…ET SE RETROUVER…
Bonsoir à vous, chères lectrices... Oui, j'ai tardé, je vous ai un peu oubliées, PARDOOON ! Mais je vais me rattraper avec un nouveau chapitre, qui, je l'espère, rattrapera mon impardonnable cafouillage !
N'oubliez pas votre indulgence... Je me suis permis de petits écarts, je l'avoue... !
- Nami : merci pour ton comm... le "preum's" à ta grande fierté... ! Pour Jennifer, à la saison 3, elle paraissait très "passive", ce n'est qu'après que son personnage a pris "du poil de la bête"... c'ets pour cela que je l'ai décrite ainsi, légère, superficielle, peu combative... Et puis ça m'arrangeait bien !
- Canardsac : merci... bon, tu m'en voudras avec cette histoire, j'en suis certaine (et d'autres aussi... je vais me faire assassiner!) mais tant pis, elle a été inventée à un autre moment... Même s'il me reste à la finir, la base est ainsi, et je ne changerai pas ce que j'avais imaginé... Tu verras ;) En attendant, voilà la suite !
- Chou05 : merkyyyy ! Lol, je ne sais pas s'il envoie du lourd mais... voilà de quoi continuer l'histoire... En espérant que ça reste cohérent !
- Alexandra : merci ma belle... Oui, une nouvelle et vieille fic à la fois... Je suis ravie que cela te plaise...
Merci encore à vous quatre pour vos commentaires... Voici donc le deuxième chapitre...
A très vite, avec, j'espère, le plaisir pour moi de vous lire...
A la semaine prochaine, pour le 3ème... !
Bizzz
K.
- Jennifer ?! … Non, écoute, ce n'est pas ce que tu crois… ! Lâcha Renoir tout en s'écartant d'un pas.
La jeune femme se tenait face à elle, quelques marches plus bas. Son visage était défait et ses yeux paraissaient briller de larmes contenues lorsqu'elle répondit :
- Il n'y a pas de souci, Candice… Je me suis toujours doutée qu'entre Antoine et moi, ça n'irait pas très loin… mais… je l'aimais, moi…
- Et c'est réciproque, Jennifer, s'exclama la blonde. Il t'aime !
- Non, répliqua son interlocutrice d'une voix triste et résignée. On est bien ensemble, c'est tout… Tu tiens à moi, je crois… j'espère… reprit-elle en s'adressant cette fois au capitaine… Mais tu ne m'aimes pas…
Antoine ne pipa mot et les épaules de Jennifer s'affaissèrent.
- Voilà… C'est ce que je disais… Et puis… Jamais, en six mois, il ne m'a prise dans ses bras comme toi… Jamais il n'a versé une larme devant moi…
- Tu te trompes, Jennifer, insista Candice tout en s'interrogeant fugacement sur les propos énigmatiques de la secrétaire.
- Je… Je dois partir, conclut cette dernière en faisant volte-face. Je reviendrai prendre mes affaires, Antoine… au revoir.
Elle tourna brièvement la tête en prononçant ces ultimes mots, laissant deviner le sillon humide d'une arme sur sa joue. La commandant était comme tétanisée. Dépassée par cette scène surréaliste de… rupture… Elle ne savait même plus comment réagir ni, surtout, ce qu'elle était censée éprouver. Le dos de Jen' disparut dans l'escalier qu'elle avait gravi quelques instants plus tôt. Son second n'avait pas bougé et restait debout, à côté d'elle. Avisant son profil inexpressif, elle agrippa le cuir de son blouson et le secoua sans délicatesse :
- Antoine ! Vas-y ! Retiens là…
- …
- Antoine ! C'est maintenant ! Allez, si tu tiens à elle, vas-y ! Tout de suite !
Mais il ne réagissait toujours pas. Devant cela, Candice se décida à agir et posa la main droite sur la joue du jeune homme, savourant le contact de sa courte barbe, puis l'obligea à lui faire face. Ce ne fut qu'à ce moment-là qu'elle remarqua la larme, juste sous l'œil gauche d'Antoine.
- Tu vois que tu tiens à elle, murmura-t-elle, troublée… Alors vas-y ! Cours, rattrape-la…
- Non.
