Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété...
Note: Bonjour! Puisque je ne reste jamais très longtemps déconnectée de ce que j'écris, je continue à publier xD
PS: Je m'excuse pour le nom du village Quileute, "Green Glade" ( Clairière verte ou verte clairière puisque les deux sont possibles xD) mais j'avais un manque d'inspiration total pour trouver quelque chose d'original .
Bella's point of view
Les hurlements de mes amis venaient de me tirer du sommeil profond dans lequel j'étais tombée sous les rayons du soleil et sa chaleur.
Je m'assis sur l'herbe et me mis à regarder en direction de ce que je savais être Green Glade, notre village. Un nouvel hurlement retentit et je pus déceler la peur qui en ressortait. Je leurs avais bien laissé un mot leur expliquant que je serais partie pour plusieurs jours, mais j'aurais évidemment dû me douter que mes amis ne me laisseraient jamais m'aventurer seule dans la forêt! Surtout pas....
« Jacob! »
Je me relevai avant de me diriger par là où j'étais arrivée, et abandonnant à regret la clairière, je me mis à courir, à nouveau pleine d'énergie. Je devais rejoindre mes amis car ils ne cesseraient pas de s'inquiéter si je ne me montrais pas.
Je me dirigeais en fonction de leurs cris mais le chemin serait long car ils étaient encore très éloignés. J'avais beau connaître la puissance des loup-garous, je m'étonnais encore de voir que leurs hurlements portaient aussi loin! Mais contrairement à moi, ils étaient capables de couvrir des distances impressionnantes en un temps ridicule, si bien que si j'avais mis un jour et une nuit à atteindre la clairière, ils ne mettraient que quelques heures à me trouver. Ca pouvait être très bien si l'on avait besoin d'être sauvé, ou...très pénible si l'on désirait rester seul...
Ils continuaient de produire plusieurs séries de hurlements, de glapissements et de grondements de sorte que je puisse les retrouver – c'était la méthode qu'eux et moi utilisions toujours lorsque je me perdais ou que nous jouions tous ensemble plus jeunes – et en écoutant attentivement, je corrigeais ma position afin de rester dans la bonne direction. D'après ce que j'entendais, j'estimais leur nombre à trois ou quatre.
Je dus cependant ralentir mon rythme car le sol couvert de racines, de branches et de crevasses ne me facilitaient pas la tâche et puisque ma maladresse s'acharnait contre moi, je peinais de plus en plus à avancer. Les loups me retrouveraient avant que je ne le fasse, c'était certain!
Je me forçais à avancer pendant encore plus d'une heure, mais quand j'entendis que les hurlements se faisaient de plus en plus distincts, je m'arrêtai alors et me mis à crier leurs noms afin de les attirer à moi...
Soudain, sans crier gare, un loup immense au pelage roux jaillit de l'ombre et se jeta à mes côtés sans aucun ménagement. Je sursautai et m'écartai de quelques mètres avant d'apercevoir Jacob qui retroussait ses babines, découvrant de redoutables crocs avant de gronder, se rapprochant encore un peu plus de moi. Il était arrivé le premier. J'aurais dû m'en douter, de toute la meute, c'était lui le plus rapide!
« Ca va Jake, tout va bien! Soufflais-je en essayant de ne pas montrer qu'il m'impressionnait légèrement. Parce que c'était le cas. Avoir un loup géant en colère à ses côtés avait de quoi être déstabilisant....Il claqua ses mâchoires à quelques centimètres de mon visage et je me forçais à lui lancer un regard noir:
-Jake, n'abuse pas de ta forme de loup s'il te plaît, tu n'as pas le droit de me faire la leçon, c'est clair? Il gronda de nouveau avant que de l'ombre ne surgisse un loup encore plus spectaculaire par la taille que mon ami. Je ne l'avais pas repéré tout de suite car son pelage noir se fondait parfaitement avec les ombres inquiétantes des arbres, le rendant invisible, et j'en fus d'autant plus impressionnée.
