Disclaimer : La Tristitude C'est d'apprendre que tout appartient à Jeff David... Lalalalalal bref, rien à moi, même la crête rose je l'ai piquée à Jered Leto, par contre chaque tatouage bien qu'inspiré d'autres c'est copyright me hahaah.

Rating chapitre : K+

Previously on AMC The Walki... Heu Eleven : Stiles a perdu Scott, son frère de cœur depuis 11 mois, il était mort suite aux blessures infligées par une bête sauvage. Suite à un pacte fait avec son frère il s'était fait à sa majorité la coupe de cheveux à la Jared Leto, à savoir une magnifique crête rose. Mais il ne s'était pas arrêter là. Son frère n'étant plus là, il a décider d'honorer sa partie du pacte et se fit tatouer le numéro qui hantait ses jours, 11. La rencontre avec le tatoueur, Derek Hale le laissa pantois de surprise.

SuperBêta : TheCrasy

Note de l'auteuse : Hello ! Et voilà la Partie 2, je sais je suis longue. Mais bon que voulez vous je suis comme ça moi, et puis bon voilà c'est tout en fait. Donc j'espère que cette deuxième partie vous plaira autant que la première, merci pour tout vos petits mots qui m'ont touchée. Par contre oulala j'ai peur de m'être chié en vrai. Bon, Bonne Lecture (j'espère) !

Xoxo

Peace and Laugh (mouhahaha Laugh laugh...)

Mrs S

***PARTIE 2***

Les jours passèrent, et la rentrée des classes arriva, puis les jours se transformaient en semaines qui devenaient des mois. Stiles arborait toujours fièrement sa crête ainsi que son tatouage. Tous savaient pourquoi le onze mais personne ne comprenait, mais aucun ne commentait contrairement à l'époque de sa coupe de cheveux. Son père n'avait fait aucun commentaire, se contentant de lui faire un sourire bienveillant, lui seul comprenait.

Au lycée il était souvent seul, préférant se contenter de sa propre compagnie, ne parlant qu'avec Erica de temps en temps pour échanger des broutilles, parfois elle l'invitait même à la table qu'elle partageait avec son petit ami Boyd et son meilleur ami Isaac mais il refusait poliment. Jusqu'au jour où ils s'étaient tous les trois installés à sa table sans lui demander son avis. Il les avait regardé surpris le regard interrogatif. Puis Isaac avec son air de chérubin aux boucles blondes et avec un regard qui attendrirait la plus grosse des brutes, avait pris la parole.

-Elle nous a obligés, alors tu sais on évite de la contrarier. Surtout que c'est pas vraiment la bonne période du mois.

Les deux garçons se mirent à rire doucement à leur blague mais contre toute attente Erica les suivit, n'aurait-elle pas dû se vexer ? Haussant les épaules il retourna son attention sur ses Curly fries. Isaac et Boyd avaient l'air très gentils mais il ne se sentait pas vraiment à l'aise avec eux, en réalité il ne se sentait pas à l'aise avec grand monde. Lui qui était si ouvert i peine plus d'un an, son amitié avec Scott avait toujours eu un bon impact sur lui. Et il ne pensait pas pouvoir s'ouvrir avec d'autres.

Et pourtant il dû bien vite se rendre compte qu'il avait tort puisque les deux garçons à l'aide d'Erica n'ont pas eu à faire beaucoup d'efforts pour mettre à l'aise le jeune homme, finalement ils ont l'air sympas. C'est sur ces pensées que Stiles se mit à parler avec tous les membres de cette tablée, parlant de Comics avec Isaac et Erica et symbolique avec Boyd, et c'est d'ailleurs avec ce sujet que tout naturellement Stiles posa la question qui le turlupinait depuis qu'il avait vu le tatouage d'Erica.

-Je me demandais Erica, ton tatouage c'était une close pour être embauchée ?

-Mon triskèle ? Erica laissa échapper un petit rire, non mais c'est vrai que c'est grâce à Derek que j'ai découvert ce symbole. Tu sais ce qu'il signifie ?

-J'ai fait quelques recherches, chaque spirale représente un élément, chacune reliée entre elle, il avait dit cela en traçant le symbole de ses doigts. Les interprétations de ces éléments par contre sont diverses, la mère, le père, l'enfant, ou bien le passé le présent et le futur, ou Alpha Bêta Oméga comme le nom de la boutique, bien que la profondeur de ce cycle m'échappe, ou bien encore les trois mondes.

Face aux trois regards interrogateurs il s'expliqua.

-Le monde des vivants, celui des morts, et celui des esprits. Enfin ce n'est qu'une interprétation parmi tant d'autres. Bref, il te l'a fait connaître, mais ça signifie quoi pour toi ?

-Et pour toi Stiles ça signifie quoi ? Lui répondit-elle.

-C'est pas sympa de répondre à une question par une autre question mais tant pis.

Stiles s'interrogea beaucoup après cela, quelle pouvait être la signification pour Derek, et celle pour Erica, était-ce la même ? Pourquoi appeler sa boutique ainsi ? Résultat d'une passion pour le fonctionnement des loups sauvages ? Résultat d'une soirée arrosée avec sa confrérie à la fac ? Les deux semblaient peu probables pour donner le nom à sa boutique. Mais Erica avait décidé que ce n'était pas aujourd'hui qu'il divaguerait et elle le sortit vite de ses questions « existentielles ».

