Note :Et voici le dernier chapitre de cette fic, j'espère que cela vous plaira autant que le premier chapitre. Avant toute réclamation, ceci est le dernier chapitre, il n'y aura pas de suite.
chapitre 2
Stiles ajuste son sac à dos sur ses épaules, le cœur battant la chamade.
Aujourd'hui, de façon symbolique, et peut-être de manière idiote aussi, il allait passer les portes de son lycée, alors, qu'il était maintenant totalement différent de vendredi dernier. En mieux. Il était meilleur et plus complet qu'il pensait l'être jusque là, conscient de l'héritage incroyable que lui avait légué sa mère.
Après être resté une heure de plus chez les Hale avec son père, ils étaient rentrés chez eux, Stiles avec le numéros de portable de Derek et son paternel soulagé d'avoir enfin dit la vérité à son fils. L'hyperactif a passé le reste de week-end à jongler entre la lecture du carnet de sa mère, les nombreux sms échangés avec un loup-garou ultra sexy et un ou deux appels. Ils avaient appris un peu plus à se connaître, partager des anecdotes, des souvenirs honteux, comme la fois, lors d'un pari avec Scott, il avait mangé un verre de terre et qu'il avait osé citer Simba, "un peu gluant mais appétissant.", il avait eu l'euphorie d'entendre le rire sans fin de Derek. Le son avait envoyé des ondes de plaisirs, jusqu'aux creux des reins, sa respiration eu des accrocs et ça avait eu le don de stopper le lycan, la tension s'était faite palpable. C'était un week-end extraordinaire, le meilleur depuis des années. Stiles avait hâte d'avoir leur premier rendez-vous, pour qu'ils puissent s'embrasser comme des affamés. Il avait l'impression d'avoir gagner le Jackpot, ce qui était le cas pour le coup, il allait sortir avec Derek Hale, il était un putain de Protecteur, le Surnaturel existait et Derek Hale était fou de lui. Oui, il se répète mais merde, sa vie était extraordinaire.
- Stiles !
L'hyperactif se retourne, surpris par cet appel tonitruant. Plusieurs têtes se tournent vers lui, il rentre la tête dans les épaules mal à l'aise d'être le centre de l'attention de ses camarades de classe. Un jeune homme à la mâchoire de travers fend la foule, le regard déterminé et le sourire aux lèvres.
- Hey Scotty ! Un problème ?
- Un problème ? On devait réviser hier, pourquoi est-ce que tu n'es pas venu ?
- Je… merde, désolé Bro' ! J'ai complètement oublié.
Trop pris par les événements survenus dernièrement et par Derek Hale, avec qui il flirtait bordel, il avait totalement oublié les révisions qu'il devait faire avec Scott, plus pour ce dernier que pour lui, au vue des résultats catastrophiques de son presque frère. Seulement, il n'avait reçu aucun messages ou appel de Scott, râlant sur son absence.
- Attends… tu n'essaies pas de me rouler dans la farine, par hasard ?
- Non. Pourquoi tu penses ça voyons ?
Scotty n'a jamais été un bon menteur, ses yeux regardent partout sauf sur lui, ses mains se tordent l'une contre l'autre douloureusement.
- Tu mens Scotty, je te connais comme si je t'avais fait, tu as oublié ! Quand est-ce que tu t'en ais souvenu ?
- Merde. Tu me connais trop bien. Je n'y ai pensé qu'en te voyant en fait… Mais tu comprends Allison est venue me faire une surprise, ça fait 6 mois qu'on est ensemble et… Mais, tu aurais dû m'appeler normalement, pour râler et tu ne l'as pas fait, pourquoi ?
- D'accord, va falloir qu'on trouve un moment pour parler de tes priorités mais avant j'aurais des choses à te dire, mais, pas tout de suite, pas ici. Mais crois-moi, la vie est ultra belle.
Stiles glousse sous le regard éberlué de son meilleur ami, il ouvre son casier pour prendre ses affaires de la matinée et en refermant, il a le malheur de croiser les yeux larmoyant de Scott, une arme de destruction massive pour ceux qui n'ont pas un cœur de pierre. Ce qui n'est pas le cas de Stiles, la culpabilité s'empare de son pauvre petit cœur.
- C'est pas juste Bro'. Je t'en parlerais promis, là on a cours et Harris me déteste bien assez.
- Mais, d'habitude tu me dis tout, tout de suite, je pensais…
- Et je vais tout te dire, mais pas maintenant, d'accord ?
- Okay, quoique ce soit, je te soutiendrais, tu le sais n'est-ce pas ?
- Bien sur que je le sais, je t'aime aussi mon Scotty !
- Maintenant que vous nous avons été témoin de cette horrible, dégoulinante et écœurante bromance qui vous uni à Monsieur McCall, vous pourriez peut-être aller vous asseoir, en silence, pour que je puisse commencer mon cours, Monsieur Stilinski.
