Coucou à tous!
Je sais que j'avais dit que je ne publierais pas tant que The Agency ne serait pas terminé, mais voilà il faut croire que lorsque je commence à écrire, je n'arrive pas à m'arrêter... Donc au lieu de vous faire patienter inutilement, je partage le Chapitre 2 avec vous!
Je suis super surprise mais aussi super contente de voir l'accueil que vous avez fait au 1er chapitre! MERCI BEAUCOUP! Vous êtes vraiment une source de motivation considérable! Je commencerais à répondre aux reviews une par une à partir du prochain chapitre, promis!
Pour ceux qui se le demandent, j'essayerais de publier au moins une fois par semaine, comme pour les autres fics, mais je ne suis pas à l'abris de manquer à ma promesse... Le chapitre 3 devrait arrivé d'ici dimanche je pense.
Encore un merci! Et bonne lecture à vous!
LSAfor',
pour vous servir ;)
Chapitre 2:
- Donc vous êtes en train de me dire qu'il y aura constamment un de vos agents avec moi? s'indigna Arizona.
- Oui au minimum, affirma Callie. Sauf dans vos quartiers personnels.
Elle remarqua que l'idée ne sembla pas réjouir la blonde qui grimaça face à l'information.
Plus d'une heure s'était écoulée depuis qu'elle était au Bureau Ovale avec Arizona Robbins et Alex Karev à leur expliquer comment allait se dérouler les choses sous sa direction. Et jusqu'ici, elle trouvait qu'elle avait fait preuve d'un professionnalisme à toutes épreuves. Surtout avec la présence d'Arizona Robbins à seulement quelques mètres d'elle et qui avait le don de la rendre nerveuse. Elle était la Présidente du pays, le leader du Monde Libre et la femme la plus puissante au monde. Et bien sûr, en plus de tout ça, il fallait qu'elle soit sexy à s'en damner.
- Ils savent être très discret, rassura la Latina en essayant de chasser ses pensées.
En vain…
- Et je veillerai à ce que votre vie privée soit respectée au maximum, ajouta-t-elle.
- Donc mon trafic de drogue et mon réseau clandestin de prostitués ne risque rien avec vous? s'enquit Arizona.
Callie la regarda en fronçant les sourcils, se demandant si elle était sérieuse.
- Je plaisante, s'empressa de dire la Présidente.
Callie esquissa un sourire face à la plaisanterie qu'elle se força rapidement à perdre. Cependant, il ne passa pas inaperçu auprès d'Arizona qui se félicita intérieurement: cette magnifique créature avait trouvé sa boutade drôle. Elle n'avait peut-être pas rigolé à gorge déployé mais son sourire était déjà une victoire en soi…
Le téléphone d'Alex Karev sonna, évitant ainsi à Callie de répondre. Il s'excusa auprès des deux femmes et sortit de la pièce pour pouvoir répondre, les laissant seules.
- Pour cet après-midi, reprit Callie en veillant à ne pas regarder l'autre femme directement dans les yeux, il y aura trois agents qui vous accompagneront.
- Vous en faite partie? questionna Arizona.
- Oui, répondit-elle. Je serais l'agent à qui vous aurez le plus à faire et qui vous accompagnera systématiquement à vos sorties extérieures…
- Je ne m'en plains pas.
Callie leva la tête de ses notes pour regarder en direction de la blonde qui la fixait.
- Vous auriez dû voir votre prédécesseur, continua Arizona. La sympathie ne faisait pas partie des qualités de Robert Stark…
- Stark était mon prédécesseur?! s'exclama Callie.
Arizona hocha la tête de haut en bas en faisant une moue de dégout. Callie la dévisagea en se disant qu'elle n'avait jamais vu une grimace aussi adorable de son existence.
- J'ai été sur quelques missions avec lui, déclara-t-elle. Je comprends que vous préfériez être coincée avec moi…
- Surtout que vous êtes beaucoup plus agréable à regarder, laissa échapper Arizona avant de se rendre compte de ce qu'elle disait.
Elle se mordit la lèvre, ce qui ne fit qu'accentuer la frustration de Callie qui continuait de la fixer. De nouveau, le regard qu'elles échangèrent dura plus longtemps que la normale jusqu'à ce que la brune se décide à détourner la première les yeux.
Elle s'éclaircit la gorge pour reprendre un peu contenance et se leva.
- On devrait se préparer pour aller au CPA Hospital, déclara-t-elle en glissant une main dans ses cheveux d'un geste mal-à-l'aise.
- Oui, répondit Arizona en la suivant du regard.
Callie lui tourna le dos et se dirigea vers la porte en poussant un juron toujours sous le regard d'Arizona qui soupira.
