Bonjour! Voici le premier chapitre de mon nouvel essai littéraire !

J'espère que vous apprécierez !

Je suis toujours embêtée à savoir si je continue cette histoire jusqu'au bout...pour le moment, je m'amuse bien et l'imagination est productive...

Valdel : Merci de ton encouragement !

Ale: Merci !

Elij : Merci pour ton commentaire !

NarcisseYaourt : Merci ! j'espère que la suite te donnera faim ;)

Ariys : Merci ! Effectivement, il y aura encore quelques suspenses quant à la race d'Élizabeth ;)

Merci aux Followers ! Vraiment contente que le prologue vous ait plu! j'espère continuer dans la même voie !

Chapitre 1 :

Énigme

-J'aimerais tant que cette petite ville abrite des jolies demoiselles ! déclara Charles trop fringuant à bord de la luxueuse Berline de Darcy.

-Vous devez être sage, Charles, corrigea Darcy. Votre famille est tout près d'être déclarée lignée. Peut-être vos enfants auront-ils ce privilège. D'ailleurs, vous contrôlez si bien vos élans, qu'on vous confondrait avec un ligné, s'il n'était pas de votre halo terne, complimenta Darcy maladroitement.

-Et moi, Mr Darcy, fit la sœur de Bingley. Mon halo est-il terne ? Comme j'aimerais voir le votre, il doit être si beau ! J'imagine que votre couleur est des plus vives et des plus brillantes ! s'exclama Caroline sans attendre de réponse.

Darcy replongea les yeux à l'extérieur de la voiture qui les amenait à cette soirée dansante. Il avait accepté d'y aller, que pour accompagner son bon ami, désespéré de trouver une épouse parfaite. Mais le pauvre Bingley ne pouvait pas lire les halos. Ils pourraient sévèrement se tromper si son ami ne le conseillait pas.

Quant à cette chipie, elle se pensait digne d'épouser un ligné. Cette suffisante n'avait rien compris. S'il ne s'agissait que de la pureté de son sang, cela aurait été suffisant pour la fuir. Mais son caractère et ses défauts à eux seuls feraient courir même un pauvre humain. Il aurait pitié de tout homme la prenant pour épouse. Il pourrait même achever les souffrances d'un humain qui se serait naïvement lié à elle. Ce serait acte charitable de vider de son sang ce pauvre malheureux.

À cette pensée, Darcy sourit en coin, comme une forme d'humour sombre que lui seul pouvait comprendre.

-Qu'est-ce qui vous fait sourire, Mr Darcy ? interrogea Caroline toujours à l'affut des émotions de son espoir.

-Rien. Rien du tout, je vous assure.

La voiture tituba avant de s'arrêter. Darcy leva les yeux vers la vieille maison devant lui. Elle n'avait aucun éclat et aucune grandeur.

-Présentons-nous ensemble, Mr Darcy, exigea Caroline en lui prenant le bras.

Darcy ignora le dernier commentaire et renifla lentement l'air qui s'échappait de la bâtisse.

-Beaucoup d'humains, déclara-t-il. Ça empeste la mort, ajouta-t-il en plissant le nez.

-Allons donc, mon ami. Pouvons-nous simplement nous amuser et admirer les jolies demoiselles ? Saurez-vous taire votre odorat si glorieux et danser ? Réprimanda Bingley prêt à se divertir

-Je ne danserai pas. Vous le savez bien.

Caroline pinça les yeux, déçue d'avoir entretenue un vain désir.

On ouvrit les portes de la grande salle et aussitôt, la musique s'arrêta. Le maître de la maison vint les trouver et les inviter à prendre place.

Il s'orienta vers le fond de la salle quand il entendit des demoiselles et des femmes parler de sa richesse.

« Bon sang, serais-je un jour soustrait à toutes ces remarques et ses manipulations? » fulmina-t-il en lui-même. Comme il détestait ce genre de soirée.