- Si, tu peux encore, Antoine… Tu…
- Non, assena le capitaine en la regardant droit dans les yeux.
- Non ? Non, tu ne veux pas la rattraper ? Tu ne tiens pas à elle… ?
- Non…
Il avait fait cette dernière réponse dans un souffle, comme un aveu terrible… Candice était désemparée… Tenant entre ses mains le visage du jeune homme, plongeant dans son regard profond, elle cherchait des réponses. Pourquoi diable ne cherchait-il pas à rejoindre sa compagne ?! Se pouvait-il qu'il n'en soit pas amoureux ? Ou pas autant qu'elle l'imaginait ?
Antoine aussi se sentait perdu dans ce tumulte d'émotions et d'événements. Il était aux prises avec un paradoxe, entre deux femmes. L'une avait été présente à ses côté ces derniers mois, partait et il ne tentait pas de la retenir… Quant à la seconde… Alors qu'il avait lui-même choisi de prendre ses distances, il était incapable de la laisser s'éloigner… La situation était kafkaïenne et pourtant, intimement, il avait la conviction d'être là où il le devait. A sa place… Face à lui, Candice, perplexe, le dévisageait… Puis soudain les yeux bleus semblèrent s'éclaircir et Antoine eut presque l'impression de voir les rouages de son cerveau se mettre en marche…
La jeune femme se souvint brutalement d'une des phrases prononcées par Jennifer. Elle avait parlé de « larme ». Candice avait alors imaginé que son second était tout particulièrement touché par cette rupture… Mais en se remémorant la conversation, elle avait compris que, non, c'était impossible. Leur séparation était survenue plusieurs minutes plus tard. Une seule conclusion s'imposait : c'était ses mots à elle qui l'avaient ému. Elle prit soudain conscience de cette main d'homme qui n'avait pas quitté son dos. Et de ce commentaire sur l'étreinte qu'elle avait surprise. Le cœur de Candice manqua un battement. Troublée, refusant de s'appesantir sur ce que tout cela pouvait signifier, la commandant se concentra sur la situation.
Antoine, devant elle.
Cette larme, sur sa joue.
La lettre de démission, qu'il fallait à tout prix annuler. Dès ce soir…
Avec douceur, elle essuya du pouce le sillon humide, comme Antoine l'avait fait pour elle, dans le passé. Lorsque, deux ans plus tôt, elle s'était effondrée dans ses bras, après que ce constructeur de bateaux avait été tué par les hommes de la B.R.I..
Sous ses doigts, il ferma les yeux. Candice ne put retenir un sourire empreint de tendresse puis passa à nouveau le pouce sur sa peau, comme pour effacer jusqu'au souvenir de cette larme. Suite à cela, elle reprit la parole, lui faisant rouvrir les yeux :
- Tu fais ce que tu veux, Antoine, mais moi, je ne te laisse pas partir, trancha-t-elle d'une voix ferme mais douce. On va annuler ta lettre de démission. Attia n'a pas encore quitté le bureau, normalement. On y va tout de suite.
Sans même attendre sa réponse puisque, de toute manière, elle ne lui laissait pas le choix, elle ramassa son sac resté au sol. Ses clés de voiture avaient encre dû se fourrer dans un endroit improbable et elle ne parvenait pas à leur mettre la main dessus, ce qui l'agaçait prodigieusement. Elle n'avait vraiment pas le temps ! Le capitaine l'observa un instant avant d'oser interrompre ses recherches infructueuses :
- Ca ne sert à rien, à cette heure…
- Antoine Dumas, je t'ai dit que je ne te laissais pas partir. Tu n'as même pas le choix. On va aller tous les deux trouver Attia, point !
Visiblement, la blonde était déterminée…
- OK, souffla-t-il pour l'apaiser.
Candice cessa de fouiller son sac et, interloquée par cette trop facile reddition, dévisagea son collègue.
- OK, répéta-t-il.
- Ok ?
