- Tu as trouvé ça où? Ça m'a l'air douteux, dit Stiles en s'asseyant à côté de la Torche.

- Dans la réserve où l'on ose se servir. Du pâté de crabe. La date est jusqu'à l'année prochaine. Eh dis, il a un secret ton ami là?

- Pardon?

- Pour être aussi bien foutu? C'est injuste quand même.

Stiles rit de bon cœur.

- Ecoute, à part le sport intensif, une vie bien remplie et une chance de la part de la génétique, je crois pas qu'il y ait autre chose.

- Je veux des muscles comme ce type.

- Rien ne t'empêche de t'entraîner comme lui.

- Au fait pourquoi il est là? Ça ne nous dérange pas, mais il faut avouer que les gars et moi, on se pose des questions quand même. Il est apparu comme ça là ce matin, pas franchement de manière sympathique en plus et vous avez pas l'air d'être les meilleurs potes au monde.

- C'est un peu compliqué. On est ami à notre façon. Ses grognements et son manque de conversation sont à prendre comme des marques d'affection, mais je peux comprendre que cela vous déstabilise. Moi j'ai l'habitude, c'est pour ça. Et je t'avoue que je ne sais pas non plus pourquoi il est ici.

- Et tu ne te poses pas la question de pourquoi il est là? Stiles, personne ne se tape quatre jours de voiture pour venir voir un ami. Même un très bon ami. Gally et moi on en a parlé pendant que vous faisiez le parcours. On a beau être à l'armée, on n'est pas des monstres et on est tes amis aussi pas seulement tes soldats.

- Je sais que la situation est bizarre et honnêtement, même moi je ne la comprends pas. On en reparlera une autre fois. Désolé mec, je ne peux pas t'en dire plus.

Pour dormir, Gally, Poulet et la Torche se mirent d'un côté du feu tout près du foyer et de l'autre côté Derek et Stiles plus éloignés à cause de la phobie du loup.

- Ils dorment? Demanda Stiles à Derek en chuchotant.

- Je confirme, vu les ronflements.

- Les trois?

- Ouais. Tu dois t'amuser les nuits avec eux.

- J'ai pris l'habitude. On est une trentaine dans le dortoir, tu sais. Derek… qu'est-ce que tu fais là réellement?

- Je ne sais pas trop à vrai dire. J'ai reçu ta lettre et je suis venu sans réfléchir. Sans même penser à demander à Scott s'il voulait venir ni à ton père. Je comprends maintenant que ce n'était pas une bonne idée et que j'aurais dû m'abstenir. Je les ai entendus discuter entre eux et avec toi aussi. Je te mets dans l'embarras.

- ça va, ça à la limite je m'en fiche. C'est juste que je n'aimerais pas me faire de fausses idées sur la raison de ta présence ici.

Derek sortit de son sac de couchage et se leva.

- Viens avec moi dans la forêt.

- Tu ne vas pas me tuer hein? Je te préviens, ils vont tout faire pour me venger.

- Idiot.

En souriant, Stiles suivit le loup dans le noir.

- Fais gaffe où tu marches.


Ils avancèrent dans l'obscurité pendant une dizaine de minutes puis Derek s'arrêta et appuya son dos contre un arbre.

- On est assez loin, ça ira.

- Ce n'est pas que j'aime pas la forêt la nuit, mais je ne suis pas vraiment rassuré pour te dire la vérité.

- Y a pourtant moins de danger dans cette forêt que dans celle de Beacon Hills.

- Bon, je te crois.

- Viens vers moi.

Prudemment Stiles s'approcha du loup et se plaça à côté de lui debout, le dos contre le tronc.

- Alors, tu vas me dire ce qui t'a poussé à venir ici?

- J'avais envie de te voir. Tu… me manquais… vraiment.

- Oh…

- Beacon Hills, la meute, le loft, c'est trop calme et je devenais dingue.

- Oh…

- Tu sais dire ah?

- Monsieur fait de l'humour?

- Monsieur fait du sarcasme?

- Une habitude. Je n'avais que ça pour me défendre auparavant. Maintenant, je sais me battre et je me bats même très bien.

- Je n'en doute pas.

Stiles se décolla de l'arbre et vint se placer devant Derek.

- Un petit combat? Allez, Big Bad Wolf, je ne te fais pas peur quand même ou bien?

- Tu vas morfler.

Le loup sauta sur Stiles qui se retira de justesse.

- Haha tu as vu l'esquive!