Alors qu'il avançait en visant des yeux le fond de la salle, ressentant les regards s'alourdir sur lui, il distingua une expression qu'il n'avait pas encore entendu depuis son âge nubile où on l'appareillait déjà aux plus jolies demoiselles.

-Il est pitoyable, s'esclaffa une jeune fille.

Il se retourna légèrement pour connaître d'où venait cette déclaration inattendue et devina qu'il s'agissait de la demoiselle aux cheveux et aux yeux foncés. Car visiblement, elle était fière de son commentaire et elle avait les joues rosies par la manœuvre de son sourire malicieux.

Il se contenta ensuite de prendre place au fond et examina des yeux, tous les participants à cette insipide soirée.

« Des humains, humains, humains…encore…et encore… »

Il pinça les yeux et vit au loin quelque chose qui attira son attention.

-Bingley, murmura-t-il. Au fond là bas, des « nés » de plusieurs générations.

-Y aurait-il une jolie demoiselle née dans la foule ? Fouina-t-il sur le bout des orteils. Une lignée peut-être ?

-Je n'en vois aucune. Que des humaines.

-Il me semble que c'est la première fois que je mets les pieds dans une soirée, où il n'y a pas une seule vampire à courtiser.

-Vous avez raison. Soyons prudents. Il pourrait y avoir des tueurs de vampires dans le comté.

-Ils existent toujours ? Je les croyais révolus. Et comment nous trouveraient-ils s'ils ne voient pas notre halo ?

-Ils ont plus d'un tour dans leur sac. Une chose est sure : si les vampires fuient ce comté, il doit y avoir une bonne raison.

Bingley ne savait trop quoi penser de son ami. La plupart du temps, il était trop sérieux et alarmiste. Il serait dommage qu'il ait raison aujourd'hui. Il aimait bien Netherfield Park et le comté était charmant.

-Mr Darcy, Mr Bingley. Laissez-moi vous présenter mos amis, la famille Bennet, fit l'hôte de la soirée avec des manières beaucoup trop exagérées.

Darcy erra ses regards sur les jeunes filles devant lui, relevant le nez quand il croisa ceux de la demoiselle qui l'avait méprisé quelques instants auparavant.

Cette jeune fille avait certainement les plus beaux yeux qu'il ait jamais rencontrés. Dommage qu'elle soit si arrogante. Il l'aurait certainement admiré plus attentivement si elle avait été une vampire. Il trouvait ridicule la manière dont certains humains se sentaient supérieurs à tous, sans même connaître les vérités cruciales sur la valeur réelle de chacun.

L'ignorance de sa race supérieure par cette jolie demoiselle, la rendait ridiculement hautaine. Il lui arrivait régulièrement de pincer les lèvres devant de telles personnes, lesquelles, il humilierait volontiers en révélant sa race et ses pouvoirs magistraux.

Il s'imagina un instant s'élever dans le milieu la salle en levant les pieds du sol, défiant les lois de la normalité, terrorisant chacun des humains qui aurait cru à un démon. Gronder d'une voix de tonnerre pour les effrayer : « Vous ne m'échapperez pas ! », devrait être extrêmement distrayant.

Cependant, il se contenta de hocher la tête en signe de salutation, refusant de gâcher sa propre situation confidentielle, pour un honneur si peu glorieux et une satisfaction éphémère.

Très peu de temps après cette présentation, Charles invita la plus vieille demoiselle de la famille Bennet à danser. Darcy observait placidement son ami s'émerveiller encore une fois, devant une jolie dame.

-Dansez-vous, Mr Darcy ? Questionna Miss Élizabeth Bennet, qui se tenait encore auprès de lui hésitant à prononcer un mot.

-Seulement si j'y suis contraint, se contenta l'interpellé qui ne voulait pas quitter son ami des yeux. Veillant à ce qu'il ne se comporte pas trop familièrement avec cette nouvelle demoiselle.

Déçue de cette réponse froide, Élizabeth s'éloigna d'un pas léger pour se diriger vers son amie depuis toujours, Charlotte.