Le sang de Stiles se fige. Il fallait évidemment que ce professeur horrible arrive pile a ce moment. C'est sous les rires de ses camarades qu'il s'installe à sa table suivis de près par Scott, les épaules voûtés et le rouge aux joues. Stiles marmonne.
- Depuis quand Harris connaît le terme Bromance ?
Après une matinée interminable et un intercours où il n'avait croisé aucun Hale, il avait espéré au moins voir de loin Derek, mais, ce ne fut pas le cas. Ça avait eu le don de plomber son moral. Et le voilà qui poireaute tranquillement dans la file d'attente du self, seul, alors, que Scott donnait la becquée à son Allison. Parce qu'évidemment au lieu de l'attendre, son meilleur ami était parti rejoindre sa chère et tendre, pour qu'ils puissent manger ensembles. Ce n'est pas comme si, Madame n'avait pas d'amis, loin de là. Miss Argent traînait avec le trio populaire, Martin, Whittemore et Mahealani, ces trois-là ne pouvaient absolument pas le voir en peinture. Bon, Danny aimait tout le monde, mais, ne supportait pas les nombreuses questions qui sortait de sa bouche, comme si c'était sa faute s'il était hyperactif. Il gérait au mieux avec les cartes que le destin avait bien voulu lui donner. Lydia le regardait comme s'il n'était qu'un insecte nuisible, ce n'est jamais bon pour l'ego, quand à Jackson… Jackson était clairement un connard imbu de lui-même avec un grand désir d'être parfait en tout point, trop de pression, trop d'attente et donc, très grosse frustration. Et malheureusement, ce trio était actuellement aux côtés de la guimauve écœurante qu'était le Scallison. Oui, parce qu'ils s'étaient donné un stupide surnom, liant leur deux prénom, comme le couple mignon qu'ils étaient.
Donc, il se retrouve avec un plateau rempli de nourriture, plus ou moins identifiable à chercher une place libre malgré les gestes répétés de Scott pour l'inviter près de lui. Au moins, il a levé la tête assez longtemps pour le remarquer. Soudain des mains attrapent son plateau, l'éloignant de son propriétaire alors peut-être qu'il ne va pas manger l'espèce de viande reconstituée mais les rares haricots qui ne baignent pas dans l'huile, lui font clairement de l'œil. Sans parler de la salade avec l'œuf dur, le fromage et ce yaourt au chocolat délicieux merci bien.
- Hey ! C'est à moi, ça !
- Je sais.
Oh.
Oh !
Derek.
Bonjour adorable homme sexy.
Stiles fond complètement face au micro sourire qui laisse apparaître les adorables dents de lapin du Lycan. Qu'est-ce qu'il lui avait manqué malgré les nombreux messages et les appels.
- Derek.
- Bonjour, Stiles. Tu manges avec nous ?
L'hyperactif hoche vivement la tête alors qu'il murmure un taquin "mon lapin" que seul un loup peut entendre, avec délice et taquinerie, il peut voir les oreilles de Derek rougir alors qu'il lui tourne le dos.
Stiles s'installe au côté de Derek, Laura en face de lui, Cora près d'elle. Les filles lui offrent un sourire éblouissant, ravie de l'avoir à leur table. Tout heureux, le Protecteur ne remarque pas le silence qui s'est abattu dans la salle.
- Bonjour. Vous allez bien ?
- Nous nous portons à merveille, Stiles. Mon petit doigts m'a dit que tu t'étais fait remarquer par Harris.
- Tu as juste les oreilles qui traînent, Laura. Je n'y peux rien s'il a écouté notre conversation avec Scott. Il n'était pas obligé de m'afficher ainsi. Et puis sérieusement, ce n'est pas choquant qu'il connaisse le terme Bromance ? C'est le truc le plus hallucinant que je n'ai jamais entendu de ma vie !
Cora et Laura explosent de rire, leur corps tressautant et leur tête rejetée en arrière, on dirait presque qu'elles hurlent à la lune, positionnées ainsi. Derek, plus discret, cache un gloussement avec sa main, ses yeux rieurs braqués sur Stiles, un sourire relevé. Offusqué, l'hyperactif grommelle.
- Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit de drôle ?
- Tu t'extasies sur le vocabulaire du prof après ce que tu as appris ce week-end, Birdy ?
- Birdy ?
Une rougeur malvenue et incroyablement embarrassante colore ses joues, les filles pépies d'amusement. Derek a de la chance d'être aussi séduisant, parce qu'il n'est vraiment pas doué avec les surnoms.
- Derek donne des surnoms à son chéri. Chantonne Cora.
- J'te pari que dans une semaine, ils n'utiliseront que des surnoms et qu'ils seront aussi écœurants que le couple McCall/Argent.
