Foyer

Avoir le dos courbé, marcher dans la rue d'un air livide. Se remémorer cette dure journée passée au fin fond d'une grotte pleine de monstres à étudier de la roche à la composition inconnue. L'apercevoir au loin, sentir un sourire éclairer son visage, se redresser, accélérer le pas.

Il y a de la lumière, elle ne sera pas la première ce soir. Joie incompréhensible de ne pas la retrouver vide et froide. Se dire un instant qu'il y a peu c'était encore inconnu. Ouvrir la porte et dire d'un ton las :

« Je suis rentrée !

- Oh ? Tu n'ajoutes de "vieux croulant" ce soir ?

- Nah, je suis encore plus croulante que toi, héhé.

- Laisse-moi voir ça de plus prêt…

- Commence par me saluer, vieux pervers ! »

Fermer les yeux, entendre la douce mélodie :

« Bienvenue à la maison, Rita. »

Avoir un foyer.