D'un pas délibérément lent, il s'avança et d'un grognement, il rappela Jacob à l'ordre. Non pas qu'il ne m'en veuille pas, seulement, il attendait probablement d'être rentré pour me faire part de sa colère. Sam était plutôt juste, mais dur. Un peu trop à mon goût. Et à celui de Jake aussi parfois.
Si le chef de meute réservait son sermon pour plus tard, Jake lui, ne manqua pas de me signifier qu'il m'en voulait en me tournant le dos et en repartant en sens inverse, suivi de Sam qui me jeta un coup d'oeil avant de rattraper Jake et de reprendre son rôle de leader. A tous les coups, ils comptaient me faire la leçon en me laisser marcher derrière eux. Oh, ils ne me laisseraient pas seule, ils rôderaient d'assez près pour me surveiller et me protéger, mais ils me feraient bien comprendre ce qu'ils en pensaient...
Résignée, j'étais sur le point d'avancer quand un éclat doré attira mon regard. Un loup à la longue queue panachée et à la fourrure sablée se montra, et je crus distinguer un petit sourire sur ses babines légèrement retroussées en arrière, langue pendant sur le côté. Seth.
D'un léger mouvement de la tête, il m'indiqua son dos et hochant à mon tour la tête, je le remerciai, sincèrement reconnaissante. Seth était un ami d'une loyauté, d'une dévotion et d'une gentillesse à toute épreuve. Il était d'ailleurs sûrement le plus gentil de tous, le plus joyeux, encore plus que ne l'était déjà Jacob. D'ailleurs, ils se ressemblaient un peu tous les deux. Et Seth admirait beaucoup Jake, au grand daim de ce dernier!
D'un air mal assuré, je grimpai sur son dos et m'accrochai de toute mes forces à sa fourrure en faisant attention de ne pas le gêner. Des loups en action avaient une telle puissance que si je ne me cramponnais pas à eux, ils risquaient de m'éjecter sans le vouloir.
Une fois sur le dos du jeune loup, nous repartîmes tous à une allure incroyablement rapide, Seth légèrement en retrait par rapport aux deux autres puisqu'il était un peu moins fort que les deux monstres de puissance qui nous précédaient et qu'il me portait. Il faudrait que je pense à lui préparer une tonne de petits plats pour le remercier!
~oOo~
Edward's point of view
J'étais de retour dans la grande maison blanche et lumineuse enfoncée dans les sous-bois, et sans me signaler aux autres, je bondis jusqu'à la vitre de ma chambre. De toute façon, ils ne manqueraient pas de me sentir.
Sans trop savoir pourquoi, je tremblais légèrement, sûrement ébranlé par ce que je venais de choisir: sauver ma peau sans même donner une chance à l'humaine. Non seulement étais-je un montre, mais à présent, un monstre égoïste!
Plongeant la pièce dans l'obscurité, je savais que la seule chose qui pourrait peut-être encore me calmer serait la musique. Je mis un des mes morceaux préférés dans la stéréo, Clair de lune, et m'affalai de tout mon long sur le sofa de cuir qui protesta contre le traitement que la pression de mon corps effectuait sur le meuble.
Jamais plus je ne dormirai, c'était là ma condition de vampire, mais fermer les yeux m'aiderait à me concentrer sur la musique. Et seulement la musique.
Les premières notes retentirent et m'enveloppèrent de leur douceur et de leur perfection et alors que je commençais à me laisser aller, l'image de la jeune fille aux grands yeux bruns m'envahit. D'un mouvement emprunt d'irritation, je saisis la télécommande sur la table basse et augmentai le volume afin de ne pas entendre mes pensées.
............
Peine perdue. Je ne pouvais pas les ignorer, moi qui entendais si précisément celles des autres!
Crispé, je me forçais à réciter une série de poème russes, chinois, français et coréens, et l'espace d'une minute, la culpabilité qui m'habitait disparut. Soulagé, j'inspirai profondément avant de me figer et d'ouvrir les yeux, paniqué. Je pouvais sentir son odeur. Perdant un instant toute raison et toute logique, j'inspectai rapidement la pièce des yeux pour réaliser que bien sûr, j'étais seul. Bon sang, que m'arrivait-il?