- Hey !
Un sourire carnassier orne les fines lèvres de Cora, qui sert la main de sa grande sœur.
- Tenu, j'te pari qu'ils seront aussi populaire que Martin et Whittemore, avec un brin d'exhibitionnisme, ils se tournent autour depuis tellement longtemps qu'ils risquent d'avoir du mal à se contenir. Et puis, tu les as bien regarder ? Stiles est sexy.
- Dites, ça vous dérange qu'on soit là ?
- Absolument pas, tu veux parier ?
Stiles ne peux que rigoler, face aux deux femmes, attendris et conquis également par leur personnalité, totalement différente de ce qu'il pensait. A ses côtés, Derek gigote mal à l'aise.
- Parier sur mon propre couple ? Nope. De plus, on fait ça dans les règles de l'art. Minimum 3 rendez-vous avant d'être considéré comme un couple. On se tourne autour depuis assez longtemps, comme tu l'as si bien dit Cora, on ne va pas brûler les étapes.
- Et tu es d'accord avec ça, Derek ?
- Oui. Je veux faire les choses bien, Stiles le mérite.
- Ooh. Comme c'est mignon, frangin. Tu es un romantique.
- Tu en doutais Laura ?
- Étrangement, non.
Émerveillé par l'échange entre Derek et sa sœur, Stiles pose la tête sur l'épaule de son loup en soupirant de bien-être.
- J'aime beaucoup cette attention. Ça me donne l'impression d'être spécial, c'est agréable.
- Parce que tu l'es. Pour demain soir, mon père me prête la Camaro, on révisera, fera nos devoirs et après je t'emmène dîner, puis, un game center. Si tu veux.
- Du moment, que c'est en ta compagnie. Pas de cinéma, demain ?
- Une prochaine fois, en week-end ?
- D'accord. Pour le second rendez-vous, qu'est-ce que tu dirais d'un repas fait maison et suivis d'un film ou d'une série ? Chez moi, rien que nous deux, sans témoin ?
Derek s'étouffe à moitié avec son désert alors que Laura et Cora ricane.
- Stiles, quelle proposition indécente, si je m'y attendais !
- Ce n'est pas… Je ne voulais pas…
- Laura. Je serais ravi de goûter à ta cuisine, ton père n'arrête pas de vanter tes mérites.
- Pas de pression. Du tout.
Derek se penche pour embrasser la joue parcourue d'adorable grain de beauté.
- Aucune pression Stiles. Tout se passera bien, j'ai hâte de pouvoir t'embrasser sur le pas de ta porte.
Cora et Laura s'étouffent à moitié, l'une avec son yaourt, dont un peu de substance atterrit sur le plateau de Stiles et l'autre avec de l'eau, qui ressort un peu de son nez. Dégueux.
- Putain ! Vous allez être un mix des deux couples, horrible !
Une silhouette attire l'œil de Stiles, Scott vient de quitter le self, non sans un dernier regard vers lui. Une onde d'amour le traverse, parce que dans les yeux de son meilleur ami, il y avait de l'inquiétude mais aussi une immense joie pour lui. Dans le ton de la confidence, la voix basse et légèrement incertaine, Stiles murmure pour les loups.
- Je vais lui dire ?
- Pardon ?
Demande Laura alors que Cora et Derek s'interroge du regard, ne comprenant pas le changement de sujet de Stiles.
- Scott. Je vais lui dire ce que je suis. Je n'ai jamais eu de secret pour lui et ce n'est pas maintenant que je vais commencé. Il savait avant mon père que je préférais les mecs, il l'a su avant moi que j'était tombé amoureux de toi, Derek. J'ai besoin de lui dire, parce que Scott et Moi, c'est un tout.
Silencieusement les Hale se regardent, puis, acquiesce. Il s'attendait à ce que ce soit Laura qui prenne la parole mais c'est Derek le Magnifique qui prend la parole. Serein.
- Je m'en doutais. Pendant le dîner de la meute, Dimanche, j'en ai parlé, ainsi qu'à Chris. Allison doit aussi être mise dans la confidence et son père fait traîner les choses, alors, qu'elle doit être formée. Est-ce que tu pourrais attendre la fin de semaine, Dimanche ? On comptait invité le couple à se joindre à nous, pour le repas. Ainsi nous leur dirons, ton père ne pourras plus refuser une de nos invitations et tu ne sera pas seul à le lui dire. Et ton ami, n'aura pas à mentir à sa copine.
- Oh putain !
Spontanément, Stiles attrape les joues de Derek et l'embrasse, juste des lèvres qui s'entrechoc, trop fugace pour laisser une empreinte vibrante, mais un fantôme, d'une étreinte éphémère, d'une douceur irréelle. Un merci qui doit être appuyé pour montrer sa valeur, qui a besoin d'un contact pour être exprimer.
