Titre : Qui, déjà ?
Auteur : Alyersa
Couple : Edward / Bella (Quoi que cela puisse paraître… !)
Genre : Romance
Disclaimer : Tout appartient à Stephenie Meyer !
Note : Voilà, j'ai fait le plus rapidement que j'ai pu. J'espère que l'attente en aura valu la peine ! Je ne peux vous donner aucune date précise pour le prochain chapitre, mais encore une fois, j'essaierai de faire de mon plus vite !
Réponse au reviews :
Puky : Ha ha ! Tu m'as bien fait rire ! Merci beaucoup pour ta review, c'est très apprécié !!
Theriel: Contente de voir que ma dernière phrase frappait autant que je le voulais ! Merci d'être passée !
Edwardbella4E : Voilà, voilà, la suite !! J'ai fais aussi vite que j'ai pu, j'espère que ça aura été assez rapide pour toi J ! Merci !!
Coco-kaukau : Je suis désolée, je trouvais pourtant la dernière phrase plutôt adaptée lol ! Allez, voilà la suite ! J'espère qu'elle te plaira !
Alessia : Ah ! La grande question… Voici la suite !! Merci !!
Likeasweet : Voilà, j'ai fait du plus rapidement que j'ai pu. Ça m'a pris une petite semaine, ce n'est pas trop, non ? J'espère que je réponds à quelques questions… mais pas toutes, ha ha ! Merci beaucoup d'être passée !
Qui déjà ?
Définitivement.
J'allais amener Charlie se faire soigner.
C'était impossible qu'il ne se souvienne plus d'Edward, lui qui avait pourtant pris grand soin de le haïr profondément et viscéralement. En tous cas, si ce n'était pas ce qu'il voulait faire, il en donnait tout l'air !
Tous deux l'un en face de l'autre, bouche entrouverte devant la subite dernière lubie de l'autre, à se dévisager et ce, pendant, je dirai… au moins cinq longues minutes, avant que je ne balbutie :
"Allons Papa… Suis-moi. Je…je vais t'amener à l'hôpital. Dis, tu as reçu un coup sur la tête aujourd'hui ?"
Ce qui eut l'air de le dérider.
" Bella ! Tu veux m'amener, MOI, me faire soigner ? Allons, jeune fille, je pense plutôt que nous devons avoir une sérieuse discussion. Je croyais que tout cela était réglé depuis quelque temps. "
J'eus l'impression que si ma vie aurait été un cartoon d'animation, des dizaines de points d'interrogations se seraient élevés au-dessus de ma tête. Ouais, sûrement, j'avais tout inventé !
" PAPA ! Je ne suis pas folle… Tiens, regarde, voilà une lettre d'Edward, justement. "
Je tirai la lettre de ma poche, où elle reposait bien sagement depuis que je l'avais lue avec Alice, mon "amie imaginaire", au magasin. Levant les yeux au ciel devant la détresse de mon père (franchement, j'en avais vu de toutes les couleurs ces dernières années, mais que faire avec ÇA ?), je lui tendis la lettre dont il s'empara avidement, comme curieux d'enfin découvrir un secret dont il recherchait l'origine depuis des années.
C'était affolant.
Il lu la lettre, me regarda et bizarrement, sembla plus inquiet encore. Bon d'accord, Edward n'avait pas été le plus clair et précis possible, mais je ne tenais pas à ce que mon père lise notre courrier. Je voulais simplement lui prouver qu'il déraillait… momentanément, je l'espérais.
" Bella…"
Haussant les sourcils devant sa soudaine sollicitude que l'on emploi que devant les malades, je m'emparai de la lettre qu'il me redonnait et reconnut avec stupéfaction ma propre écriture. Devant mes yeux soudain apeurés, je lu avec stupéfaction :
" Passer prendre de la viande chez le boucher,
Aller déposer dernière paie à la banque,
Partir une brassée de linge pour Charlie "
Le pire était sans aucun doute que c'était effectivement des tâches qui m'attendaient, mais dont j'avais délibérément repoussé la date en espérant m'y soustraire.
" Attends, j'ai sans doute du me tromper de poche. J'avais une lettre d'Edward…"
Un éclair me parvint, perçant le brouillard commençant à envahir mon cerveau.
" Alice ! Elle a du prendre la note dans l'auto lorsque je suis sortie ! Je vais l'appeler Papa, tu vas lui parler et ensuite, on avisera d'accord ? "
Sans attendre de réponse et me jetant littéralement sur le téléphone, m'enfargeant dans mes propres pieds par le fait même, je m'empressai de composer le numéro de téléphone des Cullen, m'attendant à entendre la voix mélodieuse d'Edward ou le bourdonnement excité d'Alice. Pourquoi pas le ton paternel de Carlisle, s'il le fallait !
Mais je n'eus rien de tout cela.
Et le sol s'ouvrit subitement sous mes pieds.
