Bonjour bonjour !! Me revoilou, avec un deuxième chapitre !!

Alors, je tiens à préciser que ce chapitre-ci, le POV sera celui de Draco…d'ailleurs, j'en changerai à quasiment tous les chapitres…J'aime les changements !!

Je redis encore que les personnages ne sont pas à moi, mais à J.K. Rowling…snif…

Ah, et je sais que j'ai dit que je publierai régulièrement, mais j'ai pris du retard, alors la rentrée est proche…je ne sais pas combien de temps je pourrais le faire…j'aurais surement du retard, à partir du mois de septembre ; en effet, je serai en CPGE scientifique…souhaitez-moi bonne chance TT !

Bref, bonne lecture à tous, et dites-moi ce que vous en pensez !!

CHAPITRE II : Pari

Ce matin-là, le Prince des Serpentards se réveilla d'une humeur massacrante. Il grogna lorsque son ami, Blaise Zabini, tira sa couverture pour l'obliger à se lever. Il se releva, les cheveux pleins d'épis, fusillant son meilleur ami du regard :

-« Qu'est-ce que tu fous là sale pervers ? Tu comptais abuser de moi tant que je dormais ? »

Son ami le regarda d'un air goguenard :

-« Draco mon chéri, je te rappelle que tu m'as donné le mot de passe de ta chambre il y a deux semaines…et puis tu sais, tout ce que je voulais voir, je l'ai déjà vu il y a quelque temps déjà, je te rappelle… »

- « Je n'en ai aucun souvenir …» répondit-il avec son air le plus arrogant.

-« Tu me brises le cœur mon ange, mais là, tu devrais te bouger tes jolies petites fesses parce qu'il ne te reste que vingt minutes pour te préparer et manger un morceau avant de commencer les cours. A moins que tu ne préfères aller en cours torse nu, les cheveux en pétards…Personnellement, je n'y verrais pas d'inconvénient mais bon, j'en connais qui ne s'en relèveraient pas… »

Balançant son plus gros coussin au visage de son ami, le blond se dirigea vers la salle de bain, tandis que Zabini sortit de la pièce en lui rappelant de se dépêcher. Blaise avait été son amant un temps, puis il s'était rendu compte qu'en plus de leurs ébats, c'était sa conversation, fine et rusée, qui plaisait à Draco.

A présent, il était son meilleur, et unique ami, même si de temps en temps, ils ne se refusaient pas une petite nuit ensemble, en souvenir du bon vieux temps.

Car oui, Draco Malefoy appréciait la compagnie des hommes. En réalité, il aimait autant les hommes que les femmes, ce n'était pas la différence de sexe qui allait arrêter le grand Malefoy dans ses ébats !

Il fixa la glace : son visage aux traits fins et séduisants, ses yeux gris acier, ses muscles taillés par le Quidditch et les entraînements que lui faisait subir son père…Oui, il était beau, et ce n'était pas la population de Poudlard, garçons ou filles, élèves ou professeurs, qui dirait le contraire. Cependant, il manquait quelque chose, il ne savait pas quoi…

Soupirant, il prit rapidement une douche, s'habilla et se coiffa précautionneusement, et se dirigea vers la Grande Salle. Bien qu'il est abandonné ses deux gorilles de Crabbe et Goyle, le vide se faisait toujours autour de lui lorsqu'il passait dans les couloirs, tant par respect que par crainte. Toisant tous les élèves qui passaient, ou plutôt s'écrasaient devant lui, il franchit la porte de la Grande Salle et s'assit à côté de Blaise.

Se servant une part de pudding, son regard se déposa sur la table rouge et or, où une jeune fille brune était en pleine conversation avec deux têtes d'abrutis, l'une brune et l'autre rousse. Il se remémora enfin les évènements de la veille, comprenant pourquoi il s'était réveillé de mauvaise humeur : la soirée avait été des plus désagréables. Quoique instructive : lorsque cette furie était entrée dans la salle de classe où il s'amusait un peu avec une petite Poufsouffle qui avait eu la mauvaise idée de le regarder de travers, les yeux flamboyants, il l'avait trouvé assez…attirante.