- Merci. Tu es le meilleur Derek ! Je suis l'homme le plus chanceux de la planète.
Le lycan rougi de plaisir et d'embarras, un sourire épanoui sur ses lèvres incandescentes.
- De rien. On est deux à être chanceux.
En face d'eux, les jeunes femmes font semblant de vomir.
La semaine avait été épique.
La popularité de Stiles avait dépassé la stratosphère alors qu'il s'était retrouvé à déjeuner avec les triplettes de l'enfer, du Scallison sucrée jusqu'à l'overdose et des Hale. Des gens l'avait abordé comme s'il se connaissait depuis des années, ce qui était le cas d'une certaine manière, mais, ils le considérait la plupart du temps comme un chewing-gum usagé collé à leurs nouvelles, mirifiques chaussures trop chères pour des adolescents qui ne connaissent rien à la valeur de l'argent. Certains lui avaient même demandé, droit dans les yeux, comment un Nerd comme lui, avait réussi à avoir Derek Hale, comme s'il était un putain de trophée à mettre sur le mur de son tableau de chasse. Hugh.
Leur premier rendez-vous avait été génial, extraordinaire et ultra frustrant pour ses hormones adolescentes qui auraient clairement adorés peloter son loup pendant des heures, voir des siècles. Derek les avaient emmené dans un petit Diner qui faisait dorer et croustiller d'excellentes Curly Fries et des Hamburgers indécemment délicieux, aux ingrédients traçables. Le lycan lui avait expliqué que le propriétaire était un être surnaturel, avec des papilles ultra développées, un peu plus que les loup-garous et qu'il avait décidé de mettre un point d'honneur à ce que la nourriture soit la meilleur possible. L'hyperactif n'avait jamais oser passer les portes de ce petit restaurant, en grande partie à cause de l'aspect générale de l'extérieur du bâtiment. La devanture donnait l'impression d'être un repère de junkie, avec un problème d'hygiène à quatre pattes, du genre rongeur. Seulement une fois le pas franchis, l'endroit était d'une propreté exemplaire, les plats à damner un saint. Il semblerait que pour garder le secret et faire en sorte que seuls les surnaturels passent l'entrée, le patron devait feinté, ainsi, les créatures surnaturelles pouvaient manger tranquille sans avoir besoin de faire attention à leur comportement ou à ce qu'ils disent.
L'ambiance avait été calme, en même temps, ils étaient en pleine semaine, malheureusement, leur serveuse avait très peu de client, ce qui lui avait laissé la possibilité d'abuser du service à volonté des boissons pour les servir de manière frénétique, dès que l'un d'eux touchait à son verre, se penchant vers Derek pour lui mettre sous son museau sa poitrine opulente.
Ca avait eu le don d'énerver Stiles, qui avait peut-être embrassé, de manière lente et langoureuse, Derek au moment de payer l'addition, devant les rares clients et la serveuse qui poussa un bruit outré, entre le sanglot et le dégoût. Le visage de Derek, les yeux hagards, la bouche ouverte et l'expression rêveuse avait été flatteur et séduisant. Ce baiser avait été extraordinaire, vengeur et il s'était rendu compte qu'il avait le droit de faire ça, l'embrasser en public, montrer à ces personne impoli que cet homme extraordinaire était à lui.
Après le dîner, ils se sont affronté au billard, au baby foot, que Stiles avait clairement dominé par contre le hockey sur plateau avait été l'intronisation de Derek en tant que grand gagnant. Ce jeu demandait des réflexes qu'un loup-garou avait surdéveloppé, ce que Stiles considérait comme de la triche, le loup l'avait embrassé au point qu'il en oublia jusqu'à son prénom. En gentleman, lorsque sa permission de minuit arriva à expiration, Derek l'accompagna jusqu'au seuil de la maison. Leurs lèvres s'étaient souhaités une bonne nuit avec une fièvre incandescente, leurs corps s'étaient serrer étroitement l'un contre l'autre et Stiles avait tester la solidité de sa porte, bloqué entre sa surface et le corps bouillant de son loup-garou sexy. C'est la lumière du perron prise d'un hoquet frénétique qui les avaient interrompu dans leurs échanges enflammés.
Une soirée parfaite pour une semaine parfaite. Il avait pris le temps d'informer Scott, qu'il lui dirait tout ce week-end sans entrer dans les détails, mais, il s'était retrouvé obligé de jurer sur la carte super rare de Mewtwo, ce qui équivalait presque à un serment inviolable. Son ami avait eu l'air satisfait parce qu'il avait presque couru au côté d'Allison, tout frétillant, quémandant un baiser horriblement baveux, qui avait eu le pouvoir de tirer un haut le cœur a son estomac pourtant en béton.