-Tu sais Batman, Derek me demande souvent de tes nouvelles, tu devrais passer un de ces quatre à la boutique.

-Aujourd'hui tu as face à toi Captain Rogers.

Il mima un salut militaire quand Erica et ses amis squatteurs se levèrent de table pour quitter le self bondé après un dernier geste de la main dans sa direction. Ce n'est que quand ils étaient déjà loin que Stiles réalisa ce qu'elle venait de dire, Derek, alias le tatoueur à la Sexitude d'un mannequin Calvin Klein avait demandé de ses nouvelles, lui : Stiles Stilinski. Il en resta pantois la bouche grande ouverte sur son trou à curly quand il réagit enfin.

-Réunion de Crise Scottie !

Le silence qui s'abattit sur la cantine lui prouva qu'il avait peu être parlé trop fort, et pour dissiper la gêne naissante, il se tourna vers sa droite. Pensant se retourner vers son ami, quand son regard se fixa enfin sur la chaise vide, il se rendit compte de son erreur. Il n'y aura pas de réunion de crise, il n'y en aura plus jamais. Dérouté, une douleur sourde s'insinua sous sa peau, se frayant un chemin vers son cœur comme le serpent vicieux qu'elle était. Cette douleur ne prévenait pas elle venait, elle prenait, elle empêchait de respirer, cette douleur Stiles la connaissait, dans un élan de lucidité il abandonna ses affaires pour trouver un endroit désert non loin. Une fois arrivé dans une salle vide à côté du réfectoire, il tenta de se concentrer sur sa respiration.

Oubliez la douleur, ne la laissez pas vous submerger, mais cela ne marche pas, sa respiration se coupe, il panique, il a l'impression de se noyer, où est sa mère pour l'aider ? Ça empire il en est sûr il se noie, il se noie dans sa propre douleur. Il veut ouvrir la bouche, mais il n'y arrive pas, cela semble impossible comme un réflexe, qui l'en empêchera jusqu'au dernier moment. La douleur est partout, des points dansent devant ses yeux, il va être englouti par sa propre douleur, il le sait.

Mais pourtant quand il pense sombrer quelque chose le retient, un contact, il refait surface, l'air lui revient, et là il comprend. Quelqu'un l'embrasse, des lèvres sont pressées sur les siennes, ce n'est pas aussi agréable qu'il l'aurait imaginé, c'est surprenant par contre. Les lèvres s'éloignent et il garde les yeux fermés quelques secondes. Une main se pose sur son épaule, il veut remercier mais aucun son ne sort, la main s'éloigne, et c'est seulement à ce moment là qu'il décide d'ouvrir les yeux.

Il ne s'était même pas rendu compte qu'il était tombé, il était à genoux et devant lui, se tenaient Erica, Isaac et Boyd. Il cligna plusieurs fois des yeux comme pour être sûr. Ils le fixaient tous les trois avec de grands yeux. J'ai dû leur foutre une peur bleue, pensa Stiles en regardant leur tête de six pieds de longs. Mais il n'arrivait pas a savoir qui l'avait sauvé en l'embrassant, ils avaient tous l'air gêné, quoi que Boyd avait l'air un peu plus énervé que les deux autres.

-Merci. Sa voix était cassée à peine audible, mais ils semblaient tous l'avoir compris puisque comme un seul homme ils hochèrent la tête.

-C'est normal, Boyd avait prit la parole, mais si tu pense à embrasser une nouvelle fois ma copine ou que tu effleure simplement l'idée, tu auras affaire à moi.

-Oh tu sais Catwoman c'est pas mon truc, sans offense, ajouta-t-il en regardant Erica, mais je préfère être le Batman de Robin, ou le Capitaine de Tony...

La réponse de Stiles eu le dont de détendre l'atmosphère, et Isaac posa une main sur son épaule, pour l'aider à se lever.

-Tu te sens d'attaque pour les cours ?

Stiles s'interrogeait sur ce qu'avaient compris les trois autres sur la crise qu'il venait de faire en pleine journée, lui qui les réservait habituellement pour quand il était seul chez lui. Mais il était heureux de constater qu'aucun d'entre eux ne posait de questions sur ce qui venait de se passer. Retournant au présent il acquiesça silencieusement à la question d'Isaac et il récupéra ses affaires qu'il lui tendait.

-Merci, souffla Stiles.

Le jeune homme s'attendrissait vraiment sous le regard de st Bernard d'Isaac, en plus il lui avait récupéré ses affaires abandonnées au self, la vision lui donnait réellement un air de chien de sauvetage, et cela le touchait plus qu'il ne l'aurait supposé. Et c'est fatigué mais agréablement surpris des discrètes attentions de ses trois compagnons de fortune, qu'il finit la journée pour finalement rentrer chez lui et s'effondrer mollement dans son lit. Oubliant toutes les activités qu'il avait prévues pour cet après midi, profitant simplement du moelleux de son matelas.


À plusieurs kilomètres de là en centre ville Erica était en route pour son boulot à la boutique de tatouage, en arrivant elle salua chaleureusement Derek qui lui répondit par un borborygme incompréhensible de sa place derrière le rideau, où s'élevait le bruit du pistolet de tatouage.