Je me pinçai l'arrête du nez et me relevai en éteignant la musique. Je grondai: Debussy n'avait pourtant jamais manqué de m'apaiser!!
Un feulement m'échappa alors que je tournai en rond, et trop occupé à essayer d'échapper au poids de mon choix, à l'image et à l'odeur de l'inconnue, je n'entendis même pas le vampire qui entra dans la pièce.
« Edward?
-QUOI? Je n'avais pas réussit à retenir ma colère et mes nerfs m'avaient finalement lâché. Je me retournai rapidement et fus atterré de comprendre que je venais de diriger ma frustration sur Alice. Plus doucement, je repris: excuse moi. Qu'y a t-il?
-C'est plutôt à moi de te demander ce qu'il y a, répondit-elle en haussant un sourcil, légèrement étonnée de constater de ses propres yeux l'état dans lequel je me trouvais.
-Rien. Ca va. Mais ma soeur n'allait évidemment pas lâcher si facilement, et en pensée, je l'entendis dire:
-Vraiment? On dirait que tu n'as pas fermé l'oeil de la nuit!
Elle essayait de me taquiner, mais je n'étais pas d'humeur.
-Tu n'es pas drôle.
-Si tu étais dans ton assiette, tu ne manquerais pas de me répondre, et tu le sais.
-Je ne veux pas en parler Alice. S'il te plaît.
-Je sais, j'ai eu une vision.
-.....?
-Tu vas passer des journées entières éloigné pendant quelques semaines, mais je n'arrive pas à savoir pourquoi ni où.
-Désolé. S'il te plaît, ne m'en veux pas.
-Tu sais très bien que je ne t'en veux pas, mais si je te fais part de ma vision, c'est que je suis inquiète. Pourquoi ne puis-je pas voir l'endroit où tu vas te rendre si souvent?
-Je ne sais pas encore où je vais aller, mentis-je avec assurance. Je savais en réalité très bien où je comptais me rendre, un des seuls endroits où ma famille ne pouvait me localiser, mais je continuais de songer à plusieurs éventualités afin d'empêcher Alice de me voir. Jusqu'ici, ça avait plutôt bien marché.
-Très bien. Mais fais attention à toi. »
Je hochai la tête, reconnaissant, et elle quitta ma chambre, me laissant de nouveau seul avec ces maudites pensées.
Je me rassis, figé tel une statue de marbre, revivant encore et encore la scène qui s'était déroulée plus tôt dans la clairière; Il m'étais impossible de comprendre comment une telle créature, si fragile, si insignifiante, si faible, si humaine avait réussi à déclencher mon instinct de prédateur d'une manière si vive! J'avais pourtant bien acquis un contrôle qui était l'une des choses les plus précieuses que je possédais sur cette terre: cette maîtrise me sauvait de mon statut de monstre, et par cela même, sauvait ma conscience et me préservait de la folie. Au prix d'efforts surhumains, et tout au long de dizaines et dizaines d'années, j'avais en effet réussi à contrôler et à réfréner cette pulsion animale qui déclenchait immanquablement ma soif et mon venin.....Jamais un tel arôme ne m'avait fait cet effet. Jamais.
Ma gorge me brûlait de nouveau, mais je fus surpris de constater que ce n'était pas dû au venin, mais à la douleur qui me tenait. Ma seule consolation, aussi seule soit-elle, mais qui n'était néanmoins pas des moindres, était que je sois resté à distance d'elle.
Délivré de ce parfum, j'avais retrouvé ma vivacité d'esprit, et j'étais à présent assez lucide pour savoir une chose: si je m'étais approché d'elle, l'avait touché, ne serait-ce qu'effleuré, mon odeur se serait transférée sur elle. Et aurait pu avoir de terribles conséquences pour elle. Les loups-garous et les vampires étaient de vieux ennemis héréditaires que tout opposait. Mon parfum si particulier n'aurait pas manqué de les attirer près d'elle, peut-être même aurait-il exacerbé leur agressivité...lui laissant encore moins de chances de survie que celles qu'elle avait déjà.
