Disclaimer : Tout à JKR. Moi je suis juste une voleuse de passage, je lui pique ses personnages sans scrupules, pour votre plus grand plaisir (ou pas) ;)
Avertissement : HPDM - Relation homosexuelle. Si vous n'aimez pas, fuyez. Je me demande d'ailleurs ce que vous foutez au chapitre 2.
Résumé : Quand Harry endosse le rôle de Potter la terreur, et que Malefoy joue les cowboys sous le nom de Draco Le Malfrat, on se demande où se cachent les fous. Mais qui a dit qu'il n'y avait pas de place pour les sentiments dans le monde impitoyable du Far West ?
Note de l'auteur : Re ! Merci à Mel, Archimede, Clair Obscure et Kay the setter of universe pour leurs reviews ! C'est très encourageant et ça me fait très plaisir ! Bon, sinon, je n'ai vraiment rien à raconter ce soir, ou alors on s'en fout comme de ma première chaussette. Je me contenterai de vous souhaiter une bonne lecture ! J'espère que vous aimerez ! Besos :)
Chapitre 2 : Draco Le Malfrat, ou l'art et la manière de perturber un Malefoy
- Pansy... sussura une voix menaçante. Pansy, je suis sérieux. Arrête ça immédiatement !
Assis sur un grand et magnifique fauteuil en cuir, Draco Malefoy avait croisé nonchalemment ses jambes et posé ses mains sur les accoudoirs. Le corps du jeune homme était tout en finesse, et l'on aurait presque pu le croire délicat et fragile si ce n'était la puissance de son regard. Un masque de glace camouflait ses émotions. Un témoin extérieur aurait été impressionné par une telle maîtrise. Ceux qui le connaissaient bien, et ils étaient rares, auraient deviné que cet apparent détachement dissimulait une tension terrible, et que sous le masque inaltérable, Draco Malefoy cherchait à cet instant à réprimer l'anxiété qui le gagnait. C'est pourquoi Pansy essaya de prendre un ton doux et rassurant, sachant parfaitement que si un autre qu'elle ou Blaise avait osé lui parler ainsi, il serait mort dans la seconde. Mais Pansy étant Pansy, elle ne réussit qu'à inquiéter un peu plus son ami.
- Oh, mon Draco ! Mais que j'arrête quoi ?
- Pour commencer, tu vas arrêter de me parler avec cette voix dégoulinante de mièvrerie, je n'ai pas trois ans d'âge mental. Ensuite, tu vas cesser de vouloir me faire croire que je m'appelle Draco Le Malfrat, que je dirige une bande de fous qui se prennent pour des Moldus décérébrés et qui, à mon grand désespoir, sont tous des Serpentard, et enfin, tu vas me faire le plaisir de mettre fin à cette mascarade grotesque !
Draco termina sa tirade avec une pointe d'hystérie. Pas vexée pour deux sous, Pansy se contenta de sourire gentiment, ou bêtement suivant le point de vue, à la manière d'un adulte confronté à un enfant capricieux mais adorable. Cela acheva d'énerver Draco.
- Pansy...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il fut interrompu par un Blaise très échevelé.
- Draco Le Malfrat ! s'écria-t-il sans noter le soupir exaspéré du blond. Sheriff McGonagall est en train de faire une descente chez les Griffes d'Or, et nous sommes les prochains !
Draco eut une réaction démesurée et extrêmement étonnée : il haussa un sourcil. Sheriff McGonagall ? Si même la vieille chouette s'y mettait... Le jeune homme croisa lentement les mains, s'invectivant au calme. Il était probablement très mal vu d'assassiner ses meilleurs amis. Il y avait sans aucun doute une autre solution, mais nettement plus frustrante.
- Blaise... En quoi cette information est-elle susceptible de m'intéresser ?
- Eh bien, la banque a été braquée, et...
- Et quoi ? le coupa-t-il. Est-ce que nous avons braqué cette banque ?
- Euh... non.
- Alors arrête de t'agiter comme ça, tu me donnes mal au crâne. Asseyez-vous et taisez-vous. Il faut que je réfléchisse.