Perplexe, elle constat qu'il lui souriait. Une ou deux secondes plus tard, elle réalisait que son second acceptait de se rendre au commissariat pour annuler cette démission. Soulagée, elle s'approcha d'un pas et glissa les doigts sur sa nuque afin de l'attirer contre elle. Enfin, elle retrouvait sa douceur, sa chaleur, la tendresse de son étreinte… et jouait inconsciemment avec quelques fins cheveux. Antoine l'enlaça, protecteur, plongeant son visage au creux du cou de sa collègue, s'enivrant de son odeur, de son parfum… Candice réprima un frisson en sentant ce souffle d'homme contre sa peau elle ferma les yeux, se mordant les lèvres, puis l'embrassa sur la tempe avant de s'écarter. Elle avait une clé de voiture à retrouver… ainsi que sa sérénité. Ces derniers instants l'avaient étonnamment troublée… Sûrement les nerfs qui retombent, après l'angoisse de perdre un ami précieux et un second si compétent…
- Candice… Reprit Antoine. Ce n'est pas possible avec la circulation, à cette heure… c'est la sortie des écoles, du…
- Meeeeeeerde ! Les jumeaux ! Réalisa soudain la blonde.
- Att…
- Chut ! Lui intima-t-elle.
La commandant dégaina son téléphone, heureusement plus coopératif que les clés, et composa rapidement un numéro. Dumas s'écarta d'un pas…
- Toi, tu ne bouges pas ! Ordonna-t-elle en lui lançant un regard noir.
- Ecoute-m…
- Non ! Oui Laurent ! Non, c'est pas à toi que je disais non…
- Candice ! L'interpella le capitaine. Deux minutes, je reviens. Je te le promets… Ajouta-t-il en la devinant sur le point de protester.
Sa collègue paraissait indécise. Elle le regardait avec hésitation, sourcils froncés, se mordillant la lèvre… Une furieuse et improbable envie de l'embrasser le saisit… Il frissonna, inspira profondément et lui adressa un sourire avant de partir vers son appartement, écoutant malgré lui la conversation téléphonique.
- OK… Oui, Laurent, j'ai une urgence, tu peux aller chercher les jumeaux à l'école…
Antoine laissa la porte entr'ouverte derrière lui, sachant instinctivement que sa supérieure le suivait des yeux et serait ainsi rassurée. Il se dirigea sans hésitation vers le placard, y attrapant un second casque de moto. Celui qui servait habituellement à Jennifer…
- Je suis con, bordel… Qu'est-ce que je fous, marmonna-t-il. Faut vraiment que j'arrête, là… Ma démission, sur un coup de tête, et maintenant… je veux récupérer mon poste… Jennifer part et… j'étais prêt à l'embrasser. Elle. Je suis cinglé… totalement…
Il resta un instant sur le seuil de son logement, écoutant distraitement la discussion qui se tenait quelques marches plus bas… Le contenu ne l'importait guère, non, il ne s'intéressait qu'à la voix de Candice, ses plus infimes inflexions qui trahissaient ses sentiments, ses émotions, tandis qu'elle organisait la récupération de ses enfants… Il finit par la rejoindre, après avoir verrouillé la porte. Candice le vit, esquissa un sourire rassuré puis s'empressa de clore sa discussion :
- Bon, écoute Laurent je n'ai pas le temps. Pour une fois que je te le demande, tu peux gérer. On n'en serait pas là si tu n'avais pas fait des heures supplémentaires avec ta patronne, alors… assume ! Si Delphine s'entend si bien avec les jumeaux, elle n'a qu'à passer les chercher, ils seront ravis de profiter de la piscine ! J'appelle l'école immédiatement. Emma a les clés de la maison s'il y a besoin de quelque chose… Merci !
Elle raccrocha et secoua la tête, lasse…
- Merde, qu'est-ce qu'ils ont tous, ce soir ?!
Un brin agacée, elle composa un nouveau numéro et prévint l'école avant de remettre le portable rose dans son sac, trouvant miraculeusement ses clés de voiture en même temps. Elle attrapa Antoine sans délicatesse, puis, le trainant par la manche, dévala les escaliers. Le capitaine ne l'interrompit qu'une fois arrêtés devant la voiture de sa collègue.
- Candice…
- Quoi, encore ?! Protesta-t-elle.
