Chapitre deux : Ce n'était pas un RÊVE ?
6 Mai
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- Sophia, lève-toi.
Arrête. Arrête ce bruit infernal, qui que tu sois ! Tu parles odieusement fort, ce qui n'est pas nécessaire, à … Je refuse de soulever ne serait-ce qu'une paupière pour voir l'heure. C'est vendredi, quoi. Je commence plus tard que les autres jours !
- Réveille-toi ou je dis à Al que tu baves quand tu dors.
Ce serait horrible, sauf que je ne bave PAS quand je dors. Alors qu'est-ce que tu vas faire, Luke ? Mentir ?
Et puis mince. Qu'il le fasse. Il n'en reste pas moins qu'il est possible qu'Albus Potter se fiche de ma bave non-existante.
Attends... Luke ?
J'écartai les couvertures et lançai un regard noir à mon frère, à ses cheveux châtains et à ses yeux gris.
- Comment tu as réussi à entrer ? lui demandai-je, furieuse, en me frottant les yeux puis en m'étirant. Je ne bave pas quand je dors, au fait.
- Si.
- Non.
- Si.
- Non.
- Si.
- NON !
- Tu crois qu'il va croire qui ?
Je croisai les bras d'un air de défi.
- Son élève.
- Non. Il m'a dit qu'il avait peur du travail pratique que vous allez commencer la semaine prochaine.
Je gémis et empoignai fermement mes cheveux blonds.
- Il n'a pas dit qu'il avait peur ! Il as dit qu'il ap-pré-hen-dait.
- Ce qui veut dire la même chose, dit Luke, me contredisant obstinément.
Je soupirai.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? Je ne pense pas que ce soit pour me menacer.
Bien qu'il en soit tout à fait capable.
- Comment tu es entré ? demanda une Rose ensommeillée depuis son lit, en s'appuyant sur ses coudes. Pas par l'escalier, hein ?
Rose, tu es vraiment bête le matin.
- Pas du tout !
Oups, trop fort.
- Je suis entré par la fenêtre, sur mon balai, répondit Luke impatiemment, mais ce n'est pas de ça que je suis venu te parler. Lève-toi, je dois bientôt aller à l'entraînement de Quidditch, et les gars me tueront si je suis en retard.
Je poussai une plainte et me laissai retomber sur le lit.
- Alors va-t'en. Je ne me rappelle pas t'avoir demandé de venir, marmonnai-je en remettant les couvertures sur moi.
Luke les tira et se mit cette fois à geindre.
Je croyais que c'était lui, le plus vieux.
- Allez, Phi, se lamenta-t-il d'une voix forte, ce qui lui valut de recevoir des oreillers de la part des autres filles du dortoir.
Le surnom d'enfance ? Vraiment ? Pourquoi faut-il qu'il soit si adorable quand il fait ça ?
- Luke, il est quelle heure ? demandai-je avec lassitude en enlevant les couvertures et en le regardant.
D'un air penaud, il me fit un large sourire en reculant un peu.
- Cinqheuresdumatin, dit-il à toute vitesse, en mélangeant les mots. Mais j'ai une bonne raison de ... Aïe !
Rose avait ramassé une chaussure et l'avait lancée à la tête de Luke. L'impact fit un bruit sourd qui la satisfit.
J'espère que ça a laissé une trace.
- C'est à propos de la... tu sais, fit-il, impatient, d'un ton presque suppliant et en massant sa tête endommagée.
Je le fixai, un sourcil levé.
- Non, je ne sais pas, lui dis-je.
Il se mit à faire des bonds.
- La, euh... comment ne peux-tu pas te rappeler ? Sophia, tu le fais exprès ?
- Non, elle fait pas exprès.
Je me renfrognai au son des quatre voix endormies qui avaient répondu en même temps. Merci de m'aider, les filles. Je pensais qu'on allait être meilleures amies pour la vie et qu'on riraient quand on serait vieilles, qu'on aurait des cheveux gris et qu'on ne saurait plus très bien marcher.