La bruyante soirée se termina assez rapidement, au grand bonheur de Darcy qui n'en pouvait plus d'humer les humains et de les regarder s'enorgueillir de leurs médiocres apparats.

OoOoO

-Cette soirée fut exécrable. Je me réjouis cependant de ce que Miss Jane Bennet fut d'agréable compagnie. Je pense bien l'inviter à un diner demain soir. Qu'en dites-vous ? interrogea Caroline en arrivant à Netherfield Park après le bal

-Je dis qu'il faut être prudent, déclara Darcy directement visé

-Oh, mon cher Darcy, toujours aussi avisé. Cette demoiselle a l'énorme défaut d'être une humaine, mais son tempérament est si agréable…J'ai déjà plusieurs amies humaines qui sont fort bien éduquées. Je pourrais presque les déclarer accomplies. Leur ignorance sur notre race et sur les dommages qu'ont pourraient leur infliger, les rends si mignonnes… Vous ne me jugeriez pas d'être l'amie de Miss Bennet ?

Darcy ne répondit rien à cette question. Qu'elle soit amie ou non avec une humaine de plus de changerait certainement rien à l'opinion qu'il avait sur elle.

-Vous ne devriez pas vous en vanter, Caroline, tenta Bingley en plaisantant. Je pourrais être jaloux de vous. L'amitié entre vampires et humains est bien compliquée mais encore bien plus quand il s'agit de deux personnes de sexe opposé.

Charles se referma tristement, sans négliger de lancer un regard de déception à son sévère ami.

-Certainement, conclut Darcy, que Miss Bingley soit amie avec Miss Bennet devrait être sans conséquence. Quoi que personnellement, je préfère de loin me tenir éloigner de tout risque d'être démasqué.

-Oh ne craignez rien, Mr Darcy. Les demoiselles se confient beaucoup de choses, mais jamais je n'ai révélé à quiconque notre état. Je ne voudrais pas humilier mes amies par la supériorité de ma race, déclara Caroline nez relevé. Qui plus est, connaître que je pourrais les tuer d'un simple élan, changerait définitivement nos relations.

-Si vous désirez la recevoir demain, vous pouvez bien le faire. Moi et Bingley sommes invités et attendus chez Mr Dennis. Vous aurez ainsi, tout le loisir de discuter de choses féminines.

OoOoO

Sous les prescriptions de la mère de famille, Jane fut contrainte de se rendre à Netherfield Park à dos de cheval. Les prières de Mme Bennet furent écoutées, car dans les minutes suivant le départ de son aînée, une forte pluie s'abattit sur sa fille, forçant ses hôtes à montrer une bienveillance obligée, et ainsi la garder pour la nuit.

Mais l'euphorie de sa réussite fut couronnée par le rhume que Jane déclara au lendemain de cette escapade sous la pluie. Mr Bingley, contraint ou heureux, on ne sait trop, la logea et la dorlota, veillant à ce que la demoiselle se sorte sereine de cette mauvaise période.

La jeune sœur de Jane, Élizabeth, exaspérée par les plans et l'indifférence de sa mère, se rendit à son chevet, pour lui prodiguer tous les soins et l'affection appropriés dans de telles circonstances.

Prise d'un empressement, elle se dirigea directement à Netherfield Park, outillée seulement de ses bottillons et de son agilité à éviter les flaques de boue. Ce qui lui aurait prit pas plus de quinze minutes, l'occupa plus du double prévu.

Cependant, malgré ses efforts et bien des contournements, elle arriva au domaine prestigieux, la robe tâchée par la terre mouillée, et les bottes d'autant plus sales.

Elle se montra au majordome, loin d'être présentable. Ses cheveux détachés et frisotés par l'humidité de l'air et ses joues rougies par l'exercice, ajoutèrent à son allure, quelque chose d'enfantin.

