assurant au passage que tout allait bien, et commença la préparation du café dont, elle n'en doutait pas une seule seconde, ses invités auraient grand besoin. Accoudée sur son comptoir, elle observait tranquillement le liquide brunâtre s'écouler dans la cafetière, songeant au sentiment de protection qu'elle ressentait lorsqu'House la serrait contre lui. Mais au vue de la présence de ses employés dans sa villa, tout geste tendre en leur présence était totalement banni, à son plus grand regret.
Assise sur l'un de ses tabourets, elle commença à siroter le liquide fumant, une revue médicale entre les mains, qu'elle parcourait distraitement. Elle sourit en entendant quelques bruits provenant de son salon, et s'empara d'un plateau sur lequel elle mit plusieurs tasses, qu'elle apporta alors dans la salle, vêtue d'un simple jean et d'un haut au col en V, qu'elle avait enfilé peu auparavant. Elle tendit alors un mug à chacun, pouffant intérieurement face aux visages déconstruits qu'ils affichaient tous. Décidément, le ponch de House les avait mis dans un de ces états !
Une fois tout le monde servi, elle s'installa sur une chaise, discutant tranquillement avec Thirteen qui luttait contre un violent mal de crâne. Et, lorsqu'House apparût enfin dans la pièce, elle réprima un sourire tout en lui tendant son café. Il avala aussitôt une longue gorgée, prenant place juste à côté d'elle.
Il remarqua le visage pâle de Wilson, dont les cheveux étaient aussi ébouriffés que si un singe s'était amusé à le dépouiller. A voir la tête qu'il affichait chaque fois qu'un son parvenait à ses oreilles, il devait avoir la tête comme une pastèque sur le point d'exploser à cause d'un pétard placé à l'intérieur.
- House, vous avez vraiment abusé avec l'alcool hier, déclara Kutner en cognant accidentellement son coude dans la table basse.
- Vous n'aviez qu'à pas boire autant ! Se défendit le chef du service Diagnostiques. Ça m'aurait évité d'apprendre que deux couples ont copulé chez Cuddy pendant que j'étais parti ! Et dire que j'ai raté ça, sérieusement !
Lisa roula des yeux, néanmoins amusée. D'autant plus que les souvenirs de leur petite escapade coquine lui revenaient en mémoire, détails d'un délicieux moment qu'elle avait partagé avec lui.
- Vous auriez pu nous éviter ça, enchaîna Taub, la tête contre le repose-bras du canapé. Heureusement que je ne me souviens pas vraiment du déroulement de la soirée, parce qu'avoir des images de Foreman et Thirteen ou de Chase et Cameron en train de copuler, non merci !
Les quatre concernés rougirent instantanément, détournant le regard tandis que leur patron s'en délectait. Ils ne savaient apparemment plus où se mettre, mais malheureusement pour eux, ils étaient contraints à demeurer dans le salon, car il leur était tout bonnement impossible de quitter la villa de Cuddy pour le moment.
- Cuddy, je m'excuse pour avoir... Commença l'Oncologue, l'esprit un peu embrumé. Vomi je-sais-plus-où.
- C'est oublié James, ne vous en faîtes pas, assura-t-elle.
- Au passage, pardonnez moi aussi pour tout ce que … J'ai pu dire, ajouta-t-il.
- C'est qui qu'avait dit que Cuddy avait baisé avec House ? S'éveilla Chase, sa tête émergeant tout juste de sous une des couettes.
- Si mes souvenirs sont bons, la plupart d'entre vous, les informa House. En tout cas, au moins Kutner, Thirteen et Wilson à haute voix. Je parie que vous autres l'avaient pensé très fort.
La Doyenne roula des yeux, et pinça l'avant-bras de son petit-ami. Il lui adressa un rictus malicieux en retour, laissant ses ongles courts claquer contre le bois de la table afin d'énerver ses employés encore victimes des effets de la boisson.
- Cette nuit, y a pas quelqu'un qui a voulu aller vérifier d'où provenaient les gloussements qu'on a attendu ? Demanda Hadley, une fois son ultime gorgée de café avalée.
- Je crois que... C'est moi, se désigna Wilson en levant la main. Mais j'ai aucun souvenir de ce qu'il s'est passé à ce moment-là.
