Je poste ce nouveau chapitre très tôt pour me faire pardonner de ma bourde de la dernière fois ^^ (si vous prenez cette histoire en cour, le prologue était illisible à cause mon logiciel de traitement de texte).

Je suis une grande fan de contes et de Disney. Si vous aussi, vous connaissaient peu être la série Once Upon A Time -ouat pour les intimes-, sinon je vous la recommande. J'ai vraiment adoré leur manière de séquencer les épisodes avec des flash back sur les contes. Je pense emprunter ce procédé dans ma fiction avec soit des passages en lien avec le vœu du personnage, soit un résumé de conte inventé ou préexistant auquel je ferai allusion par la suite. Ces passages seront facultatifs pour la compréhension de l'histoire, ce n'est qu'une petite originalité que je me ferai un plaisir d'écrire. Dites moi ce que vous en pensez pour ce chapitre, si ça vous plaît je met ça au menu :).

Merci à ShannaRya et à ptitcoeurfragile pour leurs reviews encourageants et à ceux qui m'ont contactée par MP.

La Reine des neiges d'après Andersen

Il y a bien longtemps de cela, il existait un miroir que l'on disait enchanté par le diable lui même. Il était convoité par maint sorciers tant son pouvoir était grand. En effet, quiconque s'y réfléchissait ne voyait dans son reflet que le Médiocre et le Laid. Quelle formidable arme que celle qui fait perdre tout Orgueil à ses ennemis. Un jour que son propriétaire volait haut au dessus des nuages, le miroir tomba et se brisa en une multitude de fragments tous dissemblables.

Deux enfants jouaient dans les roses à quelques lieux de là. Key et Gerda étaient les meilleurs amis du monde et s'aimaient tendrement. Leur familles étaient pauvres et partageaient une petite cour sur les toits qu'ils avaient fleuri joliment. C'est là que les deux compères passaient le plus clair de leur temps à inventer mille et un jeux délicieux. Alors qu'il allait offrir la plus belle des roses à la charmante Gerda, une étrange poussière argentée entra dans l'oeuil du garçon. « Que cette rose est laide » pensa-t-il d'un coup, et il en arracha chaque pétale. Même Gerda lui sembla laide lorsqu'il la revit, il fut si méchant avec elle qu'elle en pleura toute la nuit. Dès lors, il n'adressa plus la parole aux gens que pour se moquer d'eux et on se mit à dire dans le village que c'était devenu un garçon fort méchant. Il ne voyait plus la beauté que dans l'ordre total et quand vient l'hiver, il se découvrit une passion pour les flocons de neige bien réguliers qui étaient devenus pour lui les plus belles des fleurs. Un soir, une femme de glace l'enleva sur son traîneau.

Gerda n'eut de cesse que le trouver et, après moult aventures elle arriva enfin devant le château de la reine des neiges. La maîtresse des lieux absente, elle chercha partout le petit Key et le retrouva bleu de froid, assis devant un casse tête de glace. Il ne la voyait pas, il ne la sentais pas tandis qu'elle se pressait contre son petit dos, il ne pensait qu'à réussir le puzzle en échange duquel la reine des neiges lui avait promis le monde. Gerda chanta alors la chanson de leur enfance « Les roses poussent dans la vallée où l'enfant Jésus vient nous parler »*. Key se mit à pleurer et ses larmes dégagèrent la poussière de miroir qui logeait dans son œil. Il la reconnu alors et l'embrassa. Ils s'enfuirent et coulèrent des jours heureux dans leur cher village.

*Il s'agit mot pour mot de la chanson imaginée par Andersen

Résumé du Prologue

Vous est-il déjà arrivé de passer une sale journée ?

Le jour de ses sept ans, le jeune Harry est confronté à bien des épreuves. Il est réveillé au matin par une par une douleur telle qu'il a l'impression de mourir, il est sujet à de la magie accidentelle qui courrouce son oncle et sa tante et, comme si cela ne suffisait pas, il chante de quand il pleure, gagne cinq centimètres et voit de drôles de lumières autour du visage des gens.

