The Alpha pair de ShiningOmicron
Note de l'auteur : 'Je suis heureuse de voir que vous appréciez. Je voudrais remercier tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, ça signifie beaucoup pour moi.'
Merci pour vos reviews ^^ (Njut : voici la suite^^)
Désolé pour ceux et celles à qui j'ai dit que je posterais ce week end, le chapitre était plus long que prévu ^^ donc je poste lundi… quoi le lundi fait pas parti du week end ?
J'ai une annonce à faire, je cherche une Beta (non je ne suis malheureusement pas un loup garou…) autrement dit une personne pour relire mes trads et corriger mes fautes, me dire quand il y a des fautes, ce genre de choses ^^ Il y aurait au moins 2 chapitres par semaine, donc il faudrait quelqu'un d'assez disponible… Si quelqu'un est intéressé, n'hésitez pas à me le dire ^^
Bonne lecture !
**XX**
Chap. 2 - Grandir
Deux jours. Depuis deux jours entiers, ni Stiles ni Scott n'avaient eu de nouvelles de la part de Derek ou de ses trois larbins. Boyd et Erica n'avait même pas essayé de les approcher au lycée. En fait, ils ne s'étaient même pas pointés au lycée depuis deux jours.
Stiles ne savait pas trop si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Le coté naïf de Stiles lui disait que c'était bon signe, que Derek respectait ses demandes et son souhait de reconnaissance. Mais aussitôt son côté réaliste reprenait le dessus en lui rappelant que Derek n'était qu'un fichu trou du cul et qu'il ne s'arrêterait pas tant qu'il n'aurait pas ce qu'il voulait.
Il savait que Derek prenait juste son temps pour planifier sa prochaine attaque. Et quand Stiles parlait d'attaque, il pensait vraiment à une attaque parce que c'était comme ça que fonctionnait Derek, tout en confrontation. Stiles connaissait assez le loup garou pour avoir retenu ses tactiques et ses stratégies.
Il ne voulait pas dire que Derek était le genre de gars qui tire d'abord et pose des questions après (il garde ses brillantes stratégies pour les moments où il transforme les gens en loup garou) mais il était plutôt brutal. Il ne tournait pas autour du pot et n'était pas du genre à négocier ou à parlementer.
D'après Stiles, c'est ce qui pouvait être considéré comme le plus gros défaut de Derek dans sa fonction d'Alpha. C'était un meneur qui ne savait pas comment communiquer avec les gens. Stiles ne savait même pas que c'était possible et il avait du mal à le comprendre.
Le meilleur moyen de communiquer de Stiles était sa bouche. Tout le monde autour de lui connaissait sa position sur toutes sortes de sujet il se faisait un devoir d'exprimer ses opinions pour qu'il n'y ait aucun doute possible sur ses envies et ses besoins. Il n'avait jamais eu à se soucier que les gens se comprennent pas où il voulait en venir puisqu'il leur avait déjà précisé ce qu'il voulait.
Bien sûr, Derek pouvait répliquer que, d'un autre côté, utiliser ses muscles et être menaçant était le meilleur moyen d'être sûr que les gens allaient faire ce que vous vouliez qu'ils fassent, mais ça ne fonctionnait pas tout le temps. Il ne pouvait absolument pas menacer les Argents pour qu'ils partent et laisse la meute tranquille. S'il avait, ne serait-ce qu'essayer, un truc de ce genre avec ces gens-là, Derek serait déjà en train de manger les pissenlits par la racine.
Stiles regarda l'horloge à côté de son lit. Il se faisait tard et son père n'allait pas tarder à rentrer de son service.
Il s'assit et s'étira lentement, puis il sortit de sa chambre pour aller dans la cuisine afin de commencer à préparer le repas.
Avec un sourire enthousiaste, Stiles mit son tablier préféré (celui avec l'inscription 'Pro de la viande') puis il réunit tout ce dont il avait besoin pour préparer le plat qu'il avait prévu.
