Hello ! J'ai mis le temps mais bon ... J'ai beaucoup d'imagination mais ma plus grande ennemie est la flemme. J'vous jure, c'est super horrible ... Enfin bref ! La deuxième partie est déjà en cours d'écriture ! je n'en dis pas plus alors, on se retrouve plus bas et bonne lecture surtout !
| CHAPITRE 1 | The Leaders Of Kyrat : 1 ère partie
Ajay se pétrifia sur place lorsqu'un cri déchira le silence. C'était un hurlement de douleur. Le garde juste derrière lui le poussa brusquement par l'épaule pour le forcer à avancer tout en le guidant d'une main ferme. L'américain avait bien envie de lui cracher furieusement au visage qu'il se savait prit au piège, nul besoin de l'agripper comme tel ! Mais il préféra s'abstenir de toutes actions hostile. Il tenait à sa vie.
On le fit ensuite asseoir violemment sur une chaise qui, heureusement pour le fessier de Ajay, était recouverte par un coussin moelleux.
La peur revint alors au grand galop dans les tripes du jeune Ghale qui entendait des personnes le rejoindre. Il entendit des pas sur la droite, d'autres en face ainsi que sur sa gauche avant que le garde ne le lâche enfin et ne s'en aille. Son pouls s'accéléra sous l'emprise de l'angoisse. Allaient-ils le torturer ?
- … Et, toutes mes félicitations à Ashley quand tu seras chez toi, honnêtement Paule, je dois avouer que ton petit coin de Kyrat est vraiment superbe.
Ajay tenta de regarder à travers le sac posé sur sa tête mais rien n'y fait, il était trop étanche. Cette voix, c'était le blond de tout à l'heure. Mais qui était Paule ? Ashley ?
- Sincèrement, je m'attendais à plus de … Le blond en question fit une courte pause en cherchant ses mots avec précaution avant de poursuivre sur un ton mielleux. De chaines, de râles, mais je te connais. Je sais parfaitement que tu as une pièce obscure où les secrets coulent comme le sang … Aaaah ! Ah, ah ! Se réjouit ensuite ce dernier. Ajay pouvait presque imaginer son sourire sur son visage. Je vois que ce petit sourire narquois te trahit encore, De pleur ! Hu … Hé bien, qu'est-ce que tu attends pour lui enlever ce putain de sac de la tête ?!
Q-Quoi … ? Il parlait de lui ? Non, non ! Il était bien avec ce sac sur la tête. Vraiment. « Oubliez moi ! » avait envie de dire Ajay qui sentit son cœur s'affoler lorsque son oreille gauche capta un bruit tout proche puis le sac glisser le long de sa tête jusqu'à dévoiler son visage.
L'américain cligna plusieurs fois des paupières afin de permettre à sa pupille de s'habiller à la lumière du jour qui l'aveuglait. Seulement … Ajay était quelque peu, surpris. Il ne s'attendait pas du tout à se retrouver dans un tel endroit. Il n'était pas dans une cave, mais bel et bien sur une terrasse luxueuse et ouverte qu'il trouvait étrangement … Familière.
En face de lui se tenait le blond dont il n'arrivait maintenant plus à quitter du regard alors que sur son coté gauche se tenait un homme, Paule De Pleur selon ce qu'il avait entendu et sur sa droite, l'homme qui c'était occupé de lui.
- Je suis franchement désolé pour ce qui s'est passé tout à l'heure, commença son homologue, tu vois … C'est plus ''ça'' que j'imaginais.
Tout en montrant la table dressée avec tout en tas de nourriture sur la table, l'autre croisa les bras avant de poursuivre sur le ton de la confidence.
- Bien ! Allons, présentons-nous !
Ajay plissa les yeux face à son interlocuteur. Ses lèvres firent mines de bouger pour tenter de parler mais apparemment, l'autre n'avait pas finit.
- Ajay Ghale ! Notre invité d'honneur, commença-t-il à présenter en désignant l'américain. Paule, notre hôte bien aimé, poursuivit-il en désignant son ami sur la gauche avant de lancer un bref coup d'oeil sur la droite en dénommant sur un ton méprisant. Le petit macaque, dont le nom m'échappe toujours et moi, bien sûr Pagan Min.
Pagan Min. Ce nom lui était totalement étranger. Mais pourtant … Il y avait quelque chose qui le gênait. Comme un mot que l'on cherche et qui se pose sur le bout de la langue.
- Tu … Ne te souviens pas de moi? Ta mère, elle ne parlait jamais de moi? Non ... ?