- Cuddy et moi, si, assura House en souriant grandement, affichant son air mesquin. On a entendu un grand fracas, on a ouvert la porte, et on t'a trouvé derrière, endormi.
Les autres se mirent à rire face à la mine déconfite du cancérologue, bien qu'ils ne pouvaient pas réellement se moquer car ils n'avaient pas fait mieux.
- Et les bruits alors ? Enchaina Cameron, qui essayait tant bien que mal d'ordonner un tant soit peu ses cheveux blonds.
- House me racontait des blagues, mentit la jeune femme. Des relativement amusantes, d'ailleurs.
- Raconter des blagues donne des suçons maintenant ? S'étonna Foreman en pointant du doigt le cou de sa Patronne. Parce que vous en avez un beau, juste là.
Les joues de la jeune femme se parèrent de rouge, tandis qu'elle ferma un instant les yeux pour reprendre possession de ses moyens.
- C'est un hématome, assura House afin de couvrir leurs arrières. En allant ouvrir la porte de la chambre, j'ai trébuché sur le sac de couchage de Cuddy, ce qui l'a réveillé en sursaut, et elle a fait tombé le livre posé sur sa table de chevet, qui lui a atterri dessus. Vous n'imaginez même pas comme Cuddy dans un duvet, ça vous bouffe de la place dans une chambre !
Elle le fusilla faussement du regard, puis détourna les yeux, priant intérieurement pour que ses invités gobent ce mensonge totalement idiot. Après tout, ils subissaient encore quelque peu les effets de leur état d'ébriété de la veille, alors cela pourrait s'avérer utile, non ?
- Bizarre tout ça quand même, nota Taub.
- Tu veux dire, 'génial' ! S'enthousiasma Kutner. Et si on remettait ça l'an prochain ?
House et Cuddy échangèrent un regard, tandis que leurs mains s'étaient effleurées l'air de rien.
- Wilson a ruiné son parquet et Cuddy a du tout nettoyer, alors je ne crois pas qu'elle ait envie de reproduire le même scénario l'an prochain, se moqua le Diagnosticien. Mais pourquoi pas le faire chez Thirteen et Foreman pour que Cuddy et moi on s'envoie en l'air dans leur canapé, ou chez Cameron et Chase pour le faire dans leur cuisine !
Elle le fusilla faussement du regard, essayant de rendre la chose crédible. Cacher sa liaison avec son employé était quelque chose de plutôt amusant en soit, elle devait l'avouer. D'autant plus lorsqu'ils demeuraient les seuls à savoir qu'en six jours de relation, ils avaient déjà testé une bonne partie des pièces de sa villa, dont le comptoir de la cuisine et le divan du salon.
- Dans vos rêves House, dans vos rêves, fanfaronna-t-elle en enroulant une mèche brune autour de son doigt. Je ne pense pas que votre ancienne équipe et l'actuelle soient ravies de reproduire l'expérience.
- Bandes de rabat-joies, siffla-t-il entre ses dents.
Installés en cercle les uns à côtés des autres, ils continuèrent de discuter aussi sereinement que possible, le rhum ingéré la veille au soir faisant encore un peu son effet et déliant plus facilement les langues.
- Et si on se posait des questions, avec obligation d'y répondre ? Proposa alors Wilson, prétextant ne pas avoir remarqué le froncement de sourcils que lui adressait l'Administratrice.
Tous sautèrent sur l'occasion, ravi à l'idée de pouvoir en savoir un peu plus au sujet de leurs collègues, mais surtout de leurs employeurs. James initia le jeu, et très vite, des rires se firent entendre concernant certaines réponses.
Vint alors le tour de Cameron, qui ne cessait de fixer le cou de la Doyenne, comme si le bleu qu'elle y voyait lui fournirait des informations sur ce qu'elle souhaitait savoir.
- Cuddy, avez-vous réellement couché avec House par le passé ? Osa-t-elle demander, ce qui lui valut un regard amusé de la part de tous les participants, hormis la principale intéressée.
Brièvement, Lisa se tourna vers son amant, l'interrogeant silencieusement. Après tout, il avait, à de nombreuses reprises, laisser comprendre à ses larbins qu'ils avaient partagé une nuit ensemble bien des années plus tôt. Mais, si elle avouait clairement cela, il ne s'agirait plus là d'une simple idée qu'ils ne sauraient catégorisé comme un fantasme ou une réalité, mais ce serait reconnaître le type de relation qu'ils avaient eu durant l'université.
