Bonjour :D Voilà le premier chapitre, j'attends vos avis, vos attentes, vos critiques :) J'espère que ça vous plait, Bonne lecture

Deux ans. Deux ans qu'ils étaient prisonniers, torturés, découpés, observés. Deux ans qu'elle s'accrochait à l'espoir que peut-être Stefan l'aimait assez pour la chercher, ou au moins l'aimait assez pour demander de l'aide pour la trouver. Deux ans qu'elle espère qu'il ait été trouver Klaus, et que l'hybride allait l'aider à la trouver, parce qu'après tout, il lui avait promis d'être son dernier amour. Si elle mourrait, il aurait eu raison. Presque. Parce qu'elle avait aimé Stefan après lui. Mais chaque jour, elle perdait peu à peu confiance. Le seul qui restait là pour elle était son voisin de cellule, Enzo. Le seul qui lui parlait le soir, même pour ne rien dire, juste pour la distraire.

Elle avait déjà été torturée, par son père, par des loups garous, parfois avec une bonne raison, parfois pas, mais depuis deux ans, elle avait l'impression d'être en enfer. Ils essayaient de la briser, de la faire craquer et d'effacer Caroline Forbes pour la remodeler en autre chose, plus sombre, plus sanguinaire. Deux ans qu'elle luttait de toutes ses forces pour garder ses émotions, prenant du recul par rapport à ce qu'elle pouvait ressentir, choisissant ce qui valait la peine ou non d'être ressenti. Enzo l'y aidait. Du mieux qu'il pouvait, mais il l'y aidait, parce que sans lui, elle aura déjà abandonné.

- Je ne pense pas qu'ils viendront un jour, dit-elle un soir après une journée de torture.

- Et pourquoi ça sunshine ? demanda-t-il, réellement intéressé

- Parce que quoi je veuille croire, je ne pense pas qu'ils nous aiment assez pour risquer la vie d'Elena pour venir nous sauver. Damon t'a abandonné la dernière fois, et il n'est jamais revenu te chercher, et quoi qu'il en dise, Stefan ne m'aime pas non plus. Il ne m'aime pas de la même manière qu'il aime Elena. J'ai toujours été un élément sacrifiable, jetable, je le sais depuis le début, mais j'avais espéré que, si je donnais le meilleur de moi, peut-être que quelqu'un finirait par me faire passer en première. Et j'y ai cru, tu sais ? Klaus me l'a fait croire, pendant toutes ces années, il m'a fait croire que j'étais quelqu'un d'important, que j'étais spéciale et qu'il était prêt à tout pour moi. Mais lui non plus ne viendra pas. Il ne viendra pas parce qu'il a eu ce qu'il voulait, et il a avancé, tourné la page, et aujourd'hui, tout le monde se fou de venir nous sauver, parce qu'on ne manque à personne, elle murmurait les dernières phrases et il pouvait entendre la douleur et la rancœur dans sa voix.

Enzo ne répondit rien, il le savait depuis le début. Mais s'il n'avait pas été pris, il aurait été à la recherche de Caroline, il aurait retourné le monde pour la trouver, parce qu'aujourd'hui, elle représentait la seule chose qui l'empêchait d'éteindre son humanité. Il l'entendit soupirer. Deux ans. Deux ans qu'ils étaient ici. Et il faut dire qu'Augustine a bien évolué depuis. Ils ne sont pas à Whitemore, ça il le sait. Ils sont sous le sol, sans aucune fenêtre, dans une base militaire. Tout est blanc, les murs, le sol, la lumière, leurs tenues –lorsqu'elles ne sont pas couverte de sang bien sûr- et il n'y a aucun moyen pour se toucher. Les murs sont plus solides encore que l'acier, et ils ont appris de leurs erreurs car il n'y a aucun moyen d'établir un contact avec un autre prisonnier autre qu'oral, et comme ils sont filmés jour et nuit, il devient difficile de prévoir une évasion. Le devant de la cellule consiste en une glace blindée. Pour les nourrir, ils posent un gobelet de sang par semaine, dans le petit tiroir à gauche sur la vitre. C'est comme ça qu'il compte le temps. Alors le seul moyen qu'il a d'aider sa compagne de misère, ce sont ses mots. Souvent, il s'adosse au mur qu'il partage avec sa cellule à elle, et elle adopte la même position, et il parle. Il lui raconte des histoires de la guerre, ou d'avant sa transformation et en échange elle lui raconte ses histoires de jeune lycéenne innocente et idiote. Parfois, ils parlent des autres, et parfois, ils ne parlent pas du tout.