Ses futurs ex-meilleurs amis s'assirent sans un mot sur un canapé de velours. Quand Draco Malefoy était dans cet état, il était plus prudent d'obéir. Ce dernier ferma les yeux, repensant à ce début de journée plutôt cauchemardesque. Il s'était réveillé dans un lit immense, aux draps de soie. Jusque là, rien d'autre que de très normal. C'est après que tout avait dégénéré. Déjà, sa chambre avait été métamorphosée durant la nuit. Il s'en serait arraché les cheveux de rage. Mais le pire restait à venir. Quand il avait voulu chercher sa baguette pour lancer un maléfice pas vraiment légal sur le responsable de cette mauvaise blague, impossible de la trouver. Il avait alors ouvert son placard pour s'habiller avant de sortir pulvériser quiconque oserait exister. Il sentit l'énervement l'envahir à ce souvenir : il n'y avait que des habits de Moldus dans cette armoire. Il avait enfilé le caleçon noir parce que bien qu'il soit particulièrement fier de ses attributs, il n'avait pas voulu se trimballer devant tout le monde complétement à poil, et s'était rué au-dehors pour rester pétrifié devant le spectacle qui s'offrait à lui.
La salle commune des Serpentard était devenue une gigantesque salle de jeux, où se côtoyaient des tables de billard, des jeux de dés et de cartes, ainsi que de drôles de machines qui ne cessaient de faire "cling cling". Pansy avait dit qu'ils étaient dans un casino. Mais que l'endroit ait été transformé en haut lieu du divertissement Moldu, passe encore. Qu'il n'ait rien d'autre à se mettre que des fringues puants de Moldus, passe encore. Mais que ses amis, ses fidèles Serpentard narquois et arrogants, se déguisent et se comportent comme des Moldus ? Comme des Moldus du Far West en plus ? Quelle horreur. Hérésie. Infamie !
Et pourtant. Draco connaissait l'existence des cow-boys. Bien sûr, il ne l'avouerait jamais, il aurait préféré s'arracher la langue lui-même, mais il s'intéressait à l'histoire Moldue. Il avait reconnu les chapeaux de cuir caractéristiques et les bottes dignes des plus grands westerns. Et il avait manqué de s'étouffer en entendant les autres s'appeller par des surnoms ridicules et tellement... Moldus.
Pansy, Dogue des Sables. Il avait failli exploser de rire convulsivement, et devant témoins en plus. Heureusement qu'il s'était retenu, il n'aurait plus manqué que ça ! Quand il avait demandé à Pansy si elle savait ce qu'était qu'un dogue, elle avait dit que c'était une créature du désert mystérieuse. Le coin de sa lèvre supérieure avait trembloté.
Ensuite, on atteignait les mêmes confins de crétinerie. Entre Théodore qui se faisait appeler Lucky Nott, Crabbe et Goyle les Big Daltons et dont le nom sortait de nulle part, puis Blaise, alias le Zouave Brûlant, ou encore le Démon Pétaradant, il se sentait gâté. Quelle bande de demeurés.
Pansy avait tenté de le calmer, en le voyant si furieux, en train de piétiner en caleçon. Mais malgré les multiples tentatives de la Dogue des Sables pour l'obliger à s'habiller, rien n'y avait fait. Elle était alors parvenue à le traîner dans le bureau de Draco Le Malfrat, et depuis dix minutes, le fier Serpentard fulminait intérieurement, assis en...
- ... boxer ? Qu'est-ce que tu fais à poil Draco ?
Incapable de rester en place, Blaise s'était relevé pour se poster devant Le Malfrat, qui se contenta par ailleurs de l'ignorer.
- Draco ? Tu fais quoi ? demanda Pansy. Tu devrais...
- Je réfléchis, moi !
Il rouvrit les yeux, pour poser un regard agacé sur ses amis. Pansy lâcha un soupir et s'enfonça dans le canapé, résignée à attendre, tandis que Blaise le Zouave commença à faire les cent pas.
- Draco, il faut que l'on fasse quelque chose. Les Serpents du Désert...
- Les Serpents du Désert ?
- Oui, nous, les Serpents du Désert, la bande de Draco Le Malfrat ! Bref, continua le Démon Pétaradant sans se soucier de l'air abasourdi de Draco, les Serpents du Désert ont un coffre à la banque de Pouilleux-sur-ville. Il faut qu'on aille vérifier si rien n'y a été volé.
