Alors tout d'abord, merci à TheOriginalsWithKlaus, Caalypso94, Soihra, MARiiN3, Jolieyxbl, megane, sabrina-visiteur, justine et Dark Angeel =) ça m'fait super plaisir d'avoir des lectrices si rapidement !
Voici donc le second chapitre écrit plus vite que prévu.
Chapter 2 : Smells Like Teen Spirit .
[From : "Smells Like Teen Spirit" Nirvana .]
- Attendez encore une minute ! Exigeai-je en levant une main en l'air.
Je les entendis tous soupirer d'exaspération. Il fallait avouer que je ne leur avais pas facilité la tâche depuis que je leur avais dit "c'est d'accord" concernant ce plan loin d'être ingénieux. J'avais tenté d'en savoir plus, de connaitre où j'allais atterrir, avec qui, si je connaissais quelqu'un, si on pouvait m'aider une fois là-bas. Et ça avait légèrement dû les énerver, particulièrement Damon qui avait, visiblement, hâte de me voir disparaitre de son champ de vision.
Nous avions passés des jours entiers à planifier tout à la perfection. Tout le monde m'avait appris à bien me débrouiller une fois là-bas, je savais comment parler, comme combattre, comment planter les fameuses dagues dans le corps des Originels et tout. J'étais fin prête. Enfin, presque, je tentais désespérément de les retenir avant que l'heure ne sonne.
- Et Matt alors ?
- Qu'est-ce qu'il a, Matt? S'impatienta Damon en fronçant les sourcils brièvement.
- Vous le lui avez dis ? Demandai-je.
- Non, admit Bonnie. Il n'a pas besoin de le savoir, travailler au Mystic Grill lui suffit largement.
- Il est quand-même le Boss, renchérit Damon avec un sourire narquois. C'est toujours mieux que se retrouver dehors, au chaumage.
- Bon, tu es prête Caroline ? M'interrogea Bonnie en ignorant royalement l'intervention de Damon.
- Ta dernière volonté ? S'exclama Damon, toujours ce maudit sourire railleur au coin des lèvres.
- Qu'il y est une connexion wifi à l'époque des Viking? Hasardai-je en plissant les yeux.
- Au-revoir, Caroline et fais attention à toi, me murmura Bonnie.
Je vérifiai une dernière fois les quatre dagues que j'avais dans ma veste en cuir puis hochais la tête en signe positif. Tiens, veste en cuir...Oh mon dieu ! Je portais une veste en cuir ! J'allais me retrouver huit cents ans auparavant vêtue d'un jean slim, d'un haut moulant et d'une paire de bottes noire sans oublier un chapeau sur la tête avec des couleurs que les gens de cette époque ne connaissaient sûrement pas. J'étais dans de beaux draps comme on dit, mais avant de pouvoir faire une objection, un flash s'alluma et m'avala toute crue. Pendant quelques secondes, je ne vis rien à part cette lumière blanche aveuglante, même à travers mes paupières closes, puis je me sentie tomber à la renverse. Vous savez, ce genre de moment où vous avez une mini-crise cardiaque en pensant que vous êtes dans le vide lorsque vous dormez à poings fermés mais qu'en faite, vous êtes juste dans votre lit, emmitouflé dans vos couettes.
Ma tête heurta violemment le sol mais force était de constater que ce ne fut pas assez violent puisque j'étais arrivée à rester éveillée. Je regardai autour de moi, forêt.
J'étais dans une forêt, entourée d'arbres, d'oiseaux qui paillonnaient, le soleil me brûlait la peau -une expression, j'avais ma bague du soleil- le genre de paysage que j'aimais tant. J'étais seule, définitivement seule. En 1204.
- Regardez ! Il y en a un autre par-là ! S'écria une voix masculine provenant de quelques mètres derrière moi.
Je levais la tête pour voir celui qui osait interrompre mon atterrissage-pas-en-douceur pour finalement faire face à un groupe d'hommes vêtus comme l'Homme Sauvage qu'on était allés visiter dans un musé lorsque j'étais au collège. Ces hommes avancèrent armés de bouts de bois parfaitement taillés, de haches ou autres instruments que je ne reconnu pas, bien décidés à m'achever. En moins de temps pour qu'ils battent des cils, je m'étais relevée, les mains instinctivement devant moi, comme piètre tentative d'apaisement.
- Oh oh ! On se calme !
