Aqueuh coucou !

Je ne sais honnêtement pas quoi dire pour vous remercier de l'accueil que vous avez fait au premier chapitre de ce 5 plus 1. Alors je vais bêtement utiliser le mot simple de MERCI, avec plein de "beaucoup" derrière, Some, Kalane, Carbo, odea, Morganne, admamu, mariloo, Bayla, Mimi, cousingaelle, Aeva, Kty Koneko, LuciuWan, Eli et Amaeliss, vos reviews et vos favs me vont droit au coeur, de même pour les favs de LadySunrise, PikaPika1819 et Arthemis1996. Je suis contente que ça vous plaise, je suis contente que ça vous touche. Le deuxième chapitre prend une pente légèrement différente, je crois, je ne suis pas sûre, j'avoue qu'après vos retours je me sens sous-pression et j'ai peur qu'il ne soit pas à la hauteur, MAIS BREF, j'y crois, j'envoie la sauce (bad pun intended, et je ne suis même pas désolée).

J'en profite aussi pour remercier les revieweurs sur H.W.L : Maeglin, Mimi, Flo'w, admamu, Eli, Electre, Elieuh, Art'Tite et Glasgow !

Toujours des mercis à Flo'w pour ta relecture et ta chasse aux fautes ! *coeeeeuuureuh*

Et bonne lecture !


2. Répétition
(nom féminin
- Fait de répéter pour s'exercer (théâtre)
- Fait de recommencer (une action…)
- Fait (pour un mot…) d'être dit, exprimé plusieurs fois
- (vieilli) Leçon particulière / Répétiteur)

Des fois, ce sont des patients qui annulent. D'autres fois, c'est l'occupante de l'appartement au-dessus du cabinet qui oublie apparemment de fermer les robinets de sa baignoire avant de partir faire des courses. Alors la baignoire se remplit, puis se vide. Par-dessus bord. Et l'eau s'infiltre là où elle n'a pas le droit d'aller.

Quoi qu'il en soit, au final, c'est une bonne partie de l'après-midi qui se libère pour moi, le temps de gérer le dégât des eaux.

Un frisson d'excitation remonte le long de ma colonne vertébrale à cette… perspective, quand je sors de la clinique après avoir laissé le chantier entre les mains de l'artisan approprié. Je m'arrête net quand j'en prends conscience.

J'observe la rue, les fleurs dans le bac devant moi, me laissant quelques secondes de réflexion. Puis j'extraie mon portable de ma poche pour te prévenir que je vais rentrer plus tôt. Je le fais de façon très neutre. Pour que tu le saches et que tu en tires les conclusions qui te conviennent. Et moi, pendant que tu les tires, je vais rentrer à pieds.

Soulagement, et satisfaction aussi, quand je rentre dans le salon et que tu en occupes le canapé de tout ton long, étendu sur le dos et tête sur l'accoudoir, en train de lire une revue scientifique que tu tiens au-dessus de toi. Je m'arrête à l'entrée de la pièce parce qu'il me faut prendre le temps de t'observer de bas en haut.

Une de tes jambes est pliée, la droite, pied à plat sur les coussins et genou sur lequel repose négligemment ton mollet gauche. Un escarpin à talon noir et mat pend élégamment du bout de tes orteils ainsi surélevés – est-ce que j'ai le droit d'utiliser le mot « aériens », pour parler de tes orteils ? Je pense que j'ai le droit. Tes jambes sont nues, cette fois, même si elles ne sont certainement pas imberbes, jusqu'au haut des cuisses où naît ce qui ressemble à un sous-vêtement en forme de très-mini-très-moulant short – un… shorty ? - bleu foncé. La peau de ton ventre blanc et plat est dégagée, elle aussi, alors qu'un soutien-gorge sans armature en casse l'immaculé, bleu foncé, dont le voile léger qui le prolonge s'ouvre sur tes abdos. Le tissu est ajouré. Je ne vois pas, mais je suis certain que, sans tes bras qui me cachent une grande partie de la vue, j'apercevrais tes tétons d'ici, à travers la dentelle.

