En fait j'ai changé d'avis, il y aura 3 chapitres ! hihihihi

Bonne lecture !

Pendant le reste de la journée, Beckett ne s'était pas départie de sa mauvaise humeur mais elle l'avait bien dissimulé. Elle s'était plongée dans son enquête pour éviter de penser, si bien qu'elle était encore au commissariat tard le soir, quand tous les autres étaient rentrés chez eux.

Elle s'apprêtait enfin à partir quand…

Bonjour mademoiselle, peut-être pouvez-vous me renseigner. Je cherche Richard Castle.

Une vieille femme très élégante se tenait debout devant elle, Beckett ne l'avait pas vu arriver.

Euh… Je suis désolée il est parti il y a quelques heures. Je peux faire quelque chose pour vous ? Je travaille avec lui, répondit-elle perplexe.

Oh dans ce cas… Je venais lui ramener ce stylo. Il l'a oublié hier soir quand nous nous sommes vu et je sais qu'il y tient beaucoup. Pourrez-vous le lui rendre s'il vous plait ?

Beckett marqua un temps d'arrêt en prenant le stylo.

Attendez une minute… Vous êtes…. « Rachel » ? demanda-t-elle enfin.

Rachel Williams, sourit-elle. J'étais son professeur de littérature au lycée. Mon meilleur étudiant… Alors comme ça il vous a parlé de moi ?

On peut dire ça oui… répondit Beckett pensive.

Les deux femmes discutèrent quelques minutes puis elles prirent congé l'une de l'autre. Beckett esquissa un sourire en regardant Rachel quitter le commissariat. Castle avait voulu la piéger… Et on pouvait dire qu'elle était tombée dans le panneau…

Le lendemain, elle était déjà au commissariat depuis longtemps lorsque Castle arriva. Elle but son café, ils parlèrent de l'enquête. Leur discussion était anodine et habituelle, mais Beckett n'avait pas l'intention d'en rester là…

Comment va Rachel ? demanda-t-elle innocemment.

Il fut surpris de la question mais décida de répondre et d'entrer dans son jeu…

Très bien ! Merci.

Vous ne m'avez pas dit ce qu'elle faisait dans la vie.

Oh elle est mannequin, c'est un milieu difficile vous savez, mais je ne m'inquiète pas pour elle, elle est très belle… lui confia-t-il.

Oui je vois… Grande, brune… continua-t-elle amusée.

Non en fait, elle est blonde ! et elle a des yeux verts incroyables qui…

Castle dressait ce portrait imaginaire avec beaucoup d'assurance et Beckett eut un sourire moqueur. Elle n'attendit pas qu'il ait fini sa phrase et se leva pour se diriger vers la salle de repos. A mi-chemin, elle s'arrêta et fit demi-tour comme pour ajouter une dernière chose :

Oh j'allais oublier, Rachel est passée vous ramener votre stylo hier.

Elle affichait un large sourire en posant l'objet sur son bureau et c'est triomphante et ravie qu'elle entra dans la salle de pause, rapidement suivie de Castle :

Oh vous avez vu Rachel, lança-t-il dans un sourire contrit. Ok elle n'est pas ma petite amie.

Oh non… pourquoi Castle? Elle est trop intelligente pour vous plaire ? Continua-t-elle hilare.

Ahahaha… Non en vérité j'ai fait ça pour m'amuser, voyant à quel point ça vous rendait jalouse, dit-il fier de lui.

Castle, je n'étais pas jalouse, sourit-elle.

Oui… oui… soupira-t-il sans conviction.

Castle ! s'exclama Beckett qui commençait à ne plus trouver cette discussion amusante. Je vous dis que je n'étais pas jalouse ! D'ailleurs ça ne risque pas.

Pourquoi ?

Il leva un sourcil, sa curiosité était piquée.

J'ai quelqu'un dans ma vie Castle. C'est récent, mais j'ai espoir que ça marche, mentit-elle.

Castle avait froncé les sourcils à ces mots, il était sceptique mais pas rassuré. Il reprit tout de fois un visage amusé de composition et l'air sûr de lui qui le caractérisait.

Mais oui bien sûr ! Vous ne ressentez rien pour moi ! affirma-t-il sur un ton ironique.

Exactement, répondit-elle trop vite pour avoir l'air vraiment sincère.

Soudain, il se rapprocha d'elle si bien que leurs visages furent très proches l'un de l'autre : surprise et troublée, elle tressaillit.

Excusez-moi, je prends juste une tasse. Vous voulez un café ?

Il n'avait absolument pas remarqué le trouble de sa partenaire, celle-ci se dégagea et prit une profonde inspiration :

Non merci.

Elle quitta la pièce précipitamment, un peu chamboulée. Pourquoi avait-elle dit à Castle qu'elle avait un homme dans sa vie ? C'était bien évidemment faux, mais il l'avait énervée et elle avait voulu le faire taire… Comment allait-elle rectifier le tir ?

Dans la salle de repos, Castle se préparait calmement un café mais le cœur n'y était pas. Beckett avait-elle vraiment quelqu'un ? Si c'était la vérité, il s'en accommoderait encore, mais pas indéfiniment…