En fait, c'est pas grave. Je crois que je mourrais de frustration si je devais rester aux côtés de Vanessa Brown jusqu'à ma mort. Elle a une tête de présidente des pom-pom girls de l'école, sauf qu'elle est brune (elle est d'ailleurs jalouse du désordre blond qui est sur ma tête, je vous jure). Mais sérieusement, elle pousse vraiment des cris d'encouragement en se pavanant autour du terrain de Quidditch dès qu'il y a un match, en ne portant presque rien d'autre que du maquillage coloré. Et presque à chaque fois, elle a des problèmes parce qu'elle n'a pas respecté le code vestimentaire.
Hé ! Je n'ai pas dit qu'elle était intelligente. Simplement qu'elle était la fille la plus snob qui soit entrée à Poudlard.
- Luke, arrête de la regarder, dis-je d'un ton sec alors que sa tête était automatiquement tournée vers Vanessa et son manque de vêtements pour dormir. Luke !
- Euh, hein ? dit-il dans un bégaiement incohérent, le regard toujours fixé sur le lit de Vanessa.
Je lui envoyai mon édredon. Luke a un immense faible pour elle depuis qu'elle lui a lancé sa plume en première année. Franchement, il craint plus que moi.
Je n'arrive pas à croire que je viens de l'avouer. Même dans ma tête.
- Pourquoi tu es venu ici, à la base ? demandai-je, frustrée qu'il ait enlevé la couverture tandis qu'il bavait légèrement à la vue de la stupide bimbo qui dormait.
Ah ! Vous voyez ? Qui est-ce qui bave, maintenant ?
Alors que son regard allait de son balai à moi, puis retournait à son balai, il sembla se réveiller. Un grand sourire apparaissut lentement sur son visage.
Ça y est, j'ai peur.
Tout à coup, je me retrouve à l'arrière de son foutu balai et on est en train de foncer vers le sol à une vitesse alarmante. D'après Luke, ça s'appelle un piqué. D'après moi, ça s'appelle une pulsion de mort.
- LUKE, ESPECE DE FRERE INSUPPORTABLE ET PATHETIQUE...
- Soph, je ne pouvais pas le dire quand tout le monde pouvait m'entendre ! C'est pour ça que tu es sur ce balai !
Je l'entendis à peine et me mis à crier à pleins poumons en faisant en sorte de le faire près de ses oreilles.
- Merlin, Soph, c'est bien joué, si tu veux me rendre sourd !
Disons seulement que je déteste REELEMENT le Quidditch.
En fait, c'est faux. Je suis simplement terrifiée à l'idée de voler depuis que je suis tombée de balai quand j'étais petite. Je suis probablement la seule personne de ma famille à ne pas jouer au Quidditch et à avoir une peur foudroyante d'un morceau de bois qui a reçu un sort. C'est un piège mortel, et toute ma famille refuse de l'admettre.
Ce fut une expérience traumatisante, d'accord ?
J'adore regarder du Quidditch, par contre. Une fois que Vanessa a arrêté de s'exhiber et a quitté le terrain, c'est un sport très intense.
- Qu'est-ce que tu ne pouvais pas me dire, alors ? demandai-je en faisant une grimace d'anticipation et en m'accrochant à la robe de Quidditch de Luke.
Alors que nous faisions notre descente vers les vestiaires, il souffla impatiemment.
- Luke, je ne vais PAS entrer dans les... LUKE ! Ils sont en train de se changer !
Mon idiot de frère avait ouvert la porte des vestiaires avec le pied et y entra en me tirant derrière lui.
- Détends-toi, il n'y a que les gars pour l'instant, dit-il, son corps prit de soubresauts alors qu'il riait.
Je gardai mes yeux fermés et essayai du mieux que je pus de résister à la tentation.
Ne regarde pas, ne regarde pas, ne regarde pas.
- Qu'est-ce qu'elle fait là ? demanda quelqu'un, dont la voix ressemblait beaucoup à celle d'Al.
Ne regarde pas, ne regarde pas, ne regarde pas.
- Tu parles de qui quand tu dis « les gars », exactement ? fis-je en laissant échapper un couinement dans l'épaule de Luke, qui riait toujours.
