Trichou : Le chapitre deux est enfin arrivé mesdames et messieurs, pour le plus grand plaisir de tous et toutes surtout,hum, (regarde Atsuna qui est scotchée devant l'écran) Dis Atsu, ils ne vont pas s'échapper de l'ordi, viens au moins dire un petit mot aux lecteurs, ça ne prend que dix secondes…
Atsuna : (relève un sourcil suspicieux à la révélation de Trichou) Je suis sûre qu'ils partiront dès qu'on aura le dos tourné… les vilains…
Disclaimer : les getbackers sont pas à nous ! (Atsuna pleure sur l'épaule de sa Trichou d'amour qui tapote la tête)
Pairing : BanToshiki
Note : l'histoire se passe un peu après que Ban ait sauvé Toshiki d'un baisé
Chapitre 2 :
-Ban-chan, tu es sûr qu'on est au bon endroit ? demanda une nouvelle fois Ginji dans un murmure.
Ban se retourna vers le blond, l'air un peu exaspéré. Il était un peu à bout de nerfs, parce que comme Himiko ne leur avait pas donné l'heure du rendez-vous, ils avaient dû rester là et attendre. Et Ginji n'arrêtait pas de lui demander si c'était le bon endroit. Ce garçon allait le tuer…
Déjà, pendant le trajet, Ginji n'avait pas arrêté de lui faire des remarques sur le chemin qu'il prenait. Et ils s'étaient chamaillés, comme d'habitude. Mais Ban avait cru exploser quand Ginji lui avait dit « Ici c'est à droite, et pas à gauche ! » alors que selon la carte, c'était bien à gauche.
Et là, il voulait encore être sûr qu'ils soient au bon endroit. Pour Ginji, c'était normal : Ban aurait très bien pu se tromper, surtout au vu de l'heure et qu'ils n'avaient pas encore vu apparaître Himiko.
-Ecoute-moi bien, Ginji parce que c'est la dernière fois que je te le répète. Je suis certain qu'on est au bon endroit. Alors maintenant, tu la fermes et tu attends de voir arriver… Toshiki ??
Ginji le fixa, un peu étonné par cette révélation.
-Quoi, on est là pour voir ton chéri ? T'aurais pu me prévenir que c'était un rencart…
Ban rougit instantanément en envoyant son poing dans la figure alors que Toshiki qui venait d'apparaître en toute furtivité regardait Ban avec air étonné et amusé en même temps.
-Un rencart ? demanda Toshiki en se rapprochant des deux garçons. La prochaine fois, j'aimerais être au courant aussi…
Ginji qui se frottait la joue là où Ban l'avait percuté remarqua enfin la présence du nouvel arrivant. Il jeta un regard en coin à Ban qui avait les joues encore légèrement roses, et Toshiki qui se demandait presque ce qu'il faisait là.
-Ah ben tiens, voilà Toshiki justement… Je vais aller faire un petit tour, histoire que vous puissiez avoir droit à des retrouvailles dignes de ce nom !
Ginji reçut en pleine face deux regards noirs porteurs de menaces de mort s'il osait faire le moindre mouvement. Il décida donc qu'il était plus judicieux de ne pas bouger de là où il se trouvait. Après tout, deux coups de poing dans la figure en une seule journée et de la part de son ami lui semblaient bien suffisants…
-Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda Ban sur un ton suspicieux.
-Je me promenais dans le quartier, lui répondit Toshiki sur un ton désinvolte.
-Tu te promenais ? Etrange, je t'ai jamais croisé dans le coin, lui lâcha Ban sur un ton légèrement excédé et relativement froid.
Son cœur avait eu une drôle de réaction lorsque Toshiki était entré dans son champ de vision, et il n'aimait pas trop ça. Il n'aimait pas de se faire surprendre par quelqu'un qui n'était pas censé être là. Surtout Toshiki. Surtout ce soir-là. Et surtout avec Ginji à proximité. Non, en fait il valait mieux que Ginji soit là.
Oui, parce que s'il s'était retrouvé seul avec Toshiki… Quoi ? Mais qu'est-ce qu'il allait s'imaginer ? Que le jeune homme lui sauterait dessus ? Il refusa catégoriquement de penser que l'idée pourrait ne pas être déplaisante. Et puis quoi encore ? Alors, il décida de penser aux nibards de Heaven en retournant à son poste d'observation au coin de la rue tandis que le soleil se couchait déjà.
-… Et il a décidé qu'on devait la suivre, donc on se retrouve là à faire le pied de grue depuis presque deux heures, Ginji terminait-il d'expliquer à Toshiki dans le dos de Ban.