Ajay ne répondit pas. Sa défunte mère n'avait jamais mentionné une seule fois sa vie passé au Kyrat. Jamais, pas même une seule fois. Le noiraud eut comme un tilte. Pagan Min … Serait-ce lui, son père ? Non. Impossible. Il n'avait clairement aucuns traits de famille. Et son père … Était mort, ça, sa mère ne le lui avait pas caché. Mais pendant une petite seconde, il avait crut qu'elle lui avait menti, qu'elle lui avait caché que son père était en vie. Mais son hypothèse mourut comme la neige au soleil.
Pagan ne le quitta pas du regard une seule seconde. Peut-être qu'il savait ce que ressentait Ajay à cet instant. Il pouvait certainement sentir sa détresse alors il lui donna juste un petit coup de pouce.
- Paule, donnes moi de l'argent.
De Pleur s'exécuta directement en fouillant dans ses poches et en sorti une liasse de billet assez importante.
- Okay, il te faudrait combien ?
- Tout c'que t'as, merci.
Pagan attrapa la liasse et prit un billet qu'il leva au niveau de son visage. Ajay plissa les yeux, ne comprenant pas où voulait en venir ce dernier.
- Toujours pas ? Demanda le blond en changeant de billet, laissant l'autre finir sa course sur la table tel une feuille morte. Très bien, et comme ça, en souriant ? Continua ce dernier en esquissant un sourire forcé qui collait assez bien à la photo frappée sur le billet.
Ajay n'était pas si bête que cela après tout. Il devina au bout de quatre billets. Pagan se racla la gorge pour attirer son attention. Alors le jeune américain souffla craintivement.
- C'est vous … ?
- Oui, c'est moi, affirma l'autre en regardant le billet avec une moue. Je commence parfois à en douter … Quant à ta mère …
Pagan tendit la main et sous les yeux horrifiés de Ajay, attrapa l'urne de sa défunte mère.
- Hey !
Le sang du brun ne fit qu'un tour. Il se leva en protestant, tendant sa main à son tour pour reprendre l'urne mais De Pleur se leva à son tour et le retint, lui intimant froidement de bien vouloir reprendre sa place, simple avertissement. Pagan ne se démonta pas et continua de parler comme si Ajay n'avait jamais rien fait.
- Ta mère, elle me comprenait. Elle me connaissait mieux que personne ne le fera jamais.
Ajay n'en croyait pas ses yeux. Venait-il vraiment de voir ce qu'il venait de voir ? Pagan venait de prendre une petite quantité de cendre qu'il apporta à sa bouche comme si ce n'était que de la poudre alimentaire.
Le ventre de l'américain allait se retourner …
- Aaah, que de souvenirs ! Je n'ai pas revu Ishwari depuis … Pfiouh … Plus de dix ans. Elle m'a dit qu'elle m'aimait.
Pagan soupira. En prenant cette petite pause, il s'attarda un peu sur l'urne qu'il tenait dans ses mains et lui parlait comme si c'était une véritable personne.
- Les femmes savent faire ça … Elle peuvent te dire qu'elles t'aiment sur le moment et c'est sincère mais les hommes, eux, ne font pas ça, non … Non. Les hommes ne peuvent que aimer qu'avec du recule, une fois qu'il est trop tard …
Le malaise s'installa doucement dans le corps de Ajay. Cet homme en face de lui, était dangereux. Il semblait si fragile à cet instant, le brun en avait presque de la peine pour lui mais les souvenirs de son meurtre au stylo revint comme une pierre tirée à pleine puissance aux yeux de Ajay qui ne devait absolument pas se laisser duper.
- Et donc ! Reprit le blond en se levant, une broche à la main. Quand ta mère a décidé de fuir aux États-Unis en t'emmenant avec elle, je m'en suis amèrement mordu les doigts. Et j'ai ouvert les yeux. C'est pas moi, non …
Pagan s'approcha doucement du « macaque sans nom » et vint même poser ses mains sur les épaules de ce dernier. Il devint étrangement silencieux, toujours en fixant Ajay mais dans ses yeux brilla une lueur de colère intense. Pagan plaqua brusquement le plus âgé contre la table et planta dans l'épaule de ce dernier la broche qu'il tenait dans sa main droite.
- C'est ce putain de Golden Path !
La violence de l'action fit sursauter Ajay qui n'était pas habitué à voir autant de violence en si peu de temps. Sadiquement, Pagan bougea l'ustensile dans la plaie, faisant gronder l'autre de douleur qui ne fit rien pour se défendre.
- C'est ces putains de terroristes qui dégueulassent tout. Même à table ! S'indigna Pagan qui se pencha sur son captif qu'il retenait toujours avec la bronche profondément logée dans son épaule. On ne t'a jamais dis qu'il ne fallait pas téléphoner pendant le diner ?
