Enchantement

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NdlA : Et me revoici dans votre écran, pour votre plus grand bonheur ! (…ou pas…) Après la longue aventure Heroic Fantasy du dernier One-shot de l'Anthology, je me replonge gaiement dans celle-ci ! (Oui, je sais, vingt ans plus tard. Je me fais une raison, vous savez. Ah, pas vous ? Merde...)

Réponses au Reviews (vingt ans plus tard aussi)

Lupuline : oh, ravie de voir que tu aimes la fantasy aussi ! J'espère que la suite de l'univers va toujours te plaire =)

Hachikou : uhuhu ça va, c'est fini l'oral, je peux m'y remettre ? ^^ (remarque, je poste à chaque période d'examen, ahaha... aha... ah... hem...) Et ça m'aurait étonné que la sadique en toi n'ait pas des pulsions meurtrières qui la relance quand on parle de Mokonas… Pauvres bêtes (Hani inclus)… Merci beaucoup pour ta review adorable, et t'en fais pas, tu rattrapes tous les retards toujours sans problème =)

Sedinette-sama : KuroFye fangirl ! (Comment ça je peux parler ? Bon ok…) Voici la suite, et merci !

Butterflyellow : Kyah Kuroo ! x3 … Oh pardon, frénésie fangirlienne, toussa… Hum… Mon retard a certainement refroidi toute frénésie, mais j'espère tout de même que la suite et Kuro vont t'être agréables =)

Yula : le voici donc ! ^^

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Chapitre2 Le refuge sous la terre

Kurogané pensait qu'il avait déjà vu bien des horreurs. Mais rien, non rien ne pouvait égaler la scène qui se déroulait sous ses yeux écarquillés. C'était une torche humaine qui criait et se débattait en vain contre les flammes devant lui et une centaines d'autres Ealiens trop effarés pour bouger... C'était une femme, agonisant devant ses deux jeunes enfants qui ne pouvaient qu'appeler leur mère impossible à atteindre à travers le rideau de feu, et implorer de l'aide à travers leurs larmes de détresse.

Cela fut plus que suffisant à Kurogané pour se précipiter vers la femme, sans prendre le temps de se demander pourquoi elle n'était pas déjà sauvée... Quand une poigne ferme saisit son bras, le coupant dans son élan. Sans comprendre, il se tourna pour voir Dômeki, son visage habituellement impassible traversé par de multiples sentiments.

- Non, fit celui-ci d'une voix lente et basse.

Et d'un mouvement de tête, il encouragea Kurogané à mieux regarder l'ensemble de la scène. Le trouble du jeune chef, si cela était possible, accrut encore. Derrière la femme qui se tordait de douleur se tenait la cause de son agonie : deux gardes de la Cité, perchés sur leurs reptiliennes montures, riaient en jetant des regards de défi à la foule... Et à la vue de la fumée noire qui s'échappait des naseaux de l'une des créatures, Kurogané comprit. Il comprit absolument tout. Pourquoi une telle horreur. Pourquoi personne ne bougeait. Et pourquoi Dômeki l'empêchait d'agir sans réfléchir, même dans un tel cas d'urgence.

- Ces putains d'enfoirés... siffla-t-il entre ses dents. Ils attendent de voir qui va sortir des rangs, hein ? Comment... De tels moyens...

La main sur son bras tremblait imperceptiblement, mais tenait bon. Kurogané se rendit compte que l'autre main de son compagnon retenait Watanuki derrière lui. Le visage de ce dernier montrait mieux à quel point il était choqué, mais les francs tremblements qui l'agitaient l'affaiblissait suffisamment pour qu'il soit facile à retenir. A vrai dire, la main de Dômeki le maintenait presque debout... Et sa voix, fragile et faible, atteignit les oreilles et le coeur de ses deux compagnons :

- Il n'y a rien... Que l'on puisse faire.

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N'ayant fixé que le sol depuis son entrée dans les appartements luxueux de son Maître, le jeune homme blond leva lentement ses yeux d'éternel azur pour les poser sur le visage satisfait de celui-ci. Il ne dit rien. Il attendait. Son beau visage pourtant fermé ne laissait passer aucun sentiment... Aucun songe. Son Maître, trônant sur un imposant siège fait de marbre clair, sourit.