Alors que j'entendais pour la seconde fois le message vocal préenregistré qu'on nous servait toujours dans ses occasions, je n'eus que le temps de voir Charlie se précipiter vers moi avant de sombrer dans les ténèbres, où se mélangeait les voix d'Alice, d'Edward, de la réceptionniste et la mienne.
" N'oublie pas Edward. "
"Surtout, ne perds pas espoir. Je t'aimerai toujours. "
" Le numéro que vous avez composé n'existe pas. Veuillez recomposer le bon numéro de téléphone ou vous referez à nos services…"
" Pas encore. PAS ENCORE ! Il avait juré…"
Le néant était tellement accueillant. On y pénétrait sans jamais crier gare, on lui dépossédait le droit de garder sa petite bulle à lui et pourtant, il était toujours sensible et s'arrangeait pour qu'on ne ressente aucune douleur, aucune absence cruelle qui laboure la poitrine et déchire tout sur son passage.
J'aurai voulu y rester pour l'éternité.
Pourtant, quelque chose au fond me moi me criait que je devais lutter, que je devais exister. Pour lui, pour moi, pour nous. Tout n'étais pas perdu.
Perdu…
Ma bague !
J'ouvris brutalement les yeux. Adieu néant, j'avais maintenant la solution !
Tant pis si même leur téléphone était brisé, cela, ils ne pouvaient me l'enlever. J'avais ma bague, la bague d'Élizabeth Masen, celle qui m'unissait à jamais à Edward.
Mais j'eus une surprise. Elle n'était plus à mon doigt. Pourtant, depuis qu'Edward l'y avait passé, je ne l'avais jamais enlevé, même si la tentation avait été grande en certains moments.
"CHARLIE !"
Mon cri dut l'affoler puisqu'il dégringola littéralement du sofa où il s'était installé, à ma droite. Je ne l'avais pas vu, ça excuse un peu mon cri de mort. Je croyais qu'il était plutôt dans la cuisine.
" Qu'y a-t-il Bella ? Est-ce que ça va ? "
" Ma bague ! Où as-tu mis ma bague ? "
" Mais quelle bague ? "
" MA BAGUE DE FIANÇAILLES ! "
Là, il se figea. Une vraie statue. Douloureux souvenir amer des fois où Edward s'immobilisait ainsi. Mais, où il était donc passé, ce crétin ?!
" Jacob t'as demandé en fiançailles ? Mais, enfin, il n'a même pas l'âge ! "
" Jacob…"
Ma voix se perdit dans un murmure. Pourquoi parler de lui ? Il était parti, c'était fini et je ne l'avais plus revu depuis près d'un mois. Billy non plus, d'ailleurs, mais ça, je m'efforçais de ne pas trop y penser. Savoir que j'avais séparé une famille était presque aussi difficile à accepter que de savoir que mon stupide petit ami vampire m'avait encore une fois laissée de côté. Il allait en entendre parler, je peux vous le jurer !
" Mais enfin, Papa, tu sais bien que je ne vois plus Jacob. Il est parti. "
Fronçant les sourcils et se campant bien en face de moi, qui se relevait dans bien que mal du divan, il m'assena :
" Je ne crois pas. Il est plutôt devant la porte. "
Aïe.
Mais que dire, que faire ?
Edward était parti, certes, mais je l'aimais. J'avais fait mon choix et je ne le regrettais pas. Pourquoi fallait-il que tout soit toujours compliqué ? Et que faisait Jacob ici ?
J'ouvris la porte et me trouvai face à Jacob, ou plutôt à ce qu'aurait du ressemble Jacob, AVANT sa transformation. Il avait perdu quelques centimètres (ce qui ne m'empêchait pas de devoir lever le nez pour le regarder) et paraissait moins vieux que dans mon souvenir.
" Bella ! Tu m'as fait une de ces frousses ! Mais qu'as-tu a divagué sur une certaine Alice ? "
C'en était trop. Je fondis en larmes.
Charlie et puis Jacob.
Ils l'avaient tous oublié ! Je pouvais accepter à la limite de retrouver Jacob, puisque, je devais l'avouer, il m'avait affreusement manqué. Mais jamais je ne pourrais supporter cette mascarade bien longtemps. Ils pouvaient bien s'échiner à me le faire oublier comme s'il n'avait jamais existé, jamais je n'oublierai Edward.
Et ne me dites pas de ne jamais dire jamais, là, je le crois fermement.
" Bella, mais enfin, qu'est-ce que tu as ? "
Je retrouvais mon Jacob, mais je perdais mon Edward. Si c'était le prix à payer, j'aimais mieux supporter l'absence de Jake, songeai-je, tout en me sentant affreusement égoïste et sans cœur.
Il s'approcha doucement de moi, comme par crainte de m'effrayer et m'enlaça. Il était encore assez grand pour poser son menton sur mon crâne. Il le faisait d'ailleurs avant sa transfor…
Un instant !
Je le repoussai vivement et le regardai à nouveau. Je pouvais comprendre qu'il grandisse à un rythme effrayant, mais comment pouvait-il rapetisser ? Ça ne se pouvait pas !
