Et voilà la suite de ce qui devais être un two-shot, mais qui finalement sera un peu plus loin. Je dois avouer que la fin de ce chapitre ne correspond pas du tout à ce que j'avais prévu au départ, mais bon je l'aime bien ^.^
Donc ce n'est pas fini, il y aura une suite, surement encore une ou deux parties en fonction de mon imagination.
Et... Je n'ai rien d'autre à dire... A si ! Merci pour vos nombreuse reviews, c'est ma fiction qui en a eu le plus, je suis contente qu'elle vous plaise autant, surtout que je l'ai écrite sur un coup de tête parce qu'il n'y avait aucune fiction de Rei (enfin maintenant grâce à Yume y en a 2 ^^)
J'espère que cette partie vous plaira autant que la première, bonne lecture =)
Chapitre 2
Je suis désolé, je regrette, pardonne moi, oublis !
C'est une douce caresse sur ma joue qui me tire du sommeil. J'ouvre un œil encore brumeux, il fait encore nuit il doit être deux ou trois heures du matin pas plus. Tandis que mes yeux s'adapte peu à peu à l'obscurité, j'aperçois le visage de Len à quelques centimètres du mien, ses yeux bleus me fixe légèrement inquiet.
-Désolé de t'avoir réveillé, murmure-t-il.
Je me rends compte que c'est sa main qui me caresse la joue. Je veux reculer mais son autre main dans mon dos m'en empêche. Je rougis en réalisant qu'il m'enlace, j'espère qu'il fait assez noir pour qu'il ne remarque rien.
-Tu pleurais, me chuchote-t-il lorsque je lui lance un regard intégrateur. Tu as fait un mauvais rêve ?
Je passe ma main sur ma joue, effectivement des larmes coulent encore sur mon visage, je sens Len frémir quand mes doigts frôlent les siens et il retire sa main. J'hésite puis hoche doucement la tête pour répondre à la question de mon ami.
-J'ai rêvé que... je commence avant de m'interrompre.
J'ai rêvé que tu partais loin et que tu m'oubliais.
Je ne peux pas lui dire ça, il ne comprendrait pas.
-Oui, m'encourage Len.
-Que... Des monstres euh dévoraient tous... Toutes les vaches de la terre !
-Hein ? Et c'est ça qui te fait pleurer ?
-Mais tu ne comprends pas : S'il y a plus de vache, il n'y a plus de lait ! m'exclamai-je.
Len me regarde blaser puis me sourit.
-Pff t'es vraiment idiot, tu m'as fait peur pour rien.
-Je t'ai fait peur ?
Len ignore ma question et se tourne sur le dos, enlevant enfin ses mains. Il fixe le plafond et le silence revient dans la chambre. J'observe le profil du blond, éclairé par les rayons de la lune qui passe entre mes volets mal fermés, sa peau parait briller et ses lèvres ont l'air si douces …
Je ferme vivement les yeux, c'est quoi ces pensées ?! Len est mon meilleur ami, je ne dois pas avoir de pensés comme ça à son égard, même si je l'aime. Je risquerais de briser notre amitié, je ne veux pas le perdre.
Je rouvre les yeux, Len a toujours les siens qui fixe le plafond, je me demande à quoi il pense, il a l'air si innocent, si pur. Je m'approche doucement de lui avant de m'immobilier. Non mais qu'es que je fais ?! Si ça continu je vais finir par lui sauté dessus ! Faut que je trouve un truc pour me distraire euh… Parler, oui c'est bien ça, je dois parler, mais de quoi ? Vite trouve un truc Rei, sinon tu vas finir par violer ton meilleur ami !
-Mm… Tout à l'heure je … euh, tu sais quand tu voulais savoir à quoi je pensais.
-Oui ? dit Len en me regardant du coin de l'œil.
-Je pensais à euh… Notre rencontre.
Mon blond tourne la tête vers moi et me sourit.
-A notre rencontre ?
-Ou-Oui, je… Je me disais que t'étais vraiment un imbécile pour venir parler pendant des heures à quelqu'un que tu ne connaissais pas et qui ne te répondais pas.
Le sourire de Len s'élargit et il se tourna complétement vers moi.
-En fait, expliqua-t-il. Tu m'attirais.