- Eh bien, allez-y si ça vous amuse. Pour ce que ça m'intéresse...
- Mais Draco ! Qu'est-ce qu'il te prend ce matin ? Tu ne te rappelles donc pas de ce qu'il y a dans ce coffre ?
- Je devrais ?
- Sachant que c'est toi qui y a mis son contenu, oui. Même moi je ne sais pas ce que tu voulais protéger là-dedans, mais ça semblait très important. Tu m'as juste dit qu'il s'agissait de la chose la plus précieuse que tu avais au monde.
- Pardon ?
Draco avait dit ce dernier mot d'une voix traînante, comme si la simple idée qu'il ait fait une chose aussi stupide soit de l'ordre de l'abérration et constitue l'affront ultime. La chose la plus précieuse au monde ? Il ne voyait pas. Le doute s'insinua sournoisement dans son esprit. Quelqu'un aurait-il volé quelque chose lui appartenant ? Peut-être que Blaise parlait de sa fortune. Ou bien, peut-être y avait-il sa baguette dans ce coffre ! Ainsi qu'un moyen de ramener tous ces fous à la raison et la solution pour revenir à Poudlard. Nom d'un Malefoy, c'était forcément ça !
- Allons à cette banque.
- En caleçon ? s'étonna faussement Pansy avant de lui faire un sourire narquois.
Le Serpentard grinça des dents et sortit en direction de sa chambre d'un pas furieux. De toute manière, il était coincé ici, au beau milieu du désert s'il en croyait le paysage qui s'étendait derrière la fenêtre, bloqué avec une bande de fous. Il était en minorité, alors il allait se plier à leurs divagations, dans la limite du raisonnable. Il accepterait de porter les habits de Moldus, il se laisserait appeler Draco Le Malfrat et dirigerait ces pleutres jusqu'à ce qu'il trouve une issue à cette situation extrêmement bizarre. Au fond, rien d'insurmontable pour un Malefoy.
- Paaaansy ! hurla-t-il.
Pansy, qui discutait avec Blaise du comportement étrange de leur ami, roula des yeux. Elle allait encore avoir droit à un caprice. Suivi du Zouave Brûlant, elle se rendit dans le couloir puis pénétra dans l'antre du chef des Serpents du Désert.
- Qu'est-ce qu'il se passe, Draynichou ?
Draco se tenait immobile devant l'armoire, la mâchoire pendante. Il avait déjà enfilé un jean bleu marine qui semblait taillé spécialement pour lui, et un tee-shirt vert à manches courtes dont la texture côtonneuse donnait envie de s'hasarder à une caresse légère pour sentir la douceur du vêtement. Bien que d'autres y laisseraient traîner leurs mains plutôt pour appuyer leurs doigts sur la musculature soignée du blondinet. Blondinet qui à cet instant-là, restait perplexe devant une paire de bottes vert foncé agrémentées de fins éperons d'argent. En voyant la brune entrer dans la pièce, il démarra une longue série de lamentations. Blaise et Pansy se contentèrent d'échanger un regard mi-amusé, mi-exaspéré. Râler était presque une seconde nature chez Draco Malefoy. C'était le seul moyen qu'il avait pour décharger sa frustration et exprimer son désarroi sans avoir besoin de se rouler par terre en tapant du poing comme un môme vexé.
- Ne m'appelle pas Draynichou ! Ce n'est pas parce que tu sais que je suis gay que tu dois m'affubler de tous ces surnoms niaiseux et stupides qui me font saigner les oreilles ! Un peu de respect pour ma masculinité, par Salazar. Mais franchement, qu'est-ce que c'est que ces choses ? Ce sont des chaussures ? Non mais regardez-moi ça ! Comment peut-on seulement marcher avec ça ? Et ces espèces de pointes derrière ! C'est d'un mauvais goût !
Il enfila les bottes tout en pestant contre le culte que vouait les Moldus à la mocheté.
- Il n'y a vraiment pas de robes dans ce taudis ? Vous savez, une robe de sorcier, bien confortable, bien... sorcière !
- D'où te vient cette obsession soudaine pour les chamans ?