Mais qu'est-ce qui lui arrivait? Elle avait réussi à garder son sang-froid durant des meetings, des interviews et des confrontations télévisées et là, il suffisait qu'il y ait une jolie femme dans les parages pour qu'elle sorte des blagues idiotes et fasse des remarques à la limite du rentre-dedans.
Quelques heures plus tard, accompagnée d'une escorte de plusieurs véhicules, la voiture officielle de la Présidente se dirigeait vers le Children's Pedatricians-Associates, l'hôpital des enfants de Washington.
Lorsque Jerry, son chauffeur, arrêta la berline devant les grandes portes de l'établissement, Arizona tenta un coup d'œil à l'extérieur puis grogna lorsqu'elle vit la horde de journalistes qui l'attendait.
- Je déteste ces vautours! grommela-t-elle en faisant une moue.
Callie se tourna vers elle, assise à ses côtés, et regarda ses lèvres en se disant qu'il fallait vraiment qu'elle arrête de faire ce genre de mimique parce qu'elle en venait à fantasmer de plus en plus dessus.
- Ma mère est journaliste, déclara Callie en se forçant à détourner son regard de la bouche de la Présidente pour la regarder dans les yeux.
Ce n'est pas mieux, pensa-t-elle lorsqu'elle se retrouva plongée dans le tourbillon de bleu qui composait les prunelles d'Arizona.
Cette dernière glissa une main dans ses cheveux mal-à-l'aise.
- Je – hum – ce n'est pas… Je n'ai rien contre les journalistes, c'est juste que – 'fin – votre mère doit surement – heu …, bafouilla Arizona en se sentant de plus en plus gênée.
Callie ne put retenir son rire plus longtemps et s'esclaffa devant la mine qu'elle tirait.
- Je plaisante, rassura-t-elle.
Arizona continua de la fixer et baissa son regard vers le sourire franc qu'arborait la brune. Ce sourire pourrait nourrir des systèmes électriques de plusieurs villes à lui-seul, ça elle en était sûre.
- Très drôle…
- Il faut croire que vous n'êtes pas la seule à détenir un sens de l'humour, taquina Callie en détournant son regard vers la fenêtre pour étudier le périmètre.
Comprenant qu'elle faisait référence à sa plaisanterie d'un peu plus tôt dans la journée, Arizona esquissa un grand sourire.
- Il s'agit seulement de quelques photos, reprit Callie en continuant d'observer les journalistes à l'extérieur.
- Je déteste avoir l'attention sur moi, confia Arizona.
- Dans ces cas-là, je suis désolée de vous le dire mais vous avez choisi le mauvais métier…
La boutade arracha un rire à Arizona qui se sentit tout de suite plus détendue. C'était définitif, Calliope Torres était beaucoup mieux que Robert Stark.
- Voilà ce que je vous propose, dit Callie en reportant son attention sur elle. Vous les laissez prendre quelques photos de vous à l'intérieur avec quelques enfants et après je les vire en disant qu'il en va de votre sécurité…
- Voilà ce qui signe notre premier deal, répondit Arizona.
L'oreillette de Callie émit un bruit, lui indiquant qu'on essayait de la joindre.
- Torres j'écoute, déclara-t-elle en appuyant sur le bouton.
- La voix est libre, informa la voix de Mark.
- Très bien. Préparez-vous avec Avery, nous allons sortir…
Elle jeta un dernier regard à Arizona avant de quitter le véhicule et de faire le tour pour ouvrir à la Présidente.
Dès lors que cette dernière mis un pied à l'extérieur, la foule de photographes se précipita vers elle pour prendre des clichés et l'interpeller pour lui poser des questions. Mais avec l'aide de Mark Sloan et Jackson Avery, Callie réussit rapidement à l'escorter jusqu'à l'intérieur de l'hôpital.
Les bras croisés sur sa poitrine, appuyée sur un mur, Callie observait à travers une vitre de chambre d'hôpital la Présidente des États-Unis en train de lire une histoire à une petite fille malade.
Cela faisait maintenant plus d'une demi-heure qu'elle avait congédié les photographes et journalistes, permettant ainsi à Arizona de respirer et le comportement de la blonde l'avait agréablement surprise.
Alors qu'au début, elle pensait que la sympathie et la prévenance dont faisait preuve la Présidente envers les enfants était dû à la présence des journalistes, Callie ne l'avait pas vu changer d'attitude après leur départ. Au contraire, elle semblait même beaucoup plus à l'aise et prenait plaisir à parler ou jouer avec chacun d'entre eux. Et le plus surprenant, c'est que les enfants s'avéraient aimer cette rencontre encore plus qu'elle. Callie les avait vus attentifs à tout ce qu'elle pouvait dire.
Elle vit Arizona rigoler à ce que venait de lui raconter la petite fille et lever les yeux vers la vitre pour croiser son regard. Elle se surprit à ne pas le détourner et lorsque la blonde lui adressa un sourire, elle ne put s'empêcher d'y répondre.
