Hey !

Voilà ENFIN le premier chapitre de la fic ! Et j'ai déjà eu 34 vues avec le prologue, perso j'en suis fière ^^

Merci à C.M Jouve (tu gères comme beta) et Gaonyx, qui fut la première à l'avoir lut.

Réponse à la review de SameHeart : Bah merci ! Pour l'orthographe, remercie surtout ma beta C.M Jouve. J'espère que la suite te plaira ^^

Bonne lecture !


Chapitre 1

Quelques jours plus tôt

Le bordel, juste le gros bordel. Les klaxons retentissent de partout, on voit partout de nombreuses personnes sortir dehors pour voir ce qui se passe parce que plus rien n'avance. Mon père soupire pour la énième fois tandis que ma mère essaye de le calmer :

-C'est normal qu'il y a du monde, on veut tous partir d'ici !

-Coincé au centre ville, on n'ira pas bien loin !

-Franck, on n'y peut rien ! Dés que la circulation redeviendra normale, on pourra partir et être en sécurité !

-Putain... Mais arrêtez de klaxonner, on va les attirer ! S'énerva mon père sur les voitures de devant.

-Franck ! Chut ! Les enfants !

Je soupire, je ne suis plus une gamine, j'ai seize ans, mon frère Liam et ma sœur Céline en ont dix-sept et on est au courant de ce qui se passe dans le monde, maintenant !

Je m'appelle Ginger, mais appelez moi Gin, c'est mieux. Comme pas mal de fille, je n'aime pas mon prénom donc je le modifie légèrement. J'ai donc 16 ans, j'adore le théâtre, je suis au lycée, j'ai des amies, un petit copain, bref une vie normale s'offrait à moi...jusqu'à que la maladie soit découverte.

Il y a quelques mois, des chercheurs américains ont réussi à faire le vaccin contre un cancer qui donnait des tumeurs au cerveau. Le premier patient humain a été guérit miraculeusement et très vite. Évidemment, le vaccin fut propagé à travers le monde car chacun voulait cette guérison miraculeuse... s'ils savaient...

Quelques semaines plus tard, le premier patient qui avait reçu le vaccin, mourut. Selon la presse, il est mort dans des circonstances inexplicables. Pour certains, c'était juste de la malchance mais pour d'autre, c'était le vaccin qui avait échoué. Et c'est cette deuxième catégorie qui avait raison. D'autres patients ayant prit le vaccin moururent à leur tour. Et pire encore, ils revenaient à la vie, mais ils n'étaient plus comme avant. Ils se contentaient de marcher, à moitié décomposer, sans parler, sans se souvenir de leurs vies d'avant. Dés qu'ils croisait un être humain, il se précipitaient sur lui et le déchiquetaient.

Le vaccin fut interdit trop tard, seulement un mois après cette vague de mort qui gagnait tous l'Amérique, puis l'Europe, l'Asie et finalement tous les continents. Chaque jour, des morts reviennent et dès qu'ils vous mordent ou vous griffent, c'est fini pour vous.

Le président prit la décision que les habitants des petites villes, devaient partir dans les grandes villes, excepté Paris qui ne pouvaient plus accepter personne à cause du nombre en masse d'habitants qui se sont réfugiés ici après le début de l'épidémie, pour être en sécurité.

Mais aujourd'hui, je crois que c'est presque toute la ville qui a décidé de partir ! On était coincé en face de l'église, la voiture chargé de sac de vêtements, de nourriture et d'un peu d'affaire personnel.

Quelqu'un toqua contre la vitre de mon père, mon père la baissa et pencha la tête.

-Oui ?

Le monsieur lui glissa quelques mots puis il s'éclipsa.

-Qu'est-ce qu'il a dit ? Demanda mon frère.

-Que le bouchon devrait rester pendant plus d'une heure d'après lui et qu'on doit être patient.

Soupir collectif, ça fait déjà une demi-heure qu'on attendant et mon père a eu le temps de couper le moteur depuis un moment ! Je commence à avoir les jambes engourdies et je m'ennuie !

-Je peux sortir dehors marcher un peu ? J'ose demander.