-Miss Élizabeth Bennet, présenta le Majordome aux hôtes qui prenaient alors de déjeuner à la petite salle à manger.

La surprise fut générale quand la demoiselle ainsi accoutrée s'exposa de telle manière devant eux.

Caroline Bingley déposa son pain et retint son dégout derrière sa serviette de table.

Mr Darcy, stupéfait devant cette révélation, se contenta de bondir de son siège, selon la convenance prévu dans une telle circonstance.

Il l'observa de la tête aux pieds. Bien qu'il vit la boue sur sa robe et ses bottines, il ne s'en offusqua pas. Son regard revint aussitôt vers le visage de jeune fille aux yeux brillants. Il scruta ses longs cheveux ébouriffés et ses joues rosies égayant son visage d'une espièglerie aimable.

Il continua à observer les traits de son visage, oubliant étonnamment qu'il était impoli de fixer une dame sans même lui adresser la parole. Aucun mot édifiant ne lui venait à l'esprit à ce moment. Par chance, Miss Caroline contrôla sa nausée et ouvrit la bouche, faisant sursauter le songeur.

-Miss Élizabeth, seriez-vous venus à pieds ?

-Oui, c'est cela, répondit gaiement l'interpelée.

Mais voyant que la conversation n'avançait guère plus que cela, elle questionna

-Pardonnez-moi. Comment va ma sœur ?

-Elle est à l'étage, répondit spontanément Darcy, heureux d'avoir retrouvé la parole.

La jeune femme, salua gracieusement, ajoutant au spectacle une incohérence inoubliable. Elle se retira pour retrouver sa sœur aînée.

Mr Darcy se rassit sur sa chaise, mimant reprendre son repas.

-Quelle insolence! Déclara Caroline à voix basse. Se présenter ainsi devant nous, elle mériterait qu'on lui brise le cou. Mais rassurez-vous, Mr Darcy, continua-t-elle d'une voix mielleuse, je ne ferai pas cette imprudence, dans un comté que nous connaissons à peine. Il faudra attendre de développer un meilleur réseau d'amitié pour effacer les traces de…

Caroline cessa son discours en observant Mr Darcy qui badinait dans son assiette.

-Comme je vous comprends, Mr Darcy. Elle m'a aussi fait perdre l'appétit. Sa robe était si tachée de boue…Je vous connais, jamais vous n'auriez laissé votre sœur pavaner ainsi. Je ne comprends pas cette Miss Élizabeth de faire un tel chemin pour retrouver sa sœur. C'est une décision et un geste stupide.

-Je trouve que c'est un beau geste d'amitié fraternelle, déclara Mr Darcy contre son gré.

-Ne me dites pas que vous accepter telle manifestation ! Une demoiselle, quel que soit sa race, ne devrait jamais s'abandonner ainsi. C'est honteux ! Son accoutrement ajoute à son odeur de mort.

Darcy fronça les sourcils

Caroline avait soulevé un point intéressant : son odeur.

Étrangement, il n'avait rien sentit de particulier chez cette demoiselle. Cette odeur de mort qu'il savait reconnaître à mille lieux et qui lui donnait la nausée n'embaumait en rien cette énigmatique femme.

Il réfléchit un instant, se remémorant l'arrivée de la jeune fille devant leurs yeux et il s'imprégna des effluves ambiantes alors que le mouvement de ses cheveux lançait dans l'air, un parfum bien différent. Il approfondit encore plus son souvenir pour y retrouver un arôme de pluie…ou de fraicheur…

Non… Cette jeune femme ne sentait pas la mort…

Cette constatation lui serra premièrement la gorge mais bientôt, une deuxième vérité s'attacha à son esprit.

Jamais il n'avait humé une telle odeur…empreinte de délicatesse et de charme.

OoOoO

Élizabeth resta auprès de sa sœur de longues heures et alors que le soleil se coucha, elle fit contrainte de supplier Mr Bingley de rester au chevet de sa sœur.