D'ailleurs, la présence de ces entités dans la forêt m'intriguait au plus haut point: les loups étaient censés avoir disparus depuis plusieurs années...
Le seul moyen d'en savoir plus était encore d'y retourner. C'était peut-être risqué, mais je me doutais que l'humaine, si elle était encore en vie, ne devait plus être dans les parages, ce qui me laissait la voie libre pour y retourner. Parce que je devais le faire. Je le savais. Je le sentais.
~oOo~
Jacob's point of view
Après plusieurs heures de trajet, nous étions finalement de retour à Green Glade. Notre village se trouvait perdu au coeur de la forêt, construit plusieurs années auparavant et composé de nombreuses habitations de bois. J'étais né et avais grandi ici, aux côtés de mes frères et soeurs Quileutes ainsi que de Bella.
Justement, cette dernière descendait maladroitement du dos de Seth alors que nous étions aux abords des premiers maisons, et une fois qu'elle fut de nouveau sur ses pieds, Seth nous rejoint afin de se re-transformer en humain. Nous ne pouvions décemment pas le faire devant elle puisque nous nous retrouvions alors nus comme des vers et que personne n'appréciait particulièrement cette situation.
Elle avança de quelques pas, essayant de retrouver son équilibre, maladroite, se demandant probablement ce qu'elle devait faire maintenant que nous étions rentrés. Telle que je la connaissais, elle devait pourtant être persuadée de ne rien avoir fait de mal. Bien sûr, elle n'imaginait pas.
Retrouvant ma forme humaine et m'étant rapidement rhabillé, je passais devant elle en l'ignorant. Elle ne savait peut-être pas, il n'en restait pas moins que j'étais en colère après elle. Partir. Seule. Dans une zone inconnue qui plus est! Il n'y avait vraiment qu'elle pour me faire ce coup là!
Je sentis qu'elle me suivait alors que je me dirigeai chez mon père, Billy. J'entrai sans prévenir et m'affalai de tout mon long sur le canapé, l'air renfrogné. J'avais beau ne pas lui avoir adressé un seul mot, elle n'en était pas découragée, et elle se planta devant moi alors que je venais d'allumer la télé.
« Jacob.
-.............
-Arrête de faire ta tête de mule, tu veux?
-QUOI? MOI, TETE DE MULE? TU M'EXCUSERAS, MAIS DES DEUX, IL ME SEMBLE BIEN QUE C'EST TOI LA MULE! ET EN PLUS, UNE MULE INCONSCIENTE, TU TE RENDS COMPTE?
Bella ouvrit de grands yeux et un sourire se dessina sur ses lèvres. J'allais m'énerver de nouveau quand je réalisai une chose. J'étais tellement en colère que le ridicule de mes paroles de m'avait pas frappé tout de suite. J'étais en train de la traiter de mule inconsciente. Pour la forme, je grommelai:
-C'est pas drôle, et tu le sais.
-Non, tu as raison, ce n'était pas du tout amusant.
Elle se moquait de moi? Je rêvais!! J'avais horreur de m'emporter, encore plus contre elle, mais il ne fallait pas que je cède à son sourire et à son ton ironique si irrésistibles. D'un ton plus dur, je me forçai à reprendre:
-Je ne plaisante pas Bella, et je t'en veux.
-Jake! S'écria t-elle, à présent agacée. Je n'ai rien fait de mal!
-Bah tiens, j'en étais sûr!
-Arrête, je ne suis pas partie comme une voleuse, j'ai laissé un mot!
-Et? Ca ne m'explique pas pourquoi tu es partie de cette façon sans rien dire à personne!
-J'avais besoin d'un peu de solitude j'imagine, dit-elle vaguement. Essayait-elle de me cacher la raison de sa subite exploration en terrai inconnu? D'une voix de plus en plus menaçante, je repris:
-De solitude? Comme si la forêt alentours n'était pas assez vaste pour te permettre d'être seule! C'est n'importe quoi Bella!