-Moi aussi ! Ajoute ma sœur.

Mes parents se regardèrent.

-Je viens avec vous, conclue ma mère, mais on ne reste pas loin de la voiture !

-Ok, dit ma sœur.

Je détache ma ceinture et ouvre la portière. Enfin un peu d'air frais ! J'essaye de voir s'il n'y a personne que je connais comme autres personnes qui sont sortit de leur voitures. On marcha un peu, vers le gymnase, en s'éloignant un peu de cette file de voiture. Un groupe de personnes s'était rassemblés plus loin et semblait distribué des boissons.

-Eh maman ? Ce serait pas Syrine là-bas ? Demande ma sœur en pointant quelqu'un d'un peu plus loin.

-Ah oui ! Syrine ! Syrine !

Syrine se retourne et vient nous voir avec le sourire. Elle est avec sa petite fille, Célia qui vient d'avoir deux ans.

-Bonjour, vous aussi vous partez ?

-Eh oui ! Dit ma mère après lui avoir fait la bise. Quel bazar ! Si ça continue, on devra dormir ici !

-J'espère que non. Ça va les filles ?

Syrine est notre voisine. Elle a à peine trente ans et elle a une petite fille, Célia que nous gardons souvent. Syrine a de beaux cheveux bruns, lisse. La petite Célia a deux couettes, des cheveux châtains foncés bouclé et des yeux noirs.

-Il est où Zyed ? Demande maman.

-Dans la voiture. Et Franck aussi ?

-Oui, avec Liam. Tu comptes aller où ?

-A Roissy pour aller dans ma famille en Tunisie. Et vous ?

-Chez mes parents, à Troyes.

Pendant qu'elles discutent, je remarque quelque chose d'étrange. J'entends un cri, puis deux, puis des dizaines!Au loin, je vois des gens rentrer dans leurs voitures en paniquant.

-Euh, maman, c'est quoi ça, là-bas ? J'ose demander.

Les deux femmes se tuent et regardent dans la direction que je montre.

-Oh mon dieu, ce ne serait pas... Commence Syrine.

-Oh non, ils arrivent ! Il faut partir ! S'exclama ma mère.

-Qui ? Les morts ? Sursauta ma sœur.

Mais il était trop tard, je commence à les apercevoir et quelques uns commencent à rentrer dans des voitures. En voyant cela, ma mère, Céline et moi, sommes accourus jusqu'à la nôtre, suivit de Syrine et de sa fille mais on était encore loin...trop loin pour empêcher un des morts d'entrer dans notre voiture...

-NON !

Je mis automatiquement mes mains sur mes yeux. De loin, je vis du sang gicler sur la vitre de notre voiture. Je sentis les bras de ma mère m'entourer avec ceux de ma sœur, puis les sanglots arrivèrent...

Syrine trembla et Célia commença à pleurer.

-Il faut que j'y aille ! S'exclame Syrine. Zyed... il doit m'attendre !

J'enlève mes mains et vois ma mère qui secoue la tête.

-On ne peut plus rien faire, Syrine... Ils sont trop proches maintenant...

-Non non ! Il est encore là ! Je le sais ! Sanglote Syrine.

Un hurlement la fait taire et quelqu'un me percuta. Sous le choc, je tombe avec elle.

-Aie !

-Oh pardon, je...Ginger ? Fait la personne.

-Emma ?

Oui, c'était bien elle. C'est une amie à moi, très gentille et d'un ordinaire enthousiaste et sérieuse. Mais là, seule la panique s'affichait sur son visage.

-Que fais-tu là ? Je demande.

-A ton avis ?! J'essaye de me cacher ! Je voulais me cacher à la mairie mais... ils sont partout !

-Merde, panique ma mère, où nous cacher alors ?

-L'église ! S'écrie ma sœur ! Il y a une cave avec deux petites fenêtres, on peut y rentrer par là !

-Tu crois ? Demande Syrine.

-On a plus le temps de réfléchir, s'exclame ma mère, allons vite AAAAAAAAAAAH !

-MAMAN !

Mais il était déjà trop tard, deux morts s'étaient précipité sur ma mère et l'un lui mordait le coup et l'autre le bras.