- Les chamans ? Les CHAMANS ? Tu te moques de moi, Pans' ? Les chamans, ce sont des clowns qui font mumuses avec des plantes ! Moi, je te parle des sorciers ! Nous ! Je suis un sorcier, tu es une sorcière, Blaise est un sorcier... Mais enfin ! s'exclama-t-il en voyant les expressions étonnées et quelques peu affolées de ses deux interlocuteurs. Ne me dites pas que vous avez oublié la magie... Les Moldus ? Les Sang-purs ?
- Franchement, Draco, tu me fais peur. Nous ne sommes pas des sorciers, mais des cowboys. Et bien sûr que l'on sait qui sont les Moldus !
- Eh bah, c'est déjà ça. Les Sans-Magie, nous sommes bien d'accord ?
- Oui. Les Moldus, ces crétins qui sont incapables de se servir d'un colt, ceux qui ne connaissent pas la magie de la poudre !
- La magie de... Oh Merlin...
Il était grand temps qu'il aille à la banque, et qu'il se barre d'ici. Il reviendrait avec toute l'équipe de Ste Mangouste pour sauver ses amis de la folie. Il ne savait pas pourquoi, mais il sentait qu'il devait aller à cette foutue banque.
- Et les Sang-purs ? Ça sonne une cloche dans vos petits cerveaux de veracrasses ?
- Les Sang-Pur ? Connait pas.
Draco s'étouffa avec sa propre salive.
- Par contre, je connais les Sang-peurs !
Draco couina. Oui, Draco Malefoy, le grand, le beau, le parfait Draco Malefoy couina. Blaise ne put s'empêcher de lâcher un petit rire, qui lui valut une oeillade meurtière. Zouave Brûlant garda un énorme sourire plein de dents. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir un Malefoy qui couine.
- Bon, on va à la banque Draynichou ?
- Ne m'appelle pas comme ça !
La patience de la Dogue des Sables s'effritait lentement mais sûrement. Pansy força Draco à se coiffer d'un chapeau en cuir noir, et à enfiler une veste, avant de planter sur son nez des lunettes de soleil qui lui mangeaient le visage.
- On y va ! Allez Draynichou !
- Pansy...
Draco maugréa tout en suivant Pansy et Blaise. Agacé, il retira les lunettes, pour les remettre promptement sous la lumière violente du soleil. Les Big Daltons, alias Crabbe et Goyle, leur emboitèrent le pas. Ils portaient d'étranges uniformes à rayures noires et jaunes, déguisements qui méritaient pour le coup la palme du plus consternant selon Le Malfrat. Le jeune homme fronça les sourcils en avisant Nott qui les suivait.
- Tu fais quoi, là, Nott ?
- Il faut absolument que je vois ça ! ricana-t-il en se frottant les mains.
Draco se dit que Nott faisait un fou très crédible. Il trouvait d'ailleurs tout à fait improbable de découvrir le solitaire Théodore dans cette tenue pour le moins rocambolesque. Chose inhabituelle, Draco Malefoy explosa alors de rire. C'était nerveux. Il avait l'impression de se retrouver dans un monde parallèle.
- Draynichou ! Ça va ?
Le Prince des Glaces, comme on pouvait le surnommer parfois, essuya une larme au coin de son oeil. Merlin !
Il était tellement dans la merde.
- Ah, oui oui, Pans'. Je vous suis.
Blaise ouvrait la marche, tenant un pistolet dans son poing, visiblement prêt à mitrailler tout ceux qui oseraient s'approcher un peu trop près. Se permettant d'écarquiller en grand les yeux derrière ses verres opaques, Draco observait le village. Les maisons étaient en bois, la plupart possédaient une terrasse d'où les dévisageaient les habitants. De plus en plus désorienté, le blond remarqua que tous les citadins étaient en fait des membres de Poudlard.
Hagrid se tenait devant une masure ronde faite de rondins de bois empilés les uns sur les autres. Il se prélassait dans un rocking-chair en les observant remonter l'unique avenue sableuse de la bourgade. Un énorme chien paressait à ses pieds.
- Pssst, Crockanplan !