J'aimerais bien savoir pourquoi il rigole.
Ne regarde pas, ne regarde pas, ne regarde pas.
- Des Maraudeurs, dit-il joyeusement.
Je sentis son poids s'élever du balai, puis il me souleva et me plaça sur ce qui me sembla être un banc.
Ne regarde pas, ne regarde pas, ne regarde pas.
J'entendis quelqu'un soupirer impatiemment en face de moi.
- Ouvre tes yeux, Soph, tu ne verras rien.
J'ouvris une paupière et trouvai Luke, Al, Scorpius et Aiden qui me lançaient de grands sourires malicieux, mais, heureusement, qui étaient vêtus de leur robe de Quidditch. J'expirai.
- Qu'est-ce que vous me voulez ? demandai-je plaintivement en passant mes bras autour de mes genoux. C'est vendredi ! Je voulais faire la grasse matinée !
- On va se baigner, ce soir ! lâcha Scorpius, enjoué, en sautant presque d'enthousiasme. On va se baigner dans le lac.
- Eh bien, c'est super. Vous me raconterez comment ça se sera passé, OK ?
Je déroulai mes jambes et me dirigeai vers la sortie, mais Luke me poussa et j'atterris à nouveau sur le banc.
- Il est cinq heures du matin, mince ! Ça ne peut pas attendre ? criai-je, les dents serrées.
Les quatre garçons échangèrent un regard. Je suis étonnée qu'ils ne réagissent pas plus.
C'est ça. Prenez peur.
- Tu dois aussi venir te baigner, tu te souviens ? me dit Scorpius en fronçant les sourcils. Tu sais, la Liste...
Je les regardai d'un air ahuri. Ce n'était pas un rêve ?
- Pourquoi tu te pinces ? me demanda Al, légèrement pris au dépourvu.
Je le fusillai du regard.
- A ton avis, pourquoi est-ce que je me pince ? dis-je presque en criant, les faisant reculer.
Cependant, leur regard vide ne quitta pas leur figure. Je m'agrippai à mes cheveux, frustrée. Ils allaient me forcer à leur dire clairement, c'est ça ?
- Je n'arrive pas à sortir de ce rêve ! continuai-je en les regardant pour voir leur réaction. Le rêve dans lequel vous quatre faites les idiots et jetez un sort à une stupide liste de choses à faire avant de recevoir votre diplôme ? Vous savez, le plan dans lequel vous m'avez enrôlée.
Comme par hasard, ils se mirent tous à sourire et Aiden s'assit à côté de moi.
- Désolée, mais ce n'est pas un rêve, dit-il, compatissant, en mettant un bras autour de mes épaules.
Luke lui envoya un regard appuyé mais je continuai de les regarder fixement sans rien faire.
Ah, sapristi. Ce n'était pas un rêve, hein ?
- Ne touche pas ma sœur, lança Luke à Aiden de manière agressive en s'asseyant à mon côté libre.
Après avoir levé les yeux au ciel, je me tournai vers Aiden.
- Je dois me baigner avec vous ? demandai-je d'une petite voix malheureuse qui s'accordait à ma mine.
Aiden hocha joyeusement la tête.
- Ce ne sera pas si mal, dit Luke pour me réconforter tandis qu'il frappait le bras d'Aiden pour l'enlever de mon dos. Je veux dire, l'eau sera froide, et il y a les sirènes et le Calamar Géant dont le père d'Al nous a parlé, sans oublier...
- Luke, tais-toi, lui conseilla Albus quand il vit que mon visage perdait ses couleurs et que je m'étais mise à trembler et à transpirer d'effroi.
Alors que le reste de l'équipe entra dans la pièce, je me levai et me mis à courir – loin, très loin de ces quatre losers.
J'ai signé mon arrêt de mort. Je ne sais même pas nager.
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Il s'avéra que j'eus droit à ma grasse matinée, finalement. Malheureusement, ça me mit très en retard pour mon premier cours de la journée, qui était, vous l'avez deviné, Défense contre les Forces du Mal.
Ah, tuez-moi maintenant, qu'on en soit débarrassés !