-Maman !

-Vi...vite...courrez...

-Non, hors de question ! Je hurle.

-Ginger, Céline ! Partez ! Maintenant ! C'est trop tard pour moi !

Et on obéit, suivit d'Emma et de Syrine, toujours avec Célia dans les bras. On arriva finalement devant les fenêtres de l'église, l'une était légèrement entrouverte. Je m'accroupis et l'ouvre complètement.

-Attendez ! Je dis aux autres.

Je me glissa dans l'ouverture rapidement. La salle était humide mais on ne pouvait pas faire nos difficiles !Une fois à l'intérieur, Syrine s'accroupit et me donne Célia.

-Prend soin d'elle, d'accord ?

-Promis !

Puis j'aide Emma a descendre.

-A toi Céline ! Je lance à ma sœur.

-J'arrive !

Mais alors que la moitié de son corps était passé par la fenêtre, elle pousse un hurlement.

-Qu'est-ce qui se passe ?

-Ma...ma jambe...On m'a...mordue...

Puis j'entends un cri de douleur de Syrine qui résonne ce qui fait pleurer à nouveau Célia et me fais comprendre que c'était trop tard pour elles... Je pris les bras de ma sœur et les serra contre moi.

-Ginger, lâche-la ! Ils arrivent !

Elle avait raison, j'aperçois une paire de jambe qui s'approche dangereusement de la fenêtre.

-GINGER ! Panique Emma.

-Non, non je ne peux pas ! J'ai déjà perdu mon frère et mes parents ! Je ne veux pas perdre ma sœur !

-Ginger, on n'a pas le choix !

-Ginger lâche-moi ! Crie Céline. C'est trop tard pour moi, veille sur Célia et Emma !

-Non Céline !

Elle poussa un nouveau cri de douleur et je vis une main d'un des morts s'approcher de la fenêtre.

-Ginger ! Vite !

-Je...je suis désolé Céline ! Je t'aime !

Je la regarde une dernière fois puis je la repousse de l'autre côté de la fenêtre, que je referme aussitôt.

Je m'accroupis brusquement contre le mur, hurlant de désespoir, la tête dans les bras. Emma s'assoit à côté de moi, Célia dans ses bras.

-Gin, je t'en supplie, calme-toi, tu vas les attirer...

Je me tus un instant et j'entendis des coups contre la vitre. Essayant de me convaincre que c'était bien les morts et non ma sœur ou même Syrine, je me boucha les oreilles et recommence à pleurer, mais en silence. Pendant des longues minutes, je ne fais que pleurer, avec Célia. Emma, de ce que je peux voir, essayait de calmer la petite.

Puis, une fois calmé, je vois les yeux rouges d'Emma. Célia hoquette, les larmes aux yeux.

-C'est quoi déjà son prénom ? Demande Emma, la voix cassé.

-Célia... Elle a eu deux ans en janvier, donc il y a trois mois*...

-Ah...

Elle me la passe et je la vois enlever une arme de sa poche arrière, qu'elle pose par terre.

-Où tu as eu ça ? Je m'exclame.

-C'était à mon beau-père...

Elle se tut pendant un long instant.

-On avait prévu également de partir aujourd'hui...On venait à peine de sortir de la ville quand les bouchons ont commencé. Enzo, mon demi-frère a voulu sortir après plus d'un quart d'heure d'attente. Mon beau-père m'a donné son armscor et m'a dit « Tu es responsable de lui donc surveille-le bien ! ». On a marché un peu puis on a voulu revenir dans la voiture mais...ils sont arrivés... Je lui ai pris la main et on a courut, puis, il y en a un qui lui a attrapé le bras. J'ai pris mon arme et je l'ai pointée devant le mort... Enzo criait, pleurait mais... j'ai jamais pu tirer... J'étais paralysée et il est mort...devant mes yeux. Il avait que six ans...je n'ai pas pu...le protéger...

Et elle fondit en larmes, en enlevant ses lunettes. Je m'approche et la prends entre mes bras, en même temps que Célia.

-Je ne veux plus jamais toucher une arme de ma vie !