Le chien aboya et accepta avec plaisir la caresse affectueuse de Lucky Nott. Oui, il était tombé dans un monde parallèle. Forcément. Il en allait de sa santé mentale. Parce que Rubeus Hagrid avec des lunettes de soleil et un chapeau de paille, en train de siroter un tonneau de Whisky, non, ça n'était pas dans le domaine du possible.
Pomfresh sortit à ce moment là d'un grand bâtiment construit tout en longueur sur la devanture duquel s'étalait à la peinture rouge "Infirmerie de Pouilleux-sur-ville". Il repéra également le bureau du shérif, un endroit aux portes battantes appelé Saloon, et une minuscule boutique annonçant les Pompes Funèbres sur son enseigne. Un frisson de dégoût le parcourut quand il avisa Rusard et ses cheveux gras qui rigolait, goguenard, devant un cercueil ouvert. Ce concierge n'était définitivement pas net.
Draco n'eut pas le loisir de détailler un peu plus les environs, qu'il resta stupéfié face au spectacle qui s'offrait à lui.
- Tiens, les Griffes d'Or sont de sortie ! Et comme d'habitude, Potter la terreur se pavane avec sa bande de gâchettes ramollies !
Pauvre Draco. Mourir si jeune d'une crise cardiaque...
Une troupe bruyante et monstrueuse se dirigeait à grand pas dans leur direction. Menée par un jeune homme brun. Potter. Potter la terreur. Alors comme ça, son plus vieil ennemi aussi était devenu fou. Draco eut envie de pleurer et de taper du pied tant cette idée le mettait en rage. Potter n'avait pas le droit d'être fou ! Pas lui !
- Eh, y a Calamity Ginny !
- Blaise... soupira Pansy. Si elle te fait tant bander, pourquoi tu t'acharnes à l'insulter comme ça ? Depuis que l'on a combattu à leur côté contre Lord Mortadelle, tu aurais pu avoir une chance. Je ne peux pas les voir en peinture ces crétins, mais toi tu aurais pu essayer ! Tu nous gonfles à sans cesse la provoquer. On dirait Le Malfrat et Potter la terreur quand ils se battent, pour te dire.
- Ouais, je sais. Mais elle est tellement mignonne quand elle s'énerve ! J'aime qu'elle me frappe.
- T'es vraiment ridicule. Ou alors complétement masochiste.
- Je préfère la deuxième option. Tant que c'est avec Calamity Ginny !
- STOP !
Draco avait crié en se retournant vers ses amis. Il était complétement choqué. Les informations affluaient à son cerveau sans qu'il n'ait le temps de les analyser. Calamity Ginny... Lord Mortadelle... Lord Mortadelle ? Non, mais sérieusement... Potter la terreur...
- Pansy, tu n'as pas osé comparer les joutes de Blaise et Weasley femelle qui ne sont que des excuses bidons pour que ce demeuré puisse la toucher, avec celles que j'ai avec Potter ?
- Bah si.
- Tu te fous de moi !
- Oh, c'est bon Draynichou. Arrête ! Ça fait longtemps qu'on t'a grillé. Il te fait...
- Tais-toi ! Et ne m'appelle pas Draynichou, bordel !
- Oh, Le Malfrat qui jure, c'est moche !
Draco fit volte-face et fusilla Goldy Ronny du regard. Avant que ses yeux ne se posent sur Potter la terreur, qui s'agitait, mal à l'aise dans son pantalon trop collant. Le Serpentard abandonna immédiatement toute vélléité contre les vêtements moldus. En une seconde, il avait décidé qu'au contraire, ces habits étaient des purs chefs d'oeuvre. Des inventions de génie. Surtout quand ils étaient portés par Potter. Le 'surtout' étant absolument superflu.
Un souffle chaud sur son oreille stoppa le fil de ses pensées et le fit sursauter.
- Tu baves... murmura Pansy.
Draco l'atomisa de ses prunelles grises, s'attendant à la voir se liquéfier sur place. Mais Pansy n'était pas son amie pour rien. Elle lui rendit un faux sourire désolé. Un raclement de gorge le fit se retourner vers l'objet de sa précédente attention. Potter le contemplait, les joues rouges. Il avait l'air affreusement gêné.
- Euh... Qu'est-ce que tu fais là Le Malfrat ?