" Dis donc, Jake, tu as passé dans la machine à laver ? "
Il éclata de rire devant ma répartie, ce qui sembla le calmer momentanément et me répondis :
" Enfin, Bella. Tu vis à Forks depuis assez longtemps pour connaître la météo de l'endroit. J'ai marché un peu pour venir jusqu'ici, ça explique pourquoi je suis tout trempé, mais…"
" Non, non, Jacob, je veux parler de ta grandeur ! Pourquoi t'as perdu des centimètres ? "
Le retour de l'air effarouché.
" Je n'ai pas… Je n'ai pas rapetissé, Bella, j'ai toujours été de cette grandeur. Enfin, je grandis, mais je ne rapetisse pas. Comment cela pourrait-il être possible ? "
" Mais tu as rapetissé ! Il y a un mois à peine, mon nez t'arrivait au milieu de la poitrine ! "
Il me regarda bizarrement.
" Il y a un mois, j'étais un peu plus grand que toi à peine, Bella. Je te dépasse un peu plus maintenant, c'est tout. "
Décidément, quelque chose clochait. Décidant d'ignorer la chose pour le moment, je secouai la tête.
" Pourquoi es-tu venu ici Jake ? Ce n'est vraiment pas le moment. Edward a encore choisi de ficher le camp, et …"
" Edward ? "
Un véritable étonnement perçait dans sa question et son air était franchement surpris. Il n'avait jamais été bon acteur.
" Edward. Cullen. Edward Cullen, Jake ! Ton ennemi juré ! Mon petit ami ! "
" Je ne connais aucun Edward, Bella, et si ça avait été mon ennemi, je m'en serait souvenu, je suppose. Et aux dernières nouvelles, sans vouloir t'offenser, c'était moi, ton petit ami. "
Alors là, c'était plus que nécessaire. J'entrai dans une rage folle.
" ÇA SUFFIT, JACOB BLACK ! TU SAIS TRÈS BIEN QUEL ÉTAIT MON CHOIX ET JE VEUX QUE TU RESPECTES CELA. MAINTENANT, RENDEZ-MOI MA BAGUE, MA LETTRE ET DITES-LEUR QUE LEUR TÉLÉPHONE EST À FAIRE RÉPARÉ.
MAINTENANT ! "
Je ne voyais plus clair, j'étais aveuglée par la rage. J'en avais assez. Quand donc me laissera-t-on juge de mes décisions ?! J'en avais assez que tout le monde décide à ma place, j'en avais assez que Jacob s'impose et que Charlie fasse l'ignorant.
J'aimais Edward. Point à la ligne.
Jacob paru triste.
" Bella, je ne connais sérieusement aucun Edward Cullen. Mais si tu vois un autre garçon, j'aimerais le savoir, s'il te plaît. "
Blessé, encore une fois. Combien de fois allais-je détruire Jacob avant que tout cela ne s'arrête ?
" Jake, tu sais très bien qu'Edward et moi, c'est sérieux. Maintenant, arrête ton cinéma et laisse-moi tranquille. "
Ce fut son tour de paraître enragé.
" Écoute-moi bien, Bella Swan ! Je viens chez toi parce qu'on avait parlé d'aller faire une promenade sur la page, à La Push. J'arrive chez toi et Charlie est complètement paniqué, il me crie que tu as disparu depuis ce matin, Dieu sait où. Je retourne en vitesse à Forks, fait le tour de tous tes amis, personne ne t'a vu. Et quand je reviens chez vous, Charlie me somme de disparaît quinze minutes, le temps que tu reviennes de ta divagation sur une certaine Alice Cullen. Je reviens et là, tu m'envois carrément paître en me disant que tu vois un autre garçon et que c'est sérieux. Je fais quoi, moi, Bella ? "
Je n'écoutai son monologue que d'une oreille, car à ce moment-là, je notai une chose bien singulière. Lorsque Jake se mettait en colère, il se mettait d'ordinaire à trembler de partout, sur le point de ne pouvoir contrôler sa transformation. Bon, il réussissait à se contrôlait plus désormais, mais tout de même, ses mains auraient dues tremblées.
Que se passait-il, ici ?
" Dit, Jake, je suis désolée pour tout ça, mais j'ai une question. "
Soupirant devant mon évident manque d'attention, il hoche brusquement la tête pour me faire part de son assentiment.
" Depuis quand tu parviens à te contrôler ainsi ? "
" Me contrôler ? "
Il semblait carrément perdu.
" Ben, tu sais… Te transformer là ! "
Il me regarda, sembla fatigué.
" Me transformer en quoi, Bella ? En loup-garou, peut-être ? "
Le choc me paralysa. Rien de tout cela n'existait, désormais. Jake n'était pas un loup-garou, mais un adolescent normal, un humain.
Si c'était ça…
Si j'étais dans le monde normal ?
Dans le monde où les Cullen ne devrait pas exister.
Dans le monde où Edward devrait être mort depuis de nombreuses années.
Dans le monde où je ne souhaitais pas être…
Une fois encore, je souhaitai que le néant m'aspire.