La culotte est serrée, encore une fois, vêtement fait pour une femme, mais tu n'as pas l'air de ressentir le moindre inconfort. Est-ce que tu y es habitué ? Portes-tu régulièrement des sous-vêtements féminins sous tes pantalons noirs ? Je sais que tu ne t'enfermes pas dans des soutiens-gorge quand tu es habillé en homme – tes chemises laissent beaucoup trop peu de place à l'imagination pour que ce soit le cas – mais pour ce qui est du bas…

Un tour de cou de la même couleur et du même tissu que le reste parfait le tableau, et j'observe l'œuvre depuis la porte du salon, bloqué. Mon aine se manifeste à grand renfort de signaux électriques jusqu'à mon cerveau reptilien – et, oui, si je parle en scientifique, c'est pour calmer mes ardeurs.

« Si j'avais su que tu rentrerais à pieds, j'aurais pris le temps de me maquiller, proclames-tu.

– Tu n'avais qu'à le déduire, je te réponds dans un sourire, parce que je suis sûr qu'il y a quelque chose qui ressemble à du reproche dans ta voix.

C'est à peu près à ce moment-là que je me rappelle que ça se fait, de regarder le visage de la personne à qui l'on parle plutôt que l'ensemble des contrastes du tissu sur sa peau. C'est socialement plus acceptable. Mais on parle de toi, alors en fait, je m'en fous.

Je laisse tomber mon sac et ma veste au sol quand tu grognes une non-réponse boudeuse, et je me débarrasse de mes chaussures en m'approchant du canapé. De ton côté, tu jettes la revue par terre et m'accueilles avec un sourire timide qui se brise pour se renforcer un peu plus quand je viens m'allonger sur toi en soufflant :

– Tu es parfait comme ça.

Et c'est le cas. Tes cils étrangement clairs par rapport à tes cheveux, comme tes sourcils, ne sont pas contrefaits par le mascara. Ta peau est nue, et respirer contre ta joue en n'ayant que ton odeur naturelle, plutôt que celle de la poudre, est… divin.

C'est donc très naturellement que je me mets en devoir de te manger le cou. Tu ronronnes sous mes lèvres et t'étires pour me laisser plus d'accès. Ton soutien-gorge bâille, c'est sûrement qu'il me faut le remplir de mes doigts pour que mes pouces caressent tes tétons déjà durs. Ta gorge gronde sous mes lèvres et – bordel – un de tes genoux s'immisce entre mes cuisses. Il y a des frictions, celles que tu mènes contre mon membre en des va-et-vient sensuels, et j'atteins rapidement les limites de ma patience.

– Sherlock, je souffle, et le regard que tu m'envoies est déjà très flou. Qu'est-ce que tu veux ?

Tu te mords la lèvre. C'est singulièrement captivant, toi qui arbores cette expression incertaine, hésitante, dans cette situation, les bretelles de ton soutien-gorge tombées sur tes biceps et tranchant sur ta peau laiteuse. Tu tends les mains vers ma ceinture, je ne respire plus en suivant le mouvement du regard. Je me surélève sur mes bras pour te permettre d'ouvrir la boucle, puis la braguette de mon jean. Je ferme les yeux quand tes doigts m'effleurent, d'abord, puis tentent de me prendre plus franchement en main. Je me redresse tout à fait pour abandonner boxer et pantalon, et je frémis avec un grognement à la sensation de toi qui m'empoigne et applique quelques mouvements encore hésitants. J'amène ma propre main à la tienne pour y mêler mes doigts et guider le mouvement, et je ferme fort les yeux en haletant dans ton cou. Qu'on se le dise, Sherlock Holmes est du genre à apprendre vite – pas que ça me surprenne, mais j'ai envie d'allumer un cierge à ta gloire, là, tout de suite. Parce qu'en quelques gestes, je te laisse faire pour me soutenir de mes deux bras autour de ta tête et de mes deux genoux plantés entre tes jambes écartées, en essayant de contenir mes coups de bassins désespérés parce que, merde, je suis pas un ado en rut. Mais, putain, c'est toi que j'ai sous moi, et ce sont tes doigts qui me touchent et sont à l'origine de chacun de ces mouvements qui m'arrachent un grognement et de singulières variations dans mon souffle.