J'atteignis mon cours toute étourdie et en soufflant comme un loup de contes de fées. J'arrivai en faisant un dérapage, environ dix minutes après la sonnerie, et toute la classe me regarda comme si j'étais Lord Voldemort et et que je revenais d'entre les morts.
D'accord, les ASPIC sont dans un mois, je n'ai pas la moyenne dans ce cours, et j'ai eu une panne de réveil. Où est le problème ? Je ne suis pas un con diabolique qui a passé la moitié de sa vie à essayer de tuer le père de la personne dont je suis amoureuse depuis, je ne sais pas, ma première année à Poudlard !
Donc gardez vos bonnets. Ça s'applique à vous, Professeur Lupin.
- Désolée, Professeur, dis-je, toute suffocante, en m'asseyant à ma place habituelle, près de Luke, et en me dépêchant de sortir mon livre.
Son regard sembla s'adoucir lorsque je tombai par terre dans ma hâte. Les lèvres légèrement relevées dans les coins, il me fit un geste de la main puis se retourna vers son projecteur. J'expirai, soulagée, et ouvris mon livre.
- Sophia, pourquoi tu t'assois à côté de moi ? me chuchota Luke, à moitié amusé.
Je fronçai les sourcils en mâchonnant le bout de ma plume et essayai d'écouter Lupin faire son cours.
- Je m'assois toujours à côté de toi, Luke, lui répondis-je, toujours dans un murmure, sans quitter des yeux le diagramme des Sortilèges Impardonnables et en tentant de ne pas réfléchir à pourquoi Luke était particulièrement stupide, ce matin-là.
Peut-être que c'était parce qu'il avait fini par se faire frapper par un de ces cognards qu'il aimait tant cogner. Ou peut-être qu'il était tombé de balai et avait subi une légère commotion cérébrale. Ou peut-être que...
OK, je m'éloigne du sujet. C'est ma faute.
Pourquoi est-ce que Luke ne se tait pas ?
- Le fait que tu m'aies confondu avec Luke est légèrement inquiétant, dit la voix qui s'était un peu rapprochée de mon oreille gauche.
J'inclinai la tête pour voir Albus Potter, sa tête posée sur ses bras, près des miens, et une expression de dégoût sur la figure.
Je n'ai pas du tout fait exprès de le confondre avec mon frère. Est-ce que je vous ai dit que j'étais en retard ? Et endormie ?
Il est toujours en train de sourire, en tout cas, donc mon cœur se met à fondre. En plein milieu du cours. Ceci, en fait, ressemble énormément à nos séances de cours particuliers, sauf que durant celles-ci, il est très dépité de voir que je n'ai pas de cerveau.
Je regardai autour de moi et vis Luke assis à côté de Vanessa Brown, au premier rang, et Aiden et Scorpius assis deux rangs derrière lui.
Je fronçai les sourcils en direction d'Albus, mon cœur ratant un battement pour cause de proximité.
- Vous avez les mêmes cheveux.
C'était assez vrai. Cependant, les cheveux noirs de Luke étaient un petit peu mieux domptés.
Parce qu'il est possible que je l'aie aidé à ce propos.
Quoi ? Je sais être une fille, des fois !
Al eut un petit rire tandis que Lupin continuait de radoter.
- Comment t'es-tu retrouvée avec des cheveux blonds ? fit-il pour m'embêter, tout en prenant une mèche de mes cheveux désordonnés dans sa main.
Les battements de mon cœur se firent plus rapides et irréguliers.
Ah, les mots, s'il vous plaît, ne me faites pas faux bond maintenant !
- Je ne, euh, sais pas, marmonnai-je sans articuler alors qu'il jouait avec mes cheveux. C'est la génétique ?
Raaaa-tééé !
- J'imagine, répondit-il en relâchant mes cheveux et en se tournant vers l'avant de la salle. J'aimerais ne pas avoir à suivre ce cours.
Je laissai échapper un rire léger.
- Je comprends. En plus tu dois me donner des cours particuliers après ça, hein ?
Je gardai mes yeux sur le livre en écoutant à peine Lupin. Pourquoi Luke avait-il décidé de me laisser tomber, aujourd'hui ? Pourquoi ?