Chapitre 1 : Les vœux de Petunia

Depuis ce jour là, Harry put réaliser et voir tout sorte de choses impossibles.

Il lui suffisait de faire un souhait pour qu'une drôle de magie réalise son vœux. Une chaude journée d'été, il avait par exemple souhaité vivre sous d'autres latitudes et s'était retrouvé au beau milieu d'une forêt boréale qui pouvait aussi bien se trouver au Canada qu'en Finlande. Il avait eu grand peine à rentrer. Mort de fatigue il s'était endormi sous un arbre et s'était réveillé de bon matin dans son propre lit. Il avait également souhaité un beau déguisement pour carnaval et avait eu en retour la plus jolie tenue de merlin jamais vue. Le chapeau semblait tout droit sorti de l'apprenti sorcier de fantasia et chacune des constellations imprimées était brodée de riches pierreries qui scintillaient comme de véritables étoiles. Harry fit sensation à l'école et on lui remit de suite le prix du meilleur déguisement.

Certaines personnes lui apparaissent également plus lumineuses que d'autres. En effet, de chaque être émanait une faible lumière mais certains étaient entourés de brillants halos colorés qui reflétaient, selon Harry, la nature de leur âme.

Le don avait tout de même des limites et il ne pouvait changer le cœur des gens (la petite Camille ne l'aimerait-elle donc jamais ? Toutes les autres filles de l'école étaient folles de lui) ou influer sur la vie et la mort. De crainte de ne souhaiter quelque chose de travers, ou pire, quelque chose de dangereux, Harry contrôlait sans cesse ses pensées et passait de longues heures à méditer dans sa chambre prétextant des devoirs longs et compliqués.

Sous réserve de ne pas parler de sa "magie" à son oncle et sa tante, ceux-ci le traitaient désormais comme un enfant normal quoi que le garçon ne fut jamais gâté comme son cousin, Dudley. Son unique corvée était de sortir les poubelles mais il aidait souvent Petunia au jardin. Quand sa floraison était plus belle que celles de ses voisins, elle lui adressait un grand sourire et lui préparait une excellente limonade maison en gage de remerciement. Il avait également récupéré l'ancienne chambre de son cousin (il s'y sentait d'ailleurs bien plus à son aise).

Harry avait maintenant beaucoup de temps et d'espace pour s'épanouir en dehors des cours mais il s'avéra qu'il s'ennuyait beaucoup. Après tout il n'avait jamais eu de loisirs et trouvait difficilement comment occuper ses heures creuses. Il décida donc de se consacrer à l'étude de son don. Il dévalisa d'abord la bibliothèque mais les livres qu'il en tira traitaient tous de concepts complexes et métaphysiques dont il ne comprenait pas un traître mot. Il se résolu finalement à bâtir son savoir sur des connaissances empiriques qu'il consignait dans un petit carnet bleu azur. En effet, bien que le contenu des livres lui échappa, il avait saisit parfaitement la notion de "démarche scientifique" et s'appliquait à lister les mécanismes qui lui avaient permis de faire appel à son pouvoir. Sa première conclusion fut que le seul moyen de réaliser ces petits miracles était qu'il y mette toute sa volonté, de cette façon seulement parvenait-il à faire plier la réalité à son désir. La plupart de ses tentatives échouaient lamentablement car il lui était difficile de n'être habité que par une seule pensée -bien que la méditation l'y aida fortement-. Il se dit naïvement qu'il lui suffisait de se forger une volonté de fer et son pouvoir obéirait. Peut être que la belle Camille lui succomberait enfin si il parvenait à faire apparaître à ses pieds des robes majestueuses et de riches bijoux en un battement de cils.

oOo

Une année s'écoula paisiblement. Harry avait fait énormément de progrès avec le don et le contrôlait déjà passablement bien. L'hiver avait été terrible et les rosiers de Privet drive n'avaient donnés pratiquement aucune fleur. Tôt ce matin la, Mme Dursley se tenait devant la fenêtre, lorgnant avec envie le jardin de son "foutu voisin" dont les parterres avaient été miraculeusement épargnés par le mauvais sort. Devant l'air peiné de sa tante à qui il avait depuis longtemps pardonné une vie de mauvais traitement au profit de ces derniers mois de relative tendresse, il murmura doucement:

-Ma tente, si tu le désires, je peux couvrir ton jardin de fleurs à en faire pâlir toute l'Angleterre.