En effet, il n'avait pu s'empêcher de regarder de plus près l'évolution de Granger, et avait jugé, à son grand étonnement, qu'elle s'était bien développée. De plus, il avait bien sûr noté la paralysie de la jeune fille lorsqu'elle s'était retrouvée couchée sur lui. Ah, que voulez-vous, il était irrésistible…pensa-t-il avec un sourire carnassier. Mais son sourire se changea en grimace lorsqu'il se remémora le remarquable coup de genou qu'elle lui avait placé ; il faudra veiller à lui faire payer ça, histoire de marquer le coup.

Alors qu'il finissait de manger, il capta le regard de Granger : il lui adressa son plus irrésistible sourire séducteur, mais elle répondit par un regard méprisant, détourna la tête, l'ignorant superbement, et retourna à sa conversation avec la grande asperge rousse. Ce débile de Weasley ne s'était même pas rendu compte de leur petite joute visuelle…toujours aussi fine la belette !

Mais si il y avait une chose que ne pouvait pas supporter le Prince des Serpentards, c'était qu'on l'ignore. Le mépris, qu'il magnait si bien, le rendait fou lorsqu'il lui était adressé. Il décida alors que la Sang-de-Bourbe serait à lui, que bientôt, elle ne pourrait plus se passer de lui…Elle le désirait déjà, il l'avait senti, et ce ne sera que plus facile de la faire tomber entre ses griffes.

-« Nouvelle proie en vue ? »

Draco sursauta à la voix de son ami. Celui-ci le regardait, amusé, avec cet air supérieur de celui qui sait tout, qui voit tout, qui devine toutes vos pensées et qui lui allait si bien. Feignant l'innocence, il répondit :

-« De quoi parles-tu ? »

-« Tu as le regard du chasseur qui a repérer sa proie, et qui s'apprête à faire feu »

Le blond haussa les sourcils :

"faire feu" ??C'est joliment formulé dis-moi… »

Blaise leva les yeux au ciel :

-« Malgré ce que tout le monde pense, Draco Malefoy, tu n'es qu'un rustre pervers et obsédé, le sermonna-t-il, tu ne comprends vraiment rien aux métaphores, tu serais capable de salir Shakespeare lui-même… »

-« Bah justement, ton poète, il était loin d'être très clair, si tu fais attention aux mots qu'il emploie… »

-« Draco, sérieux, ferme-la… »

Étouffant un rire, il se dirigea vers les cachots, où il avait cours de potions…et avec qui bien sûr ? Avec ces crétins de Gryffondors, évidemment ! Oh joie…

Mais c'était peut-être le signe pour lui de mettre dès maintenant le plan « Granger » à exécution. Il passa sa langue sur ses lèvres, se délectant du jeu qui allait commencer. Il adorait les challenges, et Poudlard ne contenait vraiment que des proies faciles. Mais cette fille, elle, voulait lui résister…Quoi de plus excitant ? Il savait qu'il gagnerait, il était obligé de gagner. Il s'extasia en imaginant le pauvre petit cœur de la Gryffondor, brisé, après avoir vaillamment combattu.

Il s'engouffra dans la salle de classe, et s'installa tout près de la table du trio ennemi. Il vit le visage de Granger tiquer, et n'en fut que plus ravi ; sa présence était loin de la laisser de marbre. Avec des gestes experts, il sortit ses affaires et concentra son attention sur le professeur Rogue, qui leur avait préparé un cours particulièrement amusant : une potion extrêmement difficile, que très peu de personnes dans la pièce étaient capables de réussir.

Très sûr de lui, il se mit à la tâche ; hachant les ingrédients avec une infime précision, mélangeant soigneusement le contenu du chaudron, pendant un temps bien précis. Zabini le regardait faire, admiratif, scrutant chacun de ses mouvements.

Lorsqu'il alla chercher un ingrédient sur le bureau du professeur, il prit soin de frôler la Gryffondor, et en revenant, osa même discrètement caresser les hanches de la jeune fille, devenue rouge pivoine. Elle lui lança un regard mauvais, plein de fureur et de haine à peine contenues, mais légèrement brillant. Quel dilemme semblait déchirer ses jolis yeux !

Surpris de sa propre pensée, il se détourna et se remit à l'ouvrage : la potion prit exactement la couleur et la texture prévues, et il l'admira, très fier de lui. Il observa la table voisine : la belette avait une sorte de congloméra gris vert empestant le souffre, le balafré bataillait avec une potion de bonne composition, mais de couleur jaunâtre, au lieu du bleu-roi attendu ; seul Granger, qui allait à présent ajouter le dernier ingrédient, avait une potion digne de ce nom.