Cela faisait un an qu'ils se connaissaient et qu'ils travaillaient ensemble, mais ils étaient lié par quelque chose de plus important que ce que l'on pourrait imaginer. Derek l'avait sauvée, elle savait qu'elle lui devait beaucoup, mais elle ne lui était pas simplement redevable, elle n'avait pas juste une dette envers lui, non il était comme un grand frère pour elle. Et malgré son caractère grognon et peu avenant, il cachait un grand nombre de qualités.

Erica était persuadée qu'il suffirait simplement de trouver la bonne personne pour révéler enfin les bons côtés de cet homme des cavernes, en réalité elle s'en était donné la mission, surtout depuis la fin tragique de sa dernière aventure.

Éloignant ses pensées, derrière son comptoir sans clients à renseigner, Erica se plongea dans un magazine de mode pour attendre l'arrivée de clients potentiels avant la fermeture.

De l'autre côté du rideau, au fond de la boutique Derek était penché sur le corps d'une jeune femme. Non il ne jouait pas le rôle d'un tueur maniaque à la hache, il était simplement penché sur elle pour tatouer sa peau. Depuis qu'il avait commencé à tatouer son aine, sa peau pâle qui le narguait, lui rappelant une autre peau pâle qu'il avait tatoué y a déjà plusieurs mois.

Rien n'y faisait il ne parvenait pas à l'oublier, cette peau douce pâle parsemée de grains de beauté, cette peau fraîche qu'il aurait tant voulu réchauffer, ce n'était pas normal. Quand il était rentré dans sa boutique il n'avait vu qu'un jeune perdu à la recherche de ce qui ferait sortir ses parents de leurs gonds et pourtant quand il avait commencé à parler, Derek avait bien dû s'avouer qu'il s'était lourdement trompé sur son compte. Ce n'était pas un jeune en mal d'attention de ses parents, mais un jeune blessé trop tôt par la vie, une âme perdue qui tentait seulement de cicatriser, comme lui l'a fait par le passé.

Et Derek voulait l'aider à guérir. Pourquoi ressentait-il ce besoin ? Il aurait voulu ne jamais le ressentir, il ne voulait pas que Stiles plonge dans sa vie qu'il jugeait mauvaise pour lui. De toute façon ça finit toujours mal avec moi. Secouant la tête il se concentra sur les traces de pattes griffues qu'il devait tatouer sur cette cliente venue de loin pour le voir lui, pour les services que lui seul proposait. Une fois fini il appliqua la crème sur les deux traces de pattes de loup qu'il avait passé plusieurs heures à tatouer, dû à leur taille et appliqua un bandage.

-Vous pouvez allez voir Erica pour le règlement, et vous reviendrez quand ce sera cicatrisé, on s'occupera de la dernière étape.

La jeune femme acquiesça et rejoignit la pièce où était Erica pour le règlement pendant que Derek restait là pour ranger et nettoyer son matériel. Alors qu'il pensait pouvoir rester seul quelques minutes Erica et Isaac qui était sorti d'il ne savait où passèrent leur tête par le rideau

-Salut ! Lança Isaac.

-On s'est vus ce matin Isaac, répondit l'artiste d'un ton désabusé.

-Et alors ? Je peux bien te dire salut et venir te voir à ton boulot, maintenant c'est officiel tu es mon tuteur légal. Il accompagna sa parole d'un geste triomphant de la main où était une enveloppe.

Erica qui n'avait rien dit jusque là prit la parole.

-Hey ça, ça se fête !

Derek avait rencontré Isaac quelques mois avant la jeune blonde, à l'époque il était sous le joug d'un père tyrannique, et Derek l'épaulait, l'aidant autant qu'il en était capable. Le protégeant comme si il était de sa famille, c'est pour cela que quand le père d'Isaac était décédé, Derek qui était de sept ans son aîné avait décidé de le prendre sous son aile et de devenir son tuteur légal. Ils habitaient maintenant tous les deux dans un loft aménagé dans un immeuble en périphérie du centre ville.

-Erica tu oublies tes idées de fête on a du boulot ce soir, Isaac on aura besoin de toi d'ailleurs.

Les deux adolescents soufflèrent, voyant leurs plans tomber à l'eau. Mais Derek les prit par surprise chassant leur déception, en leur posant une question.

-Alors comment s'est passée votre journée ?

Oui, cette simple question, quand il s'agissait de la voir sortir de la bouche de Derek, était capable de détourner une lamproie de son but, ou un ado de sa déception. Isaac lui ne semblait pas surpris de l'intérêt que portait Derek sur sa journée, après tout il était son tuteur, mais apparemment Erica n'y était pas préparée puisqu'elle fit le poisson quelques secondes avant de se reprendre. Elle n'avait pas écouté ce que Isaac avait dit sur les cours, ce ne devait pas être très intéressant de toute façon. Elle préféra aborder un sujet qui lui tenait a cœur, se préparant à analyser chaque réaction de Derek elle lâcha sa bombe.

-Stiles a fait une crise de panique à midi. C'était sacrément effrayant.

