II) Avoir l'esprit mal placé.

C'était les vacances d'été et Ginny s'ennuyait à mourir. Harry et Hermione étaient là tous les deux depuis bientôt une semaine. Elle décida finalement de quitter sa chambre et d'aller dans celle de Ron. Après tout, Harry s'y trouvait aussi.

Arrivée devant la porte de la chambre, la main presque sur la poigné, elle entendit Harry dire :

- Doucement Ron, tu vas trop vite pour moi…

Ron éclata de rire avant d'ajouter :

- Tu peux prendre ton temps, cela ne me dérange pas.

- Ça te dérange vraiment pas que j'aille à ma vitesse ?

- Non, bien sur. Si tu veux, je peux aussi te donner un coup de main ?

- C'est pas de ma faute si il y a autant de techniques. En tout cas on dirait que tu y prends un grand plaisir…

- C'est vrai que c'est l'extase pour moi. Mais t'inquiètes Harry, je trouve que tu as fait pas mal de progrès depuis la dernière fois.

- C'est vrai. Tu trouves vraiment que je m'améliore ?

- Oui, vraiment. Tu es beaucoup moins gauche qu'à tes débuts.

Ginny commençait à devenir écarlate. Elle avait retenue sa respiration sans même s'en rendre compte. Mais qu'est-ce qu'il font tous les deux ? Le silence. Un soupir…

- Non, Ron… Pas ça…

A nouveau le silence, puis la voix de Harry qui s'éleva à nouveau.

- Tu m'en auras fait voir de toutes les couleurs aujourd'hui.

Nouveau soupir. Ginny n'en pouvais plus. Elle ouvrit brusquement la porte et…

- Ahhhh ! Ginny, mais qu'est-ce qui te prends ? Par Merlin, tu nous a foutue une de ces trouilles !

Ginny les observa. Elle allais enfin avoir le fin mot de l'histoire. Elle sera ce qu'ils fabriquaient tous les deux. Entre les deux garçons elle aperçut enfin un échiquier.

- Vous… Vous étiez en train de faire une partie d'échec ?

- Ben oui, Pourquoi ?

Devenue plus rouge qu'une écrevisse au Soleil, Ginny se mit à bégayer.

- Euh… Je… euh… Enfin pour… Pour rien. Salut !

Elle partie en un coup de vent.

- J'ai toujours pensé que j'avais une sœur complètement folle, maintenant j'en ai la preuve.

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De retour dans sa chambre, Ginny tentait de retrouver ses esprits. C'est vrai, comment avait-elle pu imaginer son frère et Harry en train de se… enfin tous les deux… se donner du plaisir… ensemble… Beurk !

Bon, il faut que je trouve Hermione. Elle décida donc de partir à la recherche de son amie. De toute façon, elle ne pouvait pas être loin.

Tiens je l'entends. Elle est dans le salon avec maman. Ginny commença à descendre les escaliers quand elle entendit sa mère dire :

- Je suis ravi que tu me demande des conseils Hermione. Je suis vraiment contente de pouvoir t'aider. C'est sur que se n'est pas quelque chose que tu peux demander à Harry ou Ron.

- Oui, c'est sur. Ils n'y connaissent rien. Je me suis dit que seule une femme pourrait m'aider. Et vous êtes celle pour qui j'ai le plus d'affection.

- C'est vraiment gentil ma chérie. Bon, par où commencer ? Fais voir comment tu te débrouilles toute seule.

Ginny, toujours dans les escaliers, tendit l'oreille. Elle entendit alors des bruits de vêtements qui se froissent.

- Aïe…

- Attends Hermione, je vais mieux positionner tes mains. Voilà, c'est mieux.

- Ah oui, merci. Allez, encore un peu… Là, oui… oui… j'y suis presque… encore un peu…

- Tu te débrouilles plutôt bien, mais essaye plutôt comme ceci. Tu vois.

- Ah oui !

Le cri de victoire de Hermione sortit Ginny de sa torpeur.

- Tu vois, il faut faire comme ça, il ne faut pas hésiter. Aie confiance en toi.

Bon, je veux en avoir le cœur nette. Ginny franchit finalement la porte du salon. Elle voyait sa mère de dos, face à Hermione. Elle ne pouvais toujours pas voir ce qu'elles faisaient. Sa mère se retourna finalement vers elle et dans les mains de Hermione se trouvait… un tricot !

- Tu te remets au tricot Mione ? Depuis quand ?

- Oui, j'ai demandée à ta mère de me conseiller. C'est pour le prochain hiver, pour les elfes de Poudlard. La première fois que je leur est fait des vêtements c'était loin d'être une réussite.

- Ginny ça va ? Tu es toute rouge ?

- Je … heu… oui, je vais bien... Je vais aller prendre l'air.

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Ginny était enfin dehors. Peut-être que l'air frais me fera le plus grand bien. Non mais, qu'est-ce que je m'imaginais encore. C'est vraiment pas ma journée on dirait.

Elle s'apprêtait à tourner au coin de la maison, quand la voix de Fred (ou Georges), l'à stoppa nette.

- Tu en as pensé quoi cher frérot ?