Petunia parut tiraillé entre sa peur de la magie et son envie de ridiculiser son "connard chanceux de voisin". Elle finit par répondre à voix basse:

-Fais le Harry je serai contente.

Quelques minutes plus tard, l'aube perça à travers les toits, illuminant la cour de ses doux rayons. On put alors voir en pleine lumière des fleurs des plus exquises ouvrir leurs corolles pour boire la lumière du soleil. On trouvait maintenant sous les fenêtres du 4 Privet Drive des hortensias de toutes couleurs, de somptueux bégonias, des pensées de la taille du poing, des tulipes et des jonquilles magnifiques mais le plus spectaculaire était sans nul doute les rosiers. Les arbustes, taillés en forme de cœurs, étaient autant de merveilles pour la vue et dégageaient quelques parfums exquis. Petunia en fut émue aux larmes, il lui semblait qu'elle avait le paradis au pied de sa porte. Elle qui avait toujours adoré les jardins à l'anglaise où la nature, tout en conservant un semblant d'ordre, donnait libre court à ses extravagances. Elle ne pipa mot et embrassa chaudement le garçon sur le front qui se trouva en plein émoi devant cet acte d'amour spontané.

-Je sais que tu n'aimes pas du tout mes bizarrerie ma tante. Mais je peux rendre notre vie tellement belle si tu me laisse en user de temps en temps. Je connais tous tes rêves, je sais par exemple que tu as toujours voulu voir l'Amérique, les comédies musicales de Broadway, les magasins, ces choses là. Si seulement tu n'avais pas peur de l'avion tu pourrais y aller... Moi je peux t'y emmener. Rien qu'une journée, personne n'en serait rien. Ça serait notre secret.

Harry regretta aussitôt ses propos. Il avait parlé sous le coup de l'émotion et craignait d'avoir tout gâché. Il attendit la gifle, tête baissé, honteux d'avoir poussé sa chance et d'avoir reparlé du don à sa tante. Comment supporterait-il à nouveau toute la rancœur et la méfiance dont il était autrefois l'objet ? Mais la gifle ne vient pas. Une main froide se posa sur sa joue et lui releva le visage. Petunia, les yeux brillants déclara comme dans un rêve:

-J'adorerai ça fiston.

Harry en pleura de joie.

Que le garçon était pur et doux, pensa Petunia. Comment avait-il pu lui paraître si mesquin ? Elle avait l'impression de parler à une fée exauçant ses vœux, ne demandant qu'un peu d'affection en retour. Comment sa vision avait-elle pu être à se point obscurcie ? Certes elle avait jalousé sa sœur toute sont enfance. Petunia Dursley, née Evans, aimait tant les contes que, étant enfant, elle rêvait tous les soirs de mondes magiques et de pouvoirs extraordinaires . Voilà qu'elle s'était trouvé reléguée au rang de spectatrice de la fabuleuse histoire de Lily Evans. Pourtant jamais elle ne l'avait haie. Que s'était-il produit ? Le jour ou le garçon avait sangloté, assis sur le carrelage de sa petite cuisine, il lui avait semblé entendre le plus beau son du monde, et maintenant les roses ! Il avait délogé le morceau de miroir qui rendait tout malsain à ses yeux (voir La Reine des neiges d'après Andersen) et depuis elle se repentait, revenant petit à petit dans la vie de son neveu, essayant d'être bonne avec lui.

Il fut convenu qu'ils quitteraient la maison un jour où Vernon et Dudley seraient tous deux occupés ce qui arriva bien vite.