- Qu'as-tu vu en ville aujourd'hui, Fye ? Demanda-t-il d'une voix très douce.
- Rien qui ne puisse vous être utile, Maître Ashura, répondit le blond. Ils étaient tous pressés, aujourd'hui, et emplis de peur.
- Mh, cela est peut-être dû au dernier décret...
- Pensez-vous réussir à mettre la main sur les rebelles grâce à ce décret, Maître Ashura ?

Un instant songeur, Ashura releva les yeux vers le jeune homme en souriant, de cet air amusé qui n'atteignait qu'à peine son regard lointain.

- Mettre la main sur les rebelles ? Répéta-t-il. Quelques-uns, tout au plus... Et encore, nous aurons bien de la chance si nous en prenons un ou deux dans nos filets parmi les habituels ivrognes. Leur meneur est bien trop malin, et a bien trop d'autorité sur eux.
- Mais pourtant, ils devront bien sortir la nuit !

Cette fois, un petit rire s'échappa des lèvres fines du seigneur.

- Mon cher Fye, dit-il. Ne sois donc pas si naïf. Tant que nous n'aurons pas, ne serait-ce que l'identité ou la description de leur chef, ce nouveau décret ne servira qu'à les restreindre dans leurs mouvements et à les inquiéter. On dit qu'il serait très jeune, mais c'est tout ce que nous avons...
- Mais...
- Non, en attraper, mon Ange de l'ombre... Le meilleur des tous mes hommes... Lui peut le faire, et le fait déjà très bien. Tu le sais, n'est-ce pas ?
- Oui, Maître Ashura.
- Mais ils sont trop nombreux... Terrés comme des fourmis par centaines dans les moindres recoins. Oui, nous sommes capables d'en attraper quelques uns...

Il reposa son visage sur le creux de sa main et s'autorisa un instant à contempler en silence le jeune blond qui se tenait si droit, si digne et en même temps si fermé devant lui. Il souriait toujours.

- Mais pendant que leurs inquiétudes seront dirigées vers ce décret, murmura-t-il presque alors que son regard commençait à se perdre dans le vide, il nous faut frapper fort. Et frapper à la racine.

Fye eut un étrange sursaut, et dans ses yeux passèrent milles nuances sombres. Mais il serait présomptueux d'affirmer que ceux-ci ne regardaient que le grand Enchanteur d'Ealas devant lequel il se tenait.

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Les hurlements perdaient en puissance et en vie, et Kurogané désespérait de pouvoir arrêter l'horrible spectacle. Il ne se contenait plus. Il devait agir, même s'il était trop tard depuis le début, même si ce n'était que pour éloigner les enfants de ce qu'ils n'auraient jamais dû affronter, mais la main sur son bras lui rappelait les conséquences qu'entraînerait son acte. Un instant, il se dit que les Enchanteurs, ces maudites créatures, avaient gagné, qu'ils lui mettraient la main dessus et que les rebelles seraient dépourvus de tout chef. Un instant, il se dit que sa cause serait maintenue par ses hommes s'il disparaissait, et que si personne autour de lui ne voulait bouger en même temps que lui, au moins il n'aurait pas fait partie de ceux qui regardent les autres mourir. Et en un instant... Il se dégagea de l'emprise raisonnable, mais trop faible, sur son bras.

Il avait déjà fait quelques pas vers la victime, et renoncé à sa couverture dans l'ombre, sa main droite plongeant dans la poche où il savait qu'il trouverait une bombe de fumée, bousculant la foule et attirant la curiosité malsaine des gardes, mais...

- Attention !

Un immense baril d'eau tombait déjà du ciel comme une véritable bénédiction, pour tomber en plein sur les deux gardes qui n'eurent pas le temps de l'éviter. La vague d'eau qui déferla de cette chute éclaboussa non seulement la foule, mais également la forme à présent inerte de la femme, éteignant ainsi les flammes destructrices sur son corps.

