Yo les gens !
Voici donc l'épisode suivant ! Merci à cœur de lune, Kino, Call Gurl Sonya et Ima pour leurs commentaires ! Merci aussi à ceux qui ont mis en follow/fav et juste à ceux qui lisent parce que c'est cool quand même. Aussi, j'ai changé la mise en page du chapitre précédent en captant que feufeu m'avait tout cassé mes jolies lignes.
Bonne lecture !
Épisode 2 : La Télécommande
« Eh, c'est normal si la télécommande elle marche plus ? »
Roxas venait de rentrer de cours, il avait réussi à prendre des notes toute la journée et à comprendre tout ce que ses professeurs avaient balancé comme une mitraillette – à croire qu'ils faisaient un concours de vitesse – et il était rentré en skate. Il faisait beau, les oiseaux chantaient, en un mot : il était bien. Mais quand il allait bien, il pouvait toujours compter sur ses colocataires pour tout niquer. Ruiner, pardon.
Les deux cons étaient assis face à face, et semblaient chacun en pleine réflexion. Roxas toussota pour signaler sa présence, et ce fut Hayner qui se tourna vers lui, absolument paniqué et mortellement sérieux.
« Roxas ! On est en plein Conseil de Crise. »
Ces termes n'étaient pas souvent invoqués dans l'appartement, mais les règles stipulaient bien que nul ne pouvait échapper à ce Conseil. La situation était grave. Très grave. Il vint s'asseoir à côté d'eux, nerveux.
« Qu'est-ce qui se passe ?
— On croit que la télécommande a rendu l'âme. »
Le ton de Vanitas était lourd et pesant dans l'atmosphère déjà lourde et pesante, et Roxas sentit que tout ça c'était vraiment lourd et pesant comme histoire, autant que cette tournure de phrase était lourde et pesante.
« Vous … avez essayé de changer les piles ?
— Nan, moqua Vanitas, on est deux crétins.
— Bah oui, fit Roxas, qui n'aurait pas été surpris qu'on lui réponde par la négative – il avait même misé là-dessus. Mais merde … Elle marche plus du tout ?
— Nan, confirma Hayner. Rien. On n'arrive même pas à allumer la télé. Ni le décodeur.
— On va faire quoi ?, s'enquit Roxas dont la panique commençait à grimper. En recommander une ?
— Il va falloir prendre cette mesure, déclara Vanitas avec sérieux. On a appelé le magasin … Ils n'auront pas le bon modèle avant deux semaines. Minimum. »
Soudain, le monde de Roxas s'écroula. Adieu sa paisible journée, adieu sa joie simple d'avoir capté ses cours, adieu la vie. À quoi bon vivre, sans leurs traditionnels plateaux télé ? Ils avaient même réussi à trouver tous les bons câbles pour brancher la télévision à l'ordinateur de Vanitas, sur lequel il y avait plus de films que dans la cinémathèque de la ville. Qu'est-ce qu'ils allaient faire ?
« Je suis … désorienté.
— Je sais, Hayner, le rassura Vanitas. C'est deux semaines à tenir. Ça ira. »
« Bon, on met les infos pour se foutre de la gueule de – Aah, non ! »
Vingt heures sonnaient, et la réalité frappait à nouveau Vanitas qui s'en fut s'enfermer dans sa chambre, dérouté.
« Les gars, fit Roxas en appuyant continuellement sur l'interrupteur de la salle de bains.
— Ouais ?, lui répondit la voix faible d'Hayner depuis le canapé.
— Quoi ?, fit Vanitas, toujours enfermé dans sa chambre.
— Je crois que c'est juste une coupure de courant, pas la télécommande. Les lumières s'allument pas. »
Soudain, Vanitas reparut, appuyant sur l'interrupteur pour vérifier. Hayner s'était relevé et regardait Roxas comme s'il était le messie.
« C'est vrai ? La télécommande va bien ?
— Bah, je pense, oui. »
Un grand soulagement déferla dans la pièce et ce fut Vanitas qui rompit la bonne humeur nouvelle :
« Nan mais ça, ça veut dire qu'on a pas internet non plus.
— On va faire quoi ?, questionna à nouveau Roxas, désespéré. »
Et voilà ! Vos avis ? À très vite !
