Salut à mes rares lectrices :/ . Je suis un peu déçue du départ de cette fiction, mais j'ai vu que certaines d'entre vous étaient intéressées, alors je ne la laisse pas là. Tout d'abord, je souhaite m'excuser pour le temps entre mes posts, mais j'ai franchement pas le temps en ce moment. Et j'essaye de garder toujours environ un chapitre d'avance, ce qui n'est pas une chose facile quand on me connait lol.

Merci à celles qui ont répondus à mes questions sur le chapitre précédent, c'est très gentil. Alors pour les différent point de vue, tout le monde n'est pas d'accord, je vais voir à m'essayer au point de vue d'Edward, mais quoi qu'il en soit, il n'y en aura pas d'autre que celui de Bella avant le chapitre 4.

Pour les lemons, on verra bien, pour le moment il est loin d'en être question, même dans ce que j'ai écris du chapitre 3.

Je vous laisse, j'espère que ce chapitre vous plaira, n'hésitez pas à me donner votre avis, toutes les critiques sont bonnes à lire, bonnes ou mauvaises.

Enjoy,


« Non mais quelle idiote j'étais ! »

Edward, car c'est comme ça que s'appelait l'inconnu, était très poli et saluait avec des manières de gentleman, et la seule chose que j'étais capable était de rougir et de détourner la tête ! Non mais jusqu'où irai-je dans la stupidité ? Là je me dépassais.

Fort heureusement, ma cousine Rosalie arriva et interrompit ma séance d'autoflagélation intérieure. A peine eut elle franchi la porte qu'elle me dévisagea, la bouche ouverte et accourut me serrer dans ses bras tandis qu'elle sautillait sur place, poussant de petits cris de souris excitée. Etant déjà rouge comme une tomate, je m'écartai de Rose et lui faisait un petit signe gêné.

-Oh mon Dieu ! Qui a réussi cet exploit ? Je ne t'ai jamais vu aussi sexy. S'égosilla-t-elle.

« Si personne n'intervient maintenant, je vais mourir de honte ! »

Je sentais une chaleur intense me brûler les joues, je ne savais plus où me mettre. Pour mon plus grand bonheur, Emmett s'éclaircit la gorge pour rappeler sa présence. Je ne l'avais pas oublié… Les gloussements de mon frère et Alice étaient assez peu discrets eux aussi, et ce garçon…Edward, m'électrisai.

Rosalie arrêta instantanément de sauter, et se tourna vers les autres personnes présentes dans le salon. Lorsque son regard se posa sur Emmett, ma magnifique et chatoyante blonde de cousine s'immobilisa. Les yeux lui sortaient des orbites. Un peu plus et j'aurai appelé la fourrière pour signaler un cas de rage, mais aucun filet de bave ne sortit de la bouche de Rose, j'abandonnai donc la fourrière.

Jasper jugea bon d'intervenir.

- Bon ! On les mange ces pizzas ? Proposa-t-il.

Je sautai sur l'occasion, ne voulant pas que la conversation en revienne à moi. Chacun prit place sur les différents canapé et fauteuils du salon. J'étais coincée entre Emmett et Rosalie, qui auraient visiblement aimé être plus proches. Jasper proposa de boire quelque chose, ce que tout le monde accueilli par l'affirmative. Emmett alla l'aider, pendant qu'une atmosphère tendue s'installait au salon. Alice et Rose ne semblaient pas s'en apercevoir, et c'est ce qui me fit réaliser que ma gêne provenait du fait que la place laissée libre par Emmett me rapprochait de son cousin.

Il semblait tout aussi mal à l'aise et ne cessait de se tortiller sur place. Les filles étaient en pleine planification de notre départ, et j'étais trop dérangée par la présence d'Edward pour prêter attention à leur conversation.

Emmett et Jasper revinrent avec des verres et des bouteilles. Distribuant les premiers et posant les autres sur la table basse. Emmett revint s'asseoir, mais, comme je l'avais imaginé, son ancienne place ne lui convenait plus. Il me fit me pousser peu discrètement en essayant de m'écraser. Vive la famille, Rose et Jasper étaient ceux qui avaient le plus ri en voyant les fesses d'Emmett passer devant mon visage avant d'amorcer leur descente vers mes genoux.