Mon cœur rata un battement et je me sentis m'empourpré, s'il savait quel effet ces mots avait sur moi… Non mais c'est vraiment un idiot ! Il est au courant qu'on n'utilise pas le mot attirer comme ça ? Non mais c'est vrai, ce n'est pas un mot neutre, normalement on l'utile pour quelqu'un de chère, voire de très chère, pas pour un simple ami…
-Je… Je quoi ? bégayai-je.
-Tu m'attirais. En fait, dès la rentrée tu m'avais intrigué : tu mangeais avec des gens plus grand que toi mais tu ne parlais jamais.
-Je ne savais pas que j'étais surveillé.
-Le troisième jour de cours tu mangeais tout seul, poursuivit Len comme si je ne l'avais pas interrompu. Mais ça n'avait pas l'air de te déranger plus que ça, pour moi qui ne supporte pas d'être seul, j'ai trouvais ça bizarre, tu m'as encore plus intrigué. Puis j'ai croisé ton regard.
-Ah oui, je sais mes yeux sont horrible, dis-je.
Je pose mes mains devant mes yeux comme pour les cachés, ce qui n'est pas vraiment utile car vu l'obscurité de la pièce Len ne doit pas voir leur couleur horrible. Je sens le blond bouger à côté de moi.
-Quoi tu plaisante ? Tes yeux sont l'une des choses que j'aime le plus chez toi !
Je crois que je rêve, Len, mon Len, viens de dire qu'il aimait mes yeux ? Mes yeux affreux que je déteste par-dessus tous, Len viens de dire qu'il les aimait ? Je rêve oui ce n'est pas possible, je dois rêver, quel beau rêve… J'écarte mes doigts de devant mes yeux et regarde le blond qui c'est redresser sur les coudes et me regarde la tête légèrement penché sur le côté. Je secoue la tête et reprends contenance, Len doit avoir dit ça pour ne pas me vexé, ça se saurait si mes yeux étaient vraiment beau.
-Mes yeux sont horribles.
-Ils sont magnifique, souffle Len dans un murmure. A chaque fois que je croise ton regard je ne peux m'empêcher de les trouvaient beaux, ils brillent tellement, comme si c'était des flammes, j'ai envies de plonger dedans, de m'y noyer…
Len semble ailleurs, il me fixe intensément. J'ai l'impression de m'entendre parler, quand je pense aux yeux bleus de Len, je soupire et retire mes mains de mon visage. Len plonge son regard dans le miens, j'ai l'impression d'apercevoir dans ses yeux un éclair de tendresse, mais l'instant d'après il a disparu comme s'il n'avait jamais existé, ce qui est surement le cas. Je ferme les yeux pour échapper à son regard mais quand je les rouvres il me fixe toujours.
-Et cette couleur…
-Jaune œuf ?
-Dorés, t'es yeux sont dorés, me corrige Len. Comme les pièces d'un trésor. Le trésor que tu enferme en toi sous ton mur de froideur, celui que je voudrai atteindre mais que tu refuses de me laisser approcher…
Ses paroles me gênent horriblement, je tourne la tête pour éviter ce regard qui pèse sur moi.
-Len…
-Oui, Rei ?
-Tu entends ce que tu dis ?
-Non je ne m'entends pas, mais je le pense tellement fort…
-Ne dis pas ça, c'est ridicule.
-Pourquoi ?
-Parce que… ça l'es !
-Ce n'est pas une réponse ça, Rei ?
-Hum.
-Regarde-moi, je préfère que tu me regarde quand on parle.
Je soupire et tourne à nouveau la tête vers Len. Il est accoudé sur le matelas et me regarde d'en haut.
-Content ?
-Très, répond Len en me souriant.
-Hum, et sinon t'as toujours pas fini de raconter pourquoi je t-t'attirer… dis-je pour changer de sujet.
-Ah oui, quand j'ai croisé ton regard, tes yeux mon attiré et j'ai absolument voulut te parler, voilà.
-Pourquoi tu fini ça vite fait ?
Len haussa les épaules.
-Et toi, pourquoi tu m'as répondu ?
-Hein ?
-Je veux dire quand on s'est rencontré je t'ai demandé ton prénom, au départ tu ne voulais pas me répondre mais finalement tu me l'as dit, pourquoi ?
- Je ne sais pas, j'aurais peut-être pas dû, j'ai été con sur le coup.
-Tss idiot, fit Len en me donnant un coup dans l'épaule.
-Je plaisante, soupirai-je.
-J'espère bien.
Len se pencha vers moi, approchant son visage du mien.
-Hum… Len ?
-Oui ?
-Tu pourrais t'écarté ?