Ajay ne comprit pas tout de suite mais en glissant son regard vers la main posée sur la table, il aperçut un téléphone. Pagan donna plusieurs tapes sur la main de l'autre afin qu'il lâche le mobile. Cette scène aurait put être drôle si la peur ne nouait pas les entrailles du jeune Ghale.
- Donnes ton téléphone, averti Pagan qui prit l'objet en main en le montrant aux gardes qui étaient postés près de la porte d'entrée. Alors les gars, on fouille même plus les invités ? Ah ! Voyez-vous ça … « Je suis avec Ajay Ghale [...] » Ah ! Se moqua-t-il en tournant le mobile pour permettre à De pleur de lire. La suite est mieux encore ! « A l'aide ! » Pfft … AH, ah, ah … Un sms pour « à l'aide ! » ? On écrit pas ''à l'aide !'' Il faut le crier. Allé viens, on va le crier ensemble ! Si tu veux faire quelque chose, fais le bien !
Pagan le força à se lever de sa chaise en tirant sur la broche. Devant ce spectacle horrifique, les mains de Ajay se serrèrent sur son pantalon. Le brun coula un regard en coin vers De Pleur qui ne laissa pas une miette de la scène lui échapper avec ce petit sourire figé sur son visage.
Quant à Pagan, il guida l'homme du Golden Path jusqu'au rebord de la terrasse sur laquelle débouchée une vue à couper le souffle … Ils étaient où exactement ? Dans un temple ? Un château ?
- Vas-y maintenant, cri à l'aide.
- A-A … A l'aide …
- Oh ... C'est minable. Non, cri à l'aide. J'veux de la tension ! « A L'AIDE ! » que ça vienne du diaphragme !
- A L'aide !
Hurla enfin le membre du Golden Path en pleurant alors que Pagan le faisait taire.
- Chut … Attends, écoutes …
Le silence s'installa. Même Paule avait l'air de retenir sa respiration, mais pas autant que Ajay qui s'enfonça doucement les ongles dans la paume de ses mains.
- Rien … J'crois que tes amis viendront pas t'aider, mon pauvre, murmura Pagan avec un faux aire compatissant en retirant la broche brusquement. De Pleur, fais lui dire ce qu'il sait.
Exécutant son ordre, Paule quitta sa place accompagné de deux gardes qui les escortèrent en dehors de la salle. Ajay ne broncha pas de sa place, il attendait avec appréhension de sa voir ce que Pagan ferait de lui. Mais le blond ne prit pas son invité en considération en premier lieux, il avait reçu une notification sur son téléphone sur lequel il se concentra avant de se tourner vers le plus jeune.
- Bon, surtout, ne bouges pas d'ici. J'en ai pour quelques minutes … Profites des raviolis au crabe, mh ? Il lui sourit avant de porter son téléphone à son oreille. Yuma, il faut qu'on parle.
Ajay regarda son assiette et la poussa comme un enfant dégouté par une nourriture infect qui gisait là, dans son plat. Tout ça ne lui avait pas donné faim, loin de là, il pensait même qu'il n'aurait pas d'appétit avant la fin de la journée.
Plus important encore, il se redressa sur sa chaise et récupéra l'urne de sa mère qu'il rangea soigneusement dans son sac avant de se lever. Il était hors de question qu'il reste ici. Il devait fuir, et fort heureusement (que cela soit louche tout de même) l'endroit semblait désert.
Son échine se hérissa brusquement. Un cri déchira le silence de l'emplacement où se trouvait Ajay.
Hors de question que je reste ici … Répéta celui-ci en son fort intérieur.
Ajay fouilla l'endroit et tomba sur un bureau sur lequel étaient disposés deux lettres et un cadre photo où il pouvait constater la présence d'un image à l'effigie d'une fillette. C'était la petite Ashley, à en croire par la signature au bas de la lettre. Peut-être que Ajay n'aurait pas du la lire, mais la curiosité a toujours été sa plus grande faiblesse.
Un gémissement raisonna dans la bâtisse, c'était crève cœur mais Ajay en conclut que c'était le signale de départ. Il devait s'en aller avant que Pagan ne revienne.
Il se dépêcha de quitter le premier étage, trouvant une porte qui dégageait sur une cave lugubre d'où se propageaient hurlements et bruit d'électricité.
En progressant un peu plus dans le couloir, Ajay rentra dans une salle qui était coupée en deux. L'homme du Golden Path était en pleine séance de torture orchestrée par Paul De Pleur lui même.
- Je veux être sûr que tu comprennes bien ce que j'attends de toi, menaça le bourreau qui s'assit en face de sa victime. Alors … Est-ce que tu sais pourquoi, toi, tu es là ?