« Iron Chef* Stiles entre dans la place ! » cria Stiles, sa voix résonnant dans toute la maison.
Avec précaution, il installa tous les ingrédients sur la table puis alla chercher sa poêle dans le placard.
« Je ne ressemble à aucun autre Chef. Oh non, je suis le chef qui prend les saveurs pour leur foutre un coup de pied au cul ! » Dit-il en claquant un filet de poulet sur la table avec grandiloquence.
Stiles se frotta les mains d'anticipation, regardant les ingrédients comme s'il s'agissait de son dernier repas.
« Ce soir, nous allons faire du poulet poêlé avec des avocats, » Stiles envoya un baiser en l'air. « Délicieux. »
Il alluma la cuisinière puis il plaça la poêle dessus, comme ça tout était prêt de ce côté. Ensuite il posa les quatre filets de poulet sur sa planche à découper pour pouvoir assaisonner la viande.
« Ne vous en faites pas mes petits chéris, Stiles est là pour vous. » Assura Stiles aux filets de poulets en les saupoudrant d'un peu de poivre blanc et de sauge. « Je vous prépare. Vous savez ce qui va suivre. »
Maintenant que le poulet était assaisonné à sa convenance (et la poêle huilée et chaude), Stiles prit la planche avec les filets de poulet et la posa à côté de la poêle. Il prit un des morceaux et la tint au-dessus de la poêle de façon dramatique.
« Tu es prêt ? » les yeux de Stiles fixèrent la viande dans sa main puis il secoua la tête. « Non, tu n'es pas prêt. »
« Mais moi si ! » cria Stiles, en jetant le filet de poulet dans la poêle. « BAM ! »
« Regardez le grésiller ! » Stiles souriait de façon maniaque en regardant la viande qui cuisait. Il prit deux autres filets de poulet dans ses mains et les tint au-dessus de la poêle comme il l'avait fait avec le premier.
« N'essayez pas de faire ça chez vous les amis, je vais faire un double. » Il lâcha les deux filets de poulet dans la poêle en même temps. « BAM BAM ! »
« Et pour le grand final. » Stiles leva le dernier filet de poulet vers le plafond comme s'il s'agissait d'un objet sacré.
« A B-B-B-BAM ! » Stiles laissa glisser le filet de sa main et il atterrit dans la poêle avec les autres.
Stiles n'eut pas le temps d'exprimer sa satisfaction qu'il ressentait car il sentit un regard sur lui. Il se retourna lentement pour voir son père à la porte de la cuisine.
Etant donné que le Sheriff n'avait ni sa veste ni son arme sur lui, il devait être là depuis un bout de temps, ce qui voulait dire qu'il regardait son fils dans la cuisine depuis un bout de temps.
Il ne semblait pas trop choqué par les pitreries de son fils mais il avait le regard d'un père qui vient de comprendre que son fils était complètement cinglé.
Stiles rigola doucement, s'appuya sur le plan de travail et se frotta l'arrière de la tête avec une main.
« Euh, le repas sera bientôt prêt ? » couina Stiles en rougissant comme si son père l'avait pris avec la main dans le pantalon, encore une fois.
Pendant un moment, Stiles put voir, dans les yeux de son père, une lueur familière d'amusement qu'il n'avait vu auparavant que lorsqu'une certaine personne cuisinait exactement de cette façon. De toute façon, la lueur s'effaça avant qu'il puisse dire quoi que ce soit et son père partit en direction du salon.
Comme s'ils y étaient forcés par la gravité, ses yeux se dirigèrent vers le livre de cuisine sur le plan de travail. Il était là sur son présentoir à livre comme toujours depuis des années.
« C'est entièrement de ta faute maman, » dit doucement Stiles en marchant vers lui pour passer délicatement une main sur la couverture du livre de recettes de sa mère.