Je me contrôle, vraiment, fort, puis plus du tout parce que je suis à rien de l'orgasme et je gémis contre ta peau et tu… t'arrêtes. Tu m'attrapes même les hanches, connard, quand je tente de me branler contre toi pour me finir seul comme le gentleman que je suis.

Après une profonde inspiration frustrée et l'envie de te faire savoir combien tu es cruel, j'ouvre un œil pour te demander ce qui se passe. Je tombe sur ta lèvre mordue et ton regard incertain, et comment suis-je censé continuer à t'en vouloir quand ce sont ces yeux-là qui m'épinglent ?

– Je… Je veux que tu me pénètres, John, formules-tu à voix haute. Je veux que tu viennes en moi.

Putain de génie. Ouais, entendre une voix d'homme me dire ça, c'est étrange. C'est étrange, comme le fait que ce n'est pas le tien, le corps que je découvre aujourd'hui. Alors tu sembles si particulièrement intelligent quand tu me dis ça que je me lèche les lèvres. Puis une deuxième fois, et même une troisième parce que ton regard est alors captivé par mon bout de langue, et enfin je déglutis. Je me redresse à nouveau pour virer mon pull quand je sens tes mains qui cherchent à le remonter sur mon torse. Puis je caresse ta taille. Je laisse mes doigts glisser jusqu'à ton shorty qui, comme la culotte rouge il y a trois semaines, est plutôt malmené par l'érection qu'il abrite.

Descendre le vêtement fin sur tes cuisses sans quitter ton visage des yeux est absolument formidable. Tu frissonnes quand ton membre est délivré et qu'il se tend glorieusement sur ton ventre, rouge, le bout suintant déjà.

Ton bras se tend vers la table basse sous laquelle il y a une bouteille de lubrifiant et des emballages de capotes que je n'avais pas vus plus tôt – que personne ne me juge : comment étais-je censé voir quoi que ce soit d'autre que ton corps, exactement ?

– Tu as déjà fait ça ?

Tu me regardes une seconde avant de faire non de la tête, et j'avoue que ça m'effraie autant que ça anime une décharge de désir parfaitement primaire dans tout mon corps.

– OK. Moi non plus. Il va falloir que tu me dises si je te fais mal.

– Même avec une femme ? me demandes-tu avec ce qui ressemble autant à de la curiosité que, presque, à de la surprise dans les yeux.

– Même avec une femme, je confirme. Tu me guides, si je ne fais pas ce qu'il faut ?

Tu acquiesces, cette fois. Alors j'ouvre la bouteille de lubrifiant, j'en répands sur mes doigts et j'observe ton visage quand je commence à jouer du bout de l'index.

Tu tressailles à peine lorsque mon premier doigt entre en toi, et tu affiches quelque chose qui ressemble beaucoup plus à de l'inconfort qu'autre chose. Tes tétons sont apparents à travers le tissu ajouré de ton soutien-gorge bâillant et c'est donc très logique que ma bouche en trouve un et le lèche à travers la dentelle. Je le fais rouler sous ma langue en même temps que j'ajoute un doigt, et comme j'aspire, je ne sais pas si tu gémis de plaisir, d'inconfort, de la stimulation de mes doigts ou de celle de ma bouche.