Je m'écartai vivement et me retrouvai à moitié affalée sur Edward… Oups. Et d'un truc gênant supplémentaire ce soir. J'allais pouvoir commencer une liste, à mon avis je n'étais pas là de la finir, me connaissant... Je me redressai vivement, ne souhaitant pas prolonger l'expérience de mon buste sur ses genoux. Lui était figé, les mains en l'air, comme pour signaler qu'il n'y était pour rien. Le pauvre…

-Désolée. C'est de la faute à ton balourd de cousin. Maintenant il a plus qu'à ploter ma cousine et ce sera le pompon.

Je tentai un léger sourire et je fus surprise d'entendre un petit rire, amusé, mais gêné quand même, me répondre. Qu'es-ce qui pouvait le gêner ? Ca n'était pas comme s'il n'avait jamais une fille de toute évidence. Il était bien trop beau pour ne pas s'y connaître. J'étais sûr qu'il devait avoir un succès fou. Rien que ça voix aurait fait tomber des dizaines de groupies.

J'étais assise droite comme un piquet, les yeux fixés sur le verre que j'avais entre les mains, le triturant nerveusement. Les autres parlaient de la soirée, ils semblaient tous plus que ravis, mais cela me paraissait sans importance à présent. Je n'arrivai plus à former une pensée cohérente.

Rosalie et Alice paraissaient passablement excitées, Jasper et Emmett les couvaient du regard, et je n'osai pas regarder Edward. J'évitai tout contact avec lui, me serrant contre mon autre voisin.

Edward attira mon attention alors qu'il était accroupi entre le canapé et la table basse. Je rougissais en me rendant compte que, trop accaparée par mes pensées je ne l'avais même pas remarqué bouger.

- Tu veux quelque chose ? Proposa-t-il gentiment.

Je réalisai soudainement que je n'avais ni bu ni manger quoi que ce soit alors qu'il ne restait plus grand-chose. J'acquiesçai et il me tendit une part de pizza posée sur une serviette. Il attrapa ensuite mon verre et le remplit d'eau –c'était la seule boisson qu'il restait encore. Je marmonnai un vague merci avant de rougir plus férocement. Mon ventre était complètement noué et je ne pensais pas que la pizza passerait.

Edward se rassit avec précaution à côté de moi, prenant soin de ne pas me toucher. Ca ne me dérangeait pas vraiment, j'étais toujours extrêmement gênée de notre proximité. Mais apparemment, j'étais la seule à être gênée dans la pièce…

Rose caressait la cuisse d'Emmett de façon éhonté, et lui, la dévorait du regard. Alice était un vrai moulin à parole, et Jasper buvait ses paroles, comme le grand nigaud qu'il était. Et moi, pour cacher ma gêne, je regardai par la fenêtre.

Le jour commençait à tomber, et le ciel s'assombrissait lentement. Le crépuscule approchait. C'était un moment très particulier dans la journée, et Bella l'appréciait énormément. Elle se sentait apaisée, la journée touchait à sa fin pour qu'une autre prenne sa place et amène son lot d'ennuis ou de joies.

Mes pensées s'évadaient parmi les arbres, se faufilant jusqu'à leurs sommet pour que je m'imagine un paysage rendu sublime par la luminosité du soleil. J'étais complètement absorbée dans ma contemplation. Ces rares instants de calmes me faisaient du bien, et il m'était rare d'en profiter comme là.