Ils semblèrent s'apaiser et s'arrêtèrent brutalement, sans pour autant baisser leur garde. Je pris ces quelques secondes pour chercher un moyen de m'enfuir mais rien, ils m'avaient encerclés sans même que je m'en rende compte.
- Je ne suis pas ce que vous croyez, braves gens, osai-je en imitant l'un des films que j'avais vu concernant l'Age de Pierre.
- Tu veux dire que tu n'es pas un esprit vengeur ? Tu es apparue comme tel et pourtant ! S'exclama l'un d'eux en pressant contre sa hache pointée vers moi.
- Un...esprit ? Raillai-je avec un immense sourire. Bien sûr que non, et pour vous le prouver, vous pouvez mettre du sel ou du fer devant moi, ça ne me fera aucun effet.
- Vous êtes quoi alors ? M'interrogea l'un d'entre eux en cachant farouchement son sel au fond de son sac à poubelle déchiré par-ci et recousu par-là.
- Une personne normale, comme vous tous, tentai-je de les résonner avec un sourire forcé.
- Elle se moque de nous, attrapez-la, ordonna un autre.
Et tout ce qui s'en suivit fut d'une rapidité extrême. Je sentis quelque chose de pointu me transpercer le dos et presque toucher mon cœur alors qu'un homme me mettais sur son dos et me conduisais vers un endroit que je ne connaissais pas. Et tout devint flou, je n'entendais plus que quelque bribes de conversation tellement ma tête tournait et mon estomac était noué par la douleur.
-...Tu pense que c'est une sorcière ?
- Sûrement. Elle est apparue comme par magie et visiblement, elle vient d'un autre Monde.
Espèce d'idiot ! Je ne viens pas d'un autre monde mais d'une autre époque ! Qu'est-ce que ça pouvait être bête, l'Homme près-historique ! Je tentai de remettre mes idées en place malgré la douleur qui tordait mon corps tout entier et essayais de capter d'autres mots qui pourrait m'aider à savoir où ils m'emmenaient.
-...Pas content s'il la voit d'aucune utilité.
Qui ça, il ?
- Nous n'aurons plus qu'à l'implorer de nous garder en vie.
- Personne n'implorera personne, Leopold, cette fille doit être une charlatane pour pouvoir apparaitre d'une telle façon, Lord sera ravi d'en avoir une nouvelle à son arc.
Lord, pas content, implorer, charlatane. Tout ça ne sent pas bon pour moi si vous voulez mon avis. Qui était ce Lord ? Il devait être plutôt impressionnant et puissant pour que ces gens, aussi immondes soient-ils, puissent avoir peur de lui.
- Espérons-le, Azazel.
C'était le festival des prénoms débiles ou quoi ?
Je me sentis tomber de tout mon poids contre une surface dure et mon front heurta la bordure d'une marche, du moins, c'était ce que je sentais à travers cette douleur lancinante. J'ouvris péniblement les yeux en grognant, jurant dans ma barbe et bafouant toutes sortes de Malédictions à leur encontre. L'un d'eux, à la grande barbe grise s'abaissa à mon niveau, si près que je sentais sa mauvaise haleine de là où j'étais. J'arrêtai de respirer le temps qu'il observait, visiblement, attentivement la plaie que j'avais sur le front. Je le vis froncer brièvement les sourcils et il s'exclama :
- C'est l'une des leurs !
- Un vampire ? Demanda un autre.
- Oui, elle guérit instantanément, répondit l'interpelé en se relevant au niveau de son compère. Ramenez de la verveine et des cordes, Markus.
Ledit Markus hocha la tête en signe positif et disparu de mon champ de vision. Le vieux chnoque à la mauvaise haleine s'abaissa de nouveau à ma hauteur et je vis un rictus se former sur ses lèvres. Quel enfoiré ! Ca l'amusait tant que ça, de torturer des gens ?
- Et bien ma jolie, c'est un bien beau bijou que nous avons là, commenta-t-il en prenant le doigt où était enroulé ma bague du soleil dans sa main. C'est excessivement rare de voir de jeunes vampires se promener avec un tel objet sur soi.
- Pas si rare que ça puisque je le porte, crachai-je d'une voix acerbe.
Il émit un rire sans joie puis me reprit sa face de rat moqueuse.
- Tu as la langue bien pendue, me dit-il. Mais nous verrons si tu la garderas quand tu seras devant le Lord.
- Et qu'a-t-il de si effrayant que ça, votre Lord ? Grognai-je en roulant les yeux.