Comme elle s'y était attendu Derek réagit immédiatement à la mention du prénom de Stiles. Il s'était redressé sur son tabouret et s'était tourné vers elle, un regard inquisiteur sur le visage qui exigeait des détails. Il voulait savoir ce qui était arrivé à celui qui occupait ses pensées depuis qu'il l'avait croisé. Ne se faisant pas prier Isaac qui avait suivit l'échange avec étonnement expliqua tout ce qu'il s'était passé, quand il eut fini Derek avait sur le visage un air songeur.

Il ne savait pas comment il pourrait aider le jeune homme qui l'avait touché, pourquoi je voudrais l'aider ? Mais il était inutile de se mentir il voulait sincèrement l'aider à faire le deuil de son ami plus qu'avec le tatouage qu'il lui avait fait, il voulait l'aider à surmonter ça, mais il ne pouvait pas, après tout il ne l'avait vu que deux fois, et il s'était fait payer pour cela...

-Vous devriez passer plus de temps avec lui. Derek avait marmonné ses paroles, il ne savait pas trop si il voulait qu'ils l'entendent ou pas, il s'en remettait au mains des dieux, et apparemment ils voulaient qu'ils l'entendent.

-C'est une suggestion, ou un ordre ? Demanda Erica d'une voix taquine.

-Mrph... Fût la seule réponse qu'elle eut avant que le tatoueur s'enfonce dans son mutisme.

Ce fut alors le signal pour que Isaac et Erica le laissent seul, et ils sortirent du salon de tatouage pour aller comploter des plans machiavéliques. Plans dans lesquels Derek revoyait Stiles, car Erica en était persuadée si il y avait quelqu'un qui pourrait aider Stiles à aller mieux c'était Derek, et si il y avait quelqu'un qui pouvait aider Derek à être moins grognon c'était Stiles.

-Ainsi nous faisons d'une pierre deux coups, dit la jeune fille à Isaac qui acquiesça avec un sourire conspirateur.


La nuit s'était épaissie et la lune était déjà bien haute sur Beacon Hill. Et alors que des cris d'animaux nocturnes raisonnaient dans la forêt le jeune Stiles Stilinski dormait sur son lit, encore entièrement vêtu de ses habits de la journée. Allongé de tout son long sur le ventre on aurait pu croire qu'avec la crise faite dans la journée il avait été trop fatigante pour rêver mais sa nuit ne semblait pas reposante. Il s'agitait sur son lit, se battant avec les draps sur lesquels il s'était couché, en plein milieu de l'après-midi. Dans un ultime combat avec son oreiller il tomba sur le sol, il avait perdu. Réveillé par le choc, il tenta tout de suite de se rappeler ce qu'il faisait là, mais tout ce qui lui revenait en mémoire c'était son rêve. Enfin lui revenait, ce n'est pas comme si il y avait beaucoup d'image à se souvenir. Son rêve consistait simplement à essayer de se souvenir du visage de sa mère, mais à chaque fois que du noir, il savait la couleur de ses yeux de ses cheveux, mais il ne parvenait pas à assembler le tout.

Affolé à cette idée morbide d'oublier le visage de sa mère il se redressa en vitesse pour rejoindre son bureau et ouvrit le premier tiroir pour sortir la photographie qu'il y gardait de sa mère et lui. Sur la photo il devait avoir tout juste cinq ans, sa mère n'était pas marquée par la maladie, elle était belle et souriante. Ses longs cheveux châtains tombaient en cascade légèrement ondulée sur ses épaules, son regard ambre dont il avait hérité était vissé sur lui qui était sur ses genoux, toute son attitude laissait deviner son admiration pour son fils. Elle était belle et il ne l'oublierait pas il ne voulait pas.

Il se laissa glisser le long de son bureau pour s'asseoir à même le sol, fixant de longues minutes la photo. Puis ne voulant pas oublier les moments passés avec elle il ferma les yeux se remémora tout ces petits instants.

Il se souvenait quand il était petit et qu'il se faisait mal quelque part, sa mère venait le voir et lui demandait si il avait besoin d'un bisou magique, jusqu'à l'âge de quatre ans il répondait toujours oui, et elle s'exécutait, faisant partir le mal de sa magie. Et Stiles retournait jouer sous son regard attentif après qu'elle lui ait dit « Fais attention Genim. » Ce qu'il ne faisait pas, mais elle veillait sur lui, il se pensait invincible sous sa protection.

À l'anniversaire de ses cinq ans par contre, quand il était tombé en jouant avec Scott il lui avait simplement répondu « Mais maman je suis trop grand maintenant » et elle lui avait ébouriffé les cheveux en disant à son petit soldat de faire attention dans ce cas. Et il était reparti jouer.

Le soir venu après qu'il soit tombé à de maintes reprises sur le sol durant toute la journée, elle lui racontait souvent des histoires, toutes plus épiques les une que les autres, sa préférée était le Hobbit. Elle lui racontait toutes les aventures que ce petit homme avait vécu, elle lui décrivait les elfes et les nains comme si c'était elle qui avait vécu cette aventure, et le petit Genim s'endormait toujours avec l'image des merveilles de la comté ou de la montagne solitaire qu'elle lui avait décrit avec passion.

Et puis un jour elle était tombée malade, au début elle était restée à la maison, mais ça avait empiré et elle avait dû aller à l'hôpital. Stiles avait sept ans à l'époque, il était affreusement triste de voir sa maman ainsi, se sentant même coupable parfois, mais il n'en laissait jamais rien paraître devant elle. Affichant son plus beau sourire pour éclairer sa journée, comme elle lui disait.