Gabriel Stilinski avait été connue dans toute la ville comme étant une merveilleuse cuisinière. En fait, avant sa mort elle était la Chef du meilleur restaurant de la ville, Merveille. Elle adorait cuisiner elle disait toujours que les sourires de ses clients après avoir gouté à sa cuisine valait la peine de se lever et d'aller travailler tous les jours.
Bien sûr avec un tel amour de la cuisine, Gabriel avait transmis son amour de la nourriture à son fils. Comment Stiles aurait-il pût ne pas aimer cuisiner ? Pas après tout le plaisir qu'il avait partagé avec sa mère dans une cuisine. Avec elle, la cuisine devenait une expérience, pas seulement en mangeant, mais aussi en cuisinant. Grace à sa mère, Stiles se sentait toujours détendu lorsqu'il préparait un repas.
Environ vingt minutes plus tard, Stiles apporta deux plats à table où son père était assis, en train de lire des papiers concernant une enquête.
« Hé. » Clama Stiles en protestation en posant son plat et celui de son père sur la table avant d'aller chercher deux verres et un pichet d'eau.
John leva le regard en entendant la voix de son fils.
« Nous n'avons pas déjà eu une discussion sur le fait d'avoir des papiers sur la table à manger ? » rappela Stiles à son père en croisant les bras avec un air déterminé.
« Du calme. » John leva une main pour protester. « Je jetais juste un œil sur les dernières feuilles. »
Stiles fit semblant de réfléchir un moment. « Humm, où ai-je déjà entendu ça auparavant ? Oh oui, tu n'avais pas dit la même chose la fois où tu as renversé du vin sur tout un dossier et que tu as passé le reste de la nuit à essayer d'en faire des copies ? »
Si John avait eu des lasers à la place des yeux, Stiles aurait été transformé en cendres. Néanmoins, il écouta son fils et rangea ses documents.
« Bla bla bla. C'est tout ce que j'entends. » Répondit malicieusement John à son fils avant d'attraper ses couverts pour entamer son repas.
Stiles fut content en observant son père manger. Depuis que le médecin de son père lui avait dit de surveiller son alimentation, Stiles était devenu complétement inflexible à propos du régime de John. Bien sur Stiles avait rencontré une résistance de la part de John mais une fois que son père avait compris qu'une nourriture saine n'était pas si mauvaise qu'il le pensait, il avait autorisé, à contrecœur, son fils à contrôler ses habitudes alimentaires (avec un sandwich au bacon de temps en temps).
« Alors, que se passe-t-il à ton travail ? » demanda Stiles en prenant une gorgée d'eau.
John haussa les épaules en prenant une autre bouchée de poulet. « Rien de vraiment criminel, mais on a des problèmes à la station de police. »
« Comment ça ? » Stiles éleva un sourcil, encore plus curieux qu'il ne l'était auparavant.
« He bien, il y a eu quelques problèmes, des gens ne s'entendant pas avec leurs coéquipiers, des plaintes à propos de la paie pas assez élevée et certains policiers qui ne se bougent pas. » Répondit John avec un haussement d'épaule. « Ce genre de choses arrive souvent à la fin du mois. »
Wow, Stiles n'avait jamais remarqué tout ce que son père devait gérer tous les jours. Apres tout, il n'était pas juste un policier, il était le Sheriff, celui qui prenait les décisions, celui vers qui tout le monde se tournait pour avoir de l'aide ou une opinion.
Son père était un leader et beaucoup de gens comptait sur lui.
« Comment arrives-tu à gérer tout ça ? » demanda Stiles d'une petite voix.
John remarqua tout de suite le ton de voix inhabituel, surtout pour son fils, mais décida de ne pas faire de commentaire pour l'instant.