Qui avait détaché ce baril des hauts toits ? Comment ? Pourquoi ? Etait-ce un accident, ou véritablement un acte délibéré ? Mais le chef des rebelles savait qu'il ne pouvait plus de permettre un quelconque instant de réflexion. Il réagit alors très vite. Et quand d'autres gardes, alertés par le bruit, arrivèrent sur place à peine quelques très courtes minutes plus tard, ils durent traverser un mince nuage de fumée qu'ils jugèrent ne pas être naturel, avant de découvrir les deux corps inanimés de leurs acolytes à moitié écrasés par le baril.

Mais personne dans la foule hagarde ne put leur dire ce qu'il s'était passé, ni pourquoi sur le cadavre brûlé d'une femme reposait une rose écarlate, signe de la couleur sang des rebelles des Pays du Nord.

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- Ne pouvait-elle pas être sauvée ?

Kurogané ralentit imperceptiblement son pas à travers le couloir de terre, et son regard se perdit dans le vide. La voix étranglée de Watanuki se répéta dans sa tête, disant cette fois Ne pourrons-nous pas être sauvés ?. Et c'était la question qu'il se cessait de se poser ; pourra-t-il y changer quelque chose, à ce funeste destin qui était à présent celui des Hommes ? Il soupira, et se retourna à moitié vers Watanuki, sans parvenir pour autant à le regarder dans les yeux.

- Elle était déjà morte, dit-il.
- Je... Mais tu en es sûr ? Insista le jeune homme. Je... Je veux dire... Tout est allé tellement vite, on a récupéré les enfants, mais... Ce n'était qu'une poignée de minutes et...
- Une poignée de minutes suffit à savoir si un coeur bat encore ou non, Watanuki. Et le sien... Avait déjà succombé aux brûlures. Tu sais que nous ne pouvions prendre le risque de ramener son corps qu'à condition d'avoir une chance de la sauver... La surprise générale nous a bien plus aidé que le faible nuage de fumée produit par la bombe.

Son ton n'était pas agressif, mais ferme. Et surtout, il avait raison. Watanuki se répondit plus rien, vaincu, et baissa la tête, renonçant à suivre son chef. Mais celui-ci s'arrêta aussi, et se retourna complètement vers lui pour lui poser une main sur l'épaule.

- Watanuki, écoute-moi, dit-il. Je veux que tu retournes à l'auberge pour la fermer. La nuit est tombée, inutile d'attirer l'attention sur elle. Et surtout, je veux que rien de ce qui s'est passé ne pèse sur ta conscience. C'est à moi de tenir ce rôle, comme j'ai décidé de diriger les rebelles. C'est ma responsabilité, mon fardeau, tu m'entends ?

Ces quelques mots firent relever brusquement sa tête à Watanuki, prêt à protester dans sa surprise.

- Mais, Kurogané...
- Il n'y a pas de « mais ». Tu peux encore agir, pour ces enfants. Tu peux les aider à surmonter ce qu'ils ont vécu. C'est ça, que tu dois garder avec toi. Pas le reste.

La tristesse noyait le regard de l'aubergiste comme il répondait en silence à celui, déterminé et fort, de Kurogané. Puis il acquiesça, et alla exécuter ses ordres. C'était vrai, il devait fermer, à cause du nouveau décret. Il pourrait en profiter pour cuisiner quelque chose pour les deux enfants. Si seulement ils pouvaient avoir faim...

Resté seul après avoir regardé son compagnon partir, Kurogané se laissa aller contre un mur de terre. Il se sentait soudain exténué... Mais pas vraiment à cause de la longue journée qu'il avait eue. Il se secoua. Les doutes profitaient de sa fatigue pour l'envahir, et il ne pouvait se le permettre. A quoi bon servir de tels discours à Watanuki s'il ne pouvait pas l'assumer par la suite ? Qu'importe, si la mort horrible de cette femme devait le hanter et oppresser sa propre conscience : il avait choisi le rôle de celui qui décidait et agissait. S'il ne l'avait pas fait avec succès cette fois-ci, s'il devait tout à une sorte de miracle encore inexpliqué, c'était son entière faute.