-Jacob, tu vas arrêter de me parler sur ce ton tout de suite! Me répliqua t-elle sèchement. A ce que je sache, tu n'es pas ma nounou!
-Peut-être pas, mais j'ai quand même dû te chercher!
-Mais je ne t'avais rien demandé!
Bon dieu, mais qu'avais-je fait au ciel pour mériter une amie aussi obstinée? Elle le faisait exprès?
-La forêt est dangereuse Bella!
-Arrête, tu sais très bien que les loups sont les créatures les plus dangereuses des bois!
-TU NE SAIS PAS DE QUOI TU PARLES! M'emportai-je soudain en me relevant d'un bond. Et c'était vrai, elle l'ignorait.
-Jake....
-Bon sang Bella, et si nous ne l'étions pas?! Hein?
-JACOB.
Mon père venait d'entrer dans la pièce et de nous surprendre en pleine dispute Bella et moi. Il me jeta un regard rempli de sous-entendu, et l'espace d'un instant, je pâlis légèrement, réalisant ce que je venais de dire. J'allais être dans sales draps si je continuais, et je fus soulagé que mon père soit arrivé à ce moment là. Enfin je savais très bien que ce n'était pas non plus un hasard s'il venait d'interrompre notre échange. D'une voix calme, il reprit:
-J'ai besoin de toi.
-J'arrive tout de suite, répondis-je à voix haute, avant de murmurer pour Bella: ne recommence jamais ça, tu m'entends?
-........
Je savais qu'elle mourrait d'envie de me répondre et de protester, mais elle ne le ferait pas devant mon père. J'allais devoir raser les murs un petit moment si je voulais qu'elle oublie ce que je venais de dire....Car à ses yeux, je voyais très clairement qu'elle avait relevé ma phrase. Dans ma colère, je venais d'oublier combien elle pouvait être innocente et à la fois perspicace....
-Bella, je pense que tu devrais retrouver Sam, lui dit mon père d'une voix neutre.
-Très bien, murmura t-elle en hochant la tête et en se dirigeant vers la porte. Je devais bien reconnaître que Billy se montrait parfois un peu rude, mais il avait raison sur le principe.
~oOo~
Bella's point of view
J'avais senti que je devais partir quand Billy était arrivé et nous avait interrompu. Plus qu'une demande d'aide, j'avais l'étrange impression qu'il s'agissait d'un rappel à l'ordre. Mais pourquoi? Et qu'avait voulu dire Jacob par « et si nous n'étions pas les plus dangereux? ». Quand nous serions seuls, je lui poserai la question. Je n'allais évidemment pas le laisser s'en tirer à si bon compte. D'autant plus que je n'avais pas vraiment apprécié la façon dont il m'avait parlé.
Jacob était mon meilleur ami et d'un tempérament plutôt joyeux, mais lorsqu'il s'emportait ou que j'avais le malheur de faire quelque chose qu'il n'appréciait pas, il voyait rouge et fonçait...
A présent, je me dirigeai chez Sam et Emily. J'allais probablement passer un mauvais moment, même si je ne regrettais rien. La découverte de cette clairière me hantait et je pensais déjà à retourner. Restait encore à savoir comment...
~oOo~
Edward était rapidement descendu afin de trouver Esmé et la rassurer. Il lui expliqua calmement qu'il risquait d'être souvent absent ou de passage à la maison, et qu'elle ne devait pas s'inquiéter. Mais bien sûr, il pouvait voir dans ses yeux qu'elle le ferait. Elle le faisait tout le temps. Cependant, compréhensive comme elle l'était, elle ne protesta pas et se contenta de hocher la tête en signe de consentemment, lui adressant un sourire maternelle.
Tous les Cullen avaient remarqué l'humeur maussade d'Edward ces derniers jours, mais plus que tout autre, Esmé détestait le voir dans cet état. Elle tolérait mal que ses enfants adoptifs aillent mal, et aurait volontiers pris la peine dont il souffrait sur elle. Mais il ne semblait pas vouloir s'en ouvrir et elle respectait ça. Lorsqu'il le souhaiterait, elle serait là.