- … ca va ?
- Hum. On peut y aller, là ?
- Non. Réponds-moi. Tu es sure que ça va ?
- Oui, oui…Fit-elle distraitement. Laurent va se débrouiller avec les enfants. Sa Miss Perfection va voir ce que c'est que récupérer les jumeaux un vendredi soir… Satisfait ? On peut y aller ?
- Oui, mais pas avec ta voiture…
- Bon, écoute Antoine, ça suffit ! S'emporta-t-elle. On va y aller, et maintenant ! Et s'il le faut je te traînerais par la peau des fesses, est-ce que c'est compris ?!
- Très bien, mais… Je crois que ton sens de l'observation s'est légèrement émoussé, Candice…
- … Quoi ?!
- On n'arrivera jamais au commissariat à temps, avec ta voiture. A cause de la circulation. Les bouchons… les sorties d'écoles… tu te souviens… ?
- …
- C'est pour ça que j'ai amené ça, déclara-t-il en lui montrant les deux casques
- Quoi ?! Répéta la commandant, les yeux écarquillés de surprise.
Plongée dans ses pensées, elle n'avait absolument pas regardé ce qu'il avait apporté… Et elle le regrettait bien.
Antoine resta silencieux quelques instants avant de reprendre la parole.
- … Tu n'es jamais montée sur une moto ?
- …
- Candice, je te parle !
- … non…
- Toi qui aime les belles voitures, tu verras que les sensations peuvent être aussi grisantes et jouissives, niveau vitesse, sourit-il.
- …
- Mais là… Là, on roule en agglo, avec de la circulation, donc doucement… Pas d'inquiétude, pour ton baptême, se rattrapa-t-il maladroitement.
Le jeune homme lui tendit son casque et enfila le sien… puis s'empressa de le retirer, constatant que Candice restait figée, l'équipement entre les mains.
- Attends… Je vais t'aider…
Il la débarrassa du casque afin de le poser sur la selle puis glissa ses doigts dans les boucles blondes de sa collègue qui baissa la tête, confuse… Il retira délicatement sa pince, libérant ainsi les mèches qui lui cascadèrent sur les épaules, puis ôta son serre-tête. Lorsque Candice croisa son regard, elle remarqua son sourire doux et rassurant. De son côté, Antoine se demandait comment il avait pu rester en colère contre elle… Impossible de se l'expliquer ou, simplement, de se souvenir… Chaque fois qu'il rencontrait ces grands yeux bleu outremer, il fondait littéralement…
- Je vais te mettre le casque, puis monter sur la moto. Tu t'installeras derrière moi, tranquillement. Et après je démarre… Ok ?
- Ok…
- Ne t'inquiète pas… Souffla Dumas.
Il n'eut que le temps de deviner un sourire aussi crispé que fugace, alors qu'il glissait le casque sur son visage. Il enfourcha ensuite sa moto et lui tendit la main, l'invitant à s'approcher. Mais Candice hésitait, se sachant où prendre appui. Lui saisissant poignet gauche, il la guida vers son propre bras. Puis, se tournant, il vint chercher derrière son dos l'autre main de sa collègue et l'amena sur le cuir de son épaule droite.
- Voila, c'est mieux comme ça… A toi d'enjamber la moto… Après, je t'aiderai à t'installer confortablement…
Du coin de l'œil, il distingua une chaussure à talon apparaitre et, sur un coup de tête, posa la paume à même le jeans, sur la cuisse de sa collègue. Il en mourrait d'envie… Une discrète contraction l'accueillit, à peine une fraction de seconde, puis elle le laissa la diriger.
- Rapproche-toi… Lui conseilla le capitaine, positionnant ses deux mains sur les cuisses de sa collègue, et l'attirant plus près encore.
Candice se laissait faire, conciliante. Antoine croisa ses bras autour de son torse, fermement, juste avant de lui donner ses ultimes consignes :
- Tiens-toi bien à moi, Candice… N'aies pas peur de serrer. Et suis mes mouvements…
- Ok, répondit une voix étouffée par le casque.