Après la torture physique venait la torture mentale. Ils avaient trouvé de nouvelles manières de torturer, s'inspirant probablement de vieux films et de mythes, car elle eut l'impression de revenir au temps où Silas était encore en vie et les torturait en manipulant leurs souvenirs. Les docteurs étaient malins, Caroline devait l'avouer, parce qu'ils utilisaient chaque information qu'ils pouvaient capter dans ses conversations avec Enzo. Au début, on lui avait fait payer sa rébellion à sa capture. On a torturait le jour ou la nuit, ou les deux, et Enzo était le seul à pouvoir entendre ses cris. Ils essayaient de les atteindre par le biais de l'autre, mais aujourd'hui plus qu'avant, cette méthode se révélait inefficace. « Endurcis-toi, Enzo lui avait dit un jour, endurcis toi, ne les laisse pas t'atteindre, tu es bien plus forte que ça » et c'est ce qu'elle avait fait. Elle était plus forte que ça, elle résista, elle s'enferma, se remémorant aussi ce que l'hybride lui avait dit. « Tu es forte, brillante, pleine de vie » alors elle s'accrochait à ça, et au fait qu'elle ne leur ferait pas ce plaisir.

Elle entendit les cris cesser et elle relacha son souffle. Elle était en enfer, mais elle ne craquerait pas. Le diable lui-même avait craqué pour elle, alors elle ne sombrerait pas. Elle ne pouvait pas.

Aujourd'hui, ils avaient changés d'équipe médicale, et de traitement. On avait commencé à leur injecter des produits plus étranges et moins douloureux. Était-ce parce qu'il avait acquis une forme de résistance à la douleur au fils des ans ou parce qu'on ne tentait plus de le faire hurler ? Dans tous les cas, lorsqu'il rejoignit sa cellule, Enzo se sentit étrange. Ils magouillaient avec son corps, il n'avait aucun pouvoir la dessus, mais ce qu'ils lui faisaient subir était différent de tout ce qu'il avait connu. Ce soir-là, il arrivait à peine à garder les yeux ouverts. Et pour la première fois, Caroline chanta pour lui. Il sentit le calme submerger tout le reste, s'installer dans tout son être et il laissa le son angélique le bercer vers un monde meilleur loin de toute cette torture.

Dans le noir le plus total, lorsqu'elle fut certaine que son compagnon de cellule se soit endormi, elle se laissa dériver dans ses émotions. Elle se laissa envahir par ses pensées. Elle avait écouté ses médecins discuter entre eux lorsqu'ils la pensaient inconsciente. Augustine n'était plus uniquement un programme scientifique, mais aussi militaire depuis qu'un nouvel investisseur avait demandé des résultats bien spécifiques. Il n'était plus question de faire avancer la science, mais aussi de débarrasser le monde des vampires et autres créatures, et pour ça, ils devaient créer des soldats. C'était ce qu'ils allaient devenir, des soldats entrainés pur chasser et éradiquer les êtres supernaturels. Dire que ça ne lui inspirait que de la terreur était un euphémisme. Caroline avait vu ce que le virus Augustine avait fait à Jessie, et elle était à peu près sûre qu'ils allaient lui injecter aussi. Elle respira trois fois avec de grandes inspirations avant de fermer les yeux. Personne ne viendrait les sauver, personne n'en avait rien à faire, ils étaient en enfer. Caroline se fit une promesse. Quoi que ces fous furieux décident de lui faire, quoi qu'ils veuillent qu'ils deviennent, elle ne craquerait pas. Elle deviendrait la meilleure de tous, quoi qu'il lui en coûte, et elle emmènera Enzo avec elle. Elle ne les laisserait pas gagner. Et quand ils sortiront de là, elle mettra à profit tout ce qu'ils lui ont appris et elle traquerait ses pseudos amis. Et quand ce sera fait, elle déversera l'enfer sur eux, comme eux sur elle.

Voilà voilà :D Alors ? Vous en pensez quoi ?