Himiko apparut au coin de la rue de l'autre côté et Ban se retourna pour intimer le silence aux deux garçons derrière lui avant de reporter son attention sur la jeune fille. Elle portait la même combinaison moulante que d'habitude (où elle savait ranger des tas de trucs, c'était étonnant), et portait un petit paquet emballé de papier kraft qui ne semblait ni lourd ni précieux.
Ginji et Toshiki s'approchèrent pour mieux voir eux aussi. Donc Ban se retrouva avec un Ginji respirant comme un forge, projetant son souffle chaud d'un côté de sa nuque, et un Toshiki dont la respiration était calme, silencieuse et le souffle faible venant à peine chatouiller son épaule de l'autre côté.
Pourquoi, bon sang, fallait-il qu'ils se tiennent si près de lui ? Il tourna la tête vers Toshiki.
-Pourquoi est-ce que tu reste là ?
Le jeune homme aux cheveux châtain clair lui jeta un regard étonné et ouvrit la bouche pour rétorquer quelque chose mais Ginji fut plus rapide que lui.
-Ban-chan, t'avais pas dit qu'on devait la fermer ? murmura le blond pour couper court à la probable dispute qui se profilait.
-Je t'ai rien demandé, Ginji alors ferme-la.
Il se retourna vers la rue pour voir que Himiko venait de rentrer dans un grand hôtel quatre étoiles après avoir présenté une petite carte à un des hommes à l'entrée. Ils étaient deux, énormes armoires à glace, portant des lunettes de soleil genre Ray Ban et habillés en costar cravate. Ils communiquaient par des émetteurs récepteurs qui faisaient un peu film d'agent secret et semblaient prêts à se jeter sur n'importe quel individu suspect.
C'était un hôtel qui venait d'ouvrir quelques jours plus tôt à peine et il semblait encore peu fréquenté. En même temps, le nom n'était pas très engageant : Crimson Heaven. Qui aurait idée de loger dans un paradis rouge ? Le responsable marketing ne devait pas être très intelligent. Et puis les armoires à glace là devant n'avaient pas une allure très engageante. Cela dit, l'hôtel vu du dehors était magnifique.
Il devait bien faire une quinzaine d'étages, toutes les chambres avaient un balcon, la façade était d'une jolie couleur beige et un tapis rouge était étendu par terre à l'entrée qui donnait une impression d'être à Cannes. Les doubles portes vitrées étaient immenses mais ne permettaient pas de voir le hall depuis l'extérieur.
Toshiki posa alors la question fatidique.
-Et maintenant, vous comptez entrer comment ?
Ce fut uniquement le silence qui lui répondit. Ban préféra ne pas se retourner, fixant les deux types en réfléchissant à quelque chose à dire, tandis que Ginji regardait Toshiki avait un air stupide qui voulait clairement dire « on y a pas pensé tellement on était occupé à se gueuler dessus en murmures ». Ban sentant la réplique venir, préféra prendre la parole quitte à dire n'importe quoi.
-Bah, on va rentrer par la porte. Je sui certain que si on leur demande gentiment, ils nous laisseront passer.
Il se retourna, un grand sourire s'étirant sur son visage. Après tout, ils faisaient toujours comme ça, même s'ils revenaient la plupart du temps avec une jolie collection de bleus. (ndAtsuna : il me semble qu'ils réfléchissent mieux après s'être pris quelques coups…)
-Tu parles sérieusement ? lui demanda Toshiki, les sourcils relevés en signe d'incrédulité.
-Premièrement, je t'ai déjà demandé pourquoi tu restais, ce qui signifiait que ta présence n'était pas souhaitée, et deuxièmement, j'ai pas besoin de ton avis, lui répondit Ban avant d'empoigner Ginji et de se diriger d'un pas décidé vers les portes de l'hôtel.
Ginji leva les yeux au ciel. Il se demandait pourquoi Ban ressentait le besoin d'agresser Toshiki à chaque parole qu'il prononçait. D'accord, tout le monde le charriait sur cette histoire de baisé, mais Toshiki n'avait rien fait. Bien sûr, Ban réagissait au quart de tour en temps normal et d'habitude Ginji s'en amusait, mais là ça frisait la crise de nerfs…
Lorsqu'il voulut faire part de son raisonnement à son ami, c'était trop tard parce qu'ils se trouvaient devant les deux armoires à glace qui leur barraient le chemin. Ban lâcha enfin Ginji qui jeta un regard timide aux deux brutes.