Je n'ai rien répondu et j'ai pleurée avec elle. Pendant longtemps...


Il a du se passer deux ou trois heures avant que nous nous décidons à nous lever. Emma ouvre légèrement la fenêtre :

-Alors ? Je demande. Tu vois quelque chose ?

-Du sang... et des corps...

-Ah...Tu crois qu'on peut sortir ?

-Je crois que oui, ils sont partis...

Elle se hisse puis sortie par la fenêtre de la pièce.

-Ça va...il n'y a plus personne...de vivant en tous cas...

-Ok, je te rejoint avec la petite. Tu la prends ?

Elle se baisse et l'attrape. Puis elle m'aide à mon tour. Une fois debout, elle me la redonne.

-Surtout, ne regarde pas trop à droite...chuchote Emma. Ça ne te plairait pas...Également pour Célia...

-Ah...tu as toujours ton arme ?

-...Oui, tu peux le prendre, s'il te plaît ? Je ne veux pas tirer avec !

-Ok mais peux-tu reprendre Célia ?

-Bien sûre.

Je lui redonne Célia qui semblait être un peu calmé de sa crise de larme et Emma me tend son arme.

-Et...qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Je demande.

-Bah...on devrait...prendre...nos affaires ?

Après tout, que pouvons-nous faire d'autres ? On ne peut pas rester là. Personne de l'État risquait de venir ici...

-Euh...ok, répond Emma. Allons-y !

Et on se dirige vers le centre ville.

Des corps, du sang... C'est horrible, j'évitais de respirer par le nez et je serrai de plus en plus l'arme d'Emma. Emma s'approche de la voiture où j'étais installée quelques heures auparavant et regarde à l'intérieur.

-Ils y sont...encore ? J'ose.

Elle hocha la tête.

-Ils sont...morts ?

-Je crois mais, vu leurs...états...ils risquent de se...réveiller...Ils ne sont pas touchés à la tête...donc ...

-...

-Tu veux...qu'on...abrège leurs souffrances ?

-Oui... Je veux le faire moi-même.

-Quoi ?!

Mais je la rejoins devant la voiture et ouvre la portière.

L'odeur y était irrespirable, les corps étaient déchiquetés, surtout au niveau du ventre. Je luttais contre des hauts le cœur.

-Ginger, tu crois vraiment pouvoir faire ça ?

-Je n'ai pas envie que Liam et mon père deviennent des...monstres...

-Tu ne veux pas que je le fasse ?

-Non. Je dois le faire !C'est ma famille...

-Tu ne veux pas...qu'on les sortent ?

-Si, il vaut mieux...

Je pris les pieds de mon père et essayais de le déplacer. Emma essaye de m'aider mais elle portait Célia donc elle ne pouvait pas vraiment m'aider.

Quelques minutes plus tard, Liam et mon père sont étendus derrière la voiture. Emma me regarde avec beaucoup de tristesse.

-Prête ?

J'acquiesce.

Alors elle s'accroupit et boucha les oreilles de Célia.

Un coup. Et un deuxième.

Ça y est, c'était fini. Emma me prends dans ses bras et me serre très fort contre elle tandis que je lutte contre les larmes.

-Tu te sens capable de le faire pour ta mère, ta sœur et ta voisine ?

-Je crois...en attendant, peux-tu ouvrir le coffre de la voiture et voire si on peut pas prendre des trucs ? Les clés sont encore à l'intérieur... On ferra pareil pour toi et Célia.

-Ok...hurle si tu as besoin d'aide !

Et je suis partis. J'ai repéré ma mère assez vite. J'essayais de ne pas vomir en voyant son corps et j'ai tiré une balle dans la tête. Puis je suis retourné vers l'église.

Je ne sais pas ce qui était le plus horrible, entre ma sœur qui avait une jambe sans chair et le dos déchiqueté, ou Syrine, le ventre tellement déchiqueté que ses tripes étaient rependus au sol.

Une balle dans la tête. Puis une autre.

Si je le pouvais, j'aurai fait un enterrement, mais je ne peux pas parce qu'il y a Emma et que j'ignore où les enterrer. Alors, je me contente de les regarder une dernière fois.