« Je veux dire, tu es leur leader, tu dois gérer tous ses problèmes par toi-même. » Stiles regarda son père avec une expression sur le visage qui le faisait ressembler à un petit garçon perdu. « Comment peux-tu tout arranger tout seul ? »
« Tout seul ? » répéta John avec une petite toux car il était en train de prendre une gorgée d'eau. « Je ne pourrais pas faire tout ça tout seul, Stiles. C'est pour ça que j'ai des adjoints, pour m'aider quand la charge de travail est trop importante. »
« Mais si tu n'avais pas d'adjoints ? » demanda Stiles sans pouvoir cacher l'intonation nerveuse de sa voix. Il essayait de se mettre à la place de son père. « Et si tu devais gérer tout ça tout seul ? »
John secoua la tête. « C'est impossible Fiston. Aucun homme n'est une île en soi. Je ne pourrais jamais être un bon Sheriff sans aide. »
Stiles soupira bruyamment, en tentant de se calmer.
Il commençait à ressentir la pression du rôle qu'il s'était attribué. Pouvait-il vraiment faire ça ? Pouvait-il être la personne qui aiderait ses amis ? En avait-il le droit ?
« Fils ? »
Stiles refit attention à son père en entendant le ton sévère mais inquiet de la voix de son père.
« Tu veux me parler de quelque chose ? » demanda John même si la lueur de son regard faisait comprendre que ce n'était pas vraiment une question. Stiles ne quitterait pas la table sans avoir sorti ce qu'il avait sur le cœur.
« Pas vraiment, » nia Stiles avec un haussement d'épaule, « mais je n'ai pas vraiment le choix, pas vrai ? »
John leva un sourcil pour lui montrer son impatience.
« Quelques-uns de mes amis ont des problèmes. » confessa Stiles voulant juste en finir. « Et je suis le seul qui veuille les aider. »
« Ils n'iront pas voir leurs parents. » dit rapidement Stiles avant que son père puisse pointer du doigt la solution la plus évidente. « C'est trop personnel pour en parler. »
En voyant la ride d'inquiétude sur le front de Stiles, John sut que son fils prenait les ennuis de ses amis très à cœur. Il savait que Stiles n'allait pas entrer dans les détails, il était trop loyal pour ça.
De toutes les choses qu'il avait enseignées à son fils, il n'aurait jamais pensé que ce serait l'importance de la loyauté qui lui reviendrait en pleine tête.
« Est-ce que Scott sait ce qui se passe ? » demanda John. Les deux enfants avaient toujours été comme des frères siamois depuis tout petit. Tout ce que Scott savait, Stiles le savait, et tout ce que Stiles savait, Scott le savait. Ça avait toujours été comme ça.
Stiles émit un petit rire jaune. « Il fait partie du problème dont je te parlais. Il n'est pas le principal problème mais c'est quand même un problème. »
« Dans ce cas, occupe-toi de ça en premier. » dit simplement John. « C'est toujours comme ça qu'il faut faire, occupe-toi des plus simples en premier et ensuite on passe aux plus compliqués. Tu en auras fini en moins de temps qu'il en faut pour le dire. »
Ce que disais John était évident et pourtant tellement brillant. Si Stiles pouvait inculquer un peu de bon sens à Scott et Allison, il pourrait faire d'une pierre, deux coup, s'occuper du problème le plus simple tout en obtenant le renfort dont il avait tant besoin.
Stiles savait bien sûr que c'était plus facile à dire qu'à faire. Scott était vraiment obstiné et il ne reconnaitrait pas facilement ses torts. Il allait devoir duper son ami pour qu'il l'écoute.
« Merci papa. » Stiles fit un grand sourire triomphant à son père en se levant de table. « Tu m'as donné des idées auxquelles je dois réfléchir. »
John regarda son fils quitter la pièce, sans faire un geste pour l'arrêter. Frottant ses yeux, il se détendit sur sa chaise en se laissant aller dans ses pensées.
« Il me le dirait s'il avait des problèmes, pas vrai ? » demanda John au plafond.
Mais le plafond et lui connaissaient tous deux la réponse à cette question.