Mr Bingley n'avait jamais été si heureux d'accepter une telle faveur. Ainsi, il envoya un messager à Longbourn afin qu'il rapporte tout ce dont elle avait besoin. Espérant, intimement, que leur séjour s'éternise un peu.

OoOoO

Las d'entendre Caroline critiquer les deux visiteuses cloitrées dans la chambre et le comté tout entier, les deux hommes se réfugièrent dans le bureau, où ils se servirent un verre de Whisky en discutant.

-Darcy, je n'ai jamais été si heureux de rencontrer une jeune femme. Miss Bennet est si belle, si gentille…

-Et si fragile, continua froidement Darcy. Ainsi sont les humains : un simple rhume les condamne à une longue convalescence.

Charles soupira fortement.

-Je crois que je tomberais amoureux d'elle, si elle était vampire.

-Alors, ce serait une excellente idée de vous tenir éloigné d'elle. Vous connaissez les dangers d'une telle mésalliance.

Charles hésita longuement puis reprit

-Je me demande ce que ce c'est que d'être humain…

-Certainement, terne et vide. Sans intérêt.

-Je suis un . Forcément, on ne m'a jamais demandé si je voulais être vampire. Peut-être aurais-je été plus heureux en tant qu'humain?

-Vous vous trompez, Charles. Cette demoiselle vous fait perdre la tête. Auriez-vous oublié qu'elle est malade au point où elle ne peut voyager quinze minutes ni même prendre un repas complet ? C'est bien ce que vous désirez ? Être malade, craindre pour votre vie, être inoffensif, perdre tous vos pouvoirs ? Je vous le dis, un vampire est un vampire et un chien est un chien.

Charles ne répondit rien et se contenta de prendre une grande gorgée de son Whisky.

Une longue vie seule et sans amour ne lui convenait certainement pas. Cent ans qu'il cherchait désespérément une demoiselle qui lui ferait battre le cœur. Cette miss Bennet lui faisait un certain effet, au point où il se demandait s'il ne renierait pas son propre rang pour rassasier son bonheur. Mais il ne pouvait pas confesser telle opinion à son ami.

-Charles, auriez-vous quelques livres de James Osweld dans votre bibliothèque ?

-Oui, je crois bien que oui. Lequel voulez-vous ?

-« Les particularités humaines ».

-Nous l'avons en effet. Que cherchez-vous ?

-Il y a quelqu'un…dans le comté qui a une odeur…différente.

Charles s'accouda rapidement sur ses genoux.

-Ah ! Qui donc ?

-Il n'est pas nécessaire d'en parler. Je vais faire quelques recherches.

-Quel mystère ! Vous voyez ! ajouta-t-il en gesticulant. Vos capacités et vos pouvoirs en tant que Vampire ligné, sont tellement plus efficaces que les miens ! Je n'ai remarqué aucune odeur différente. Votre odorat est particulièrement développé. Dites-moi, qu'avez-vous décelé ?

-Comme une odeur de…pluie ? De fraicheur ? Je ne sais trop

-Comme c'est palpitant ! Les humains n'auraient donc pas tous le même parfum ?

-En fait, c'est la première fois que je hume cette senteur.

-Vous avez deux cent vingt huit années d'expérience et c'est la première fois que vous humez cette odeur ? Certainement cette personne est bien spéciale. C'est un homme où une femme ?

-Une femme, déclara Darcy en regrettant son aveu.

-Oh…Elle vous plaît ? Interrogea Charles sourire en coin qui vit le malaise chatouiller le visage de son ami.

-Bien sûr que non. Il s'agit d'intérêt intellectuel afin de trouver la réponse à cette énigme.

-Alors, fit Charles en bondissant de son siège, laissez moi vous montrer ce que vous cherchez. Je vous accompagne dans ma bibliothèque privée. Nous devons passer par ce bureau pour y rejoindre les livres interdits aux humains.

OoOoO

Darcy avait passé une partie de la nuit à étudier toute la série de James Osweld. Il lut et relut plusieurs exposés concernant les particularités des humains.