Un garde alluma le courant sans crier gare, électrocutant de nouveau le vieille homme.
- Voilà … Tu es du Golden Path, un terroriste.
Ajay en avait assez vu … Heureusement que les autres étaient occupés avec De Pleur, car ils ne remarquèrent même pas le passage de Ajay qui trouva une porte au fond de la salle, loin de ce cauchemar.
Soulagé, le brun ouvrit la porte mais se stoppa net lorsque ses yeux firent face à la bouche d'un pistolet. Ses yeux s'écarquillèrent d'effroi, il était perdu. Juste derrière l'homme qui braquait son arme sur lui, un second homme assassinait un garde de Pagan.
Mais l'homme au teint basané en voyant Ajay baissa son arme.
- Ajay Ghale ? Le principale intéressé hocha vivement la tête. Je suis Sabal, du Golden Path.
- Le Golden Path … ?
- Oui, des alliés, rassura le nouveau venu qui ajouta pour calmer Ajay. Je connaissais ton père. On est venu te sauver, fils de Mohan.
- Et, et pour Darpan ?
Ajay jeta un regard en arrière, qu'allait-il faire pour sauver son ami ?
- Non … C'est toi notre priorité. Faut que l'on arrive à te faire sortir d'ici quelque soit le prit … Sabal joint le regard de Ajay en direction de son ami qui n'avait plus aucune chances de s'en sortir vivant maintenant. Darpan comprendrait … Allé, viens avec moi.
Ajay n'eut pas l'opportunité de poser une seconde question qu'un coup de feu tonna, puis une alarme se déclencha. La répercussion de l'action eut un effet immédiat sur Sabal qui tira Ajay vers une porte épaisse que deux membres du Golden Path surveillaient.
- Merde, on a été repéré ! Maugréa Sabal. Okay Ajay, écoutes moi bien. Gardes la tête baissée et tu fonces vers la voiture en bleu en bas de la route. Ne t'arrêtes surtout pas ! C'est compris ?!
- O-Oui … Souffla le jeune Ghale qui avait l'impression de manquer d'air à cause de la panique s'étendait dans son organisme.
Sabal lui demandait de courir au milieu d'une ruée de balles … ? Et si jamais il s'en prenait une dans la jambe ? Ou pire, en pleine tête ? Peut-être que c'était une très mauvaise idée de suivre cette personne qu'il ne connaissait pas.
Venait-il réellement le sauver ? Mais de qui ? Pagan ?
Pagan Min … Il n'avait pas l'air de mentir. Pourquoi ne pas lui faire confiance à lui plutôt qu'à Sabal ? Il disait connaître sa mère, mais le Kyrati en face de lui déclarait lui, connaître son paternel. Ajay était déboussolé mais la situation exigeait qu'il se décide et vite. Alors, son instinct de suiveur lui commanda d'écouter et de s'exécuter aux ordres.
- On y va à trois, prévint le noiraud en faisant signe à Ajay de s'avancer. Un … Deux … Trois !
A peine la porte entrouverte, des balles vinrent se loger dans le bois épais qui n'en mena pas large pour autant. Des morceaux de bois volaient puis lorsque ce fut le tour de Ajay, le jeune homme hésita. La peur lui clouait les jambes au sol. Si il ne le faisait pas maintenant, il allait mourir n'est-ce pas ?
- Allé … Allé Ajay … S'encouragea le jeune homme avant d'ouvrir la porte. C'est parti !
Ajay n'avait jamais courut aussi vite qu'à ce moment. Si il avait été dans une compétition au cent mètres, Usain Bolt n'aurait pas gagné cette fois-ci. Mais l'adrénaline qui s'écoulait dans ses veines à cet instant précis n'alourdissait plus ses jambes, bien au contraire, elle lui donnait des ailes et c'était bien avantageux quand il fallait éviter des obus qui explosaient à quelques mètres de sa personne.
C'était le chaos, jamais Ajay n'avait encore vécu ça. Le bruit des balles qui fusaient, fendaient l'air pour se figer dans le corps d'une personne si elles ne ricochaient pas sur un rochet dans un bruit sec. Le sons qui lui en casserait presque le tympans des fusils qui sifflaient, des grenades qui grondaient. Le sol tremblaient sous ses pieds et plusieurs fois l'américain manqua de chuter lamentablement.
Il pensait vite, agissait pour sa survie et une fois en bas du sentier, Ajay ouvrit la porte du camion qui l'attendait et pria pour que ce dernier démarre. Le soldat du Golden Path le regarda puis compris de qui il s'agissait.
- Ajay Ghale est dans le véhicule, on y va !