Un soir son père avait dû les laisser seuls tous les deux, Melissa McCall la mère de son meilleur ami, et l'infirmière de sa mère laissait le petit garçon dormir avec sa mère, sachant que les horaires du Shérif n'étaient pas évidentes.

Mais cette nuit là dans les bras de sa mère il s'était réveillé en sursaut, sans raison apparente, mais terriblement inquiet. Il regarda sa mère dans les yeux cherchant à savoir ce qu'il se passait. Elle avait des larmes au bord des yeux et elle semblait perdue, à cause de sa maladie il lui arrivait parfois de ne plus savoir ou elle était Stiles le savait, mais il paniqua quand elle parut le regarder sans le voir. Et alors qu'il allait lui dire qu'il était là elle avait pris la parole.

-Tout vas bien. Je t'attendrai.

Stiles n'avait pas su si ces paroles lui était réellement adressées mais il ne le sut jamais, car ce furent ses derniers mots avant que le bip monotone et macabre résonne dans la petite chambre. Quand les infirmières de garde arrivèrent elle ne parvinrent pas à éloigner le jeune Stiles. Elle durent appeler Madame McCall qui était chez elle pour les aider à décrochez le petit garçon du corps sans vie de sa mère.

Bien que douloureux Stiles ne voulait pas oublier ce moment, il lui rappelait que tout irait bien puisque où qu'elle soit, elle les attendait lui et son père. Ne pas oublier, ne pas oublier était le maître mot il ne fallait rien oublier. Mais son cerveau partait si loin si souvent il avait peur d'ensevelir ses précieux souvenirs, ses précieuses paroles, sous les élucubrations de son cerveaux hyperactif. Il ne voulait pas, il ne devait pas oublier.

Stiles toujours sur la moquette de sa chambre ouvrit les yeux. Il passa une main sur le tatouage caché par le tee-shirt qu'il portait. Ne pas oublier. C'était ça, il avait au final bien aimé aller chez ce tatoueur pour marquer sa peau de ce onze, pourquoi n'y retournerait-il pas ? La peur des aiguilles ne le retenait plus réellement. Il était majeur, et il avait assez d'argent de côté pour se permettre une nouvelle folie.

C'est sur ces pensées que le jeune homme se prépara pour dormir au chaud sous ses couvertures, et il s'endormit en pensant que grâce a cela il aurait une raison d'aller voir le tatoueur à qui il pensait bien trop souvent pour que cela paraisse normal.

Le lendemain matin Stiles mangea pour dix se jurant de ne plus jamais sauter de repas comme il avait fait la veille. Son père lui n'était pas là, sans doute dormait-il après avoir passé la nuit au commissariat, il décida donc de lui laisser un mots qui lui expliquait ses projets. Un concis : « Je vais voir Erica à son boulot. XO » trônait maintenant au centre de la table de la cuisine.

Prenant sa Jeep il rejoignit la boutique réalisant qu'il n'avait pas beaucoup réfléchi à ce qu'il voulait demander, en réalité il n'avait aucune idée de ce qu'il voulait se faire tatouer. Tant pis il prétexterait vouloir simplement parler avec Erica, il y réfléchira en suivant. Arrivant enfin devant la boutique il se gara, et sortit en vitesse pour ne pas se mouiller sous le crachin de ce mois d'octobre qui avait commencé à tomber.

La tête penchée pour éviter vainement d'échapper à la pluie, il ne vit pas que son arrivée était suivi avec attention depuis l'intérieur de la boutique.

Derek était assis à la place d'Erica quand il avait vu une Jeep bleue se garer devant sa boutique, sans y prêter trop attention, cependant quand il reconnut la personne aux cheveux roses qui était sortie de l'habitacle de la voiture, il tourna toute son attention sur le jeune homme.

Il portait un sweat rouge, mais ses cheveux roses dépassaient largement de la capuche qu'il avait mise pour éviter la pluie. Le jeune homme avait couru tête baissée jusqu'à la porte de la boutique et entra en trombe. Une fois à l'intérieur il s'ébroua de la pluie comme l'aurait fait un chien, faisant tomber la capuche dans le mouvement. Derek avait l'impression de vivre cela au ralenti. Des gouttes d'eau tombaient négligemment de ses cheveux pour voler autour de lui, rendant la vision des plus attrayantes pour Derek. Il ne fut sorti de ses songes qu'à l'entente de la voix du jeune homme.

-Salut !

Derek regarda plus attentivement encore le visage de son vis-à-vis, il semblait fatigué, des cernes en attestant, mais son ton enjoué le rassura, en réalité le tatoueur s'inquiétait plus pour lui même : Depuis quand est -ce que je me soucies de comment vont des inconnus ? Derek faisait sans aucun doute preuve de mauvaise foi, car un inconnu dont on rêve presque toutes les nuits, ce n'est plus tellement un inconnu. Mais Derek était ce qu'il était, et il préférait se mentir à lui même.

-Bienvenue à Alpha Bêta Oméga Tattoos, annonça finalement Derek d'une voix professionnelle.