-Pourquoi ?
-Ben euh… Parce que… Je …
-Je te gène ?
-Non je-
-Tu es gêné que je sois aussi près ?
-Je t'ai dit non, Len tu… Qu'es que tu fais ?
Len s'approche encore plus de moi, je louche sur son visage, il est si près. S'il s'avance de quelques centimètres nos nez ce toucherons, encore un peu plus et il pourrait m'embrasser… Mon cœur s'emballe à cette pensée.
-Len, recule…
Ma voix est presque suppliante, je ferme les yeux et espère qu'il va m'écouter. Mais ce n'est pas le cas, il se rapproche encore plus. Je sens son souffle sur mes lèvres, mon souffle s'accélère, il va vraiment m'embrasser ? Non ce n'est pas possible, Len ne peut pas m'embrasser, il ne me voit pas de cette façon, je ne suis qu'un ami pour lui.
Et il ne m'embrasse pas.
C'est moi qui l'embrasse.
Je me suis redressé pour poser mes lèvres sur les siennes. Je romps le contact aussi tôt. Je pose une main sur ma bouche, mais qu'es qui m'a pris ? Je ne suis qu'un idiot ! Len me regarde les yeux écarquiller, il porte ses doigts à ses lèvres et les touches comme s'il n'en revenait pas, et c'est surement le cas. Comment j'ai pu faire ça ?!
-Je… Je… Suis d-désolé, je murmure en bégayant.
-Rei tu-
Je le repousse sur le côté, l'empêchant de finir sa phrase, je n'ai pas envies qu'il me dise quoi que ce soit, j'aurais trop mal. Je me lève et retourne sur mon lit.
-Désolé, oublis. Oublis ça.
Je me couche dos à son matelas, et m'enfuit sous mes couvertures. Mais qu'es que j'ai fait ? Maintenant il va me détester, je le dégoute surement. Je suis qu'un imbécile, pourquoi je l'ai embrassé, j'en avais envie oui, mais ce n'est pas une raison. Je suis égoïste, à cause de moi notre amitié est briser. J'ai envie de mourir, j'ai honte, je suis un idiot. Rei tu n'es qu'un putain d'idiot ! Je suis…
-Rei, fait la voix de Len étouffé par les draps dans lesquels je me suis enroulé.
Je l'ignore, c'est la meilleure des solutions. Je ne veux pas le regarder en face, ça serais trop douloureux. Je sens le lit s'affaisser à côté de moi, Len a dû monter dessus. Il enlève les couvertures qui me recouvrent, je ferme les yeux pour faire semblant de dormir, ça m'évitera d'avoir à lui parler, même s'il sait très bien que je ne dors pas.
-Rei, pourquoi tu m'as… tu as fait ça ?
Seul le silence lui répond. Len soupir, mais ne laisse pas tomber.
-Rei, répond moi…
Je me mords la lèvre inférieur, il ne faut pas que je lui réponde.
-Rei s'il te plait répond moi…
Je ne dois pas cédé…
-Rei…
Non ne cède pas ! Il veut juste t'attendrir !
-Rei, je n'abandonnerai pas tant que tu ne m'auras pas répondu.
Tu ne m'auras pas !
-Rei, répond moi.
Non !
-Rei-kun ?
Hn.
Je sens Len s'allonger contre mon dos. Il m'enserre la taille avec ses bras et me sert contre lui. Son souffle frôle mon oreille et me fait frémir. Je ferme fort mes yeux, je ne dois pas lui cédé.
-Rei, murmure Len à mon oreille. S'il te plait… Rei.
Je vais craquer…
-Rei…Je t'en prie…
Et je craque…
-Len… Oublis, s'il te plait oublis.
-Pas tant que tu ne m'auras pas dit pourquoi tu as fait ça !
-Je t'ai dit que j'étais désolé. Je ne sais pas ce qui m'as pris, je suis désolé, combien de fois je devrais te le dire ? Je suis désolé, je regrette, pardonne moi, oublis !
-Tu regrette ?
-Oui, je regrette.
-Bien…
Je soupir de soulagement, tellement fort que je crois avoir mal entendu la fin de sa phrase.
-Moi je ne regrette pas…
-Quoi ?
Je veux me retourner mais Len qui me sert contre lui m'en empêche.
-Len qu'es que tu as dit ?
Mais il ne me répond pas, se contentant de me serrer d'avantage.
-Len ? Len, répond moi !