Le lendemain, à l'occasion du jour du travail, l'école du quartier envoya chaque enfant passer une journée avec le parent de son choix pour découvrir son métier. Mr Dursley marmonna que les fonctionnaires trouvaient vraiment toujours le moyen d'en faire moins pour gagner autant et que ces gens la étaient vraiment des fainéants finis. Dudley, qui avait pris l'habitude d'être de l'avis de père, décida bien sur de visiter la fabrique de perceuses tandis que Harry optait pour la découverte du ménage avec Petunia bien qu'il connu fort bien la chose pour y avoir consacré sept années de sa vie.

La femme était si excitée quand Harry revient à la maison qu'elle manqua trois fois de tomber, deux fois de se cogner la tête et une fois de se rompre le coup. Elle lui intima de la suivre et le conduisit dans la grande suite parentale. Elle fouilla longuement un petit cabinet d'où elle sorti une épaisse liasse de billets.

-Nous les changerons là bas ! Elle était si énergique que lorsqu'elle saisit le bras du garçon un petit cri de douleur lui échappa. Oh excuse moi Harry ! Tu es sur que tu peux le faire alors ?

C'était une bonne question. Si il lui était désormais facile de réaliser ses propres vœux, il n'avait jamais rien souhaité pour personne au part avant. Quoi que ! Il avait voulu que le jardin fleurisse pour Petunia la veille ! Il pouvait le faire ! Il fallait juste qu'il se souvienne de ce qu'il avait ressenti. Une vive envie de faire quelque chose de bien. Une vive envie de plaire à sa tante et de la rendre heureuse. Le bruit sourd d'un klaxon les fit sursauter et, le cœur au bord des lèvres, ils traversèrent le boulevard de leur mieux.

La journée fut magnifique, il visitèrent New York tant qu'ils purent, les allées de central parc, les échoppes de la cinquième avenue et bien évidement les théâtres de Broadway. Il changèrent un peu d'argent en dollars à WallStreet, s'achetèrent une glace puis un hot dog, flânant le long des rues.

Une fois de retour à la maison, quoi qu'un peu déçus que la journée s'achève déjà, ils s'assirent dans le canapé à capitons et plaisantèrent pendant une vingtaine de minutes sur le show de claquette qu'ils avaient aperçu à Time Square. La sonnette retentit et dissipa le rêve. A la porte se pressaient déjà les corpulentes silhouettes de Vernon et de son fils.

Petunia fut radieuse toute la semaine et les semaines qui suivirent. Chaque soir elle bordait Harry et l'embrassait sur le front avant de réserver la pareille à Dudley. Harry se dit que ce n'était pas si mal de rendre les gens heureux. En tout cas l'aura de sa tante avait gagné au moins cinq ou six teintes de blanc. Le halo représentait-il donc l'humeur ? Il voulait vraiment en savoir plus.

Voilà! Chers lecteurs, si ça vous plait toujours la suite sortira vendredi prochain. Le prologue et le premier chapitre avaient surtout pour but de vous planter le décors et de vous présenter Harry qui est un adorable petit bout de chou avec de drôles de pouvoirs et un caractère bien à lui. Les talents d'Harry ont bien sur une explication. Si vous avez une idée sur leur origine, n'hésitez pas à la mettre en review (Je sème des indices depuis le prologue comme les galets blancs du Petit Poucet!). J'aime bien quand les lecteurs peuvent participer à l'histoire et j'aurai besoin d'un OC pour la suite. Le premier à deviner la source des pouvoirs d'Harry pourra me soumettre le personnage de son choix -un gamin de 11 de la maison Poufsouffle ou Serdaigle de préférence- qui aura un rôle important. Si ça ne vous intéresse pas vous pouvez toujours essayer de deviner pour la gloire. Le chapitre deux est riche en informations, il va beaucoup vous simplifier la tâche.

Je ne vous dis pas grand chose sur la façon dont je vais conduire cette fiction ce qui est volontaire, vous allez surement être surpris (quoi que quelqu'un à déjà vu venir quelque chose qui figure dans le prochain chapitre. Bravo, il n'y avait qu'un détail qui allait dans ce sens et encore c'était pas évident du tout! Tu as mérité que je te cite ^^).

Dans le chapitre deux Harry va enfin recevoir sa lettre pour Poudlard ! Je vous préviens, ça va être dense !