- Le Lord est la personne la plus "effrayante" que tu puisses connaitre et plus encore, répondit-il, un sourire calculateur au visage.
- Et pourquoi le Lord s'intéresserait-il à quelqu'un comme moi ? Expliquez-moi.
- Beaucoup de questions sans réponses, murmura-t-il en se levant, mais comme on dit : on n'a pas toujours ce qu'on veut, n'est-ce pas ?
Je ravalai ma salive de travers. Il fallait tout de même avouer que cet homme me donnait la chaire de poule avec sa face de rat et son rictus étirant ses lèvres. Et ce qu'il me disait me faisait un tantinet peur à propos de ce Lord, même si je préférerai me couper une jambe plutôt que de l'avouer à voix haute, je n'avais pas du tout envie d'être confrontée à cet homme qui semblait terrifier tout le monde.
Lorsque je relevai la tête, Markus était revenu, cordes et fioles de verveine à la main. Cinq hommes m'attachèrent sans que je puisse faire quoique ce soit et versèrent de l'eau remplie de verveine sur les cordes, m'arrachant des cris d'effroi, de douleur et de peur. Ca faisait longtemps que je n'avais pas crié d'une telle manière, en faite, pas depuis que papa m'avait attachée comme un animal dans une sorte de crypte pour que je contrôle ce que je suis. Ce souvenir me fit encore plus mal en me rappelant la douleur qui avait tordu chaque membre de mon corps ce jour-là. J'avais détesté mon père lorsqu'il m'avait fait ça, je l'avais détesté comme personne d'autre mais la différence, c'était que je lui avais pardonné juste après.
- Vas-tu nous dire d'où viens-tu ou préfères-tu qu'on poursuive ça pendant toute la journée ? M'interpela le vieux cafard.
- Allez en Enfer...Crachai-je, la tête baissée par la douleur.
- Bien.
Il enfonça un pieu dans ma cuisse si violemment que je cru qu'il s'apprêtait à m'arracher toute ma jambe mais ce n'était que pure illusion, il voulait me torturer, me faire cracher le morceau. Mais qu'allai-je dire ? "Je m'appelle Caroline Forbes, Miss Mystic Falls et en fuite depuis vingt ans, je suis venue du Futur, de l'an 2031 plus précisément, je viens afin de tuer la famille Originelle avant qu'elle ne foute en l'air ma vie et celle de mes ex-amis dans le Futur, des questions?" Pitoyable.
Je serrai les dents, la douleur se faisant plus forte. Mais tout à coup, tout s'arrêta et j'entendis des pas traverser la cellule où je me trouvais. Lentement, je levais les yeux et vit un homme, plutôt bien vêtue, arpenter cet immonde endroit sans daigner me jeter un regard.
- Qui est-ce ? Demanda l'inconnu.
- Un vampire, répondit l'homme de tout à l'heure en faisant profil bas. Un vampire avec un drôle d'accoutrement et une bague du soleil.
- Une bague du soleil ? S'intrigua-t-il pensivement. Il me semble que le peu de sorcières dans les environs sont soumises au Lord, et elles ont pour ordre de garder cet objet loin des vampires.
- C'est ce que nous essayons de lui faire dire, Monsieur, affirma le Cafard, la tête toujours baissée comme signe de soumission.
- Et bien faite vite, les pressa l'inconnu d'un geste de la main avant de repartir.
Le Cafard s'abaissa de nouveau vers moi, et touts les signe de son arrogance refirent surface une fois l'inconnu partit. Il me sourit.
- Tu as entendu le Monsieur, ma jolie ? Tu vas devoir faire un effort, maintenant.
- Allez...en...Enfer, articulai-je soigneusement, mon visage à quelques centimètres du sien.
- Roohh, grogna-t-il en se relevant. Généralement, je n'aime pas torturer les femelles, mais pour toi, je vais faire une exception.
Mes yeux s'écarquillèrent puis il me jeta un saut rempli de verveine plongée dans de l'eau. Après quoi, un pieu s'enfonça dans mon ventre et je perdis définitivement connaissance...
- Hey, lève-toi, me parvint ce murmure si bas que je peinais à l'entendre.
Mes yeux se rouvrirent péniblement. Tout était flou autour de moi, à part un visage baissé devant moi. J'eu tout d'abord pas mal de temps à le reconnaitre quand les traits de mon amie me revinrent en mémoire. Bonnie se tenait devant moi, une main que je ne sentais pas posée sur mon épaule et un sourire presque maternel au visage, Bonnie avait tellement changée. L'adolescente de dix huit ans que j'avais laissée vingt ans plus tôt avait laissée place à une femme mure, douce, avenante, indépendante, quelque peu froide c'est vrai, mais bienveillante.