- J'ai A-DO-RE ! On ne pouvait pas être plus au garde à vous qu'il ne l'était. Je ne pensais pas que les effets durerait aussi longtemps.

- C'est sur, plus fièrement dressé il y avait pas !

- On est vraiment doués de nos mains frangin, y'a pas à dire.

Quoi ? De quoi ils parlent. C'est pas possible ? Dites moi que ce n'est pas ce que je pense, pas ça…

- Passons au résultats de l'expérience suivante. Qu'a dit le cobaye ?

- Il a mis comme conclusion qu'il voyait bien la vie en rose, et qu'il y avait pris un grand plaisir.

- J'ai l'impression que cette expérience lui a plu. Chacun ses goûts. Il faudra tout de même apporter quelles améliorations.

- Bon, au suivant. Ah! Deux cobayes pour le pris d'un.

- Et pas n'importe qui…D'après eux, c'étaient une expérience électrisante.

- Tu parles, c'étaient fait pour. A la prochaine rentrée, on va avoir un boulot monstre. Nous avons de nombreux plaisirs à combler. Surtout que chaque élèves est un futur client !

Ginny ne peut retenir un hoquet de surprise. Ses frères apparurent alors devant elle.

- Tu nous espionnes, c'est ça ?

- Qui t'as engagée ? Parle !

Ginny se mit à bégayer pour la troisième fois en même pas deux heures.

- Personne…je… ce n'est pas ce que vous croyaient… Et puis d'ailleurs vous parliez de quoi ?

- Et bien, très chère demoiselle la petite fouineuse, on faisant le compte-rendu de nos dernières farces et attrapes.

- Tout d'abord nous avons le bonbon militaire : la personne qui mange ce bonbon ne peut s'empêcher de faire le saluer militaire, il se met au garde à vous devant tous membres de l'autorité (dans notre cas, les professeurs de Poudlard). De plus il y a un effet secondaire qui fait que la personne doit garder la posture pendant 15 minutes durant !

- Mais c'est débile !

- C'est pour cela qu'on l'a inventé…

- Ensuite viens le bonbon qui permet de voir la vie en couleur, selon les envies du client. On a testé le rose.

- La personne voit donc tous ce qui l'entoure en rose, plus ou moins foncé.

- Tout aussi ridicule !

- Merci du compliment petite sœur.

- Et enfin, le bonbon détecteur de mensonge. Celui-ci, comme son nom l'indique, te permet de savoir si quelqu'un te ment. En effet, si tu le donnes à quelqu'un, et si il te ment, il recevra une décharge électrique. Plus il mentira et plus la décharge sera forte.

- Dean et Seamus l'ont testés pour nous. Il se sont plutôt bien amusés. Ils se posaient des questions à tour de rôles pour voir lequel des deux résisteraient le plus longtemps aux décharges.

- N'importe quoi encore une fois.

- Bon Fred, on va refaire nos stocks.

- Toi, si tu parles de ça à maman, tu seras notre prochain cobaye et je peux te promettre qu'on te loupera pas. Sur ce, amuse toi bien.

Enfin parti. Qu'elle journée bizarre n'empêche. Tiens je me demande où est papa, je ne l'ai pas vu depuis ce matin. Il doit encore être dans la grange, la porte est entrouverte. Ginny s'en approcha quand une respiration saccadée l'interrompit dans sa progression. Par l'entrebâillement de la porte, elle apercevait son père de dos, légèrement courbé en avant. Seul son bras droit était en mouvement.

- Allez, encore un peu… J'y suis presque… Allez…

Ginny plaque ses mains contre sa bouche pour éviter de trahir sa présence.

- C'est pour bientôt… Je le sens… Ça vient… Oui !

Par Merlin mais qu'est-ce qu'il fait ? D'abord Harry et Ron, puis Hermione et maman, Fred et Georges il y a quelques minutes, et maintenant papa ! J'espère que je me fais de fausses idées encore une fois et qu'il n'est pas en train de…

BONG !

- Ahhhhh !

Ginny ne put s'empêcher de hurler de surprise et de peur.

- Gin tu était là ? Désole de t'avoir fait peur. Ça fait une demi-heure que j'assai de démonter ce truc moldu. Les écrous sont vraiment bien visés. J'ai voulu les défaire à la façon moldu et je me demande vraiment comment ils font pour les enlever sans avoir recours à la magie. Ils sont vraiment impressionnants ! Un écrou en une demi-heure !

(petite précision : Mr Weasley à ici confondu des vis et des écrous).

- Bon, moi je rentre pa'.

- D'accord ma puce. Plus que trois écrous et je verrai l'intérieur de cette machine dont j'ai complètement oublier le nom. Mais bon, c'est pas si grave.

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De retour dans sa chambre, Ginny s'allongea sur son lit.

- Vivement que la journée se termine. J'en reviens pas, Fred et Georges ont beaucoup plus déteint sur moi que je ne le pensais. Avoir l'esprit aussi mal placé, à ce point là ! Et en plus voilà que je me met à parler toute seule. Je suis bonne pour St Mangouste. Tiens je retrouverai Gilderoy Lockhart…