-Bonsoir messieurs. Belle soirée, n'est-ce pas ? Commença poliment Ban. Dites, une de nos amies vient de rentrer dans ce charmant hôtel et nous devions la retrouver à l'intérieur, alors…
-Tu te moques de qui, petit guignol ? l'interrompit le type de droite. Si tu étais réellement avec la demoiselle, tu saurais que tu n'as aucune chance de pouvoir entrer en l'utilisant comme prétexte. Filez, tous les trois.
-C'est vraiment ennuyeux, reprit Ban. Parce qu'on doit absolument entrer.
-Dégagez, dit l'homme sur la gauche.
Ban se sentait d'humeur à tenter le diable. Alors il continua.
-Vous êtes certains qu'il n'y a pas moyen d'entrer ?
Les deux types s'échangèrent un regard lourd de sens avant de se tourner vers les trois garçons.
-Vous ne voulez vraiment pas partir, hein ? demanda l'un des deux.
Ban hocha négativement de la tête, glissant une clope entre ses lèvres. Ca allait chauffer, il le sentait. Mais bon, il avait toujours la pille électrique qui avait le ventre plein ou presque, et lui-même n'avait pas encore utilisé son jagan de toute la journée. Par contre, il se retrouvait avec le boulet de Toshiki, mais il faudrait faire avec puisqu'il ne semblait pas vouloir leur lâcher les basques.
Ce qui suivit se passa très vite, tellement que Ban ne sut trop comment il se retrouva finalement au sol. L'homme de gauche avait envoyé son poing dans l'estomac de Ginji qui avait bien morflé, se retrouvant assis au sol quelques mètres plus loin. Lui-même ne vit pas le poing de l'autre fondre sur lui, l'atteignant au niveau du menton et l'envoyant voler lui aussi à quelques mètres de là.
Puis tous les deux frappèrent Toshiki l'un après l'autre avec un telle force que le jeune homme semblait déjà être dans les vapes. « Mauviette » Ban ne put-il s'empêcher de penser en voyant Toshiki allongé au sol, alors qu'il essayait de faire abstraction du pincement au cœur qu'il avait ressenti face à cette vision.
Il se releva en même temps que Ginji qui était malgré tout plié en deux à cause de la douleur qu'il devait ressentir à l'estomac. Dire qu'il était fier de ses 200kg de pression. Mais les deux types avaient l'air de ne pas en être loin. En fait, ils n'avaient pas l'air tout à fait humain. Trop grands. Trop forts. Trop rapides.
Il allait devoir utiliser son jagan, ou bien Ginji pourrait leur envoyer une bonne décharge. Parce que, humains ou non, les décharges électriques n'étaient jamais bonnes pour des êtres vivants.
Il jeta un regard à Ginji tandis que Toshiki lâchait un long gémissement en se remettant sur son séant, une main posée sur son ventre, l'autre sur sa mâchoire qu'il frottait avec vigueur.
-T'auras assez de jus, Ginji ?
Le blond adressa un sourire franc à son ami, relevant un pouce en signe d'affirmation. Les deux types les regardèrent sans vraiment comprendre cet échange, avant de hausser les épaules. Celui qui se trouvait le plus près de Ban fit craquer les articulations de ses doigts en faisant un pas vers lui, tandis que l'autre s'approchait de Ginji d'un pas menaçant.
-Dis, tu dois rien voir avec ces lunettes de soleil, lâcha Ban et allumant sa clope sous le nez de l'armoire à glace avant de lui souffler la fumée à la figure.
Il avait craint que ça n'ait pas l'effet escompté mais à son plus grand soulagement, le type se mit à tousser et retira ses lunettes pour se frotter les yeux. Ban ne put s'empêcher de sourire. L'homme releva les yeux vers lui, ne comprenant certainement pas quelle était la raison de cette expression satisfaite qui se peignait sur le visage du jeune homme. Mauvaise chose que de regarder Ban dans les yeux…
Pendant ce temps-là, l'autre type avait encore asséné quelques coups à Ginji qui avait encaissé sans broncher. Après tout, il était habitué avec Ban. Et puis, il attendait le bon moment pour lâcher la sauce. Moment qui ne tarda pas à arriver.
Ginji venait d'atterrir au sol et faisait mine de ne plus pouvoir se relever (ndAtsuna : italien, va ! il simule, carton rouge, il simuuuule ! se prend un oreiller dans la figure de la part de Trichou gomen). L'homme s'approcha de lui, le surplombant de toute sa hauteur, avant de se mettre à genoux devant lui et de l'agripper par le col de son t-shirt.
-C'était vraiment pas une bonne idée de venir ici, gamin. La prochaine fois, reste à la maison si tu veux pas que ta moman s'inquiète pour toi…
Ginji lui décocha un sourire lumineux avant de l'attraper par le poignet et de lui balancer 2000volts dans la tronche.