Et cela ne devait jamais plus se reproduire. Au nom de toutes les vies terrées dans ce refuge, qui désespéraient de revoir un jour la lumière de la liberté.

Alors, s'étant repris, il partit à la rencontre de ces hommes. La journée se terminait, mais la nuit, elle, commençait à peine.

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C'était tellement vaste que tous ceux qui s'abritaient ici, rebelles comme réfugiés, savaient qu'ils devaient leur salut en grande partie à la taille de la cité d'Ealas, bien plus vaste encore, et bien assez pour abriter plusieurs cavités comme celle-ci.

Ce refuge sous la terre était probablement la base la plus importante des rebelles, pourtant répandus dans tout le Pays du Nord. Il s'agissait en effet du point de rendez-vous pour les subordonnés, et c'était là que l'on avait le plus de chance de trouver Kurogané, ou Dômeki, en qui l'on voyait son second, ou encore d'autres membres clés de l'organisation secrète qui menaient une seconde vie à la surface. Mais le point fort de cette cachette résidait en sa structure.

Constituée de plusieurs grottes naturelles reliées entres elles par des tunnels creusés avec ingéniosité, elle permettait non seulement de prévoir plusieurs entrées discrètes, mais également de détruire celles-ci en cas de problème, empêchant de cette manière l'ennemi de découvrir son coeur, celui qui recueillait en grande partie ceux qui ne pouvaient se battre. La cachette comptait en effet de nombreuses pièces, aménagées pour différentes fonctions : ainsi, l'on pouvait trouver des chambres, des greniers, des salles d'armements, et d'autres d'entraînement. Certains appelaient d'ailleurs l'endroit « la fourmilière ». Cela dit, si l'idée de descendre sous terre n'enthousiasmait pas quelqu'un – ce qui était compréhensible -, son malaise se dissipait immanquablement une fois arrivé dans ce même coeur. Car c'était une vue exceptionnelle qui s'offrait dès lors à ses yeux... Ce que les deux enfants sauvés par les rebelles découvraient à cet instant précis, oubliant pour quelques minutes salvatrices le malheur, la peine et le peur, la bouche entr'ouverte par la stupéfaction.

Une grotte gigantesque, illuminée par de multiples bougies accrochées çà et là sur les parois dont la même lumière se réfléchissait sur les miroirs naturels, créant ainsi une impression de ciel étoilé apaisant. De l'air, plus pur que celui de la surface, et de la vie par centaines permise par tout l'espace offert, sans jamais provoquer une quelconque sensation d'étouffement. Même les murs, pourtant faits de pierre, s'arrondissaient entre stalactites et stalagmites brillantes et rappelaient le ventre porteur et bienfaiteur d'une mère.

Et s'il s'agissait d'une merveille de la nature, les aménagements faits de longue date ne gâchaient rien, bien au contraire. Chaque contrariété ici trouvait sa solution : le froid appelait les feux, l'humidité était évitée, et même le confort était de mise.

Mais ce qui touchait réellement les coeurs en ce refuge sous la terre, c'était bien ces lumières, éparpillées partout, celles-la même qui, au premier regard, rappelaient l'espoir. Et l'espoir, c'était souvent tout ce qu'il restait à ceux d'ici qui ne pouvaient plus remonter à la surface...

- Kurogané...

L'interpelé sortit de ses pensées pour jeter un regard interrogateur à Hideki, et nota sans y accorder une grande importance que celui-ci était barbouillé de terre. Il devait revenir d'un nouveau tunnel en construction...

- Qu'y a-t-il ? Demanda-t-il simplement.
- C'est au sujet des réfugiés, répondit ce dernier en essayant de s'éclaircir le visage. Il y en a de plus en plus, et...
- Combien à ce jour ? Le coupa Kurogané.
- Hum, hé bien... Avec les deux enfants que vous avez ramenés ici aujourd'hui, 1036... Sans compter les rebelles engagés qui vivent ici, évidemment.