-Tu as vu c'est chiant quand on t'ignore hein ?
Oh, alors il a dit ça juste pour pouvoir m'ignorer. Je soupir à nouveau, mais de frustration cette fois.
-Pff idiot.
-Je sais. Bonne nuit Rei.
-Hum, bonne nuit…
Sur ses mots Len enfuit sa tête dans mon cou. Sa respiration deviens très vite régulière signe qu'il s'est endormit. J'essaie de ne pas penser à ce qu'il c'est passer et le fait qu'il soit si près de moi, pour pouvoir le rejoindre au plus vite dans le sommeil.
Cette fois ce sont les rayons du soleil qui filtre par la fenêtre qui me réveille. Je ne sens plus la présence de Len dans mon dos, il a du se levé avant moi. Puis en pensant à Len les souvenirs de la nuit me reviennent. Comment j'ai pu être aussi con ?
-Putain, je marmonne en me prenant la tête entre les mains.
C'est le moment que choisi Len pour entrer. Les gouttes dégoulinant de ses cheveux blonds m'indique qu'il vient de prendre sa douche. Il me sourit en me voyant réveiller.
-Bonjour.
-Hum 'lut.
J'espère qu'il se souvient pas de ce qui c'est passer…
-Tu as passé une bonne nuit, me demande-t-il en insistant bien sur les mots.
Je crois que pour la solution : il a oublié, c'est mort.
Mise en place de la solution numéro 2 : joué les ignorants.
-Hum oui ça va.
Je me lève et me dépêche de quitter ma chambre avant qu'il ne me pose d'autres questions. Je vais me doucher rapidement, ce qui me permet de me détendre légèrement. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point cette histoire me stressé. Après m'être doucher et habiller pour le lycée, je vais chercher Len pour aller prendre le petit-déjeuner. Dans le salon on croise Rui allongée comme à son habitude sur le canapé. Je la salut d'un signe de tête pendant qu'elle pose son éternelle question à mon ami.
-'Lut petit frère, bonjour Len. Toujours célibataire ?
-Malheureusement.
Je me retourne en entendant cette réponse inhabituel et dévisage mon ami, qui fixe le sol.
-Malheureusement ? répète Rui.
Le blond soupir et ignore la question, il me dépasse pour aller dans la cuisine. Rui me regarde étonnée.
-Il c'est passer quelque chose entre vous deux ?
Je secoue vivement la tête, un peu trop vivement pour que ce soit vrai, et m'enfuis dans la cuisine tête baisser pour cacher les rougeurs naissantes sur mes joues. Len me tourne le dos mangeant son éternelle banane. J'ouvre le frigo pour prendre la bouteille de lait… Qui n'y ai pas. Je fixe le vide pendant un moment. Je vérifie plusieurs fois, avant de devoir me rendre à la terrible évidence : le lait à bel et bien disparut.
Je referme vivement le frigo et me tourne vers le placard, mais lui aussi et vide. Je me fige, puis pris d'un doute je cours vers le garage où l'on stock les packs de lait, et à ma plus grande surprise, il n'y en a plus. Je reviens dans la cuisine et me laisse tomber sur une chaise sous l'œil étonné de Len.
-Rei, ça va ?
-Il n'y a plus de lait…
-Ah… Mais il y en avait hier pourtant, non ?
-Si…
C'est à ce moment que Rei passe la tête par la porte de la cuisine, l'air émbétée.
-Rei… J'ai oublié de te prévenir…
-Laisse-moi devinez il y a plus de lait ? je lance sèchement.
Elle semble surprise de me ton, c'est que je ne m'énerve pas souvent.
-Euh… Ouais, j'ai fini la bouteille.
-La dernière bouteille…
-Ah ? Merde désolé… Maman iras faire les courses demain.
Elle s'enfuit dans le salon avant que je puisse répliquer quoi que ce soit. Je pousse un énorme soupir et pose mon front contre la table. Demain ? Mais comment je vais tenir moi sans lait ?
-Rei ?
-Je vais mourir…
J'entends la chaise grincer sur le sol à côté de moi et je devine que le blond c'est assis à côté de moi. Il pose sa main sur mon dos dans un geste de réconfort.
-Hum… Tu sais Rei... C'est pas la fin du monde…
-Siii, je réplique dans un gémissement pathétique.
Je sens la main de Len se crisper. Je tourne la tête vers lui, appuyant ma joue contre le métal froid de la table. Le blond semble perdu dans ses pensées. Il me jette un coup d'œil puis fait un petit sourire, il penche la tête vers moi et me sourit.