Les soirs en rentrant, il s'était entraîné à se transformer, sa mère dans son journal, expliquait qu'il était possible de muter en imaginant ses affaires dans une "armoire" métaphorique, ainsi, ses vêtements étaient intact et en changeant de nouveau, il serait vêtu, adieu nudité embarrassante. A chaque nouvelle transformation, c'était plus facile, plus rapide et à chaque fois extraordinaire, plein de chaleur et il sentait sa mère un court instant. Comme si, elle l'encourageait, l'enveloppait d'amour et de bonté. Bientôt, il tenterait de voler de ses propres petites ailes, mais, il voulait quelqu'un pour le réceptionner en cas de problème, il comptait en parler ce midi avec les lycans, une fois que le secret sera révélé. Dans un peu moins d'une heure, son meilleur ami allait être dans la confidence, il était excité et effrayé également, un mix qui ne faisait pas bon ménage avec son hyperactivité.
Son père souffle à ses côtés, la jambe de son fils tressaute de nervosité et ses lèvres sont grignotées par ses dents.
- Tout va bien se passer, calme-toi veux-tu ?
- Mais… Et si Scott veux plus me parler ? Et s'il me traite de monstre ? Ou s'il pense que Derek est trop dangereux pour moi ? J'veux pas choisir entre l'homme que j'aime et mon frère, c'est pas humain comme choix ! Ou alors, imagine que Scott fait une bourde et en parle à quelqu'un d'autre ? Sa mère, Lydia ou PIRE JACKSON ! J'veux pas que Jackson soit au courant ! Ce mec est pire que les 10 plaies d'Egypte, l'Apocalypse et le Ragnarok réuni !
- Stiles… tu connais Scott mieux que personne, quand il s'agit de secret, de véritable secrets j'entends, est-ce qu'il l'a dit ?
- Je…
- Réfléchis bien.
Le Shérif bifurque vers la forêt, presque arrivé au manoir Hale et Stiles prend une grande inspiration.
- Non. Il n'a jamais rien dit, même quand il se faisait gronder à ma place.
John rigole doucement alors qu'il se gare entre le S.U.V de Chris Argent et la Camaro de Dorian Hale.
- Tu vois, tu stresses pour rien. Et on parle de quelles bêtises jeune homme ?
La portière s'ouvre vivement, son fils s'expulse comme un diable qui sort de sa boîte.
- STILES !
- J'ai rien entendu papa !
- Pti con. Marmonne le Shériff de manière affectueuse.
- J'ai entendu Papa !
John rigole en secouant la tête, il avait un fils aussi impertinent que sa mère.
Stiles vole littéralement jusqu'à l'entrée de la demeure imposante où un charmant jeune homme l'attends, les bras croisés sur son large torse musclé, un sourire discret aux lèvres.
- Mon lapin.
Avant que Derek ne puisse protester sur ce surnom, il se retrouve embarqué dans une agréable valse sensuelle, qui lui arrache un gémissement de bonheur et plaisir mêlés. Sentir la langue de Stiles jouer avec la sienne envoyait des ondes agréables le long de ses os, ses entrailles se liquéfiaient dans la chaleur infernale de leurs désirs réunis.
- Hum hum...
L'hyperactif se détache de son magnifique petit-ami, les yeux dans le vague et la bouche gonflée d'amour.
- Bonjour Shérif.
- Derek. Fils, si tu as fini de lécher les amygdales de Derek, j'aimerais passer.
Stiles rougit furieusement, alors qu'il est entraîné par le lycan à l'intérieur du Manoir, son père sur les talons.
Ils entrèrent dans le salon, où une partie de la famille Hale était présente, ainsi qu'Allison et Chris, au milieu de tout ça, il y avait Scott le dos droit et raide, incroyablement mal à l'aise, les yeux hagards se demandant se qu'il faisait là.
Les triplés jouaient aux cartes des 7 familles avec Cora et Laura, sur la table basse, assis en tailleur sur le tapis douillet plein de long poils. Les enfants trônaient fièrement sur des coussins moelleux d'un vert forêt profond. Les deux anciens de la famille, Mme Hale et Mr Weston, d'un âge respectable, disputaient une partie d'échec dans un coin du salon, là où la lumière naturelle irradiait leur table agréablement. Chris et Peter discutait ensemble dans l'un des deux canapés alors qu'Allison était assise dans un fauteuil, Scott derrière elle, une main près de la nuque de sa douce et tendre, mais, proche d'une sortie en cas de problème, juste derrière lui.
Stiles était secrètement fière de lui pour ça.
- Stiles mon pote !
Le ton soulagé de Scott donne envie à Stiles de rire, mais, la situation et ce repas lui noue l'estomac, il a peur de perdre celui qu'il considère comme un frère.
- Je ne savais pas que tu venais.
- Surprise.