**XX**
« J'ai juste besoin que tu viennes cinq minutes, » supplia Stiles au téléphone. « Je m'en fiche que tu sois avec Allison là maintenant, amène-la avec toi. »
Stiles leva les yeux au ciel en entendant toujours la même excuse à la con disant qu'ils voulaient passer le plus de temps possible ensemble. Comment pouvait-on vouloir aussi désespérément passer du temps avec quelqu'un qu'on voyait déjà tous les jours ?
Heureusement, Stiles avait prévu que Scott serait toujours aussi embêtant.
« Hey, Scott ? Devine ce que je suis en train de faire. » Dit Stiles d'une voix chantante en allumant le mixeur.
« C'est ton milkshake préféré, celui au cupcake ! » dit Stiles avec excitation en sachant que ça allait fonctionner. Scott adorait vraiment cette recette, depuis l'école élémentaire.
Comme prévu, il entendit Scott couiner au bout du fil, un couinement un peu féminin d'ailleurs, avant de raccrocher sans dire un mot.
Cinq minutes plus tard, Scott débarqua chez Stiles, avec une Allison essoufflée derrière lui. Apparemment il l'avait trainé pendant tout le chemin.
« Scott, pour l'amour de Dieu, » haleta Allison en essayant de reprendre son souffle.
Pour une fois, Scott n'y fit pas attention. Il regardait partout frénétiquement pour trouver la friandise promise.
Mais tout ce qu'il trouva, ce fut Stiles assit dans le salon, avec l'air le plus sérieux que Scott ait jamais vu sur son meilleur ami.
« Stiles, mec, tout va bien ? » demanda un Scott hésitant en entrant dans la pièce avec Allison à ses côtés.
« Assis, tous les deux. » fut tout ce que Stiles dit pour montrer qu'il les avait vu. Il désigna deux chaises en face du canapé où il était assis.
Les deux amoureux échangèrent un regard avant d'obéir au souhait de Stiles. Les deux s'assirent l'un a côté de l'autre, Scott remuait nerveusement sur sa chaise.
« Mec, est que c'est une sorte d'intervention pour quelque chose ? » plaisanta Scott pour essayer de diminuer la tension présente dans la pièce.
« On pourrait dire ça. » répondit honnêtement Stiles avant que le silence envahisse à nouveau la pièce.
Pendant environ cinq minutes, les trois se contentèrent de rester assis là. Scott et Allison attendaient que Stiles dise quelque chose alors qu'il se contentait de les fixer, comme s'il cherchait quelque chose en eux. Ca les mettait très mal à l'aise.
« Qu'avez-vous fait aujourd'hui ? » Ils sursautèrent tous deux en entendant la question brusque.
Allison hésita avant de répondre. « Pas grand-chose, nous avons été au parc pour parler. »
« Et hier ? » demanda Stiles, ses yeux ne montrant aucune émotion.
« Euh, un pique-nique ? » répondit Scott, ayant l'air presque effrayé à l'idée de répondre.
« Le jour d'avant ? » demanda Stiles, en utilisant toujours une voix sans intonation.
Scott lança un regard à Allison avant de répondre. « Nous sommes allés au restaurant. »
« Et le jour d'avant ? » répéta Stiles en regardant les deux autres en prenant une position de réflexion.
« Où veux-tu en venir, Stiles ? » Scott leva les yeux au ciel, en ayant un peu assez de ne pas comprendre le sujet de la conversation.
« Réponds à ma question ! » grogna Stiles, montrant encore une fois le Stiles qui était apparu sur le parking.
Cela sembla avoir le même effet qu'auparavant parce Scott et Allison firent plus attention et étaient plus concentrés.
« Nous nous sommes promenés dans le voisinage, c'est tout. » Maintenant l'expression de Scott était plus confuse et moins colérique.
Stiles soupira lourdement, imitant parfaitement son père quand il interrogeait les criminels.