« J'irai parler au directeur de ton lycée afin de...le persuader de te pas te donner de colles. »
Par persuader, elle entendait plutôt éblouir, charmer, fasciner ou encore hypnotiser. Les vampires avaient entre autres ce don qui se révélait très utile lorsqu'il n'était pas employé comme une arme...
Après l'avoir embrassé sur le front, il remonta dans les étages et se dirigea vers le bureau de Carlisle. Ce dernier était absent pour le moment, de garde pour la soirée, mais ce n'était pas lui qu'Edward cherchait. Il s'approcha de l'immense bibliothèque qui couvrait les murs de la pièce et commença soigneusement à scanner les nombreuses étagères de son regard vif et perçant. Peut-être y aurait-il un ouvrage sur ce qu'il cherchait, en l'occurrence, les loups-garous? Cela valait la peine de chercher car rapidement, il en trouva un qui semblait correspondre. Se saisissant délicatement du livre, il laissa une petite note à Carlisle au cas – improbable – ou il ne finirait pas le livre dans la nuit et il se dirigea vers sa propre pièce.
Il reprit sa place habituelle sur le sofa de cuir et s'installa de façon confortable afin de se plonger dans la lecture de son livre, impatient de savoir s'il allait pouvoir glaner quelques informations.
D'en bas, il entendait le rire d'Emmett et les protestations de Rosalie – il devait être en train de la taquiner, comme à son habitude - , et sans s'en apercevoir, un bref sourire illumina ses traits. Sa soeur, Alice, lui avait récemment fait la remarque qu'il souriait de plus en plus rarement ces derniers temps...Elle avait sûrement raison.
~oOo~
Edward's point of view
Je venais de passer la nuit à lire ce maudit bouquin qui, au final, de m'avait rien appris que je ne sache déjà. Déçu, j'étais allé remettre l'ouvrage là où je l'avais pris, détruisant au passage ma note à l'attention de mon père, et décidai de partir plus tôt que prévu.
Alors que je sortais sur le balcon, l'excitation me gagna soudain, ce qui me surprit. Depuis plusieurs jours, les seuls sentiments qui m'habitais étaient la colère, la frustration, le mépris, la douleur et la culpabilité, perdant ainsi tout sentiment positif. Ces derniers temps, j'avais tout fait à contrecoeur, par automatisme ou obligation, et sentir à nouveau l'adrénaline couler dans mes veines me donnait l'impression de renaître. Je souris pour moi-même, et sans plus perdre de temps, je m'élançai dans la forêt.
Si ma famille avait été au courant des événements et avait su que je retournais sur les lieux-mêmes de l'incident, elle m'aurait probablement dit que je tentais le diable. Mais qu'avais-je vraiment à y perdre? A cette pensée, j'accélérai encore un peu plus, impatient de regagner la clairière....
Moins d'une heure plus tard, je finis par atteindre les abords de l'endroit espéré et je me glissai entre les troncs, guettant avec attention les environs. Il faisait encore nuit, et dans cette partie de la forêt, le dôme des arbres filtrant la lumière épaississait encore plus l'atmosphère, ne laissant passer que de très rares et infimes rayons de lune inquiétants.
Du côté par lequel j'arrivais, la paroi rocheuse entourant l'endroit circulaire et rassurant n'était qu'une haute forme sombre et menaçante que j'escaladai en moins d'une seconde, et alors que je me dressai en son sommet, je vis la petite clairière dégagée illuminée par les rayons argentés de l'astre nocturne. Des reflets argents dansaient également à la surface de l'eau cristalline de la source avant de se reproduire en centaines d'éclats scintillants sur la roche, et je fus émerveillé de constater que de jour comme de nuit, cet endroit ne perdait jamais en beauté.
Les fleurs violettes, jaunes ou blanches captaient les rais de lumière gris perle, se parant ainsi de nouvelles teintes donnant une allure presque fantomatique aux lieux.
J'avançai prudemment de quelques pas afin d'exposer mon corps à la lune, et le résultat fut immédiat: plusieurs paillettes d'argent étincelèrent à la surface de ma peau pâle, me donnant l'impression de faire partie intégrante de la clairière, et je souris, satisfait. Au moins ne me sentais-je pas déplacé ici...