- Bonnie...Soufflai-je faiblement.
Elle s'abaissa vers moi et m'enlaçai maternellement mais je ne sentie rien.
- Tu ne peux pas me sentir, Caroline, je suis comme...
-...Un esprit, finis-je à sa place. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- J'ai pu établir une certaine connexion entre les deux mondes, m'apprit-elle.
- Bien, alors fais vite, je dois savoir où je suis, comment je vais me débrouiller pour trouver les Mikaelson et...
- Calme-toi, murmura-t-elle avec un visage serein. Bon, pour commencer, il y a eu un problème concernant l'année dans laquelle tu étais censée te retrouver.
- Ah bon ? M'horrifiai-je en écarquillant les yeux.
- En faite, tu ne pouvais pas être en 1204 puisque Kol à cette époque était dagué et tu étais censée y aller pour daguer les quatre Mikaelson : Klaus, Elijah, Rebekah et Kol.
- Je suis dans quelle année alors ? Demandai-je, à l'affut d'une réponse concrète.
- 1492, répondit-elle simplement. Tu pourras daguer les quatre et revenir à notre époque, mais à condition que tu garde ce bracelet, c'est tout ce qui peut te relier au présent, enfin, le futur, tu vois quoi ! Si tu le perds, tu ne pourras pas revenir vers nous et tout continuera de se passer comme si tu n'avais rien fait. Ce bracelet est l'objet le plus important dans tout ça, on peut dire qu'on est foutus si tu le perds.
- Ok, acquiesçai-je. Je le garderai, promis.
Elle me sourit une nouvelle fois, puis reprit à nouveau un air sérieux, mélangé à une pointe d'inquiétude.
- A présent, écoute-moi attentivement Caroline, prévint-elle soigneusement. Tu te rends compte que te retrouve deux cents ans après l'année où tu devais te retrouver, n'est-ce pas ? Ça peut engendrer certains problèmes.
- Quels genre de problèmes ?
- Le genre qui ne te plairait sûrement pas, soupira-t-elle en baissant la tête. Tu es en 1492, soit l'année où Katherine devait être sacrifiée et je ne pense pas que ce soit un hasard...
- Viens-en aux faits Bonnie ! La pressai-je en entendant des bruits métalliques provenir de loin. Ils arrivent sûrement !
- Et bien, avant que je ne fasse le sort, les esprits m'ont avertis : il est hors de question que tu change le passé, tu m'as bien comprise ? Tu y vas pour une bonne raison : tuer les membres de la famille Mikaelson mais pas autre chose, tu ne transformeras personne, ne tueras pas ceux qui n'étaient pas censés mourir et surtout, ne pas faillir à ta mission, nous avons besoin de toi, Caroline.
Je hochais la tête d'un signe positif et un tendre sourire se dessina sur les lèvres de Bonnie. Elle me prit délicatement les mains même si je ne ressentais rien, c'était comme une effervescence d'une multitude de pouvoirs.
- Tu sais..., murmurai-je bas en baissant la tête sur ses mains. Si vous m'aviez demandé de vous aider, je l'aurai fais. Sans sort pour me ramener, sans rien, je l'aurai fais parce que vous êtes mes amis mais crois-moi, si ce ne sont pas les gens qui sont morts à cause des Mikaelson que je devais sauver, je n'aurai jamais dis oui.
- Je sais, dit-elle sereine et calme. Mais nous savons toutes les deux que tu ne serais pas revenue vers nous Caroline, tu as enfin pu avoir la vie que tu voulais et tu n'avais pas l'intention de tout laisser tomber pour devenir une sorte de Xena la guerrière. Et puis, avoue que tu es presque aussi douée pour te cacher que Katherine.