Quand je reviens, Emma était en train de fouiller dans un sac.

-Qu'est-ce que t'as trouvé ? Je demande.

-J'ai trouvé de la nourriture, de l'eau et je cherche tes vêtements ou celle de ta sœur. Au faite, tu ne crois pas qu'on devrait arrêter de tirer ? Ça pourrait les attirer...

-Pas faux. A partir de maintenant, faut trouver qu'on trouve un couteau ou un autre truc...

-Oui, faut aussi chercher des vêtements pour la petite et...elle mange comme nous où elle mange encore dans des petits pots ?

-Ça, j'en sais rien ! Il faut aussi trouver des fringues pour toi !

-Ah...

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-C'est juste que...tu vois...là-bas, il y a...

-Ah oui...Tu voudras que je le fasse ?

-Je ne sais pas...

Elle jette un coup d'œil pour voir si Célia était toujours là puis elle continue de chercher dans les valises.

J'en pris le moins possible, mais il y avait quand même deux pantalons, trois t-shirts, deux gilets et quatre paires de chaussettes et de sous-vêtements. Au pire, j'essayerais de partager avec Emma puisqu'on fait la même taille. Emma prenait la nourriture et l'eau. Avant de partir, je glisse dans mon sac trois dernières choses, ma brosse à cheveux, un livre et la photo du porte-feuille de ma mère. Celle qui date de l'année dernière, où on apparaît tous les cinq : mes parents, mon frère, ma sœur et moi. Et après un dernier regard, je quitte la voiture.

Dans la voiture de Célia, on aperçut vite le corps de Zyed, Emma trouva un tournevis dans la voiture d'à côté et me le donne. Je l'ai tué en laissant échapper une larme tandis qu'Emma emmène Célia près du coffre en lui cachant les yeux. Dans le coffre, il y n'y a pas grand chose.

-Parce qu'ils pensaient être en sécurité là-bas et donc avoir de la nourriture, pensais-je.

On a pris quelques vêtements pour la petite, j'ai également prit une de ses peluches, une peluche Minnie, une de ses préférés vu que je la voyais souvent avec. J'ai également cherché des photos dans la boite à gants ou dans le portefeuille. Heureusement, il y en avait une, prit quelques mois avant, à son deuxième anniversaire, avec elle et ses parents. Je l'ai glissé dans la poche de ma veste puis on est partie. Plus on avançait, plus Emma tremblait.

On a fini par y arriver, du moins, c'est ce que j'ai compris en voyant Emma s'arrêter devant une voiture blanche, avec une trace de sang.

-C'est ici, hein Emma ? Emma ?

Mais elle ne regardait pas la voiture, elle regarde quelque chose à côté. C'était un petit corps, les vêtements remplit de sang. J'osai me rapprocher.

-Enzo, gémit Emma.

Je préfère ne pas détailler comment était le corps. C'était juste...horrible...juste horrible...

Emma pleurait. Célia commençait à faire de même et si ça continuait, j'en ferrais de même. Mais le temps presse, lui ou d'autres morts risquaient de se réveiller ou pire, les morts de tout à l'heure risquaient de revenir avec le bruit qu'on fait.

Je m'approche vers lui, le tournevis a la main mais Emma m'arrête.

-Non attends ! Laisse-moi...lui dire au revoir...

Je recule et elle se penche vers lui et pour l'embrasser sur le front.

-Au revoir...Enzo... Je suis désolé, pour tout. J'espère que tu me pardonnera...

Puis elle se relève, les larmes aux yeux. Puis tout à coup, une main lui attrape la jambe !

-Aaaah !

-Oh mon dieu ! Ton frère !

Je n'ai jamais vu un mort revenir à la vie. A la télé, ils ont voulu nous épargner ça parce que c'était affreux. Maintenant je comprends mieux. Le corps du frère d'Emma essayait de se relever et avec des gémissements affreux, il commençait à rapprocher sa bouche, qui essayait de mordre.

-Non Enzo ! Lâche-moi ! C'est moi, Emma !

-Emma arrête ! Essaye de le repousser ! Il n'est plus lui même !

