Moi, Bear

Bonsoir chers lecteurs, laissez-moi me présenter Bear ou Baloo pour les français. Je vais vous montrer comment j'en suis arrivé ici aujourd'hui.

La vie et les noms que j'ai portés avant mes 2 ans ne comptent pas. Ma véritable vie n'a commencé que le jour où j'ai rencontré mes humains de compagnie. C'est John le grand type grisonnant que j'ai rencontré en premier.

Lorsque je l'ai rencontré, mon premier maître était gentil mais il a disparu en mission en Irak. On m'a ensuite rapatrié et réformé et j'ai été accueilli par un type qui n'avait rien d'agréable.

Au bout de seulement 3 mois, n'ayant pas l'argent pour son usurier, celui-ci me récupéra ainsi que les bijoux de famille de celui-ci. Il me choisit alors un nouveau nom que je détestais Brutus. Il n'aimait pas les animaux et je le lui rendais bien.

Un mois plus tard, je rencontrais John quand celui-ci me parla dans une langue que je connaissais si bien, je me rangeais de son côté. Et lorsqu'il me siffla pour que je le rejoigne, je filai comme le vent le retrouver.

Il me confia ensuite quelques temps à Lionel. Lionel, un poème à lui tout seul, si j'avais pu éclater de rire lorsqu'il a tenté de me faire obéir en parlant en néerlandais, je l'aurai fait. Je me contentai donc de sauter et saccager son bureau.

Quand il revint, John me conduisit dans un lieu étranger rempli de vieux livre qui sentait bon le cuir si bien que je ne pus y résister longtemps. Je crois que pendant un instant si un regard avait pu tuer, je serais mort sur le champ lorsque Harold vit l'état d'un de ses précieux livres.

C'est à cet instant que je compris bien en avant les deux concerné que John et Harold étaient faits l'un pour l'autre. Dès que son regard se posa John, je sus que rien que pour faire plaisir John, il accepterait de me garder.

Ce jour-là, je me promis d'être digne de ce choix. Me faire accepté d' Harold fut sans doute un peu compliqué mais mes efforts furent finalement récompensés.

Je pris ensuite mon temps pour les observer tous les deux et pour les amadouer, qu'ils s'habituent à moi et que j'apprenne à mieux les connaître. Je m'attaquais ensuite au plus grand défi de ma courte existence faire de ces deux-là un couple.

Je commençai par simuler une petite dépression canine. Leur inquiétude commune pour mon état les poussa à s'occuper de moi. Les poussant à me sortir ensemble, c'était un bon début mais pas suffisant a priori.

L'un des pires moments qu'il avait vécu, c'était le départ de John et la dispute qui l'avait précédée, avait bien failli avoir raison de tous les liens. John était parti sans même lui dire au revoir.

Il avait fallu beaucoup de diplomatie de la part d'Harold et de la compréhension mutuelle pour qu'il revienne. C'est après leur retour de Rome qu'il avait noté le changement entre eux, c'était subtil et il ne laissait rient transparaître devant Sameen mais devant lui, il ne se privait pas sachant qu'il resterait muet.

A Sameen, sa petite préférée, bon d'accord, elle était un peu bizarre et ne semblait pas beaucoup aimer les gens. Elle s'était cependant montrée une véritable amie avec lui offrant toujours de supers trucs. Il adorait le collier clouté et l'os géant qu'elle lui avait offert étaient un vrai régal.

Aussi étrange que ça puisse paraître, j'avais tout de suite senti que Sameen et Lionel feraient un très beau couple. Ceux-là, ils n'avaient pas eu besoin d'aide pour se mettre ensemble et heureusement car Sameen ce n'est pas un cadeau.

Notre famille s'est agrandie au fil des ans et maintenant, elle compte 3 nouveaux membres. Il y a Léon bien sur que dire si ce n'est que ce type est un aiment à ennui.

Combien de fois, John et Harold ont dû lui sauver la vie avant qu'il ne se range. Je l'adore, il met un peu de vie dans l'équipe. Il a mis un petit peu de temps avant de se remettre du fait que j'ai mangé ses bons au porteur mais on a fini par trouver un terrain d'entente.

Il y aussi Parker et Hardison, eux c'est Léon qui nous les a amenés. Ils sont sympas, Parker me fait penser un peu à Sameen à me ramener des petits gateaux au nez et à la barbe d'Harold. Hardison, lui je lui fous les jetons.

La première fois qu'on s'est croisé, je crois n'avoir jamais vu faire un bon pareil. Depuis, après un temps d'observation de part et d'autre, nous avons fini par trouver un terrain d'entente.

Mais aujourd'hui, le passé reste en arrière, une nouvelle vie commence pour Harold, John et moi. Je m'avance face à l'autel, un coussin où reposent des alliances dans la gueule. Aujourd'hui, ma mission est accomplie, j'assiste au mariage d'Harold et John et demain nous partons à la retraite tous les trois.

Fin