Me re-concentrant sur ma tâche initiale, je me tendis avant de sentir les odeurs environnantes et je me figeai en reconnaissant celle qui m'avait presque rendu fou: des traces de ce puissant arôme subsistait tout autour et dans la clairière, ce qui était plutôt surprenant. Habituellement, l'odeur d'un humain se dissipait assez rapidement si la personne n'était restée que quelques heures sur place. Le parfum humain avait en effet tendance à moins tenir que celles des animaux...ou des vampires.
Je réalisai qu'après tout, la jeune fille était peut-être restée là plus longtemps que je ne le supposais au départ...Mais pas si longtemps que ça non plus puisque deux jours plus tôt, je m'étais moi-même rendu ici sans rien sentir ni voir...
Je nageais dans l'incompréhension la plus totale: non seulement cette fille avait eu une emprise – évidemment inconsciente – sur moi, mais en plus de ça, son esprit m'était resté fermé.
Si je n'avais pas exactement compris ce qui m'avait vraiment poussé à revenir ici, je commençai à craindre que ce ne soit à cause de l'intérêt qu'avait provoqué cette personne. Ma vie était somme toute bien terne, et cette chose qu'elle réveillait en moi me tentait de croire qu'elle devait être différente des autres...Je secouai la tête, repris mes recherches en faisant plusieurs fois le tour de la clairière et je remarquai que l'arôme atténué devenait presque supportable et ne m'empêchait pas de réfléchir comme la première fois. Bonne nouvelle.
J'osai m'aventurer un peu plus loin en essayant de suivre sa trace, et je remontai ainsi rapidement sur plusieurs mètres avant de froncer les sourcils et froncer le nez: une odeur insupportable envahissait l'air de façon agressive et je m'accroupis instinctivement. Il s'agissait des loups.
Cette odeur nauséabond m'horripilait de tout mon être et faisait se hérisser tous les poils de ma nuque, mais je luttai afin de retrouver le parfum de freezia. Cet arôme était pour moi le paradis à côté de celui des chiens!
C'était néanmoins de plus en plus difficile de la localiser, et quelques minutes plus tard, je m'arrêtai, immobile, ayant définitivement perdu sa trace. Tout était comme pollué. Je me demandai alors ce qui s'était passé....Mon imagination s'emballa et créa diffèrent scénarios sans que je puisse deviner le bon...L'avait-ils emmener avec eux? L'avait-il tué? Fait prisonnière?
Cela me répugnait de devoir l'admettre, mais les loups et les vampires avaient bien un point commun: un humain nous ayant aperçu dans nos formes originelles ne pouvait en ré-echapper si facilement....Le témoin pouvait ébruiter et alarmer le reste de ses pairs, menant à une véritable chasse aux sorcières qui pourrait alors causer la perte de l'une des deux races engagées...
Désemparé, je restai un moment au milieu des arbres. Moi qui avait l'habitude tout pouvoir tout savoir, je me retrouvais sans indice, réduit à l'impuissance, et pour la première fois depuis longtemps, je me sentis presque....humain.
Je remercie les personnes qui ont déjà lu le premier chapitre et qui ont ajouté cette histoire en Story Alert ou autres! ^^ Je suis également vraiment contente de retrouver certaines personnes qui suivent Loss and Departure! ( je vous ai repéré xD) Les deux histoires sont plutôt différentes mais j'espère que vous aimerez tout autant!
Merci à Marion qui a posté la première review sur cette FF (on a beau dire, ça compte xD), merci beaucoup pour tes encouragements! =D
Je tenais absolument à ce que Seth apparaisse dans le chapitre, et vous aurez peut-être remarqué que je ne parle de lui qu'en bien xD allez savoir pourquoi? J'aime ce personnage et trouve qu'il est important... c'est probablement un peu l'équivalent de mon affection pour Jasper chez les loups! =)
[There's a she wolf in your closet, open up and set her free, Let it out so it can breathe]
Twilight-drop