Stiles ne réagit pas immédiatement encore surpris de ne pas avoir à faire à Erica comme il l'avait espéré. Peut être n'avait-il pas espéré assez fort, peu être même qu'en fait il était content qu'elle ne soit pas là. Après tout il pouvait de ce fait profiter de la vue qu'offrait le Sweat gris sans manches que portait le tatoueur, il n'allait pas se plaindre.

-Je sais pas si tu te souviens de moi, j'étais venu cet été pour un tatouage, à vrai dire je suis pas venu pour une séance de massage, ajouta Stiles en rigolant.

-C'est faux.

Derek n'avait pas parlé très fort et Stiles n'était pas réellement sûr d'avoir entendu, mais il avait tout de suite arrêté de rire.

-Heu je te demande pardon ?

Derek leva les yeux au ciel avant de fixer son regard dans l'ambre face à lui.

-C'est faux, expliqua Derek, tu sais que je me souviens de toi.

Stiles passa une main sur sa nuque, il était gêné, évidement qu'il savait que l'homme face à lui se souvenait de lui. Erica lui avait dit qu'il avait demandé de ses nouvelles, mais il n'était peut être pas censé le savoir. Et puis d'où pouvait-il savoir si il mentait ? Il n'était pas un foutu détecteur de mensonges.

-Tu est un genre de Mister Fizzles* ?

Derek resta dubitatif devant les paroles du jeune homme il comprenait parfaitement la référence de Stiles mais il se demandait comment il s'était retrouvé à lui poser cette question en particulier plutôt qu'une autre. Rentrant dans son jeu il lui offrit un sourire narquois et lui répondit, sûr que je jeune pensait qu'il ne comprendrai pas sa référence.

-Je pense que je correspondrais plus au Docteur Cal Lightman* qu'à une vieille chaussette en réalité.

Stiles eut un immense et sincère sourire comme il n'en avait pas eu depuis longtemps. Alors ainsi l'homme avait une culture geek des plus intéressantes. Il se jura de tester le tatoueur à l'avenir, pour voir jusqu'au s'étendait le savoir de celui-ci. Aucune chance qu'il soit aussi calé que moi. Mais seul l'avenir leur dira.

-Alors ? Qu'est ce que je peux faire pour toi ?

-Je pensais en discuter avec Erica, par ce que pour tout dire je ne sais pas trop.

-Elle commence plus tard, mais tu sais je suis tatoueur, je pense pouvoir t'aider.

Derek était drôlement amusé de la gêne naissante du plus jeune, même si rien sur son visage ne pouvait le prouver. Le plus âgé pouvait si il le désirer ne montrer aucune émotion, cela en était relativement effrayant ou gênant pour ses interlocuteurs, comme Stiles en ce moment même. Le jeune se demandait même comment demander conseil à quelqu'un d'aussi peu avenant, il ne devait pas avoir beaucoup de clients, il en était sûr.

-J'ai pas vraiment réfléchi avant de venir en fait. Je pensais demander à Erica son avis.

Stiles accompagna ses paroles d'une moue, il ne voulait pas vexer l'autre homme, après tout il avait été d'une écoute plus qu'agréable la première fois. Derek parut réfléchir avant de prendre la parole.

-C'est simple, pourquoi es-tu venu jusque là, pourquoi as tu eu envie de venir ?

Par ce que j'avais envie de voir cet homme attentif et sexy que j'avais vu la première fois. Stiles se gifla mentalement de ses pensées, ce n'est pas le moment de divaguer. Mais Derek le fixait avec une intensité telle que Stiles se sentait de plus en plus mal à l'aise, il détourna donc le regard pour se concentrer sur la raison de sa venue.

-J'ai eu peur d'oublier.

Derek le fixa ses sourcils légèrement froncés, attendant qu'il continue son explication, ce qui ne tarda pas a venir, le jeune homme encra enfin son regard dans celui de Derek et s'expliqua.

-Je suis hyperactif et je pense toujours à un million de choses et j'ai peur à force d'oublier ma mère. Elle m'attendra elle me l'a promis, mais si je l'oublie je la rejoindrais jamais, je veux juste, je veux qu'elle m'accompagne. Pour... Je sais !

-Tu sais ? Interrogea le tatoueur ému, bien qu'il ne l'avouerait jamais, par les mots de Stiles.

Stiles bien qu'il raconte des choses qui le touchaient profondément avait le visage qui s'était illuminé et s'expliqua à Derek qui l'interrogeait toujours à coups de sourcils.

-Je sais ce que je veux comme tatouage pardi !

Derek étant comme toujours un homme de peu de mots attendit encore une fois qu'il s'explique, pourquoi demander de toute façon il dit tout ce qu'il pense, même ce qu'il voudrait garder pour lui au plus grand dam de Stiles. Le jeune homme s'assit donc sur la chaise qu'il avait prit lors de sa première visite et se mis a réfléchir à toute vitesse, sa réflexion se reflétant dans son regard.

-Je pense que je vais me faire tatouer une phrase, avec l'écriture de Bilbon Saquet, tu vois ?

Mais il n'attendit pas de réponse avant de continuer à parler.

-La phrase c'est, Stiles marqua une pause et ferma les yeux, « Tout va bien, je t'attendrai. » oui c'est ça, c'est ça...