Ce ton faussement railleur que je percevais dans sa voix ne me fit pas sourire loin de là. Je n'avais pas toujours pas digéré le fait qu'ils aient élaboré un plan pour me faire revenir vers eux sans même me demander mon avis mais je savais une chose : cette idée-là ne venait pas de Bonnie, j'en étais sûre, je le sentais. Ça ne pouvait être qu'Elena. Oui bien sûr, Elena ! Comment avais-je pu l'oublier elle ? C'était ridicule, personne n'oubliait Elena évidemment ! Et c'est en partie à cause de ça que j'avais quitté Mystic Falls, parce que j'en avais marre de tout ça, de touts ces sacrifices qui tournaient autour d'elle, j'en avais marre que le sommet de nos soucis était le choix qu'elle allait prendre concernant les frères Salvatore, j'en avais tout simplement marre que ma vie se résume à sa vie à elle. J'avais besoin de me connaitre, de changer, j'avais besoin d'être enfin moi ! Et maintenant que je l'étais vraiment, me voilà remise là-dedans de nouveau ! Comme si je ne venais pas de passer vingt ans à fuir mon ancienne vie.
- Caroline..., m'interpela-t-elle doucement.
- Oui ?
- Ils reviennent, m'annonça-t-elle.
- Tu dois partir c'est ça ?
- Non, je suis un esprit mais j'ai fais en sortes seule toi tu pourras me voir, je suis invisible à leurs yeux, me rassura-t-elle faiblement. Mais évite de me parler en leur présence, ils risquent de se douter de quelque chose.
- Ca va, j'ai encore toute ma tête, raillai-je alors qu'elle affichait un sourire reconnaissant.
Elle s'adossa contre la paroi humide de cet endroit et croisa les bras autour de sa poitrine. Je devinais de son regard qu'elle ne pouvait rien faire pour me sortir de là tant qu'elle sera un esprit, c'était assez logique d'ailleurs. L'immense porte s'ouvrit dans un bruit métallique grinçant alors que je relevai lentement la tête. Je vis une silhouette de petite taille pénétrer maladroitement la pièce boueuse, encore affaiblie, je ne pouvais pas très bien user de mes dons vampiriques pour percevoir son visage. Quand enfin la silhouette fut assez près de moi, je me rendis compte que c'était une jeune femme. C'était une brune à la peau laiteuse avec deux yeux noirs dont on ne pouvait distinguer les pupilles, elle possédait de longs cheveux noir corbeau qui lui tombaient négligemment sur les épaules et parcouraient son dos en boucles désordonnées, elle portait également une robe, une longue robe beige qui mettait, en haut, en valeur ses formes. Elle s'approcha de moi, lentement, tout en gardant un œil derrière elle puis marmonna quelques mots dans sa barbe avant que la porte qui me séparait de la liberté ne s'ouvre en grande volée. J'étais libre !
Bonnie semblait toute aussi surprise que moi, elle s'avança à mesure que l'inconnue s'approchait de moi en silence. Cette femme, qui ne devait pas avoir plus de dix neuf ans, fit céder les cordes qui me maintenaient attachée en un seul regard puis me jaugea du regard, je ne percevais ni sourire, ni joie ni tristesse chez elle, elle était vide, totalement vide.
- Qui...qui êtes-vous ? Bafouai-je entre mes dents alors qu'elle me guidait précipitamment vers l'extérieur.
- Cela n'a aucune importance, répondit-elle froidement. Il faut sortir de là avant qu'ils ne reviennent avec le Lord.
- Si, ça a une certaine importance de connaitre le nom de la femme qui m'a sauvée, me bornai-je sans m'arrêter de marcher, Bonnie m'emboitant le pas.
- Milah, je m'appelle Milah, céda-t-elle finalement sans se retourner vers moi. Maintenant veuillez vous presser, le Lord et ses gardes sont plus rapides que nous.
Cette fois-ci, je ne dis rien et me contentais de suivre le chemin sur lequel elle me guidait. Nous parcourûmes la forêt. J'avais l'impression qu'à chaque pas que nous faisions, les branches des arbres s'abaissaient à notre niveau pour nous barrer la route. Mes cheveux dorés s'emmêlait aux lianes qui pendaient un peu partout et par dessus tout, j'avais chaud, terriblement chaud. C'est vrai que je n'y avais pas pensé. Lorsque nous étions dans le présent, enfin le futur, nous étions en plein mois de Novembre et il faisait froid, par contre ici, je n'avais qu'une seule envie, déchirer mes vêtements et me balader nue. J'enviais la robe que cette fille portait, elle semblait si libre, si large.
- Pourquoi faite-vous cela en faite ? Demandai-je finalement, agacée par ce silence quasi-religieux qui régnait entre nous trois, ou nous deux.
- Si je vous dis que j'aime aider les prisonniers du Lord le plus puissant d'Angleterre, vous me croiriez ? Tenta-t-elle de se défiler en arrachant une branche d'un coup sec.