Pourtant ce soir n'était pas aussi calme que ce dont j'en avais l'habitude… Les phares d'une voiture qui passait dans la rue me sortirent de ma trans et me ramenèrent brusquement sur terre. Je m'en serrai bien passé d'ailleurs…

Une voiture que je connaissais un peu trop pour l'apprécier venait de passer au ralenti devant chez nous, et mon rythme cardiaque accéléra aussitôt. Je tressaillis et jetai un coup d'œil inquiet vers Jasper. Il ne sembla pas remarquer ma réaction, et j'essayai de me reprendre avant qu'il ne voit quoi que ce soit. Je me relevais subitement du canapé, jetai ma pizza froide dans le carton et emmené les boites vides des pizzas dans la cuisine. Au moins, je serai seule…

Je me dépêchai d'y arriver et de me débarrasser des cartons. Aussitôt fait, je m'appuyai lourdement contre le comptoir. Il n'allait pas encore me gâcher cette journée ? Et pourtant, j'étais sûre qu'il le ferait. C'était là mon lot quotidien depuis deux années, endurer ses mesquineries…

Je fus interrompu par quelqu'un qui entra dans la pièce. Relevant les yeux, je reconnus Edward. Pas vraiment celui que j'aurai voulu voir en cet instant… Il déposa des verres sur la tables et s'appuya sur le comptoir près de moi, sans toutefois me toucher, ni me frôler. Je faisais tout mon possible pour ignorer sa présence, mais il ne me facilita pas la tâche.

- Que se passe-t-il Bella ? Pourquoi t'es-tu enfuie du salon ?

- Ca te regarde peut-être ?! Dis-je un peu trop sèchement. Désolée…

Je n'avais rien à rajouter, il ne connaissait pas ma situation, ni sa famille d'ailleurs, et je n'avais pas l'intention de raconter tous les malheurs de Bella ce soir. C'était mon anniversaire après tout, mes 18 ans. Je devais en profiter. De plus, c'était ce que Jasper souhaitait, et ce que je souhaitais moi, c'est qu'il soit heureux.

Edward aux yeux époustouflants n'ajouta rien. Se contentant de me fixer, je sentais son regard insistant sur moi. Mais s'il pensait que j'allais lui déballer toute ma vie, il pouvait se foutre le doigt dans l'œil, jusqu'au coude ! Je n'avais pas besoin d'un psy, juste de détente et de repos…

Je me redressais subitement, et fonçai vers le salon, Edward sur mes talons. Ca n'était pas désagréable de savoir qu'il me suivait partout, mais je refoulai cette pensée. Dans la pièce de vie, les couples potentiels s'étaient encore rapprochés. Apparemment Rosalie ne quittait plus les genoux d'Emmett, et Jasper tenait la main d'Alice alors que celle-ci rougissait.

« Génial… Et maintenant, on tient la chandelle en boîte. Merci la famille. »

Je réprimais un grognement. Un peu plus et Emmett et Rose se lècheraient les amygdales. Voir cela me donnait envie de vomir, surtout que, les connaissant, il faudrait un pied de biche pour les séparer…

- On campe ici ou quoi ?

J'attirai instantanément tous les regards sur moi. Certaines me regardaient comme si je les dérangeais, tandis que mon frère et la voisine fronçaient les sourcils. En résumé, j'embêtais tout le monde.

Alice fut la plus rapide à réagir complètement. Elle se leva d'un bond, entrainant Jasper par la main, et se mit à sautiller sur place. J'étais heureuse que mon jumeau n'en fasse pas autant. Le voir dans cet état m'aurait fait pitié. Diriger par ses hormones le pauvre petit, ou bien sa… N'y pensons pas. On a déjà vu assez d'horreur pendant la guerre ! Et je ne tiens pas à imaginer la, le…truc de mon jumeau.

- Jasper et Emmett vous venez avec moi. Annonça Alice.

A l'évocation du prénom d'Emmett, ma cousine releva très brusquement la tête. Je m'étonnai qu'elle ne se soit pas fait un beau torticolis au passage. Mais j'étais quasiment certaine d'avoir entendu un petit craquement.

- Je viens avec vous. S'écria-t-elle.

Je m'approchai lentement d'elle, un air sournois sur le visage. Une fois devant elle, je posai doucement mes mains sur ses épaules. Comme l'aurait fait une mère pour apprendre quelque chose à son enfant. Tout le monde me regardait.

- Rosie chérie, tu ne t'es pas fait mal au moins ?

Edward éclata littéralement de rire, se tenant au chambranle de la porte, alors que les autres me regardaient sans comprendre.

« Pas trop mal, il ira loin ce garçon… »

Je souriais.