-J'en ai du lait chez moi.
-C'est loin chez toi, on ne sera pas à l'heure pour le lycée.
-Qu'es qui est plus important, le lycée ou le lait ?
-Tu veux qu'on sèche le lycée ? je fais étonner.
Il me sourit et se redresse, prenant son menton dans ses mains. Je me redresse moi aussi pour l'observer.
-Il ne me reste plus qu'une semaine ici, autant en profiter.
Je secoue la tête, ce n'est pas une bonne idée.
-J'ai jamais séché de ma vie.
-Il y a une première fois à tout. Aller Rei…
-Mais … et les autres ?
-Les autres ?
Il me regarde sans comprendre. Je soupir, je cherche n'importe quel excuse pour ne pas y aller, je n'ai pas envie de rester seul avec Len toute la journée. Enfin, si j'en ai envie mais j'ai trop peur de ce qui pourrait arriver…
-Tes amis.
-Tu es mon seul ami.
Je le regarde surpris.
-Mais-
-Rei, arrête de te chercher des excuses. Les autres ne sont que des connaissances, je veux passer cette journée avec toi, et personne d'autre.
-Mais…
Je cherche une autre raison de refuser, mais ne trouve rien d'autre. Je soupir à nouveau.
-Hum… D'accord, mais je fais ça pour le lait hein ?
-Oui bien sûr.
Len m'adresse un grand sourire, il a l'air ravis que j'aie accepté. J'espère au moins qu'il ne le regrettera pas à la fin de la journée, il ne faut surtout pas qu'il arrive la même chose que cette nuit. Je soupir pour la énième fois. Je me lève et prend de quoi manger, même si je ne peux pas boire de lait tout de suite, il faut quand même que je mange. Mais avant que je puisse finir de manger, un Len tout existé m'agrippe par le bras et m'entraine hors de chez moi. Une fois dehors, il ne me lâche pas et se met à marcher d'un pas vif. J'essaie de m'arrêter mais le blond à plus de force que moi, et je suis obligé de le suivre.
-A-attend Len !
Mon blond s'arrête, se tourne vers moi et m'interroge du regard. Je reprends mon souffle, je n'ai jamais été très bon en sport.
-Je… Tu as oublié ton sac !
-Pas grave, répond Len en haussant les épaules. Je le récupérerais plus tard.
-Mais-
-Rei, soupir Len. Pourquoi tu te cherches encore des excuses ?
-Je ne me cherche pas des excuses.
-Tu as si peux envi de passer ta journée avec moi ?
-Quoi ? Mais non ce n'est pas ça… Je…
-Si tu ne veux pas, tu peux aller au lycée, je sécherai tout seul.
-Mais non Len je… Je veux aussi passer ma journée avec toi mais je…
-Oui tu ?
J'ouvre la bouche et la referme plusieurs fois, cherchant mes mots, mais je ne les trouve pas. Je soupir et baisse la tête, laissant tomber mes protestations inutiles.
-Rien, laisse tomber.
-Donc on va chez moi ? Il y a du lait.
-Oui. M-mais ne crois pas que tu peux m'acheter avec du lait.
-Loin de moi cette pensé, répond Len en souriant. Donc, tu es d'accord cette fois ? On y va ?
-Oui.
-Tu es sur ? Tu n'as pas oublié un truc sur le feu ? Tu ne veux pas retourner chez toi pour une raison débile ?
-Le fait que tu aies oublié ton sac n'était pas une raison débile.
-Oui oui, bien sûr.
-Mais oui ! Bon on y va oui ou non ?
-Avec plaisir.
Len m'adresse un grand sourire et reprend son chemin. En me tirant toujours par le bras.
-Hum… Len ?
-Oui ? Tu as oublié quoi ? Ton cerveau ?
-Juste mon bras, je soupir. Tu pourrais le lâcher ?
-Oh, pardon.
Il desserre sa prise sur mon bras puis laisse glisser ses doigts jusqu'à ma main qu'il prend dans la sienne. Je le regarde surpris, il évite mon regard et continu d'avancer.
-Euh… Len ?
-Oui ? fait-il comme si de rien n'était.
-… Non rien.
Je laisse tomber mes mèches de cheveux sur mon visage pour cacher les rougeurs qui doivent colorer mon visage et ressert mes doigts sur les siens.