Ce qui était sûr c'est qu'Arizona Robbins était pleine de surprises et qu'il serait très facile de tomber pour cette femme.
Plus tard dans la soirée, Callie sortit de son bureau de l'aile Ouest de la Maison Blanche où elle venait de terminer quelques rapports.
S'il y avait bien une chose qu'elle détestait dans son métier, c'était bien s'occuper de la paperasse et malheureusement il semblait qu'avec son nouveau poste, il y en avait trois fois plus que ce qu'elle faisait d'habitude.
En se notant mentalement de coincer Lexie pour qu'elle s'en occupe à sa place dorénavant, elle se dirigea vers le bureau présidentiel devant lequel elle trouva deux de ses collègues – ou plutôt employées dorénavant – Meredith et Cristina, en train de faire la surveillance.
- Prêtes à passer une nuit blanche? taquina-t-elle lorsqu'elle arriva à leur hauteur.
- Tu ne trouves pas qu'elle a prit la grosse tête notre Torres depuis qu'elle a eu sa promotion? questionna ironiquement Meredith à l'adresse de Cristina.
- Légèrement, répondit cette dernière.
- Il faut croire que le pouvoir lui ait très vite monté à la tête…
- Tu crois qu'il existe un moyen de la lui dégonfler? fit mine de questionner Cristina.
- Je crois bien que c'est une cause perdue d'avance…
Callie les écouta délirer avec une expression amusée. Meredith et Cristina faisaient parties de son équipe, celle qu'elle s'était composée depuis ses débuts à la NSA et rapidement, avec Mark, Jackson et Lexie, le reste de la bande, ils étaient devenus des amis très proches.
C'était pour ça que lorsque Webber lui avait dit qu'elle devrait composer son équipe, elle avait pensé à eux directement. C'était les seuls personnes en qui elle avait une confiance aveugle, les seuls à qui elle confierait sa vie sans hésitation et c'était exactement d'eux dont elle avait besoin.
- Et moi je crois que je vais vous assigner de nuit pendant les prochains mois, rétorqua Callie avec un grand sourire.
Elle éclata de rire devant la mine renfrognée que ses deux acolytes arborèrent avant de retrouver son sérieux.
- Je compte sur vous pour gérer jusqu'à demain matin, dit-elle en les regardant chacune leur tour. Ne me mettez pas dans le pétrin dès le premier jour.
- À vos ordres chef! répondit ironiquement Cristina avant de lui adresser un sourire mutin. Ne t'inquiètes pas on ne va pas la quitter d'une semelle notre chère Présidente.
Elle échangea encore quelques mots avec elles puis s'avança vers le Bureau Ovale et après l'accord d'April Kepner, l'assistante de la Présidente, elle toqua à la porte et l'ouvrit lorsqu'elle entendit la voix d'Arizona lui donner la permission d'entrer.
- Agent Torres…
- Tout est au point pour ce soir, informa Callie en s'avançant au milieu de la pièce. Les agents Grey et Yang s'occupent de prendre mon relai et moi je vous retrouve demain.
- Très bien, répondit Arizona.
Elle hésita quelques secondes puis se leva de son bureau pour en faire le tour et se poster devant Callie.
- Vous avez fait un excellent boulot aujourd'hui, déclara-t-elle en lui tendant sa main droite.
Callie baissa les yeux vers la main tendue puis leva de nouveau les yeux vers la blonde et la lui serra.
- Merci Mme la Présidente…
- Vous pouvez m'appeler Arizona, signala Arizona en lui adressant un grand sourire. Après ce que vous avez fait pour moi aujourd'hui, on peut oublier les «Mme la Présidente».
La main toujours dans celle de la blonde, son regard plongé dans le sien, Callie considéra ses paroles. Après de longues secondes à se regarder droit dans les yeux, elle retira doucement sa main de celle d'Arizona et lui adressa un sourire poli.
- Je n'ai fais que mon travail. Je suis là pour assurer votre sécurité…
- Vous le faites très bien pour l'instant, dit Arizona.
- Je souhaiterais que ça continue, affirma Callie. Et pour mener à bien ma mission, je ne dois pas être impliquée émotionnellement… Et vous appeler par votre prénom est exactement ce qui m'amènera à commencer à m'impliquer émotionnellement.
Elle fit un pas en arrière avant d'adresser un dernier signe de tête poli.
- Bonne nuit, souhaita-t-elle avant de prendre congé sans attendre de réponse, sous le regard stupéfait d'Arizona.
Cette dernière regarda la porte se refermer, un sourire aux lèvres.
- Bonne nuit à vous aussi, souffla-t-elle sans se dépêtrer de son sourire.