- Bonjour Scott, tu vas bien ?
- Bonjour Shérif, très bien et vous ? Beaucoup de crime BH ?
Pendant que le Shérif et Scott s'échange les banalités d'usage, Derek s'installe sur un second fauteuil, entraînant Stiles sur ses genoux, son visage s'échoue dans la longue et séduisante nuque parsemé de grain de beauté, inspirant l'odeur enivrante de l'hyperactif.
Le Protecteur s'agite en soupirant de bien-être, la bouche du lycan appuis contre sa jugulaire qui palpite et il penche la tête pour lui laisser le champs libre, les yeux fermés, les doigts tendrement enlacés à ceux de son petit-ami autour de sa taille.
Scott au loin fait semblant de vomir alors qu'Allison le frappe gentiment en disant, d'une voix mièvre, qu'ils sont trop mignons. Le Shérif détourne le regard, mal à l'aise, alors que Liam -l'un des triplés- grogne contre Cora, affirmant qu'elle triche et cette dernière se défend argumentant qu'il est juste un mauvais perdant.
C'est une ambiance bonne enfant que Talia accompagné de Dorian et de Brian, le père des triplés, frère de Dorian, les rejoints.
- Le dîner sera prêt dans 20 minutes. Les enfants, c'est la dernière partie.
- Mais Tata, j'veux ma revanche, Cora triche !
- Après mangé si tu veux Liam, pas avant.
- Mais…
- Liam ! Ta tante ta dis quelque chose, tu peux très bien attendre la fin du repas, le jeu ne va pas s'enfuir !
- D'accord, papa.
Après cette intermède, un silence gênant les englobes, aucun membre de la meute ne veux faire le premier pas, quand à Chris, il semble bouder dans le giron de Peter.
Stiles soupire de dépit, il s'attendait à plus de courage de la part de ces adultes hors normes.
- Bien. Je vois que personne ne veux lancer le sujet, je vais le faire dans ce cas. Scotty, tu te souviens, je devais te dire quelque chose, plus tard rien que tout les deux ?
Scott fait une adorable tête confuse.
- Oui. Mais, je suis au courant.
- Quoi ?
- Ben oui. J'veux dire, tu n'es pas discret, tu es sur ses genoux bro' !
- Quoi ? OH tu pensais… non ce n'est pas de ma mise en couple dont je voulais te parlé.
- Oh ? Alors qu'est-ce que tu dois m'avouer ?
Derek resserre sa prise sur les doigts de Stiles, lui insufflant du courage, alors, que le corps de l'hyperactif est tendu comme un arc.
- Allison, ton père voulait attendre avant de te le dire, mais, je refuse d'avoir des secrets pour Scott, il était donc plus simple de vous mettre dans la confidence tous les deux, ainsi, Scotty-boy n'en n'aurait pas eu pour toi. C'est mon magnifique et adorable petit-ami qui en eu l'idée ! N'est-il pas merveilleux ?
Derek grogne d'embarras alors qu'une partie de sa famille ricane. Sauf l'Alpha, qui semble légèrement agacé par la tournure lente de la révélation.
- Monsieur Stilinski, il faudrait peut-être penser à abréger, vous ne pensez pas ? Le repas est dans 20 minutes, pas 1 heure.
- Pardon.
- Va droit au but, Stiles.
- Okay. Monsieur Argent, vous ne voulez pas en parler à votre fille ?
Chris regarde attentivement sa fille puis Stiles, il semble tendu et d'une certaine manière vulnérable, ce n'est clairement pas un adjectif qui vient naturellement quand on définit cet homme. Chris Argent est une homme de 35 ans, d'allure faussement inoffensif, vendeur d'armes, surentraîné et il avait des flingues partout chez lui. Stiles y avait été invité, il y a peu, la seul chose qu'il avait voulu faire et qu'il s'était appliqué à ne pas faire, c'était de vérifier les numéros de série, qu'elles étaient bien déclarées et que l'homme avait un permis de port d'arme valide. Il s'était retenu tout un après-midi -une torture si vous vouliez son avis-, ce qui l'avait rendu anormalement silencieux. Scott avait rit jusqu'à en pleurer quand il avait compris la raison de son mutisme.
- Je ne voulais pas le dire tout de suite, pas par honte, quoi qu'en pense Peter, mais, parce que ça signifie former Allison. Donc, je vous laisse le soin de les informer, on complétera en cas de besoin, d'accord ?
L'hyperactif souffle, alors que Derek lui embrasse la nuque, l'encourageant discrètement.
- Bien, okay, je peux le faire.
- Stiles, tu commence à me faire peur.
Dis Scott, les doigts agrippés au fauteuil, comme une ancre qui le maintient alerte et qui l'empêchera de s'envoler lorsque la tempête soufflera. Allison, elle, regarde son père les sourcils froncés, incapable de comprendre le secret qu'il lui a caché.
