Nouveau chapitre de La Porteuse de Malheur ! On retrouve Keya et son fidèle Husky, Haldir !
Bonne lecture !
Chapitre 1.
Mauvaise surprise dans la bibliothèque.
13 Novembre 2020. Donetry, ville en Anglettre.
Tout en sifflotant doucement, Keya fait lentement tourner son précieux Beretta entre ses doigts. Comme souvent, au loin, il est possible d'entendre le cri d'un Hurleur, ces monstres créés par la maladie qui avait frappé le monde et qui faisait des humains qui avaient été atteints, des monstres décharnés, violant et assassins, tuant seulement pour le plaisir de répandre le sang et la mort. À côté de la jeune femme, son chien du nom d'Haldir colle son museau au sol, reniflant le chemin en remuant la queue. Ils sont dans un quartier de la ville dans lequel Keya aime bien venir. C'était autrefois le quartier culturel de Donetry et on pouvait encore y trouver les galeries d'art rempli de vieux tableaux, les librairies pleines d'anciens magazines et livres sans parler de la gigantesque bibliothèque. Cependant, aujourd'hui, ce n'est pas pour les livres et les tableaux que la rousse se rend dans ce quartier précis. Trois jours plutôt elle a repéré un important groupe de Hurleurs se baladant ici, attiré par un petit groupe de survivant qui s'ils n'ont pas quittés Donetry, sont actuellement en train de pourrir dans un bâtiment, les tripes à l'air.
- Bon Haldir, on fait comme d'habitude ?
Parler à son chien est important pour Keya. Cela lui permet de ne pas perdre la tête. Elle lui ébouriffe gentiment le haut du crâne, entre les oreilles puis tourne à droite, seule. Pénétrant dans une librairie à étages, la jeune femme emprunte les escaliers en colimaçon puis se rend sur le toit. Une fois en haut, elle range son Beretta dans l'étui présent à sa ceinture puis sorts son Sniper du sac dans lequel elle l'a rangé. Elle s'assoit ensuite en tailleur sur le sol, place son œil dans le viseur et attend. Dans la rue, Haldir s'avance à pas de loup, canidé auquel sa race ressemble beaucoup, la truffe collée au sol. Le Husky à un bon odorat ce qui lui permet de faire la différence entre les odeurs présentes et celles, caractéristiques, des Hurleurs. Au bout de plusieurs minutes, Haldir se fige, en face de la grande bibliothèque. Keya grogne. Bien sûr, les survivants n'auraient pas pu aller dans un autre bâtiment, il faut qu'ils salopent sa bibliothèque. Avec inquiétude, et la tension montante dans son corps, la rousse maigrichonne observe son meilleur ami pénétrer dans la bâtisse. Les minutes s'écoulent lentement. Puis soudainement, un hurlement de loup perce le silence et Haldir sort de la bibliothèque en courant, poursuivit par au moins huit Hurleurs. À peine le premier monstre est-il sorti qu'une balle lui transperce le crâne. Le second subit le même sort. Comme tous les autres.
Oh, bien sûr, Keya n'a pas acquis sa précision avec les armes à feu aussi facilement. Il lui a fallu du temps, beaucoup de temps et de nombreuses cartouches gâchées avant de pouvoir tirer aussi bien et précisément. Mais maintenant ça n'a plus vraiment d'importance. Elle a appris grâce aux livres à faire de la poudre et de nouvelles balles, et puis en plus, elle récupère beaucoup de munitions et d'armes sur les survivants malchanceux qui passent par Donetry et qui rencontrer la route d'un ou de plusieurs Hurleurs. Rangeant son Sniper dans son sac, elle redescend au rez-de-chaussée pour rejoindre Haldir, qui après être sorti de la bibliothèque, est venu se réfugier dans la librairie.
- Tape-là Haldir ! T'as été super !