-Enzo, c'est moi ! C'est ta sœur ! S'il te plaît, lâche-moi !

-Emma !

Et je n'ai plus eu le choix, j'ai bondi et je lui est planté le tournevis dans l'œil. Deux fois. Il la lâche et s'écroule, le tournevis toujours dans l'œil. Emma resta interdite quelques secondes puis elle m'attrapa et me plaqua au sol.

-Emma !

-Qu'est-ce qui t'a prit ?! Il était revenu !

-Il allait te mordre !

-Non, il allait revenir ! Il était revenu et il aurait été comme avant !

-Tu sais aussi bien que moi que c'est impossible ! Il est mort, Emma ! On ne pouvait plus rien faire !

Elle me lâche et s'assoit sur le sol. Célia était à côté de moi et pleurait très fort.

-Je...commence Emma. Je...je suis désolé je...je ne sais pas ce qui m'a pris...

-Ce n'est rien, j'aurais réagis pareille si...

La fin de ma phrase meurt dans le silence. Emma reste quelques instants à fixer le sol puis elle se relève en s'essuyant les yeux.

-Allons-y, finissons-en et quittons cette endroit !

Elle prend Célia et commence à partir. Je me suis donc relevée et j'ai enlevée en grimaçant le tournevis de l'œil de son frère. Je l'ai essuyé sur son t-shirt et je suis vite partit avant que mes émotions reprenne le dessus.

La voiture d'Emma était un peu plus loin. En sortant de la ville, je me suis rendue compte de l'ampleur du désastre. Une queue interminable de voiture, qui venait également de la ville d'en face, se mélangeaient à la file. On voyait des corps au pied des voitures, du sang sur les vitres... Mais le pire, c'était le silence. Pas un oiseau, pas un souffle de vent, pas une voix sauf quelques mots incompréhensible de Célia. C'est presque comme si on avait coupé le son.

-Dépêchons-nous, je dis à Emma.

Elle acquiesce sans me regarder puis ouvre la portière de sa voiture qu'elle referme aussitôt.

-Attends, à l'intérieur...il y a...je ne peux pas...

-Ah...Je vais le faire...

Tournevis à la main, je m'approche de la voiture. Encore une fois, je refais cette acte horrible. Avant cela, je n'avais vu qu'une fois la mère et le beau-père d'Emma. Pendant ce temps, Emma me tourne le dos, serrant fort la petite Célia.

Puis on a sortit les corps et on commence à fouiller la voitures. Emma a immédiatement prit une photo de sa famille qui était dans le portefeuille de sa mère. J'ai pris le peu de nourriture qu'il y a et Emma ajoute quelques vêtements. Puis on a fait demi-tour et on est revenu au centre de ville.

-Quelle heure est-il ? Me demande Emma.

Je regarde mon portable, bien que je sais que dans quelques temps, il me servirait plus à rien vu que l'électricité risque d'être coupé dans les maisons et je n'ai pas prit le recharcheur...

-Presque dix-huit heures...

-On ferrai mieux de trouver un endroit pour dormir.

-Oui mais où ? Si tout le monde est partit, les maisons risquent d'être fermés...

-Il y a toujours l' église...

-Non, je ne veux plus y mettre un pied !

-On peut toujours casser une fenêtre d'une maison et...

Elle fut interrompu par un drôle de bruit, provenant d'une camionnette blanche.

-C'est quoi ça ? chuchota Emma, paniquée, en prenant Célia dans ses bras.

-Attends ! Je regarde.

Sans un bruit, je m'approche de la camionnette, le tournevis en main. Puis après avoir inspiré un grand coup, j'ouvre la portière de derrière.

Un garçon blond, plus jeune que moi, les yeux bleu avec des lunettes, recroquevillé dans le fond de la camionnette, me fixait.

Emma s'approche de moi tandis que je baisse le tournevis.

-Tu le connais ? Me demande t-elle ?

-Oui, je réponds. C'est Romain.

*Dans la série de Walkind Dead, l'histoire débute en été, environ juillet, tandis qu'ici, c'est début avril


Une petite review ? (Le chapitre 2 arrive très bientôt...)