Albus enleva la plume de ma main et raya une phrase que j'avais notée.
- T'aider n'est pas nul du tout. Ces sortilèges sont « impardonnables », pas « inoubliables ».
Je rougis et reprit ma plume.
- Merci.
Le moment où je n'aurai pas l'air d'une grande cruche devant Al Potter n'existe pas.
- Tu as déjà lancé un Patronus ?
Je lançai un regard noir en plein dans ses yeux enthousiastes et étincelants.
- Bien sûr que non. Je n'ai même jamais réussi à défier un Épouvantard, confessai-je en soupirant, attrapant quelques mots qui sortaient de la bouche de Lupin. Je suppose qu'il faudra qu'on y travaille aussi ?
Le coin des lèvres d'Al se souleva imperceptiblement et il enfouit sa bouche dans ses bras. En essayant de cacher son sourire, ses mots sortirent de manière étouffée.
- J'espère juste que ça passera mieux que la théorie que j'essaie de t'inculquer depuis une semaine.
Je mâchonnai ma plume, pensant aux heures passées à la bibliothèque et essayant de ne pas sourire.
- Enfin, si Luke ne te tue pas, lui dis-je doucement, jetant un coup d'œil à mon frère.
Il était très tendu. Lupin a le dos tourné, alors je parie que si je peux juste...
- Qu'est-ce que tu fais ? me demanda Albus, les sourcils froncés.
Je baissai mon élastique quand Lupin se retourna pour faire face aux élèves. Il me mesura du regard et je lui envoyai à nouveau le regard de chien battu. Il ne fit que secouer la tête et se remit à parler.
- Je fais des yeux de chien battu à Lupin pour qu'il ne m'enlève pas de points si je vise la tête de Luke avec mon élastique à cheveux.
Quand Al se mit à rire, et bruyamment en plus, mon visage s'échauffa.
- Désolé, Teddy, dit-il faiblement quand Lupin lui lança un regard noir.
Je le jure ; si Al n'était pas de sa famille, il serait fini. Une fois que Lupin eut le dos tourné, j'étouffai un gloussement, et je visai.
Bam. En plein dans le mille !
Luke fit un bond si haut qu'il tomba presque de sa chaise. L'expression de Vanessa était à mourir de rire ; alors que Luke essayait de garder son équilibre, il manqua emporter Vanessa avec lui, et celle-ci eut un air de terreur absolue au travers de la figure. Albus avait tapi son visage entre ses bras pour s'empêcher de rire trop fort.
- Merlin, dit Albus quand le chaos fut place au calme et que les élèves s'étaient remis à écrire. Je devrais m'asseoir à côté de toi plus souvent.
Mon cœur se fit très léger et j'essayai de combattre le grand sourire qui menaçait de s'étendre sur mes lèvres.
- Tu es prête à aller te baigner, ce soir ?
Mon sourire faiblit et ma plume dérapa jusqu'à l'autre bout du parchemin. Al se glaça.
- Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu es blanche comme un linge.
Voilà qui est absolument merveilleux.
Il se redressa et s'empara de ma plume.
- Allez, Luke va me tuer si je t'énerve.
Tandis que la sonnerie retentit, j'eus un rire sec. Après avoir repris ma plume de ses mains, je rangeai mes livres dans mon sac et me levai. Albus n'avait pas bougé ; son regard était plein d'inquiétude, et je tentai de ne pas m'évanouir.
- Jesaispasnager, marmonnai-je très rapidement en lançant mon sac sur mon épaule.
Je m'enfuis de la salle aussi vite que je pus, de manière à éviter de me ridiculiser encore plus. Parce que, franchement, si j'étais restée plus longtemps, c'est exactement ce qui se serait passé.
Je hais ma vie.
NOTE
Voici le deuxième chapitre. J'espère que celles qui n'étaient pas emballées par le précédent chapitre le seront plus à la fin de celui-ci, et surtout qu'elles auront eu le courage de le lire ^^
Sinon, des remarques ?
A bientôt :) ~ Delfine