A son tour, il enfila l'équipement et la commandant sentit le moteur vibrer sous elle dans un mélange d'appréhension et d'excitation. Lorsque l'engin démarra, elle ferma les yeux et se laissa porter…
- Ca va ? Lui demanda son second, quelques minutes plus tard, alors qu'ils étaient arrêtés à un feu.
Candice hocha la tête, silencieuse. Elle voulait encore profiter de ce calme bruyant, de a vibration de a route et puis la sensation de sécurité, ainsi blottie contre son second. Lorsqu'il redémarra, elle prit conscience d'être pressée contre le corps d'un homme, de l'enlacer étroitement, ses cuisses crispées contre lui… Ils pouvaient difficilement être plus proches, physiquement parlant… C'était troublant… Elle chassa ces pensées perturbantes, se concentrant uniquement sur la rencontre avec la commissaire Attia… Pourvu qu'elle ne soit pas partie, priait-elle silencieusement.
...
Au pied du commissariat, Antoine aida sa comparse à descendre la moto, plaçant à nouveau ses mains sur ses cuisses, pour la guider… Du moins, c'est ainsi qu'il justifiait son geste, pour se donner bonne conscience… A peine avait-il récupéré le casque que, déjà, la blonde se précipitait vers les escaliers de l'hôtel de police.
Il la suivit jusqu'au bureau de leur supérieure qui, visiblement, s'apprêtait à partir. La chef de groupe demanda à voir la lettre de démission. Elle prit le temps de la lire, jetant un coup d'œil assassin à son capitaine, puis la plaça d'autorité dans le broyeur de papier.
- Renoir ! S'exclama Yasmine Attia.
- Je refuse la démission du capitaine Dumas.
- Mais vous ne pouvez pas faire ça, Renoir !
- Si… La preuve. De toute façon, Antoine ne vous a rien adressé par voie postale… ?! Pas de démission sous pli recommandé ?
- Dumas… ?
Attia le regardait, lasse attendant de connaitre sa décision avant de décider si elle devait ou non mettre à pied le commandant Renoir.
- Laissez, murmura-t-il en haussant les épaules… De toute manière elle ne changera pas d'avis. Elle a peut-être raison après tout…
- Bien… Renoir, Dumas, dehors… ! Je vais peut-être enfin rentrer chez moi.
…
Dans le hall, Candice s'immobilisa.
- Il faut que j'appelle Aline… Elle n'a rien dû comprendre…
Puis, se retournant vers son second, comme si elle se souvenait soudain de sa présence, elle reprit :
- J'ai tout laissé tomber, quand elle m'a prévenue… Pour les résultats ! Et je suis directement allée chez toi.
- …
- Je devais assister au concours de danse de Tom… C'est dommage, j'aurais bien aimé voir ça… Je suis partie si vite que je ne lui ai pas dit au rev… oups…
La bonde porta la main à la bouche, ses yeux écarquillés… Muette… Puis elle baissa la tête, dissimulant son visage derrière un rideau de cheveux, tandis que ses épaules semblaient secouées de spasmes. Dumas l'attira vers lui, se demandant la raison de ces larmes… décidément, elle restait nébuleuse… !
- Candice… Candice ! Qu'est-ce qu'il se passe ?
Inquiet, il glissa les doigts le long de la ligne de sa mâchoire, savourant la douceur de sa peau, puis relava son visage avec douceur… Stupéfait, il constata qu'elle riait… Ses prunelles outremer humides de cette soudaine hilarité.
- Candice ! Je… j'ai cru que tu pleurais… Qu'est-ce…
- Canovas…
- Quoi ?
Décidément, cette femme était un mystère et il ne parvenait pas à comprendre où elle voulait en venir…
- J'étais avec David, pour assister au concours de Tom… Expliqua son interlocutrice. Je suis partie en catastrophe… Je l'ai planté là, sans explication… Il va me tuer… !
Son fou-rire inextinguible la reprit. Incapable de se soutenir, Candice appuya son front sur l'épaule de son partenaire. Devant le regard interloqué de la commissaire, qui arrivait à son tour dans le hall, Antoine eut un geste fataliste… Rien ne pouvait changer le commandant Candice Renoir…