Le loup revint à la charge, mais se prit un coup dans le ventre. Il grogna et décida que si Stiles voulait jouer, lui aussi. S'ensuivit un moment de bataille entre eux qui se termina par Stiles plaqué contre un arbre.

- Tu es à 100% là? Demanda Stiles en haletant.

- Non, si j'étais à 100% je te broierais les os.

- Je m'en sors comment?

- Sans mes capacités lupines, j'avoue que tu as un super bon niveau, mais bien sûr avec mes capacités ce n'est pas du jeu.

- Tricheur, chuchota Stiles en enserrant la nuque de Derek. Le loup posa ses mains sur les hanches du jeune lieutenant.

- C'est pour ça que je suis venu.

- Pour me mettre une raclée?… Sympa!

- Mais non pov crétin pour ce qui va suivre.

Stiles ouvrit les yeux en grand, mais ne broncha pas. Il savait ce qui allait se passer et le voulait, le désirait depuis tellement longtemps. Le loup le décolla de l'arbre et le serra contre lui en posant doucement sa bouche sur la sienne. Le plus jeune gémit doucement en frissonnant et en collant son corps contre celui du lycan. Il entrouvrit la bouche et la langue de Derek glissa doucement contre la sienne l'invitant dans un ballet endiablé. Les mains du loup passèrent sous la veste militaire du jeune et se frayèrent un chemin sous le t-shirt pour caresser la peau douce et chaude qui frémit doucement au contact. Les mains de Stiles vinrent dans les cheveux noirs du loup comme si elles avaient leur place à cet endroit. Doucement Derek poussa Stiles contre le tronc de l'arbre derrière lui et souleva le jeune homme par-dessous les cuisses. Les jambes de Stiles vinrent entourer la taille du loup, se crochant au-dessus des fesses sublimes. Leurs deux sexes durs se touchèrent sensuellement et Stiles laissa échapper un soupir de pur bien être.

- Alors c'est pour ça que tu es venu?

- à la base juste pour le baiser, mais on ne va visiblement pas pouvoir s'arrêter là.

- Je ne veux pas m'arrêter là.

- Légèrement en manque?

- Six mois sans rien putain Derek.

Le loup sourit et reprit la bouche de son amant. Stiles décrocha ses jambes et laissa glisser ses pieds lentement pour rejoindre le sol. Les mains douces et fermes de Derek quittèrent le torse de Stiles pour redescendre doucement sur le ventre finement musclé et passèrent sous l'élastique du training du jeune.

- Tu veux? Demanda le loup au regard bleu glacial.

- Oh que oui! Susurra Stiles d'une voix plus rauque qu'il ne l'aurait voulu.

Doucement Derek fit glisser l'habit encombrant et sortit le sexe de Stiles de son caleçon. Une main chaude vint se poser sur le membre gonflé et le jeune se cambra sous l'effet électrisant. Le loup imprima doucement un mouvement de va-et-vient en partant du gland jusqu'à la base et le jeune homme haleta d'une manière sexy contre l'oreille du lycan.

- Oh… merde Derek… c'est trop… par…fait.

Il suffit de quelques mouvements pour que le jeune lieutenant vienne dans un râle de plaisir non dissimulé et Derek sourit encore avant de lâcher le sexe de son amant de le rhabiller décemment et de reprendre ses lèvres.

- J'ai bien fait de venir, on dirait.

- Arrête de sourire, ça me fait bizarre, plaisanta le soldat

Stiles se décolla de l'arbre, remit son t-shirt dans son bas de training et vint enserrer les hanches de Derek pour le pousser gentiment contre un autre arbre. Il embrassa le loup, fit courir ses mains sur ses épaules, son torse, ses hanches pour finir par les poser sur les fesses qu'il avait toujours admirées. Il se baissa et se retrouva à genoux devant son amant et défit le jean rigide d'une main sûre.

- Tu fais quoi?… Tu vas à un niveau… que j'avais pas prévu là.

- Tu ne veux pas? Demanda le jeune légèrement paniqué.

Le loup sembla réfléchir quelques secondes puisappuya son dos contre l'arbre et dit dans un souffle:

- Bon dieu si que je veux.