Il n'était pas satisfait. Rien dans ces écrits ne traitait de cet inédit bouquet.

Quelle déception, quel mystère. Pourquoi une demoiselle, humaine qui plus est, dans un comté éloigné comme celui-ci, exhalait une odeur si douce et différente ?

Toutefois, il avait acquis quelques certitudes. Dans un premier temps, il était convaincu qu'elle n'était pas une tueuse de vampires. Deuxièmement, elle ne lui inspirait pas le dégout.

Une troisième vérité couronna facilement la réflexion: certainement, il devait enquêter.

C'est au levé du petit jour qu'il s'engagea à connaître mieux les origines de cette Miss Bennet.

OoOoO

Mr Darcy était assis à la table de travail et rédigeait une lettre. Il était heureux d'être vampire. Une nuit à étudier ne l'avait affecté ni physiquement ni mentalement. Il se sentait en pleine capacité et impatient de trouver des réponses à ses questionnements.

Caroline tournait autour de lui comme un vautour, tandis que Charles, affalé sur le fauteuil écoutait placidement.

Il avait beau écrire un courrier de fort grand importance, il ne pouvait s'empêcher d'humer l'air ambiant et de s'imprégner de l'odeur d'Élizabeth.

Il inspirait plus profondément et plus rapidement qu'il n'en avait l'habitude. Tous ses sens étaient éveillés à comprendre et étudier ce parfum. Fleurs des champs ? Rosée du matin ? Plus il se concentrait sur la chose, plus elle lui paraissait agréable et complexe.

Alors que Caroline continuait à discourir sur les qualités des femmes accomplies et de diverses choses insignifiantes, Darcy réfléchissait à un moyen d'en connaître plus sur Élizabeth. Il remarqua du coin de l'œil qu'elle tenait un livre dans ses mains.

-…Et la lecture lui ouvrira l'esprit, fit-il pour se mêler à la conversation.

-Je ne suis pas étonnée que que vous en connaissiez que six ….mais plutôt que vous en connaissiez autant, répondit sèchement Lizzy en claquant son livre pour le refermer.

Il la scruta du coin de l'œil, stupéfait de l'avoir froissé. Cette humaine avait une forte personnalité.

-Vous êtes bien sévère pour votre sexe…répondit Darcy sans trop savoir ce qu'il disait.

-Je n'ai jamais connu une telle femme. Je redouterai d'ailleurs le fruit de sa fréquentation, trancha Lizzy le nez relevé.

À ces mots, Mr Darcy se contenta de froncer les sourcils, étourdi du raisonnement fort adroit que cette demoiselle humaine venait de prononcer. Il lui semblait soudainement que c'était elle, qui avait révélé un degré d'intelligence supérieur aux autres.

Comment avait-il pu se faire réprimander avec autant de force et de vérité par une humaine ?

-Miss Élizabeth, marchez avec moi dans le salon, demanda Caroline qui désirait toute l'attention

Les deux jeunes femmes marchèrent lentement autour du salon. Caroline avait bien l'intention de paraître devant celui dont elle s'était convainc d'épouser.

Les deux femmes marchaient lentement, dessinant des cercles autour de la pièce, dirigés par Caroline seule. Alors qu'elles pavanaient devant lui, le parfum de la demoiselle qui occupait ses pensées depuis leur rencontre, envahit ses naseaux, au point tel qu'il ferma les yeux par l'extase du moment présent.

Il eut soudainement l'impression que le temps s'arrêtait et qu'il se trouvait dans un état de plénitude complète.

Surpris par cette nouvelle sensation et heureux que personne ne l'aie vu en plein ravissement, il se ressaisit et retourna ses yeux vers la lettre qu'il tentait d'écrire.

Alors qu'il dirigea ses yeux vers sa plume, il remonta légèrement la manche de sa chemise, constatant avec étonnement que les poils de ses bras, étaient hérissés.