Tu vibres sous moi, autrement totalement immobile. Après quelques secondes (dizaines, centaines, qui sait, bien trop en tout cas pour mon excitation qui se fait furieusement sentir entre mes cuisses alors que je me contrains moi-même à contenir le moindre mouvement), tu tentes quelques mouvements expérimentaux autour de mes doigts. Je réponds de façon tout aussi expérimentale, tu gémis à nouveau, j'ai presque envie de dire que tu miaules, paupières closes, cou tendu et lèvres entrouvertes, tes mains accrochant convulsivement mes épaules. J'aimerais ne pas être aussi impatient pour m'imprégner de ce spectacle – parce que, putain, ta beauté est aussi grande qu'indécente, en cet instant.

Mais là, je ne peux qu'accentuer mes mouvements, te faire frémir sous moi, ajouter un doigt quand tu acquiesces, yeux toujours fermés. J'ai l'impression d'être au bout de ma patience, vite, beaucoup trop vite, et c'est toi qui finis par souffler, comme d'autres ordonnent :

– John, plus. »

Tu saisis toi-même la bouteille de lubrifiant et un préservatif pour les flanquer dans mes mains tremblantes d'anticipation.

Je suis bien trop heureux de m'exécuter. Je lutte à peine avec l'emballage, je déroule, puis le flacon finit par s'échapper de mes doigts glissants avec lesquels je me caresse, autant pour me soulager que pour en arriver au moment où je m'aligne face à toi, comme ça, puis que j'appuie doucement… Tu grognes, et je grogne aussi – et, bordel, je veux m'enfoncer d'un coup, je veux te pilonner ici et maintenant, et je dois me faire violence pour ne pas m'écouter.

Mais tu trembles sous moi, ton visage est crispé, et, encore une fois, te brusquer me paraît un blasphème, la profanation du temple sacré qu'est ton corps – l'enveloppe, selon ton expression, qui abrite ton esprit si vif… À cette heure-ci, je peux dire avec beaucoup de fierté que c'est l'enveloppe qui a pris le pas sur le reste. C'est ce que me disent tes mains fébriles quand elles descendent dans mon dos pour attraper mes fesses et m'attirer lentement en toi, au rythme de ta douleur et de ton plaisir.

Être entièrement en toi est indescriptible. Et quand tu es suffisamment habitué pour ne plus véritablement grimacer à chacune de mes tentatives de mouvement, je mets en place un rythme qui nous soulage tous les deux, même s'il est encore trop lent, beaucoup trop lent.

J'oublie le temps, je ressens, je ne peux rien faire d'autre, et j'ai l'impression que je vais venir quand tes doigts me pressent un peu plus rapidement en toi. Je viens, alors, beaucoup trop rapidement, j'ai l'impression, et en fait je m'en fous, parce que je viens en toi – presque, et, bordel, ce n'est pas seulement pour les sensations que je rêverais de ne pas porter de capote, en cet instant.

Essoufflé, front sur ton torse, je sens ta main qui se pose sur mon crâne, légère, puis plus lourde, tu… caresses mes cheveux avec une infinie tendresse. Bordel, tendresse et toi et quelque chose qui me concerne, dans le même geste… je fonds. J'embrasse le creux de ton sternum, j'embrasse ton cou, en remontant sur ton corps. Et tu retiens ma main quand je la tends maladroitement vers ton érection, tu y entrelaces tes doigts, et je… j'ai ce truc, en moi, qui est toujours là mais qui a envie d'exploser dans ma gorge. Même si j'en ai envie, je ne peux pas poser mes lèvres sur les tiennes – pas encore, j'imagine.

Alors, à la place, je frotte ma joue contre la tienne, ton nez contre le mien, yeux fermés, et tu serres plus fort ta main sur la mienne. Et c'est parfait.

.

À suivre


Merci d'avoir lu !

Je vous embrasse et je vous envoie plein d'amour, bande de gens, d'ici à la semaine prochaine pour la suite !

Nauss