« Bien, tout semble bien se passer dans le petit monde de Scott/Allison. » dit Stiles tranquillement, avec un sourire glacial. « Mais laissez-moi vous rappeler à tous les deux ce qui se passe dans le monde réel. »
« De quoi… »
Stiles coupa la parole à son meilleur ami, voulant en finir. « Lydia, celle que tu appelles une amie, Allison, a été traumatisée par un loup garou psychotique. Jackson, dont tu te préoccupais avant Scott, n'est pas venu à l'école depuis des jours et Dieu seul sait ce qui lui arrive, il pourrait être mort pour ce que nous en savons. »
Scott et Allison écarquillèrent les yeux. Aucun des deux n'était habitué à ce côté sérieux de l'hyperactif Stiles Stilinski.
Stiles ne fit pas attention à leurs expressions choqués il avait quelque chose à leur démontrer.
« Derek agit encore comme s'il était le roi de ce putain de monde, ce qui fait qu'il est difficile de, ne serait-ce que, parler de surnaturel sans avoir les chasseurs au cul. Et ces mêmes chasseurs qui font comme si la chasse était ouverte pour tout ce qui ne semble pas humain. »
« Et malgré tout ça, vous deux, vous vous faites des sorties comme si vous vous en fichiez. » Stiles leva les mains en se résignant à regarder les deux autres.
« Stiles, nous ne pouv… »
« Je n'ai pas fini. » cria Stiles en coupant l'exclamation d'Allison. Son regard se concentra sur elle.
« Je vous comprends, tous les deux, vraiment, » dit Stiles pour les rassurer. Il se leva et passa derrière les chaises. « Je comprends, vous n'avez pas demandé à être concerné par tout ça, vous ne voulez pas être concerné par tout ça mais c'est un fait, vous êtes concerné. »
Stiles agrippa les dossiers des deux chaises, les regardant tout deux comme s'il pouvait les faire tomber tous les deux.
« Vous deux devez prendre sur vous et accepter les responsabilités que vous avez. » leur dit Stiles sans ambages. « Ouais, c'est chiant, mais il n'y a rien qu'on puisse y faire donc il faut faire avec. »
« Comment on peut faire avec ?! » clama un Scott un peu paniqué, semblant encore plus perdu que d'habitude. « Comment pouvons-nous gérer ces trucs, nous sommes juste des gamins ! »
Stiles ne s'embêta pas à répondre à ça, il décida plutôt d'aller se rasseoir dans le canapé et de leur donner toutes les infos qu'il avait collecté jusqu'à présent. Les notes de Stiles étaient regroupées en deux dossiers nommés 'Créatures de la forêt' et 'Nouvelles des chasseurs'.
Le dossier ' Nouvelles des chasseurs' contenait tout ce que Stiles avait observé sur les chasseurs. Selon les notes, ils semblaient trainer dans les zones où Scott et les autres loups garous trainaient pendant la pleine lune, et des autres endroits de ce genre (dans la forêt et les alentours de la ville). Ils étaient tous armés jusqu'aux dents et prêts à tuer.
Le dossier 'Créatures de la forêt' contenait toutes les créatures qui pourraient être la nouvelle menace d'après les recherches de Stiles. C'était à vous rendre malade chaque page décrivait de terribles créatures des mangeurs de chair, des violeurs et même certains qui s'en prenaient aux enfants. Il n'y avait pas d'image avant mais Stiles en avait trouvé pour prouver son point de vue à Scott et Allison.
Tous deux regardèrent Stiles, profondément horrifiés par ce qu'ils venaient de voir.
Ce fut à ce moment que Stiles put voir la réalité les rattraper, il vit une lueur d'innocence s'envoler quand ils comprirent enfin à quoi ressemblait vraiment leurs vies.
Stiles avait le cœur brisé d'avoir été celui qui devait faire cela. La dernière chose qu'il voulait était de les blesser, mais ils l'avaient obligé. Quelqu'un devait être la voix de la raison.
« Il est temps de grandir. » leur dit solennellement Stiles. « Nous six devons régler tous ses problèmes. »
« Nous six ? » demanda doucement Scott.