Keya se baisse en montrant sa main et le chien bicolore lève sa patte droite pour la taper dans celle de sa maîtresse, faisant sourire cette dernière. Ils sortent dans la rue où les huit cadavres des Hurleurs salissent le goudron avec leur sang grisâtre. La rousse plisse le nez de dégoût, en pensant qu'elle va devoir tout de même un peu nettoyer, avant de rentrer dans la bibliothèque en face. À l'intérieur de la bibliothèque, il fait encore plus noir que dans une cave sans fenêtre et Keya dut se servir de sa lampe torche pour pouvoir s'éclairer. Elle fait confiance à Haldir pour avoir fait sortir tous les Hurleurs, c'est donc sans crainte qu'elle se met à arpenter les étalages et les étages, à la recherche des cadavres des survivants. Connaissant le chemin par cœur, Keya slalome dans les allées avec un certain flegme avant de se stopper devant ce qui était la réserve. Haldir pousse un léger hurlement d'avertissement. La jeune femme baisse sa lampe torche pour voir une longue trace de sang frais sur le parquet qui disparaît derrière les portes battantes où il y a une trace de mains.
- Eh allé... peste Keya en poussant les battants des portes. Qui s'est qui va nettoyer ? C'est bibi !
- Il y a quelqu'un ? À l'aide... fit une voix faible et étouffée dans la réserve.
La rousse se pétrifie en entendant la voix et tourne ses yeux vert clair vers ceux marrons de son chien qui la regarde en retour. Il y a un gémissement de douleur. Les oreilles d'Haldir se plaquent en arrière et il émet un petit pleurnichement, lui faisant les yeux de chien battu. Keya voulut résister, mais il sait parfaitement que quand il fait ces yeux-là, elle ne peut rien lui refuser. Avec un soupir, elle pénètre dans la réserve en compagnie de son chien. L'odeur du sang lui agresse les narines. À l'aide de sa lampe à pile, la jeune femme éclaire la pièce où au fond elle distingue des corps. Trois pour exacte. Deux hommes et une femme. Les deux survivants sont morts, éventrés et déchiquetés à certains endroits. La survivante, elle n'est pas dans un meilleur état, elle se vide peu à peu de son sang. Une petite mare s'est déjà formée autour d'elle, s'imprégnant dans ses cheveux blonds et ses vêtements.
- Aidez-moi...
- Vous allez mourir, déclare Keya, le visage neutre en s'agenouillant. Vous avez l'épaule de déchiqueter et un Hurleur a enfoncé sa main à l'emplacement d'un de vos poumons. Même si je le voulais, je ne pourrais pas vous soigner.
L'inconnue tente de se relever, mais elle en est incapable et fut prise d'une quinte de toux, la faisant cracher du sang. Keya soupire.
- On a deux alternatives, commence-t-elle à énumérer. Soit je vous laisse crever ici, je vous assure, aucuns Hurleurs ne pourra venir. J'ai nettoyé le secteur. Ou bien, je peux vous coller une balle entre les deux yeux et abréger vos souffrances.
Négligemment, comme si elle n'est pas concernée par ce qui se passer ici, la rousse joue avec sa lampe torche, la faisant tourner habillement entre ses doigts. Les secondes s'écoulent doucement avant qu'elle ne capte un regard résigné de la part de la blonde en train de se vider de son sang.
- Vous êtes sûre ?
Hochement de tête fragile. Keya sort son Beretta 92 de son étui, enlève le cran de sécurité et place le canon de son arme à quelques centimètres du front de la jeune femme blonde qui lâche quelques larmes. La fille aux cheveux flamboyant n'est pas croyante, mais en voyant la croix accrochée au cou de l'inconnue, elle adresse tout de même une prière pour son âme au Dieu auquel elle ne croit pas avant d'appuyer sur la détente.
J'espère que ce petit chapitre vous aura plu ! Qu'avez-vous penser de la manière de faire de Keya avec la survivante ?
Rendez-vous dans deux semaines ! ^^