Stiles sourit et ne se fit pas prier pour dégager d'un coup le jean et le boxer, il gémit quand il se retrouva devant la virilité dressée du loup-garou. Il l'attrapa doucement dans sa main et fit juste un mouvement de va-et-vient avant de la prendre entièrement dans sa bouche. Le loup poussa un grondement rauque en passant des doigts dans les cheveux en bataille du jeune homme. Derek n'avait pas imaginé en arriver là, en venant voir Stiles pour lui faire comprendre ses sentiments, qu'il ne voulait pas se contenter de lui écrire par lettre, mais il n'allait pas se plaindre de la situation. La langue de Stiles jouait délicieusement avec le gland du loup qui lui, se perdait en grognements et en gémissements terriblement sexy… si sexy que Stiles sentit son membre reprendre de la vigueur, mais ce n'était pas le moment d'y penser. Il avait autre chose de plus important à faire. Faire jouir le loup ténébreux. Sentir son plaisir, écouter son plaisir.

- Stiles… arrête, je vais… oh putain… je…

Le loup se passa une main sur le visage et planta ses crocs dans son poignet. Stiles hésita une seconde à arrêter et à finir avec sa main, mais laissa cette idée de côté et mit encore plus de vigueur à sucer Derek qui finit par venir en jets en grondant sourdement. Des oiseaux s'envolèrent des arbres alentour en piaillant. Stiles se releva et partit un peu derrière l'arbre pour cracher puis revint vers Derek qui s'était déjà rhabillé.

- Désolé Stiles.

- Oh ce n'est pas toi. J'aurais pu me retirer, mais j'avais envie de… bref quoi.

- Et ça a quel goût?

- C'est pas terrible pour être franc.

Le loup sourit en secouant la tête et Stiles partit dans un rire cristallin qui résonna dans le coin.

Derek se plaça derrière le jeune et le tint par les épaules contre lui.

- Bon sinon à la base hein j'étais venu pour te dire que… je t'aime.

Les deux derniers mots furent prononcés si doucement que Stiles faillit ne pas les entendre mais il avait la chance d'avoir une bonne ouïe. Il se sentit défaillir sous la déclaration. Il se retourna doucement dans les bras du loup et croisa son regard toujours bleu électrique. Il sourit et posa un baiser sur le cou de son amour en lui murmurant que lui aussi il l'aimait. Ils restèrent un moment enlacés dans le silence de la nuit puis finirent par rejoindre le campement où les trois soldats ronflaient toujours comme des bûcherons. Ils s'endormirent l'un à côté de l'autre mais pas trop proches non plus pour ne pas éveiller les soupçons que les soldats avaient déjà.


Le jour à peine levé, Stiles fut le premier debout et réveilla ses amis à grand renfort de cris et de secousses. Derek ouvrit un œil le premier et lança une chaussette au lieutenant qui le fustigea du regard. Les trois autres se réveillèrent gentiment l'un après l'autre et la scène qui suivit fut vraiment marrante. Si quelqu'un les avait vus de plus loin, il aurait ri en voyant qinq hommes debout dans une petite clairière en train de pisser ensemble tous en ligne. Stiles trouvait la situation vraiment débile, mais ils n'avaient pas prévu d'avoir tous besoin de se soulager en même temps. Ils décidèrent d'aller déjeuner dans un café et plièrent le campement en une heure.


Ils étaient les cinq autour d'une table dans un café en train de manger des pancakes. Enfin, les quatre jeunes mangeaient des pancakes et Derek les observait ingurgiter les crêpes épaisses les unes après les autres en se demandant comment ils faisaient pour ne pas avoir mal au ventre.

- Hé, tu ne manges pas? Demanda Poulet à l'adresse de Derek.

- J'en ai déjà mangé, ça m'a suffi.

- Attends, tu n'as même pas mangé une moitié et tu n'as rien mis dessus.

- Et ben voilà, maintenant vous savez ce que je fais pour avoir cette carrure.

Les trois soldats ouvrirent la bouche, figés et hésitèrent à abandonner la dégustation. Puis… finalement non, ils se serreront la ceinture la prochaine fois.

Ils revinrent à la caserne en fin de journée et Stiles fit faire le tour des baraquements à Derek.

- Ben là c'est notre dortoir.

- Vous dormez tous ici?

- Tous les lits que tu vois là sont normalement occupés.

- On reconnaît bien ta place.

- Oui, j'ai accroché les photos. Enfin pas toutes parce que je n'ai pas la place.

- Bon les gars… Poulet, la Torche, vous venez m'aider à trouver des draps pour le monsieur grognon là? Demanda Gally

- Ben tu ne peux pas y aller tout seul non? Demanda Poulet d'un ton acide.

Gally fit un clin d'œil à la Torche et ils prirent chacun un bras de Poulet et le trainèrent avec eux. Stiles et Derek se retrouvèrent seuls dans le dortoir.

- Tu prendras mon lit, je m'installerai sur un matelas par terre.

