Quatre jours. J'aurais quand même attendu quatre jours pour vous poster la suite. Ça sent l'exploit ! *applaudissements du public* Okay, ça sent tout simplement les vacances. Oh oui les vacances. Le seul moment de l'année où vous pouvez passer votre temps à écrire sans qu'on vous le reproche. Le seul moment où vous pouvez écrire jusqu'à 2h du matin sans vous soucier de la tête que vous aurez quelques heures plus tard, parce que vous vous en moquez, vous dormirez. Bref, profitez de mon extrême gentillesse, c'est pas sûr que je reposte aussi vite pour la suite hein ! Et puis, je suis dans l'obligation de vous faire poireauter un peu si je veux, ne serait-ce qu'un peu, attiser votre curiosité. Quoi qu'il en soit, j'espère que cette suite cous plaira. Je me plais réellement à écrire cette fiction et, je dois l'avouer, elle me le rend bien. Car grâce à elle, j'aurais au moins révisé une partie de mon cours de SVT ! [En plus j'ai un contrôle à la rentrée, ça tombe bien *o*] Vous apprendrez donc dans cette suite quelques petites parties d'un cours de TS, pour votre plus grand plaisir [ou pas] ! Sur ce, je vous laisse lire tranquillement ce deuxième chapitre, et je retourne vaquer à mes occupations :D [Ne lancez pas des pierres, j'écris là.] Et n'hésitez pas à laisser une petite review, ça fait toujours plaisir de pouvoir avoir votre avis ! See ya ;)


Chap' 2

Ses règles. Elle aurait du les avoir depuis trois semaines déjà. Elle qui avait toujours été réglée au jour près, deux semaines paraissaient un délai bien trop important ! Elle enfouit alors sa tête dans ses mains, essayant de rassembler ses esprits.

En résumé : ballonnements, douleurs abdominales, poitrine gonflée, retard des règles. Ses symptômes se bousculaient dans sa tête, et ne tardèrent pas à lui donner la nausée. Elle eut tout juste le temps de se précipiter au dessus de la cuvette, que déjà elle régurgitait le contenu de son estomac. Le visage pâle, elle s'appuya contre le mur, et se saisit de son téléphone, resté dans la poche secrète de sa jupe.

« Amènes le nécessaire pour faire une prise de sang dans mon bureau, et sans poser de questions. Tu t'exécutes, et pas un mot ». Sitôt le message composé, elle l'envoya au premier contact figurant dans la liste de ses contacts récents. Elle se leva alors difficilement comme elle put, et rejoignit son bureau. Nichée au fond de son fauteuil, elle attendait que celui qu'elle avait chargé de lui faire sa prise de sang arrive. Les secondes s'égrenaient plus doucement que jamais, comme si le temps s'acharnait sur elle dans le seul but de l'angoisser comme jamais.

Alors même qu'elle faisait tourner un élastique entre ses doigts, une porte s'ouvrit dans un fracas assourdissant, laissant apparaître un cinquantenaire, matériel en main.

Elle l'invita d'un simple signe de tête à prendre place sur le canapé présent dans la salle, tandis qu'elle s'asseyait sur la table basse. Il se saisit alors d'un garrot, qu'il noua autour du bras de la jeune femme une fois qu'elle eut serré le poing. Il imbiba ensuite d'alcool une compresse, et désinfecta la zone qu'il allait piquer. Puis, lorsqu'il jugea que le point de ponction était suffisamment 'stérilisé', il introduisit doucement l'anguille butterfly du bas vers le haut, sans se presser. Il repéra aussitôt un retour veineux, signe que son prélèvement serait efficace. Tant mieux, il avait horreur de ne pas parvenir à piquer du premier coup !

Il glissa ensuite les tubes un par un, le sang de Cuddy les remplissant peu à peu. Il déposa ensuite les flacons dans un sac, prêt à les transporter pour qu'ils subissent les tests. Il se tourna ensuite de nouveau vers la jeune femme, relâcha le garrot, et retira l'aiguille avec précaution. Un petit pansement sur le point de ponction, et le tour était joué.

- Qui doit se gérer des tests ? L'interrogea-t-il alors, le sac en main.
- Moi. Je vais les faire moi-même, rétorqua-t-elle en attrapant ses prélèvements, avant de fuir au maximum son regard.
- Tu me demandes de te faire une prise de sang mais tu ne veux pas que quelqu'un s'occupe de faire les tests ? T'es vraiment bizarre Cuddy.
- Laisses moi tranquille, okay ?
Fit-elle sèchement. Je suis assez grande pour me débrouiller par moi-même.