Kurogané souffla longuement.

- A ce rythme, fit-il en replantant ses yeux sur la vue de la grotte que lui offrait sa situation en hauteur, c'est tout Ealas qui va se retrouver sous terre.
- En tout cas, on se rapproche du nombre de gardes humains à la solde des Enchanteurs... Enfin, information sans importance ! Ce que je voulais dire, c'est que j'ai parlé tout à l'heure avec les ingénieurs, et ils commencent à se demander où on va encore pouvoir creuser des tunnels pour abriter des gens. Ca devient un vrai gruyère ici. D'après Fujitaka, si on continue on risque des effondrements...
- C'était à prévoir...

Le chef des rebelles appuya son menton dans sa main d'un geste nonchalant et retourna ses yeux de feu vers la population qui grouillait à ses pieds. C'était devenu une vraie petite ville. Ou une fourmilière, en effet. Même si ce n'était pas le but de départ...

- Kurogané ?

Il releva la tête vers Hideki.

- Mh ?
- Tu as l'air fatigué, risqua le jeune homme. Tu es certain que tu prends assez de repos ?
- J'ai dormi la nuit dernière.
- Et pour celle-ci ?
- Quand l'opération de cette nuit aura été menée à bien. Pour les réfugiés, Hideki...
- Euh, oui ?

Kurogané se leva, cette fois fin prêt.

- Fais savoir à tous ceux qui ne sont pas en mesure de se battre qu'ils seront emmenés dans un autre lieu sûr dans les jours à venir.
- Dans... Mais Kurogané, protesta le jeune ouvrier en essayant de retenir son chef, cet endroit est leur seul véritable refuge !

Il n'obtint d'abord qu'un silence en guise de réponse.

Puis la voix grave de son aîné s'éleva enfin.

- L'heure approche où cet endroit ne sera plus qu'un fil entre vie et mort. Victoire, ou défaite. Et alors, dans tous les cas, il ne s'agira plus d'un refuge.

L'instant d'après, il était parti.

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La nuit était fraîche et paisible, et les rues pleines de gardes. Mais les toits étaient le domaine privilégié des rebelles. Encore que...

Cela n'était pas tout à fait vrai, et tous le savaient, Kurogané comme les autres. Les guerriers rebelles n'étaient pas les seuls à maîtriser la course sur de tels terrains, il y avait aussi cette rumeur. Celle de l'Ange de l'ombre, que l'on appelait parfois simplement « l'Ombre », car c'était tout ce qu'elle était... Une Ombre, qui arpentait et courrait les toits avec une aisance et une agilité telles qu'il avait toujours été impossible de réellement l'apercevoir. Mais c'était une ombre menaçante ; chaque rebelle ayant pu la voir en face terminait toujours « happé » par elle, et disparaissait à jamais. Homme habile, ou créature magique ? Nul ne le savait qui respirait encore un semblant de liberté, et de vie...

C'était ce danger, plus que les gardes stupides, que Kurogané craignait, et intimait à ses hommes de craindre. Dans le noir, la méfiance devait être leur seule lanterne, agitée devant eux à chacun de leur pas. Et tandis qu'il marchait sur ces toits, quelque part plus loin Fye courait, et le vent qui frappait son visage dans sa vitesse le faisait se sentir vivant, et il courait, courait, sans vouloir s'arrêter, sans vouloir penser à son souffle court. Rien ne pouvait l'arrêter. Et dans sa course, sa lanterne à lui avait la forme de deux yeux si rouges... Mais cela, Kurogané l'ignorait parfaitement.

De même qu'ils ignoraient tous deux, quelle que soit la vitesse de chacun, à quel point ils se précipitaient vers leur destin.

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NdlA Final : Toujours pas de confrontation Kuro/Fye, mais faut bien que je pose quelques bases ^^; Mais ça commence dès le prochain chapitre. Sisisi. Et des réponses aux éventuelles questions viendront par la suite =) Bon, par contre j'en peux plus de me relire, alors j'espère que j'ai pas laissé passer trop de bêtises… Like it, or not ? Review ? ;_;