- Tu as souvent des permissions comme ça?

- Non, c'est la première en six mois. On a des permissions, mais genre une nuit ou une journée en général juste histoire de pouvoir sortir un peu. Dis Derek, j'ai une question, on va le dire?

- à toi de me dire si tu veux ou pas. La meute, ça m'est égal franchement. Ton père j'espère que tu vas lui dire quand même et tes collègues ben ,deux sont déjà fortement au courant visiblement. Le troisième me fait penser à Scott.

- Ben à mon père, je vais le dire évidemment. Je vais lui annoncer par téléphone ce soir ou demain soir. La meute ben… à Scott, je vais le dire, à Lydia aussi et après ils transmettront. Et ici, ben comme tu dis, Gally et la Torche sont déjà au courant et ne vont pas tarder à comprendre que c'est officiel et Poulet va finir par percuter, le reste s'ils ne le savent pas, ce n'est pas grave, c'est même sûrement mieux.

Stiles soudain se prit la tête dans les mains en gémissant.

- ça va?

- Ouais, j'ai quelques migraines à cause de l'Adderall rien de grave. Ça passe vite.

- Dis, je peux prendre une douche?

- Ouais bien sûr que tu peux. Tu ne m'en veux pas de ne pas venir avec toi hein. C'est pas l'envie qui me manque mais je vais aller voir les camarades.

Stiles posa un baiser léger sur les lèvres de Derek et l'abandonna devant les douches. Il repartit au dortoir se changer. Gally apparut avec des draps dans les mains.

- Il est parti?

- Non, il est sous la douche.

- Tiens, j'ai trouvé des draps propres. Alors, j'ose une question?

- Je sais ce que tu vas me demander, alors vas-y.

- Toi et lui, vous êtes…ensemble?

Pas surpris par la question, Stiles hocha simplement la tête par l'affirmatif.

Gally tapa dans le dos de Stiles et posa quelque chose sur le lit du lieutenant.

- Heu…?

- Quoi?

- Où tu as trouvé ça toi?

- Ben quoi, dans la réserve. Tu crois quoi, y a du sexe dans les casernes parfois. Sont pas cons les mecs, ils prévoient.

- Reprends-ça, Que veux-tu que j'en fasse quoi?

- Ben, je me dis que peut-être, vous n'allez pas vous revoir avant quelques mois alors vous avez probablement envie de profiter. Tu sais qu'en dessus de l'infirmerie il y a une chambre, hein. Elle est toujours ouverte, se ferme de l'intérieur et y a un lit très bien. On ne t'en voudra pas de t'y réfugier quelques heures et il n'y a personne à part nous, alors merde profitez quoi.

- De… beuh…

- Pas de discussion. Tu gardes ça et si tu n'utilises pas ben, ce sera pour une autre fois.

Gally tourna les talons et partit. Stiles s'assit sur son lit et regarda longuement la boîte de préservatifs et le lubrifiant que Gally lui avait déposé. Il était barge ce type vraiment. Mais quelque part, Stiles se dit qu'il avait raison, il devrait peut-être en profiter, car il se pouvait que Derek et lui ne se revoient pas avant des mois. Il rangea le tout dans le carton sous son lit et attendit le retour de Derek pour sortir avec lui, mais il n'y avait plus personne dans le camp.

- Les salauds, ils sont partis. Oh le coup monté. Salopard de Gally va!

Derek regarda Stiles qui fulminait tout seul mais ne compris pas ce qu'il lui prenait.

- Tout va bien?

- Non, ils se sont barrés.

- Ils n'avaient pas le droit?

- Techniquement si, mais c'est un coup monté de Gally pour que toi et moi on soit seuls et qu'on… laisse tomber.

- Je ne comprends pas bien. Tu ne veux pas être seul avec moi?

- Si… mais… enfin si je suis con pourquoi je me prends la tête? Viens avec moi je veux te montrer quelque chose. Tu ne seras pas choqué, c'est Gally qui m'a donné ça avant de se barrer avec les deux autres.

Ils retournèrent au dortoir et Stiles présenta les préservatifs et le lubrifiant à Derek qui sourit avec une petite lueur de luxure dans l'œil.

- Je ne vois pas le problème moi et je dois dire que je les trouve très sympas tes camarades, surtout Gally. Il est futé celui-là.

- Mon dieu mais tu es pire qu'eux en fait.

- Ne me dis pas que tu n'as pas envie d'en profiter?

Stiles attrapa la main de Derek et l'entraîna à sa suite jusqu'à la pièce au-dessus de l'infirmerie.