Derek remarqua que Stiles face à lui était troublé rien que par ce qu'il venait de dire alors, bien qu'il aurait voulu en savoir plus sur le pourquoi du comment il ne posa pas de question sur le sujet, ce contentant de hocher la tête.

-Je n'ai pas de rendez-vous avant cet après midi.

Stiles leva un regard surpris vers lui.

-Vraiment on peut faire ça maintenant ?!

Face au ton enjoué Derek lui sourit, pourquoi est-ce que je souris ? Levant les yeux au ciel plus pour lui même que pour la réaction de Stiles il lui répondit.

-Bien sûr, les textes son toujours un travail plus rapide qu'un dessin complexe. Il faut juste que tu te décides pour l'emplacement, je le fais sur papier et tu me dis si c'est ok.

Derek se leva de derrière le comptoir et en fit le tour, se dirigea à l'arrière de la boutique et fit signe à Stiles de le suivre. Puis sans un mot il s'installa sur son tabouret qu'il fit rouler jusqu'à un bureau où il y avait du matériel de dessin et commença à plancher sur ce qu'il devait faire.

Pendant ce temps Stiles s'était installé sur la chaise de tatouage, il s'interrogeait sur toutes les positions qu'elle pouvait prendre. Et si il n'avait pas eu peur de casser le matériel comme ça lui était arrivé dans ce magasin de meubles avec Scott, il aurait volontiers joué avec toutes les manettes de la chaise pour voir toutes les orientations possibles de celle-ci.

Chassant ces pensées futiles il tourna son regard vers le dos du tatoueur, et ainsi tourna son subconscient vers d'autre pensées futiles. L'homme avait réellement un dos monstrueusement musclé. C'est naturellement donc que Stiles se demanda quel serait l'effet si il y passait ses mains. En réalité plus il le fixait plus il se demander quel effet cela ferait de passer ses mains sur chaque partie de son corps ou pour y passer ma langue lui souffla sa conscience. STOP !

Stiles fit machine arrière dans ses cogitations, comment en était-il arrivé là ? Détournant vivement la tête et sentit ses joues rougir sans qu'il ne puisse rien arrêter. Il tenta en vain de retrouver une couleur normale avant que le tatoueur, qui s'affairait toujours sur son bureau, ne se retourne. Mais les parques n'étaient pas avec lui, car il n'avait pas repris le contrôle de ses rougissements intempestifs que l'homme se retournait pour le regarder droit dans les yeux. C'était drôlement déconcertant et... Il renifle quoi là ? Stiles tourna la tête pour discrètement renifler son odeur, non il ne puait pas la transpiration, il se retourna vers Derek le regard un peu perdu, mais au moins cet étrange moment avait permis de chasser les rougeurs de ses joues, et peut-être même son excitation naissante.

Derek secoua la tête comme pour chasser ses réflexions et finalement tendit le bout de papier à Stiles, qui le prit, et le fixa quelques instants. C'était magnifique, l'écriture était la même que dans son souvenir* une magnifique écriture calligraphiée arrondie et à la fois anguleuse avec des triples points sur les « i » et dans les « o » l'arrondi des longues lettres était magnifiquement fait. En réalité rien qu'en regardant le bout de papier les yeux de Stiles s'embuèrent.

-C'est parfait, la voix de Stiles était clairement émue.

Le tatoueur eut un sourire tendre qui naissait sur ses lèvres en voyant sa réaction, depuis quand souriait-il tendrement il ne le savait pas. Mais il était sûr d'une chose quand un autre de ses clients était heureux du résultat il n'était pas aussi heureux. Pourquoi le serait-il pour si peu d'ailleurs, ce n'est qu'un texte et il ne sait même le pourquoi du comment, bien qu'il ait facilement eu sa petite idée.

-Où tu veux ton tatouage ? Demanda-il sans ambages.

Stiles se mit à réfléchir en regardant la phrase qu'il tenait dans une main alors que l'autre était posée sur son épaule droite où était le onze de Scott, le but du tatouage était de ne pas oublier, il voulait pouvoir le voir à tout moment, glissant son regard de sa main à son bras il sut. Et il expliqua au tatoueur qu'il voulait qu'il soit à l'intérieur de son bras gauche, de façon à ce qu'il puisse toujours le lire.

Derek acquiesça simplement et plaça l'accoudoir du fauteuil, puis indiqua à Stiles de poser son bras tout en lui disant les prix et le temps que prendrait le tatouage demandait. Puis dans un silence qu'aucun des deux ne rompit le tatoueur entreprit de nettoyer son matériel sous le regard cette fois attentif de Stiles. Quand enfin il fut prêt c'est avec un simple regard et un hochement de tête que Derek se mit à percer la peau fine qui hantait ses pensées.

Ils n'échangèrent pas un mot durant toute la création du tatouage. Et contrairement à son premier passage sous l'aiguille Stiles regarda chaque fait et geste du tatoueur, il avait les sourcils concentrés et les lèvres pincées, son regard vissé sa peau. Il avait vraiment un visage agréable à regarder mais il préféra ne pas tourner ses pensées vers le physique de l'autre pour éviter un nouveau moment gênant comme plus tôt.

