Peu avant la maison, je trouve croise « ma » cousine, possédée par mon binôme de l'Akatsuki. Je lance la conversation, à propos d'un sujet propre au clan Hyûga: la Sôke et la Bunke.

« Dis, qu'est-ce que ça fait, la marque de la Bunke? Tu la sens? »

Elle grimace.

« Si je la sens? Ce maudit fuinjutsu est comme un poids appuyé contre mon front, elle me serre terriblement...

-Hmmm... Tu sais... Parfois je te plains. Ce n'est pas de ta faute si tu es née dans une branche cadette!

-Tu n'as pas à me plaindre! Les vrais shinobis endurent les épreuves avec bravoure ! »

Une haine farouche perce dans sa voix. Je laisse tomber l'affaire. Et passe à autre chose.

« J'espère que notre maître sera une kunoichi! Et qu'il n'y aura que des filles dans notre équipe !

-Mmmm... Je serai toi, je compterais pas trop là dessus. Il y a beaucoup plus de shinobis que de kunoichis. C'est encore plus vrai chez les jonins.

-Tu n'as pas tort. Sinon, Sasuke Uchiwa ou Konohamaru Sarutobi sont de bons professeurs ... De toute façon, on verra bien demain!

-Ouais... »

Nous marchons en silence jusqu'à notre maison. Les oiseaux gazouillent paisiblement. L'orage s'est dissipé. Je pousse la porte du logement de la branche principale tandis que ma cousine, Chiyuki, passe celle de l'habitation de la branche secondaire.

« À demain!, je lance.

-À demain, Kaede. »

À l'intérieur, ma mère, Hanabi, la chef du clan m'attend de pied ferme.

Elle me demande de mettre mes plus beaux vêtements et de venir la rejoindre dans la grande salle. Je m'incline respectueusement et me dirige vers ma chambre.

La pièce en question est une grande pièce assez haute de plafond, dotée de cloisons réalisées dans un délicat papier doré. Dans un coin, un paravent montre la flamme des Hyûga. Aux murs, des peintures d'un goût exquis sont suspendues, dans une harmonie parfaite avec les puissantes calligraphies qui les entourent. Tous les meubles sont réunis contre un mur. Leurs pieds de cerisier appuient à peine sur les fins tatamis qui couvrent le sol. Le lit est au centre de la salle, couvert d'un doux tissu. Je me dirige vers la penderie et enfile un kimono très fluide, réalise dans la soie la plus fine. La couleur du vêtement, un zinzolin profond, s'accorde parfaitement avec l'ébène de mes cheveux et la pâleur de ma peau. Je noue l'obi doré autour de ma taille, avale distraitement une pâtisserie aux haricots rouges et rejoins la grande salle.