Aux vues de son humeur massacrante, il baissa les bras et attrapa sa canne avant de se diriger vers la porte de sortie. Il adressa un dernier regard à la jeune femme, essayant vainement de comprendre ce qu'elle avait en tête. Mais peine perdue, son regard ne trahissait rien d'autre qu'une certaine inquiétude.

Une fois sûre que son ex-compagnon avait bel et bien rejoint son office, elle fila au laboratoire d'analyses. Après avoir envoyé ses employés déjà présents dans la salle en pause forcée, elle s'installa devant l'une des machines, attendant simplement que ses résultats en sortent de manière automatique. Et une fois de plus, les secondes lui paraissaient semblables à des heures.

Lorsqu'enfin la feuille d'analyses s'imprima, elle sursauta, comme tirée d'une torpeur sans nom. Elle se jeta littéralement sur la feuille, et se précipita comme une furie dans ses bureaux, avant d'être au calme. Une fois assise sur son divan, elle parcourut aussitôt et plus vite que jamais des yeux la feuille. Glycémie, cholestérol, tout était normal. Mais le résultat de ces taux là lui importait peu, ce n'était pas seulement qu'elle appréhendait.

HCG. Hormone Chorionique Gonadotrope. Hormone qui stimule la persistance du corps jaune et la production de progestérone indispensable au maintien de la muqueuse utérine. Détectable dans le sang environ dix jours après la fécondation et quelques jours plus tard dans les urines. Autrement dit, hormone secrétée par un embryon. Le taux présent dans son plasma ne pouvait pas tromper, il n'y avait plus aucun doute. Elle était bel et bien enceinte ….

Et, grâce au taux de cette précieuse hormone, elle pouvait même déterminer depuis combien de temps. Environ six semaines soit un mois et demi. Pour la énième fois de la journée, elle se recroquevilla sur elle-même, et nicha sa tête dans ses mains. Son cerveau bouillonnait, cherchant une explication à tout ça. Mais bon sang, un mois et demi tout de même !

C'est alors qu'un détail lui revint précipitamment en tête. Encore un mois auparavant, elle sortait avec House. Encore un mois auparavant, ils avaient des relations sexuelles, et pas toujours protégées. Bon sang, il n'y avait aucun doute, le père ne pouvait être que lui. Dans quelle merde elle s'était encore fourrée …

Elle faisait les cents pas dans l'office qui était le sien. La salle commençait à l'étouffer, comme si les murs se resserraient autour d'elle. Elle allait devoir parler avec son Diagnosticien, elle n'avait pas d'autre choix. Si elle se trouvait dans cet état, c'était de sa faute, il allait devoir en payer le prix ! Et il était hors de question pour la Doyenne qu'il se défile. Non, elle était bien décidée à veiller à ce qu'il assume …

Lui annoncer sur le champ, ou attendre un peu ? Il lui semblait être face à un dilemme tortueux, dont aucune issue ne paraissait possible. Car si elle attendait, il la maudirait sans doute énormément. Mais si elle lui annonçait maintenant, ne serait-ce pas pareil au final ?

Elle passa sa main dans ses cheveux, tournant le dos à la porte. Ses yeux fixaient l'extérieur, la ville de Princeton s'étendant devant sa fenêtre. Le soleil perçait à travers de minces nuages, projetant une clarté faible sur les arbres disposés dans le parc de l'hôpital.

Elle ferma les yeux, se concentrant sur sa respiration. Son rythme cardiaque avait visiblement augmenté, et elle ne parvenait pas même à se raisonner. Qui plus est, son estomac à présent vide commençait à se manifester. Elle se maudit alors en regardant son ventre, se demandant comment elle pouvait penser à de la nourriture dans de pareils moments.

Elle attrapa alors son téléphone, consulta sa liste de contacts récents, et choisit l'un des numéros. A nouveau, elle composa un texto, qu'elle envoya les yeux clôts, comme regrettant ce geste.

Le Diagnosticien fixait son écran d'ordinateur, concentré sur un jeu stupide dont il avait trouvé l'adresse en flânant sur le net pendant ces heures de travail. Lunettes sur le nez, il ne prêtait pas même attention aux autres employés qui lui jetaient parfois des coups d'œils à travers la baie vitrée. De toute façon, les gens sont stupides, alors pourquoi leur montrer un quelconque intérêt ?

Son portable se mit à vibrer, mais il n'y fit d'abord pas attention. La sonnerie étant relativement courte, il en déduisit qu'il s'agissait d'un SMS. Et qui dit SMS, dit message sans grande importance, car dans le cas inverse votre correspondant aurait opté pour un appel.