- Et toi et ta bande de bouffons, pourquoi faut-il toujours que vous veniez polluer mon atmosphère ?
Les yeux de Potter la terreur s'étrécirent et brillèrent de colère contenue. Il n'y pouvait rien, il adorait voir Potter réagir à ses boutades. C'était trop jouissif de savoir que c'était lui qui faisait ainsi bouillir son sang.
- La banque a été braquée. Par votre bande de racailles sans aucun doute.
- Racaille ? ricana Draco. C'est une blague ? Non mais vous vous êtes vus ! Les raclures de la société !
- Je vais te bousiller la cervelle ! Laissez-moi ! Je vais les bouffer !
Neville Long Rifle tentait maladroitement de retenir Seamus le Gus qui vociférait contre les Serpents du Désert. Heureusement, Dean Big Gun vint lui porter main forte, empêchant Seamus de tout faire péter.
- Vexé Finnigan ?
- Ta gueule, Malefoy !
- Oh, mais le Potty se réveille enfin ! Attends...
Quelque chose frappa Draco dans l'exclamation utilisé par Potter. Il avait utilisé son nom. Alors que personne dans cet endroit de dingues ne semblait se souvenir qu'il s'appelait Malefoy. Son coeur se mit à battre férocement, l'espoir l'envahissant.
- Potter ! Comment tu m'as appelé là ?
- Euh... Bah Malefo... Merde ! Le Malfrat ! Euh... Oui c'est ça, Le Malfrat, pas Malefoy !
- Potter, arrête de bégayer comme ça, c'est pathétique. Ecoute-moi bien attentivement.
- Et pourquoi je devrais t'obéir ?
- Parce que je ne suis pas un fou.
Potter la terreur plissa les yeux, déconcerté. Draco se retint de soupirer d'exaspération. Bon, ok, la manière subtile ne fonctionnait pas avec ces attardés de Gryffondor.
- Potter, si toi aussi ce matin tu t'es réveillé entouré de malades mentaux tout droit sortis du Far West qui se donnent des surnoms débiles, et si toi aussi ta baguette s'est évaporée en même temps que Poudlard, hoche la tête.
Le survivant resta bouche-bée. Il n'osait pas y croire. Merlin l'avait écouté ! Draco le regarda rester figé sur place, alors que les Griffes d'Or insultaient Malefoy qui les avait traités de malades mentaux, si bien qu'il pensa s'être trompé. Mais le soulagement l'envahit quand son vis-à-vis bougea discrètement la tête de haut en bas. Potter n'était pas fou ! Il avait presque envie de danser la samba. Ce qui aurait été inconvenant, avouons-le.
- Tu me cherches le Zouave ?
- Peut-être bien que ouais ! Tu sais que t'es vachement bien gaulée, pour une rousse ?
Le bruit d'une claque retentit dans les tympans de Draco. Consterné, il fixa son meilleur ami, presque collé à Calamity Ginny. Le beau noir leva une main sur sa joue, son visage arborrant un air... heureux. Il était content de se prendre une baffe. Ce mec était irrécupérable.
- Hé !
Draco protesta quand il se sentit brusquement tiré en avant. Il se dégagea d'un mouvement, et souhaita très fort que les dix plaies de l'Egypte s'abattent sur Potter qui avait osé le bousculer.
- Il faut qu'on parle.
Le brun lui tourna alors le dos sans un mot, et s'engouffra dans une baraque carrée à l'allure robuste. Perplexe, Draco le regarda disparaître à l'intérieur. La peau de ses pommettes se mit à le brûler. Une image tournait en boucle dans son cerveau : les fesses de Potter. Il se sentait prêt à donner tout son héritage au tailleur qui avait cousu ce pantalon noir si serré. Une merveille. Il se secoua, et avisant les Griffes d'Or et les Serpents du Désert qui s'injuraient copieusement, il marcha jusqu'à la bâtisse. Il tendit le cou pour voir l'endroit.
La démarche incertaine, Draco Le Malfrat disparut dans la banque de Pouilleux-sur-ville à la suite de Potter la terreur, anxieux et impatient, et l'esprit en ébullition.
Convaincues ? *sort son colt et son regard menaçant*
Nieh eh eh... Je suis fatiguée j'crois bien :)