Il espérait que ce serait tout pour aujourd'hui, si seulement … Ils étaient poursuivit par des gardes du Roi Min. Le véhicule n'était pas stable et dérapait sur le sentier accidenté. Si Ajay ne mourait pas d'une balle dans la tête, il décéderait dans cette voiture à cause d'un conducteur dangereux sur un fond musicale Indien qui n'était pas du goût de l'Étasunien.
Un virage trop serré l'envoya cogner sa tête contre la fenêtre du véhicule. Ajay pesta de douleur mais n'eut pas la satisfaction de le faire remarquer au conducteur puisqu'il le coupa net dans sa lancée, ses mots mourant dans sa gorge.
- Il y a une arme sur le tableau de bord, prends là !
Pas que porter une arme pouvait déranger Ajay, voire même tirer, mais cela faisait une éternité qu'il n'avait pas tiré avec une arme. Il devait remonter à ses vingt-deux ans, le jour de son anniversaire où Marinette lui avait offert un stage pour apprendre à tirer.
Il était vrai qu'en Amérique, un citoyen sur deux portaient une arme, mais Ajay ne faisait pas parti de ces gens là. Il était pacifiste. Tirer sur une cible inerte ne le dérangeait pas … Mais quant était-il sur une personne ?
Etait-il au moins capable d'ôter la vie à une personne, même un animale ?
Mais là, la question ne devait pas se poser. C'était lui, ou eux.
Le jeune Ghale ne mit pas longtemps à reprendre ses marque avec une arme. Il enleva la sécurité et visage sur le premier homme qui les menaçait mais le rata de peu. A vrai dire … Il était un peu rouillé. Mais tirer au pistolet, c'était comme le vélo. L'expérience revenait assez vite.
Le recule de l'arme n'était plus un problème, ni même la visée. Même si Ajay tremblait un peu, il put abattre deux hommes.
Étrangement … Rien ne se passa dans sa tête lorsqu'il vit le mouvement de tête de sa victime qui partait en arrière lorsque la balle se logea dans son lobe frontale.
Il ne se passa exactement rien dans son esprit, lui qui aurait pensé qu'il se sentirait coupable mais ce ne fut pas le cas. Il était concentré, son esprit ayant fait le vide en pleine plénitude, un sourire presque indécelable aux lèvres.
Ajay était ce que l'on qualifiait de tueur né.
Le choc fut rude, tout le corps du jeune fils de Mohan se raidit sous l'effet de surprise qu'eut un homme en venant les percuter sur la portière gauche. Heureusement que Ajay avait attaché sa voiture car l'entrechoquement l'avait presque envoyé contre le conducteur.
Avec horreur, le brun comprit trop tard qu'un soldat du Roi Pagan Min les avait poussé dans un précipice. Son cœur cessa de battre dans sa poitrine alors que le véhicule tombait à sa perte. Allait-il mourir ici ?
[...]
Les sens de Ajay revinrent progressivement. Son corps engourdi par la douleur ne réagissait pas comme il le souhaitait. Il était comme prisonnier de sa propre enveloppe charnel. Son ouïe revint enfin, il put distinguer le crépitement de flammes, une musique en fond, celle qui passait à la radio juste avant qu'il ne tombe.
Son cerveau commençait à peine à comprendre ce qu'il venait de se produire. Le brun se força alors à ouvrir les yeux péniblement, sa vue ayant du mal à s'habituer à la vive lumière. Sa vison floutée, il cligna des yeux plusieurs fois jusqu'à ce que le paysage devienne plus net.
Ses oreilles sifflaient désagréablement alors qu'il tentait de se lever doucement, ses mains le supportant comme elles pouvaient. Un geignement lui échappa alors qu'il se remettait sur ses jambes flageolantes. Il n'avait rien de cassé, ce qu'il pensa à première vue.
L'homme avec lui, était-il … ? En tournant sur lui même, Ajay découvrit que le conducteur de l'automobile était mort, écrasé sous un arbre. Du sang s'écoulait lentement d'une de ses blessures, entraînant ainsi une petite marre de sang sous son corps immobile.
- … Jay … Ajay ! Est-ce que tu m'entends ? Si tu m'entends, réponds !
Une voix synthétique et familière vint lui faire tourner la tête sur le coté mais rapidement le sons se précisa. Il provenait du corps du soldat du Golden Path. Sûrement une radio.
- Ajay, réponds moi sil-te-plait ! Recommença la voix de nouveau.
Claudiquant jusqu'au corps, Ajay s'abaissa sur l'individu inerte et récupéra un téléphone mit sur haut-parleur.