- Tu aurais pu te blesser en bougeant aussi vite. Et j'espère que tu ne vas pas rester sans voix. Ca serait dommage que tu n'en ais plus parce que tu as… je fis une pose, prenant l'air de chercher mes mots, gueulé comme une pommée alors qu'on était tous dans la même pièce.

Je me reculai juste à temps pour éviter le coussin qu'elle me lançait au visage.

- Game over, retente ta chance. Rigolai-je.

Tout le monde était mort de rire, alors que Rosalie se mit à rougir légèrement. Chose qu'elle ne faisait jamais et qui me fit bien rire. Ahh…ça lui donnait un minuscule aperçu de ce qu'était ma vie… Bon peut-être pas toute ma vie, mais pas un jour ne passait sans que je sois embarrassée.

Peu à peu, notre jolie petite bande se calma et passa à autre chose. Sauf Rosalie. Je ne pensai pas qu'elle répliquerait aussi vite cependant…

Nous étions tous aller chercher nos manteaux dans l'entrée. J'avais été affublée d'un châle en soie (Nan mais sérieusement, qui mettait encore ça pour aller dans un club ? Mamie Swan ? Et encore ! Même elle aurait refusé…) quand Rosalie m'attira par le bras, un sourire carnassier sur les lèvres.

« Oh, oh… Pas bon… »

- Comment oses-tu sortir comme ça ?

Là, personne ne comprend. Les yeux passent d'elle à moi, et je rame autant que tous les autres pour comprendre. Elle m'avait déstabilisée, et elle le savait, alors, elle en profitait.

- On n'a même pas immortalisé le tout. Dit-elle en me désignant des pieds à la tête d'un gracieux mouvement de la main.

« Un trou ! Il me faut un trou ! Ahhh non ! J'peux pas me baisser sans qu'on voie sous cette satanée robe !... Au secours ! »

Solution de rechange : j'attrapai le garçon le plus proche, qui se trouvait être Edward, et me planquait derrière lui.

Bien évidemment, personne ne me laisserai tranquille après le lâchage de cette bombe… Je me retrouvai donc à m'accrocher à Edward alors qu'Emmett me tirai par le bras. Je ne lâchai prise que lorsque Jasper utilisa l'arme ultime : les chatouilles.

Je me retrouvai alors avec un bras de mon traître de frère autour de la taille, essayant d'échapper à Emmett qui trouvait drôle de vouloir me faire des bisous de chiens… Vous savez ? Le truc répugnant où on vous lèche la joue… Beurk.

Résultat ? Eh bien, une Bella au summum de son sex-appeal, recroquevillé contre son frère, une grimace horrible et qui ne regarde même pas l'objectif. Alors que Jasper ressemble à…un demi-dieu en fait… Cette photo serait à accrocher sur mon mur de la honte. Ah mais j'oubliai que le mur était déjà blindé depuis bien longtemps…

Ce joyeux moment se termina rapidement, pour mon plus grand soulagement.

Alice ne tenait plus en place, et nous pressait à sortir. Une fois que Jasper eut fermé la maison, il nous rejoignit au pied du perron. Emmett, Jasper, Alice et Rose montèrent dans la voiture des Brandon. Edward m'entraina par le bras vers la sienne.

Son contact était comme une douce brûlure dont seule la chaleur était perceptible, laissant de côté la douleur. C'était étrange, vraiment étrange… Il m'ouvrit la portière, et j'en restai bouche-bée. Mais d'où venait-il ? Il attendit que je m'installe pour refermer, et alla rapidement prendre place derrière le volant, puis nous démarrâmes.

Edward ne connaissant pas très bien le coin, Emmett lui ouvrit la route. Nous roulâmes en silence.

A hauteur du panneau de sortie de Forks, je soupirai. J'avais un pressentiment étrange.

« C'est parti… »


Me revoilà encore... Je sais je peux paraitre embêtante, mais s'il vous plait, n'oubliez pas les review... C'est le seul moyen que j'ai pour savoir si ma fiction vous a plu ou pas, et pourquoi.

Bisous, et à je ne sais pas vraiment quand. *Se cache derrière son écran.*