Pourtant, ce message attisait sa curiosité. Et trois minutes à peine suffirent à le faire céder, avant qu'il n'attrape son portable. Après avoir contrôlé l'expéditeur, il lut le texto, une pointe d'appréhension nuançant son état d'esprit du moment.

Il avait eu raison d'appréhender. Le contenu était pour le moins mystérieux, étrange. Quelques mots, et c'était tout. « Ce soir. Chez moi. Sois présent. ». Ça ne ressemblait aucunement à la Cuddy qu'il connaissait, qu'il avait l'habitude de côtoyer. Elle qui d'ordinaire structurait ses textos avec des sujets, des verbes, des pronoms et autres outils indispensables à la construction d'une phrase normale. Pas d'horaire, un message vague. Il n'en fallait pas plus pour qu'une multitude de questions se bouscule dans sa tête, s'entrechoquant à en perdre haleine.

Il se leva, attrapa le pommeau de sa canne, et se dirigea vers la baie vitrée. Son regard fixait un point au loin, sur la ligne d'horizon. Sa main fouilla sa poche, à la recherche d'un objet bien précis. Il en dégagea rapidement un tube orangé, encore rempli de cachets blancs. Il en ouvrit le couvercle en un 'PLOC' singulier, et en observa le contenu. Il avait mal à la jambe, mais pourtant cette fois-ci, il ne pencha pas le tube. Non, il ne céderait pas, il n'avalerait pas l'un des comprimés. Il rejeta la tête en arrière, tentant vainement de se concentrer sur sa jambe estropiée comme si cela suffirait à en diminuer la douleur.

La biopsie de son patient était en cours de réalisation. Mais cette fois, il n'avait pas désiré y assister depuis le 'balcon' surplombant la salle. Il n'en avait pas l'envie, et puis il avait les idées ailleurs. Il ne cessait de regarder son téléphone, comme si ce dernier allait lui apporter plus de détails au sujet du message mystérieux de sa Boss et ex petite-amie. Mais rien, non rien.

La nuit tombait peu à peu sur la ville, lorsqu'il décida enfin qu'il était temps de rentrer. La trépanation de Mr Colls était achevé, le Diagnostique du médecin avait été validé. Il réunit rapidement ses affaires, fourra le tout dans son sac, attrapa son casque de moto, ses clés, et se dirigea vers les ascenseurs en clopinant.

Lorsqu'enfin il rejoignit le hall, son premier réflexe fût de jeter un coup d'œil en direction du bureau de la Doyenne. Celui-ci était éteint, aucune présence à l'intérieur. Il en conclut brièvement qu'elle avait du rentré un peu plus tôt pour retrouver sa fille, emportant sans doute avec elle une pile énorme de dossiers comme elle en avait l'habitude, d'autant plus depuis leur rupture.

Il enfourcha sa belle cylindrée, et fit glisser son casque sur sa tête. Moteur en route, que déjà il filait sur les routes de Princeton. Il manœuvrait les virages avec précision, se faufilant entre les autres véhicules. Il ne tarda pas à atteindre une banlieue pavillonnaire du Sud de Princeton, et s'arrêta devant l'une des villas, qu'il connaissait parfaitement.

A peine fut-il descendu de son engin, que déjà la porte s'ouvrit, laissant apparaître une silhouette féminine. Sans se faire prier, il se dirigea dans sa direction. Elle lui adressa un simple regard, et se décala pour le laisser passer.

Il s'arrêta à peine atteignait-il l'entrée. Il n'y avait aucune parole, instaurant alors un climat plutôt … Mystérieux. Voilà, comme son précédent message. C'était mystérieux, et l'atmosphère se faisait lourde, comme chargée par un secret trop lourd à porter.

- Pourquoi tu m'as fait venir Cuddy ? L'interrogea-t-il, brisant enfin ce silence oppressant.

D'un geste du doigt, elle l'invita à prendre place sur le canapé dans le salon. Mais pas un mot, elle demeurait muette. Il obéit sans plus tarder, déposant sa canne non loin de lui. Elle prit alors place devant lui, assise au bord de la table basse. Rapidement elle croisa ses jambes, enfonçant ses ongles dans la peau de sa paume.

- Je t'ai demandé de me faire une prise de sang ce matin, parce que j'avais besoin de faire un test, commença-t-elle, ne sachant par quel bout annoncer la chose.
- Quel genre de test ? La coupa-t-il, voyant bien le trouble qui l'habitait.
- Pour l'hormone HCG. House …

TBC ...