De son côté, Ban observait avec amusement le type se gratter frénétiquement de partout, hurlant à la mort, en gigotant dans tous les sens. Il avait l'impression que des scarabées lui étaient entrés sous la peau avec des fourmis rouges, et qu'ils le bouffaient de l'intérieur. Il criait « à l'aiiiiide » en se tordant de douleur.
Ginji se rapprocha de lui, un peu claudicant malgré tout avant de lui demander :
-Tu lui fais voir quoi, à ce pauvre type ?
-Oh, juste quelques insectes. Il paraît que les petites bêtes ne mangent pas les grosses. Moi, je crois qu'il va être traumatisé à vie, répondit Ban en souffla la fumée de sa cigarette. Bon, t'es prêt à entrer ?
Ginji acquiesça après avoir jeté un regard à Toshiki qui se relevait comme si de rien était. Il ne semblait même pas avoir mal quelque part. Tous trois passèrent à côté des deux hommes étendus sur le sol, l'un qui murmurait des paroles incompréhensibles au sujet d'insectes, l'autre qui fixait le ciel, les cheveux en pétard et la peau un peu cramée.
Himiko sortit alors de l'hôtel, accompagnée d'une jeune fille aux longs cheveux bruns qui portait une robe bleu marine et qui ne semblait pas avoir plus de 16 ans. La jeune fille semblait se trouver dans un état passablement choqué mais cela n'intéressait à vrai dire personne dans l'immédiat.
Himiko s'arrêta devant eux, les fixant l'un après l'autre, Ban qui avait juste un bleu à la joue portant un Ginji un peu plus amoché mais souriant et enfin un Tohiki qui semblait aussi frais qu'une fleur au printemps. Enfin, ses yeux se posèrent sur les deux hommes étendus au sol.
-Ban, ne me dis pas que… Ne me dis pas que tu es venu jusqu'ici parce que tu t'inquiétais pour moi !! s'écria Himiko, faisant sursauter la jeune fille à coté d'elle.
-Je m'inquiétais pas, j'étais juste un peu curieux, c'est tout, ne t'énerve pas, lui répondit-il nonchalamment.
-Je ne m'énerve pas ! Je suis totalement… Hors de moi ! Je sais me débrouiller toute seule ! Quand est-ce que tu comprendras ça ?
Elle lui jeta un regard noir avant de partir sans un mot de plus en prenant la jeune fille par le bras.
-Je crois que tu l'as vexée une deuxième fois, fit Ginji, ôtant les mots de la bouche de Toshiki.
En même temps, se dit Toshiki, il valait mieux que ce soit Ginji qui fasse ce genre de remarque…
Soudain, Ban tourna vivement la tête en direction de la ruelle d'où Himiko était partie. Les deux autres remarquèrent tout de suite son attitude et voulurent demander quoi mais il leur intima le silence de la main. Il partit vers la ruelle et ils le suivirent après s'être regardé sans obtenir plus de réponse. C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent à marcher à tâtons, la main sur le mur pour avoir un soutient. Et alors qu'ils pensaient que cette ruelle n'en finirait jamais et qu'isl allaient devoir se réhabituer à la lumière pendant au moins une semaine, ils entendirent un cri strident venant d'à peine quelques mètres d'eux. Ban s'élança aussi vite, se foutant magistralement qu'un chat se trouve sur le passage et qu'il lui marche dessus. Ginji le suivait de près, mais se pris ce fameux chat qui se vengea en attaquant sa jambe, se retrouvant prisonnier de griffes et se dit qu'il préférait ça car derrière lui il entendit quelqu'un se manger une poubelle ; ce quelqu'un ne pouvant être que Toshiki.
Ban arriva évidemment le premier et découvrit la jeune fille que Himiko protégeait, entre les mains d'un gros costaud, ses mains un peu trop baladeuses. De l'autre côté, un autre était penché sur le corps apparemment inconscient de la maîtresse de poisons.
Et alors que les deux autres le rejoignaient, mal en point de leurs périples, un troisième homme surgit de nulle part et se posa face à eux.
-Vous voulez vous joindre à la fête, mes mignons ?
Trichou : Et voila, le deuxième chapitre est fini et j'espère qu'il vous a plus autant que le premier (sourit de toutes ses dents) Si vous avez quoi que ce soit à dire dessus, vous n'avez qu'à cliquer sur le bouton en bas à gauche, merci !
Atsuna : oui, oui (hoche vivement de la tête) le petit bouton magique.