Allô … ? Lança-t-il machinalement alors qu'il entendait un soupir de soulagement à l'autre bout du fil.
- Merci Kyrat ! Prononça ce dernier. C'est Sabal, où es-tu ?
- Je … J'en sais rien … Déclara alors le jeune Ghale en regardant tout autour de lui, encore déboussolé par la chute. Et le chauffeur est mort …
- Okay. Écoutes moi bien, regardes autour de toi il devrait y avoir une tour pas très loin de ta position, tu devrais la voir. Rends toi là-bas. J'y serais pour te récupérer.
- D'accord .. Je … Je vais vers la tour, confirma l'américain d'une voix tremblante.
- Tu peux le faire Ajay, souffla Sabal pour l'encourager, ce dernier ayant comprit que l'autre était apeuré.
Sans donner plus d'informations, Sabal coupa l'appelle. Laissant alors Ajay seul dans une forêt hostile qui lui était complètement inconnue. Par pure précaution, il se pencha de nouveau et récupéra une lame sur le macchabée. Dieu sait ce qui pouvait habiter ces lieux. Et Ajay ne pensait même pas aux humains mais bel et bien aux animaux sauvages qui pouvaient déjà le guetter depuis un moment sans qu'il ne le sache.
Mais la réalité du danger le rattrapa bien assez vite. Alors qu'il progressait doucement, il traversa un petit court d'eau et dut se tapir précipitamment au sol pour éviter d'être aperçu par un garde à la veste rouge. De sa place, il pouvait clairement entendre un homme beugler à un autre de fouiller chaque recoins.
Amèrement, Ajay conclut qu'il le cherchait toujours. Peut-être qu'il devrait se rendre sans faire d'histoire ? Mais alors, qui était le méchant dans l'histoire ? Pagan, ou Le Golden Path ? Sabal connaissait son père, mais le Roi Min avait été intime avec sa mère alors … Qui croire … ?
L'espace d'une seconde, Ajay hésita à se jeter au pied d'un des gardes pour qu'il le ramène chez Pagan mais d'un autre coté … Serait-ce une mauvaise chose ?
Autant de questions sans réponses qui risqueraient de laisser un trouble dans l'esprit du jeune ricain qui sursauta lorsqu'un bruit de pas s'intensifia près de lui.
Avec horreur, il releva doucement la tête en direction du rocher qui le surplombait. Quelques petits cailloux tombèrent sur son visage alors qu'un soldat balayait l'horizon.
Le silence tomba ainsi que le vent, comme si la forêt elle-même retenait sa respiration. Ajay pria si fort. C'était la première fois qu'il s'adressait à une divinité. Qui qu'elle ou il soit, pourvut qu'il s'en sorte.
Ces quelques secondes semblèrent durer des heures, mais le soulagement vint agiter le jeune brun lorsque le soldat se désintéressa de cette partie de la forêt.
Avec précaution, il se releva mais avant de repartir vers la tour qu'il avait localisé au nord de sa position, il observa les environs, épiant le moindre signes de mouvements, mais rien n'attira son œil.
Avec furtivité, Ajay put déjouer la vigilance des soldats et les passer sans problèmes. C'était un peu trop facile à son goût car durant un instant, il se demandait si … Ils n'étaient pas des diversions ?
Son cœur ricocha dans sa poitrine. Mince, pensa-t-il. A trop réfléchir, il se faisait moins prudent. Si il avait avancer un peu plus sur la gauche, un garde l'aurait aperçut.
Soupirant en reprenant doucement son souffle tout en tentant de calmer son rythme cardiaque qui s'était accéléré d'un coup sous la surprise, Ajay reprit son chemin, zigzaguant entre les rochers, passant derrière des buissons épais mais le jeune américain se figea.
Devant lui se tenait un ours noir d'une taille gigantesque. Sa fourrure était aussi noir que le charbon le plus sombre. Ajay déglutit péniblement. Il ne voulait pas que l'animale lui fonce dessus et, il ne fallait pas non plus qu'il s'attarde sur ce détail. Ce cours laps de temps qui pouvait lui coûter la vie.
Par aubaine, le vent soufflait derrière l'Ursidé. Aucune chance qu'il ne le détecte de cette distance car le carnivore avait une mauvaise vue.
Ajay se hâta alors à passer l'animale tout en restant silencieux afin d'éviter toute attirance à son égard et une fois la bête dépassée, le brunet put souffler en continuant son chemin. Il ne restait plus que cinquante mètre à parcourir quand le téléphone du Golden Path s'alluma.
« Ajay mon garçon, tu es occupé ? Je n'te dérange pas surtout ? Fantastique ! Tu es d'une patience sans limite. »
La voix de Pagan était reconnaissable entre mille. Ironique et cassante.