- Pas vraiment non, avouai-je.
Elle poussa un soupir puis s'exclama :
- Une grande source d'énergie provenait de cette forêt, il me semble que vous avez utilisé un vieux sort qui n'a jamais été fait auparavant et qui a été bannit de touts les grimoires de sorcellerie d'Angleterre, j'avais voulu voir ça par moi-même et je vois désormais ce que c'était, elle marqua un temps d'arrêt. Vous voyagez dans le temps, déduisit-elle.
- Oui, approuvai-je d'un signe de tête. Alors...vous êtes une sorte de sorcière ?
- Une sorte de sorcière ? On peut dire ça mais, vous êtes consciente que ce genre de sort a été bannit pour une bonne raison n'est-ce pas ?
- Laquelle ?
- Qui vous garantis que vous rejoindriez votre époque saine et sauve, ou autrement dit, en un seul morceau ?
Mon souffle s'arrêta dans ma gorge mais je ne dis rien, me contentant de l'inciter du regard à poursuivre.
- En faite, lorsque vous utilisez un sort comme celui-ci, non seulement vous devez avoir...Araignée sur votre épaule...
- Je dois avoir une araignée sur mon épaule ? Répétai-je, incrédule.
- Non non, vous avez vraiment une araignée sur votre épaule.
Je fronçais les sourcils puis me rendit compte que la petite bestiole qu'elle pointait du doigt montait vers mon visage. J'étouffais un petit cri contre ma bouche avant de laisser tomber l'insecte dégoûtant sur l'herbe.
- Vous êtes un vampire et vous avez peur des araignées ?, marmonna-t-elle sans chercher à en connaitre la réponse tout en continuant son chemin.
- A propos de ce que vous disiez...
- Le sort que vous avez utilisé doit être lancé par une très forte sorcière mais vous n'en êtes pas une, alors qui vous a envoyé ici et pourquoi ? Poursuivit-elle.
- Une amie à moi, offris-je comme unique réponse. Et je ne vous fais pas assez confiance pour vous dire ce que je suis venue faire ici.
J'entendis un rire sans joie alors que nous continuions à avancer puis elle me dit :
- Croyez-moi, je ne vous fais pas confiance non plus mais il est de mon devoir d'éviter les problèmes, donc, encore une fois, pourquoi êtes-vous là ?
- Pourquoi je vous le dirais ? M'obstinai-je sans m'arrêter.
- Parce que je viens de vous sauver d'une mort certaine, dit-elle simplement.
- Ah alors juste parce que vous m'avez délivrée pour une raison que moi-même je ne connais pas, je devrai vous dire tout ce que j'avais prévu ? Ironisai-je.
- Exactement. Bon, vous comptez parler ?
Je me tournai vers Bonnie qui hocha la tête en signe positif.
- Je suis là pour tuer les Mikaelson, lui appris-je finalement.
Je la vis se retourner enfin vers moi. Ses longs sourcils montant si haut qu'ils se mêleraient presque aux mèches évasives de ses cheveux noir ébène.
- Vous vous moquez de moi n'est-ce pas ?
- Non, pourquoi ?
- Les Mikaelson ? Vous vous rendez compte que vous planifiez la mort de la plus puissante famille de vampires de touts les temps ? Elle s'arrêta un bref instant sans pour autant me laisser parler. Cette famille est indestructible, ils ne peuvent pas êtres tués, j'ai essayé par touts les moyens de leur trouver une faille mais c'est impossible.
- Vous vous souvenez que je suis venue d'un autre temps ? Lui rappelai-je malicieusement dans un sourire fier. Vous ai-je dis que je venais du futur ?
Elle écarquilla légèrement les yeux tout en cassant une autre branche à l'aide de son épée pour nous laisser passer.
- Vous avez trouvé le moyen de les tuer dans le futur ? Me demanda-t-elle.
- Oui, enfin, pas exactement.
- Comment ça ?
- En faite, j'ai en ma possession quatre dagues, assez pour les faire plonger dans un sommeil sans fin pour l'éternité, il ne me reste plus qu'à trouver où ils se terrent.
- Klaus, Kol, Elijah et Rebekah Mikaelson, bien calculé, murmura-t-elle pensivement. Je sais où ils se trouvent.
- Fantastique, approuvai-je avec un sourire éclatant.
Qu'en pensez-vous ? Que dite-vous de Caroline, l'arrivée de Bonnie ainsi que le nouveau personnage : Milah ? A vos claviers !