Stiles avait l'impression de vivre un rituel à chaque lettre qui apparaissait, à chaque fois, il avait l'impression de voir le visage de sa mère qui le regardait. Il ne l'oublierait pas, tout ira bien. Elle avait raison Stiles le savait, même si elle n'était pas à ses côtés, tout irait bien. Je t'attendrai, sa mère sera toujours là, elle l'attendrait, et il ne l'oublierait pas, il le savait. Quand le tatouage fut enfin fini par le dernier point, une larme unique coula sur la joue du jeune homme, et comme si il l'avait senti, Derek leva les yeux vers lui.

-Une poussière, je sais, Derek avait dit cela sans aucune moquerie, compréhensif.

Stiles sourit à ses paroles, il devait vraiment avoir une bonne mémoire ou il se souvenait réellement bien de leur première rencontre. Mais il trouvait cela étrangement agréable que Derek cite ses propre mots. Puis comme si le feu vert avait été donné et qu'enfin tout le monde pouvait parler, Stiles lui posa la question qui le turlupinait depuis qu'il avait vu le tatouage à l'intérieur du poignet de l'autre homme. Il ne pensait pas dire de bêtise en pensant que c'était les ouïes d'un instrument à cordes.

-Tu es musicien ? Demande-t-il donc, guitariste ?

Stiles avait un bon esprit de déduction et pensait réellement ne pas s'être trompé mais il se mit à douter quand pour toute réponse il n'eut d'abord qu'un froncement de sourcils. Il devait avouer que ces derniers était très communicatif, mais il ne comprenait pas ce signe d'incompréhension.

Derek ne comprit pas tout de suite où voulait en venir Stiles, puis alors qu'il appliquait en même temps la crème sur la peau à vif, son attention fut attiré par le tatouage qu'il arborait à son poignet, des ouïes de violoncelle, il comprenaient enfin pourquoi le jeune avait posé cette question. Il fronça encore plus les sourcils, mais l'incompréhension les avait quittés, là il se demandait pourquoi il caressait l'idée de lui expliquer, il ne l'avait jamais fait. Jamais il n'avait dit pourquoi il avait ce tatouage pas même à Isaac dont il était très proche. Puis repensant à tout ce que le jeune lui avait dit lors de sa première visite et aujourd'hui, il secoua la tête, pourquoi ne pas lui raconter après tout.

Il se concentra sur la peau sous la pulpe de ses doigts, profitant éhontément de ce toucher alors qu'il plaçait la compresse sur le tatouage. Et se concentrant toujours sur cela il prit la parole, encore étonné de le faire.

-Le seul instrument que j'ai touché dans ma vie, c'est un triangle, pour obtenir le nom de la fille dont j'étais amoureux, celle à l'origine de ce tatouage.

Derek marqua une pause et Stiles se vit triste de savoir qu'il y avait quelqu'un qui avait déjà accaparé le cœur de cet homme. Mais Stiles secoua la tête il n'avait pas le droit d'être jaloux d'autant plus que ce n'était pas un sourcil amoureux qu'arborait Derek mais bel et bien triste, il le fixa encore espérant avoir la suite de l'histoire. Ce qui arriva.

-Elle jouait du violoncelle, elle était mon premier amour, et elle est morte dans mes bras.

Derek avait dit ces derniers mots vite comme si on arrachait un pansement. Stiles ne savait pas pourquoi il lui avait raconté son histoire, mais il était véritablement touché qu'il l'ait fait. La jalousie était repartie aussi vite qu'elle était venue. Puis sentant la main qui se serrait sur son poignet alors qu'il avait fini depuis longtemps Stiles posa sa propre main dessus et la serra comme pour montrer son soutien silencieux. Il ne connaissait pas la peine de l'autre, il savait qu'aucun mot pourrait l'aider, il resta donc juste ainsi.

Derek qui avait gardé les yeux baissés pendant son histoire releva les yeux vers son auditeur en sentant sa main sur la sienne. Il se perdit dans l'ambre qu'était ce regard, il avait l'impression de pouvoir lire à travers eux tout le soutien qu'il ne pouvait pas faire passer par sa main fraîche.

Au même instant à quelques pas à peine, de l'autre côté du rideau, une jeune femme aux cheveux blonds qui tombait en cascade sur ses épaules tenta de se faire le plus discrète possible, comme si elle avait peur de rompre un moment que rien n'aurait dû briser. Une fois la porte refermée le plus délicatement possible elle s'éloigna à grands pas de la boutique tout en prenant son téléphone. Elle tapa frénétiquement sur son clavier avant d'envoyer son message de façon groupé aux deux personnes qui lui étaient le plus proche.

« Tu ne devinera JAMAIS ce que je viens de surprendre. »


*Mister Fizzles : Chaussette parlante qui devine quand les enfants mentent, appartenant à Garth dans la série Supernatural.

*Docteur Cal Lightman : Personnage principal de la Série Lie to me, série où le Dr Cal Lightman est un scientifique spécialisé dans la détection du mensonge.

*L'écriture de Bilbon Saquet, je sais qu'on ne la voit que dans les films mais oublions ce fait et imaginons que le titre du livre soit écrit avec la même police d'écriture, ainsi c'est de là que viennent les souvenirs de cette écriture pour Stiles. Pour celles et ceux qui la voudraient sur leur pc vous pouvez la trouver sur Dafont point com, elle s'appelle Hobbiton.