- Oui, finit-elle par répondre, ce qui eut pour réaction immédiate une vague de « Oh ! » et de « Je le savais ! » parmi l'assemblée. Une fois, à l'université.
Ravi de cette information qui cependant semblait bien moins enchanté l'Urgentiste, Chase sauta sur l'occasion pour interroger le Diagnosticien.
- Lorsque Wilson a voulu aller vérifier ce que vous faisiez dans la chambre, vous couchiez avec Cuddy, n'est-ce pas ? Demanda-t-il, un large sourire fendant son visage bronzé.
- Non, je lui faisais un cunni' pendant qu'elle remplissait des dossiers administratifs, rétorqua-t-il. Vous n'imaginez même pas à quel point ça m'excite quand elle affiche son air bosseur !
Lisa tendit la jambe, lui donnant un léger coup de pied dans le genou pour le faire taire. Pour quelqu'un non conscient de ce qu'ils avaient fait pendant la nuit, cela pouvait passer comme un simple signal pour qu'il cesse de raconter des mensonges alors qu'en réalité, ses propos contenaient une part de vérité. A présent que son tour était enfin venu, elle sauta sur l'occasion pour brouiller les pistes et faire oublier ce qu'il venait de dire.
- House, saurez-vous un jour arrêter de raconter d'énormes idioties ? Fit-elle en lui adressant un sourire malicieux et des yeux pétillants.
- Le jour où votre postérieur proéminent ne trônera plus sur son siège bureaucratique au sein du PPTH, rétorqua-t-il non sans un air suffisant fendant son visage.
Les questions s'enchainèrent, les esprits s'extirpant peu à peu de la brume dans laquelle ils se trouvaient jusque là. Tous furent donc en mesure de regagner leurs domiciles respectifs, y compris House. Toutefois, ce dernier s'assura que tout le monde ait bien quitté la villa, attendant patiemment dans un coin de rue à l'abri des regards. Sitôt il reçut une confirmation de la part de sa compagne, il la rejoignit rapidement, la plaquant contre le mur de l'entrée tout juste la porte fut-elle fermée. Ses lèvres se rendirent immédiatement au creux de la nuque de la jeune femme, qui dut se retenir au cou de son amant car ses jambes menaçaient de lui faire faux bond à tout moment.
- Enfin seuls ! S'exclama-t-il, victorieux.
Elle se dégagea de son étreinte, attrapa sa main dans la sienne, et le tira vers le salon où elle le fit s'asseoir sur le canapé avant de se blottir contre lui.
- Je n'arrive pas à y croire... Souffla-t-elle. TOUS mes employés nous ont entendu couchés ensemble ! Adieu ma réputation !
- Cuddles, sur les sept présents, quatre ont fait la même chose, lui rappela-t-il en frottant tendrement son dos. Et Wilson s'est endormi contre la porte, son jugement ne vaut strictement rien.
Elle rit doucement, resserrant la prise de ses bras autour de lui.
- Quoi qu'il en soit, c'était la meilleure célébration de la Nouvelle Année que j'ai pu faire, avoua-t-elle en unissant leurs lèvres.
Il sourit contre sa bouche, profitant d'être enfin seul en sa compagnie. Avec elle, il découvrait une autre 'vision' de la vie, du bonheur d'avoir quelqu'un pour partager votre quotidien sans qu'il ne soit ennuyeux.
- Alors on remettra ça l'an prochain ! Promit-il avant de la faire basculer sur lui.
Leurs bouches se cherchèrent, leurs langues se caressèrent, ils se frôlaient du bout des doigts comme pour ne perdre aucune sensation. Ils demeurèrent de longues minutes à s'embrasser sans s'arrêter, tout comme s'ils rattrapaient les instants perdus durant toute la soirée avec leurs invités. Ils ne voyaient même plus le temps s'écouler. Il n'y avait plus qu'eux au monde, plus rien d'autre n'avait d'importance. Et ils comptaient bien profiter de cette nouvelle année pour réaliser des projets ensemble. Car ils avaient pris une bonne résolution pour 2010 : profiter autant que possible de leur couple...
The End.