Il remarqua alors qu'elle hachait sa racine de mandragore, au lieu de la découper en fines rondelles, comme marqué dans les instructions. Il se glissa alors derrière elle, lui prit la main, et lui souffla :

-« Tu ne sais plus lire Granger ? Ne martyrise pas davantage cette pauvre racine innocente, tu veux nous faire sauter ou quoi ? »

Guidant sa main, il reprit :

-« T'as de la chance que mon uniforme soit neuf ; je n'ai pas envie qu'il soit abîmé dans une bête explosion de chaudron…»

Il profita d'être dans cette position pour sentir le parfum de la Gryffondor : elle avait une odeur sucrée, appétissante. Son envie d'elle n'en fut qu'exacerbée, et il se promit de la posséder très vite.

-« Qu'est-ce que tu fous Malefoy ?? »

Tiens, le retour de l'empêcheur de tourner en rond en chef, le grand et célèbre Harry Potter. Celui-ci le regardait d'un air furieux, comme sur le point de lui lancer un maléfice, tandis que le rouquin, ayant sorti pour l'occasion son plus bel air d'abruti, passait du Serpentard à son amie, les yeux ronds et la bouche grande ouverte.

D'un air narquois, le blond répondit à sa Némésis de toujours :

-« Je fais ce que toi, mon petit balafré, tu n'es pas capable de faire, autrement dit, sauver une belle potion du ratage absolu. Mais c'est sûr qu'en voyant la tienne, on se demande si ce n'est pas ta crétinerie qui déteint sur ta copine… »

Il se tourna vers le chaudron de Weasley, dont les ridiculement gigantesques oreilles avaient virés à l'écarlate :

-« Je ne ferais même pas de commentaire sur ton travail à toi, Weasel, c'est carrément pitoyable… »

C'est à ce moment que Granger se décida à réagir : elle se dégagea de l'emprise de Malefoy, se tourna vers lui, glaciale:

-« Merci du conseil Malefoy, je t'en suis reconnaissante. Maintenant, est-ce que tu pourrais, au lieu d'insulter mes amis, retourner à ta place, et nous ficher la paix ? »

Avec un sourire sarcastique, il répondit :

-« Mais bien sûr, vos désirs sont des ordres très chère… »

Et il retourna à sa place, non sans lui avoir adresser un dernier sourire charmeur. Elle rougit, à la fois furieuse et gênée, et retourna à sa potion. D'un air supérieur, il se laissa tomber sur sa chaise et attendit que la sonnerie retentisse. Blaise s'assit à côté de lui :

-« Alors comme ça, c'est Granger ta nouvelle proie ? Bizarre, tu tapes pourtant ni dans les intellos, ni dans les Sang-de-Bourbes d'habitude… »

-« T'en fais pas va, j'ai mes raisons… »

-« Je te crois…Dis, tu le trouves pas à croquer le petit Weasley ? »

Alors là, le somptueux et digne prince des Serpentards faillit en tomber à la renverse. Profondément choqué, il se tourna vers son ami :

-« Tu plaisantes j'espère ? Tu craques sur la belette maintenant ? Tu baisses considérablement dans mon estime là… Il va falloir que tu m'expliques ce que tu lui trouves.»

-« Bah je le trouve mignon, il a toujours l'air d'un petit animal perdu…Ça te donne pas envie de le réconforter ??

-« Nan, et si j'avais envie de m'occuper d'un petit animal à l'air stupide, je prendrais un hamster !! »

-« Tu es sûr d'être humain toi ? Je sais pas moi, est-ce que tu as un cœur au moins ? »

-« Je n'en ai jamais ressenti l'utilité… »

Sur ces bonnes paroles, la fin du cours de potion sonna, et il donna au professeur Rogue un échantillon de sa potion, dont ce dernier en fit l'éloge. Il remarqua que Granger avait suivi ses instructions, et avait obtenu une potion d'aussi bonne qualité que la sienne…Leurs regards se croisèrent, et la jeune fille rougit en détournant la tête. Ce serait peut-être plus facile que prévu, finalement…