- Ce n'est pas le but, désolé. Bien. Tu sais que je fais le plus régulièrement possible du footing ?
Scott hoche la tête et Stiles continue sur sa lancée.
- Samedi dernier, j'étais en train de courrir quand le monde est devenu trop grand. Seulement, ce n'est pas le monde qui est devenu trop grand, mais, moi qui suis devenu trop petit. Sans comprendre comment, je me suis transformé en Oiseau.
Un silence accueil cette première information, Allison cligne des yeux dans sa direction, tel un hibou surpris alors que Scott lui, à la bouche ouverte, comme si, il avait une question qui souhaitait sortir mais n'y arrivait pas.
Il a l'air particulièrement débile.
Dans une autre situation Stiles en aurait ri.
- J'ai appris que ma mère, était également capable de se transformer, je suis un Protecteur. C'est… on parlera de mon potentiel plus tard. Ce n'est que la première information, la seconde, c'est que les Hale sont… ben, des loup-garous.
Allison explose de rire, la tête rejetée en arrière alors que Scott referme sa bouche dans un claquement sonore. Ses sourcils se froncent, regarde Derek qui papouille son meilleur ami, puis, un à un les membres de la famille Hale. Ils sont tous sérieux, pas un seul sourire en coin, bon Peter si, mais Peter est flippant, encore plus depuis qu'il sort avec Chris.
- Tu es sérieux ?
- Oui. Talia est l'Alpha de la meute Hale.
- Voyons Scott, tu ne vas pas croire Stiles ? Ils te font une blague, c'est bizarre que mon père y participe mais depuis qu'il sort avec Peter, il lui arrive d'être étrange donc ce n'est pas impossible.
- Hey ! Je pensais que tu m'avais accepté jeune fille ?
- Ce n'est pas pour autant que je ne te trouve pas chelou !
Scott regarde attentivement Stiles dans les yeux, semble y trouver ce qu'il cherche parce qu'il hoche la tête et l'hyperactif lui offre un magnifique sourire.
- Allison, je pense qu'ils sont totalement sérieux.
- Mais...
Peter se change partiellement, agacé, toute patience envolé. D'un coup, il y a des orbes bleus turquoises qui s'illumine, faisant naître des ombres étranges sur le visage du frère de l'Alpha, soulignant les crocs qui viennent d'apparaître. Et il y a beaucoup, beaucoup de poils et des oreilles duveteuses, pointues.
Allison sursaute, sort du canapé et cherche une arme potentielle, en reculant vers la sortie juste derrière elle, qu'importe où ça la mène et même Stiles peux sentir la fierté sortir par vague de Chris. Peter ricane en regardant son copain alors qu'une partie des adultes, Derek compris, grogne de dépit. C'est Scott qui pose ses mains sur les hanches de sa copine et la colle contre lui, qui la calme assez pour qu'elle ne cherche plus à s'enfuir.
- Allison. Tout va bien, s'ils avaient voulu tenter quoique ce soit, ce serait fait depuis longtemps, tu ne pense pas ?
- Si…
Sa voix est faible, pas totalement convaincu, mais, Stiles prend ça pour une victoire.
- Ce n'est pas tout. Allison… ton père est… un chasseur. Pas un chasseur lambda mais, un chasseur de loup-garous. A vrai dire, d'après ce que j'ai entendu et compris, je ne suis pas un grand fan de ta famille. Mais, c'est une organisation Matriarcale et tu es la prochaine cheffe de la famille Argent. Bonne chance avec ça.
- Papa ?
- Hey bien… c'est le cas. Nous avons toute une légende sur l'origine de notre famille qui démarre en France. Je t'en parlerais à la maison, d'accord ? Je t'apprendrais à te battre, puisque tu dirigeras la famille le moment venu.
- Je.. pourquoi est-ce que tu ne m'en a pas parlé avant ? Est-ce pour ça que Maman refuse de bouger de Philadelphie ?
- Je voulais que tu ais une adolescence normale, autant que possible. Je voulais que tu puisses vivre sans avoir à mentir à tes amis. Ta mère, a fait de Philadelphie son QG, mais, normalement, nous sommes nomade. Nous allons là où nous devons aller. Mais, il y a des extrémistes partout et certains ont gangrené la famille. C'est compliqué, je t'en parlerais plus tard, d'accord ?
- D'accord… je.. j'ai besoin de temps pour analyser tout ça. On va faire comme si tout était cool pour le repas et après on aura une longue discussion, d'accord ? Sans toi Peter pour le moment, okay ?
Le lycan regarde son compagnon, lui demandant silencieusement si c'est bon, s'il n'a pas besoin d'un soutien moral pour cette conversation.
- Ca va aller Peter.