Stiles le récompensa d'un sourire, un qui ressemblait à l'ancien Stiles. « Ouais. Vous deux, moi, Lydia, Jackson, et Danny, nous devons nous réunir et former une sorte de groupe pour s'occuper de tout ça. Nous pourrons les aider en les prenant dans le groupe et ils pourront aussi nous aider. »
« Danny ? Pourquoi lui ? » Allison comprenait pourquoi Lydia et Jackson devait faire partie de leur étrange petite meute, mais elle ne comprenait pas pourquoi prendre Danny.
Stiles la regarda comme si elle avait perdu l'esprit. « Pff, tu ne peux pas avoir Jackson sans un Danny. C'est comme essayer d'avoir un Scott sans un Stiles, c'est juste impossible. »
« Pas vrai ? » Stiles se tourna vers son meilleur ami, presque effrayé d'entendre sa réponse.
Stiles ne pourrait rien faire sans Scott il savait parfaitement qu'il ne pourrait pas. Il avait besoin de son meilleur ami à ses coté. Personne ne pourrait le soutenir aussi bien que Scott. Scott devait être là pour lui, il le devait.
Stiles était sur le point de revenir sur ce qu'il avait dit quand Scott se leva pour s'approcher de lui. Il était debout l'un en face de l'autre, tous deux tendus et stressés.
Finalement Scott arrêta de se la jouer dramatique, il sourit comme l'adorable idiot qu'il était, et claqua sa main sur l'épaule de Stiles.
« Il ne pourrait en être autrement, Alpha Stiles. » proclama joyeusement Scott.
Stiles n'eut pas le temps de répondre qu'Allison l'entraina dans un câlin, qu'il se fit une joie de lui rendre.
« Nous allons créer notre meute et nous allons tout arranger, tous ensemble. » dit Allison à son oreille pour le rassurer avant de le lâcher. « Attends un peu pour voir. »
« Alpha ? Meute ? » Stiles clignait des yeux de façon confuse. « Euh, pourrions-nous ne pas utiliser ces noms-là ? Ce n'est pas une meute et je ne suis certainement pas un Alpha. »
Allison et Scott échangèrent un sourire et aucun des deux ne revint sur ce qu'ils avaient dit.
« Bourriques. » dit lentement Stiles sans se soucier du fait qu'ils pouvaient l'entendre. Il allât jusqu'au frigo et en sortit deux milkshake gout cupcake. « Prenez vos milkshakes et sortez de chez moi. »
« Oh, tu en as vraiment fait. » Scott en sautait presque de joie. Il se tourna vers sa petite amie. « Ils sont si bon. »
Allison prit une petite gorgée et ses yeux brillèrent de plaisir.
« C'est… le meilleur milkshake que j'ai jamais gouté. » souffla Allison en prenant d'autres gorgées avant de sortir de la maison avec son petit ami.
« Ouais, ouais, on discutera demain de ce que nous allons faire. » leur dit Stiles avant de fermer la porte.
« Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de vouloir dormir pendant les trois prochains jours ? » se demanda Stiles en s'appuyant sur la porte.
Se motivant mentalement, Stiles monta les escaliers pour aller dans sa chambre en pensant qu'il n'avait plus aucun sujet d'inquiétude pour le moment.
Cependant, quand il ouvrit la porte de sa chambre, il eut l'impression de se heurter à un mur de béton.
« Nous devons parler, » dit la voix grondante de Derek Hale.
« Oh merde, » grogna Stiles avant d'être brutalement attiré dans sa propre chambre.
Fin du chap.2
**XX**
*Iron Chef : émission japonaise présentant un concours entre Chef, le meilleur devenant le Iron Chef ^^
Pour la suite, je ne prévois pas de date précise, ça va dépendre si je trouve une Beta (et de la longueur du chapitre) ^^ Au pire le week end prochain ^^
A bientôt ^^
Publié le 29 04 2013