« Eeeeeh, écoutes, sans rancunes pour les raviolis aux crabes. Je sais que ce n'est pas du goût de tout le monde, maaais … Tu seras heureux d'apprendre que je viens de faire exécuter le chef pour son incompétence ou est-ce sa famille qui a été massacré ? Hu, hu … Quoi qu'il en soit, je peux te promettre que la prochaine fois ce sera un cran au dessus ! »
L'appel se termina, laissant Ajay de nouveau seul dans cet forêt hostile. Un frisson glaciale parcourut son corps peut couvert malgré sa veste neuve, ses gants et son pantalon épais. Mais la nature du Kyrat n'était franchement pas accueillante. Les paysages avaient beaux couper le souffle, le brun n'arrivait pas à se poser pour contempler le diaporama.
Par la même occasion, le fils de Mohan sorti le téléphone de sa poche et vérifia comment le Roi Min avait-il put tout simplement le contacter. Il n'avait pas son numéro et Ajay ne le connaissait même pas, ce n'était pas son mobile. Ha ! La radio ! La radio … ? Le brun vérifia et c'était … Fort probable. Il n'avait pas put lui répondre.
Ce fragment d'information perturba de nouveau ce dernier qui pour ne pas se sentir plus déboussolé, rangea le mobile et continua son chemin jusqu'à ce que le décor change d'atmosphère.
Une fine pellicule de givre recouvrait le sol alors que quelques mètres plus hauts au dessus d'un col, quelques bons centimètres parsemaient le sol. Mais l'américain dut se stopper une nouvelle fois. Un cul de sac se présentait face à lui. Il se tourna plusieurs de tout les cotés, cherchant un moyen de pouvoir grimper et atteindre le sentier au dessus mais la pente était trop abrupte. Il aurait eut besoin d'un kit d'escalade, quelque chose dans le style …
- Ajay Ghale ! Par ici !
Lui hurla une voix féminine. Il leva les yeux et aperçut en haut du col une femme aux couleurs du Golden Path qui lui faisait signe puis elle recula avant de lancer une corde qui tomba juste devant le noiraud qui, heureusement, avait reculé d'un pas afin d'éviter de se blesser avec le mouvement de fouet de la corde.
Dépêches toi de grimper ! Le pressa-t-elle en hurlant.
Ajay n'était pas enchanté à l'idée de monter en rappelle sans sécurité. Si il tombait, il pouvait se blesser gravement, ou pire … Mourir, tout simplement. De plus, il n'avait jamais pratiqué ce sport.
Mais la situation exigé qu'il se force à grimper. Ce qu'il fit en rechignant à cause de l'effort. Son pied glissa au bout de quelques mètres à cause de l'humidité sur la paroi rocheuse pourtant il réussit à se rattraper et une fois en haut, il se hissa en lieu sûr, faisant dos au vide.
- C'est un véritable honneur de te rencontrer fils de Mohan, commença le soldat sans laisser le temps au brun de souffler. T'es arrivé ici tout seul, impressionnant ! Sabal t'attend près de la tour.
Super, se dit le jeune homme qui pourrait enfin se reposer, se remettre un peu de ses émotions alors sans perdre un instant il rejoint la tour, ou plutôt le clocher abandonné et entra dans le bâtiment qui abritait les soldats du Golden Path en nombre réduit.
- Ajay tu as reussi ! Clama un premier soldat.
- Pourquoi est-ce que vous m'aidez … ? Répondit alors le jeune brun.
- Tu es le fils de Mohan Ghale, souffla Sabal tout près de Ajay. Tu ne le sais peut-être pas mais ce nom a beaucoup de poids au Kyrat, particulièrement pour le Golden Path.
Alors que Sabal parlait, un des soldats tendit une arme à Ajay qu'il empoigna avec une légère réticence. Un revolver, c'était très différent d'une arme de plus gros calibre comme cet AK-47 qu'il avait maintenant en sa possession. Pouvait-il au moins tirer avec ?
Et … Tu penses qu'ils me cherchent toujours … ? S'enquit Ajay qui se tourna vers Sabal.
- Pagan Min fera tout ce qu'il faut pour te récupérer.
- DES ENNEMIES ! Cria un des soldats du Golden Path posté à l'extérieur.
- Merde, pesta le Kyrati aux yeux verts. Des hommes ont dut suivre notre piste. Ils seront là dans peu de temps, on va devoir se battre.
Se battre … ? Encore … ?
- Ajay, avec moi !
- O-Okay !