- D'accord, juste, si tu as besoin… tu peux me joindre à n'importe quel heure.
- Je sais Peter.
- Bien. Allison, si jamais tu as besoin de parler, je suis là également.
- Je sais… désolée mais j'ai besoin de parler avec mon père sans tes habituelles railleries.
- Je comprend Alli, crois-moi. Comme je comprenais la réticence de ton père pour tout te dire, mais… j'avais l'impressions fausse bien sur, qu'il avait honte de ce que j'étais.
- Peter, ma fille n'as pas à conn…
- Ta fille a besoin d'honnêteté actuellement Chris et je n'ai pas honte d'admettre que mon comportement était illogique, mais, basé sur les sentiments que je te porte. De plus, pour le moment elle n'a pas toutes les données sur notre monde, donc pour elle, je ne suis peut-être qu'un monstre, je veux qu'elle comprenne que je t'aime et que je ne te ferais jamais de mal, sauf si tu me demande bien sur ! Et je veux lui assurer que je ne lui ferais jamais de mal… Pour Scott, je ne sais pas par contre…
- Hey !
- Hey !
- Tu ne le touche pas Peter ! Sinon, Chris va être veuf avant de t'avoir épouser !
Menace le Shérif et Stiles sourit de toute ses dents, qu'est-ce qu'il aimait son père.
- J'ai faim.
Marmonne la petite voix de Lisbeth alors qu'Elena et Liam hoche vivement la tête, leurs ventres gargouillant de protestation peu sensible à la situation actuelle.
Scott acquiesce, regarde les triplés en souriant grandement.
- Vous avez raison. J'ai une faim de loup.
- Oh mon dieu Scotty ! J'ai de l'influence sur toi ! Tu fais des blagues sur les loups, je suis si fière de toi !
- Quoi ? Non, j'ai juste faim.
- Tu… une telle joie, suivie d'une telle déception… mon pauvre coeur.
- Ce n'est pas grave Stiles. Tu en fais assez pour deux.
- Non mais Derek, il est tellement nul pour faire des blagues…
Du coin de l'oeil, il voit Allison hocher la tête pour valider ses propos.
- Tu vois ! Même Allison est d'accord, j'ai cru qu'il s'était amélioré…
Scott proteste vivement alors qu'Allison l'entraîne vers la salle à manger, coller à la hanche de ce dernier, elle embrasse sa main le distrayant, ils sont suivis de près par Chris et Peter. Le Shérif les abandonnes juste après, occupé avec les triplés pour qu'ils aillent se laver les mains avant de manger.
En quelques minutes, Stiles se retrouve seul avec Derek et un soupire de soulagement sort de ses lèvres fines, son corps se détend, coule contre celui ferme du lycan.
- Ca c'est plutôt bien passé.
- Parce que tu en doutais ?
- Je… j'ai confiance en lui mais s'il ne m'avait pas cru ? Je savais logiquement qu'il ne me rejeterais pas, mais, j'avais quand même peur. Je ne comprend pas.
- Ca n'a pas à être logique. Tu tiens juste à lui.
- Sans doute. Je suppose qu'on doit bouger ?
- Si tu veux mangé, oui. Avec des loups, il faut pratiquement se battre, tu sais.
- Sérieux ? Pourquoi est-ce que tu ne l'as pas dit plus tôt ?
Stiles sort d'un bond de l'étreinte du lycan. Il attend en trépignant que Derek sorte du fauteuil, attrape sa main quand c'est fait et l'entraîne vers la salle à manger. Avant de passer le seuil, de rejoindre la meute bouillonnante de vie, Stiles se retourne vers Derek et l'embrasse comme si demain n'arriverait jamais. Leurs langues dansent ensembles dans une valse langoureuse, sensuelle. Ses mains s'ancrent sur les hanches du loup, possessives et son souffle se raréfie, son coeur s'emballe alors que des étoiles s'étendent à perte de vue sous ses paupières closes. L'éternité est là, sous leurs doigts, entre leurs corps enlacés, entre deux battements erratiques. Puis, l'air vient à manquer, ils s'éloignent conscients qu'ils peuvent recommencer quand ils le souhaitent à créer ces univers rien qu'à eux. Leurs yeux se rencontrent, s'ancrent dans une réalité rien qu'à eux, où la terre à la couleur vert-de-gris tellement changeant et où le ciel à la couleur d'un whisky 10 d'âge mélangé à du caramel fondu. Et le soleil, c'est le sourire qu'offre Stiles en ce moment à un Derek amoureux.
- Je t'aime Derek.
Et juste après, l'hyperactif l'entraîne vers leur avenir. Des repas familiaux, des rires, des disputes, de la tendresse mais plus que tout, de l'amour.
Vous savez ce qui vous reste à faire.
A très bientôt pour de nouvelles aventures ~
