Alors que Remus courait à perdre haleine, j'essayais de m'élever le plus haut possible dans les airs pour repérer l'arrivée du loup. Hélas les lampes que nous avons dérobées à nos parents étaient très faibles et je ne voyais seulement qu'à une dizaine de mètre. Je descendis alors au niveau de mon frère et lui expliqua mon plan.

« Rem' je reste à côté de toi, mets ta lumière au plus faible et dès que l'on entendra ou verra quelque chose je te soulèverais le plus haut possible, OK ?

- OK ! Dit-il à bout de souffle. »

Nous nous sommes dirigé en direction de la maison la peur aux trousses. Mais surtout les loups-garous aux trousses. De temps en temps je soulevais mon frère pour qu'il puisse reprendre son souffle, mais cela m'épuisait énormément et je voulais garder des forces pour le cas où nous ferions de mauvaises rencontres. Au loin, nous entendions des cris, mais nous ne nous attardions pas dessus. Notre seule envie était de revenir sans et sauf à la maison. Mais le destin en à souhait autrement. C'est alors que, surgissant de nulle part, un énorme loup apparu devant nous, nous lâchâmes tous les deux un cri de surprise. Ni une, ni deux je saisie mon frère en dessous des aisselles et essaya de le lever le plus haut possible, mais vous savez il est difficile de tenir quelqu'un en l'air. Remus s'était agrippé à mes jambes et tentait de retenir son propre poids de tomber. Me trouvant à deux mètres cinquante de hauteur, j'essayais d'aller en direction de la maison, mais petit à petit mon frère glissait. J'ai eu alors une idée, il fallait que nous nous pausions sur un grand arbre. Hélas l'idée me vint seulement lorsque nous traversâmes une clairière et le loup-garou avait été rejoins par plusieurs de ses confrères.

Ils étaient trois, tous les uns plus gros que les autres. Ils faisaient claquer leur crocs contre leurs dents inférieurs. Et Remus lui était tétanisé, à chaque « clac » son visage se décomposait peu à peu. Quant à moi, je tentais de ressaisir mon frère, qui, tombant dans l'inconscience ne m'aidait plus du tout.

« Remus ! Fait quelque chose ! Remus ! Merlin aide moi !

- Je n'en peux plus Angé ! Gémis-t-il

- Bouges toi Mimi je peux plus te tenir comme ça ! Essaye de monter sur mes épaules !

- Mais tu es folle ! S'écria-t-il révélant ainsi qu'il avait mué pendant l'été.

- Dépêche toi avant que je ne te lâche ! Hurla-t-elle »

La peur des loup-garou fut amplifié pas le vide qui séparait Rémus du sol. Le dos courbé par le poids de mon frère, j'avançais péniblement. Je perdis de l'altitude petit à petit, jusqu'à ce que mes pieds soient au niveau de la gueule des bêtes. J'arrivais presque à la hauteur des arbres longeant la clairière, lorsqu'un loup attrapa entre ses mâchoires un bout de mon pantalon. Perché sur mes épaules Rémus perdit l'équilibre et se rattrapa à mon pied. La perte de poids me fis monter en chandelle. Rémus hurla.

« Rémus ! Hurlais-je sans réponse. S'il vous plait Merlin aidez-moi ! »

Je déposais Rémus sur la deuxième branche d'un grand arbre et atterris à côté de lui. Les loups hurlaient à mort quelques mètres plus bas, l'odeur du sang, que moi-même je sentais, les affolaient. Ils étaient fous, incontrôlable.

* Pan * * Pan * * Pan * * Pan *

Un calme s'installa. J'entendais en bas des branches se briser sous le poids d'un homme.

« Qui est là ! S'écria l'homme. Vous pouvez descendre, ils sont tous morts ! S'exclama-t-il avec un peu de fierté dans sa voix »

Rémus me saisit le bras et me chuchota : « Cache le sang ! Ne dis rien à personne ! C'est entre nous et les parents maintenant. Maintenant on descend, comme si on s'était endormi dans l'arbre avant qu'ils n'arrivent. » J'acquiesçais d'un mouvement de tête et on descendit.

« Vous ! »