Malgré la peur qui nouait ses tripes, le jeune américain suivit Pagan qui lui ordonna de tenir sa position quoi qui lui en coûtait. Au loin, bien qu'il ne pouvait pas encore les voir, Ajay pouvait entendre les soldats ennemis affluer vers leur position.
- Là ! Ils arrivent !
Fit un membre du Sentier D'or avant que les premiers coups de feu ne soient tirés. Les soldats adverses arrivaient en masse en moto-neige. Plusieurs hommes se firent abattre sans même pouvoir mettre un pied au sol mais le nombre ne cessait d'augmenter.
Ajay n'avait pas encore tiré une seule balle alors que du coté de Sabal, il n'arrêtait pas de descendre des soldats sans trop se préoccuper de son précieux invité qu'il devait protéger.
Le Kyrati aux yeux verts se baissa enfin, le magasin de son arme vide qu'il devait rapprovisionner. Il se mit à couvert, faisant face a Ajay qui n'avait toujours pas bronché de sa place. Alors que Sabal allait lui souffler un mot, Ajay braqua son arme sur lui et tira.
Sabal resta quelques secondes en suspens, son esprit n'ayant pas suivit l'action mais bien vite il comprit que le jeune fils de Mohan venait de lui sauver la vie en abattant un soldat qui avait crut bon d'essayer de porter un coup dans le dos du plus âgé.
Un signe de tête de la part de Sabal désigna sa reconnaissance avant qu'il ne reprenne le fil de la bataille. Ajay se joint à lui cette fois, le feu de l'action faisant bouillir le sang dans ses veines, son arme grondant à chaque fois qu'il appuyait sur la détente.
L'ennemi semblait diminuer et pour cause …
- Non … Souffla Sabal avec effroi en reculant d'un pas. Ajay, une avalanche !
Le sang du noiraud se glaça dans ses veines lorsqu'il tourna la tête vers la montagne. Des arbres chutaient à cause d'un immense rideau de poudre blanche qui emportait tout sur son passage à une vitesse folle.
Ajay se serait bien protégé de cette avalanche, mais celle-ci arriva trop vite. Il aurait put fuir, il aurait dut fuir, il ne pourra plus. La neige, aussi dure que du béton lui tomba dessus, recouvrant son corps, son être tout entier d'une prison d'eau à l'état solide. Jamais, ô grand jamais, Ajay n'avait eut si peur de toute sa vie. Être enterré vivant faisait partie de son top 5 des morts les plus atroces. Une énorme pression était exercée sur son corps. De la neige était infiltrée dans ses habits. Il avait froid, il était congelé, il ne ressentait que des picotements aiguës au niveau de ses membres endoloris par le froid. Mais l'instinct de survie du noiraud le força à montrer un peu de combativité.
Il commença par un petit coup de poing au dessus de son ventre, évitant de faire ceci au niveau de sa tête afin de ne pas faire tomber de neige sur son visage. Il ne savait pas combien de mètres de neiges était au dessus de lui, il préféra jouer la carte de la sécurité.
Par miracle, il ne fallut que dix coups pour enfin percer la neige. Il n'y avait pas assez de neige pour l'empêcher de sortir, c'était une bonne chose … Mais la neige avait durcit, elle était aussi dure qu'un bloc de ciment. Difficile à faire bouger … Mais le ricain parvint à creuser petit à petit jusqu'à ce qu'il fasse un autre trou et ne commence à se libérer progressivement.
Ce qui le stoppa fut l'activité qu'il senti de l'autre coté de ce mur de glace. Il se stoppa brusquement. La panique le submergea aussi vite que l'eau qui fondait sous sa couche de vêtement. Quel soldat allait le déterrer … ?
Un bloc de neige fut retiré, puis un second, encore un, puis la lumière vint enfin aux yeux de Ajay. Assez vive pour lui faire plisser les yeux et enfin, un visage familier.
Sabal.
Le soulagement fut grand pour le jeune fils de Mohan qui avait crut mourir dans cette avalanche. Mais la main amicale du plus vieux vint enserrer la sienne.
- Tu es increvable mon frère, clama ce dernier avec soulagement.
- C'est … C'est préférable … Non … ?
- Tu n'as même pas idée … Souffla Sabal en retour en aidant le jeune américain à se relever. Allons au village, tu dois être mort de froid. Tu pourras aussi t'y reposer et te restaurer un peu. Je pari que cette journée à été longue pour toi alors … Ne perdons pas de temps.
J'espère que vous avez apprécié ! N'hésitez pas à laisser une review ou quoi ... Hu. Voilà, je peux aller me coucher maintenant car à l'heure ou je poste, il est 01:38 et je suis exténué mais bon, ça on s'en fout ah, ah ... A la prochaine les oisillons!
La bise,
Tendresse et chocolat.