Les deux jeunes femmes, selon leur routine établie, continuèrent leur mouvement et arrivèrent une seconde fois devant lui.

-Serait-il trop fier ce Mr Darcy ? Et serait-ce là un gros défaut ou une qualité? Questionna Lizzy sur un sujet précédent.

-Je ne saurais le dire, répondit Darcy, se méfiant désormais de se faire reprendre une nouvelle fois par cette jeune femme.

-Nous aimerions vous trouver un défaut, fit-elle le regard espiègle en cessant son pas devant lui.

-J'ai peut-être celui de pardonner difficilement les affronts ou les offenses qu'on me fait. Mon estime lorsque retiré, s'annule à jamais, déclara-t-il en choisissant un défaut qui n'entacherait pas son image parfaite.

-Oh mais je ne peux certainement pas me moquer de cela. C'est dommage car j'ai du plaisir à rire.

Caroline se moqua d'Élizabeth et pincée par cette plaisanterie, elle alla se rassoir.

Darcy n'arrivait plus à écrire. Perturbé par ses fourmillements et cette sensation nouvelle, il déposa sa plume, la main tremblante.

-Voulez-vous que j'aiguise votre plume, Mr Darcy. J'ai un véritable talent pour les aiguiser.

-J'aiguise toujours mes plumes moi-même, se contenta-t-il déçu que cette chipie le sorte de ses rêveries.

Puis, décidé à trouver une explication à ces phénomènes, il questionna :

-Miss Élizabeth, Mr Bingley se demandait combien y a-t-il de famille dans la région ?

-Je ne sais pas, je n'ai jamais compté, répondit Élizabeth perplexe

-Mais vous, dites-moi, êtes-vous née à Longbourn ? interrogea-t-il timidement, sachant qu'il était inhabituel pour lui de s'intéresser à une demoiselle.

-Oui. Moi et mes sœurs sommes toutes nées à Longbourn.

-Et votre père ?

Lizzy gloussa

-Mr Bingley, votre ami pose-t-il toujours autant de questions ? Plaisanta-t-elle

Charles se contenta de rire, comprenant soudainement que la demoiselle si mystérieuse n'était nulle autre qu'Élizabeth.

Évidemment, son ami ne l'aurait pas interrogé, s'il n'avait pas un but.

-Il pose des questions pour m'aider. Je me demande si je devrais habiter à Netherfield Park de manière permanente. Je me demande si la société est suffisamment diversifiée et intéressante.

-Diversifiée, certainement. Mais je ne pourrai me prononcer sur l'intérêt des habitants. Je suppose que mon opinion serait trop subjective.

-Votre famille, interrogea Bingley pour aider son ami, est établie dans le comté depuis longtemps ?

-En vérité…je ne sais pas. Mon père est toujours très discret et peu bavard pour ce genre de chose.

-Avez-vous de la famille à Londres ? Questionna Caroline pour son propre intérêt à la grande satisfaction de Darcy qui trouva la question pertinente.

-Oui, un oncle et une tante. Ils vivent dans le Cheapside. Ce sont les Gardiner

Caroline gloussa dans sa main devant une révélation si peu avantageuse

Darcy se referma complètement. Enfin, il avait un indice qui pourrait bien lui rapporter ce qui lui manquait pour éclaircir son énigme.

Il devait aller à Londres. Premièrement pour enquêter sur cette demoiselle. Deuxièmement, pour éloigner Charles de miss Bennet, qui s'abrutissait davantage en sa présence.

Mais combien de temps cette miss Jane resterait-elle alitée?

-Miss Élizabeth, visa Mr Bingley qui brisa le silence, Vous pourrez dire à vos sœurs que je n'ai pas oublié la promesse que je leur aie faite.

-Laquelle ? Questionna Lizzy confuse

-Je leur avais promis un bal à Netherfield Park. Aussitôt que votre sœur sera rétablie, nous organiserons un bal.

OoOoO